Rue Bricabrac

Gazon béni !

GRANDE fan de la série Weeds (en ce moment sur Canal+), j'ai doublement apprécié la scène ci-dessous.

Parce que c'est Weeds, bien sûr. Parce que cela ressemble terriblement aux scénarios que j'espérais adolescente. Avec ici en plus, le trouble (joliment joué par la très délicieuse Marie-Louise Parker) en regardant et en caressant les marques.

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Les maîtres fainéants

Rue Bricabrac, bdsm, flagellation

HILARE, M*** me raconte la vidéo de la machine à fesser, dernier modèle, à la pointe de la mode, toute entière commandée par ordinateur. (La chose se trouve sur des sites payants, ou pas, Google est ton ami, je n'ai pas la moindre envie de lier ici des sites payants, quand aux nids à binaires, on est geek ou pas.)

Outre la laideur rare de l'engin qui ne s'accordera pas avec tous les intérieurs (mais au sous-sol d'un pavillon, ou dans un garage-donjon, tout est permis), nous nous demandâmes, M*** et moi quel pouvait être le plaisir (sensuel, forcément sensuel) du monsieur en chemise verte.

Toujours chantournée, je me creuse et j'imagine qu'il a des envies voyeuristes sans toutefois avoir trouvé dans ses relations un bourreau de substitution, à moins qu'il (ou elle) ne veuille pas entendre parler d'une tierce personne, de concurrence, que sais-je. La machine permet ce presque dédoublement.

M***, lui, s'imaginait l'homme en blaireau fainéant affalé avec bière entrain de se la couler douce.

La question reste entière : quel plaisir ? Car il s'agit bien là d'une relation sm, d'une relation, et l'intervention de la machine, déléguée aux coups, passé les 5 minutes de rigolade (un peu comme avec le fémidom qui n'est pas une dominatrice mais un préservatif pour femme, autrement dit une poubelle de table qu'on se fourre comme on peut dans le vagin en rabattant bien la collerette sur le pubis), réifie aussi bien la soumise que son dominant (on imagine le bug informatique, le beauf qui panique, ne peut atteindre la prise au risque de se prendre un coup de canne sur le groin, qui appelle la hotline "vous avez moins de 8 minutes d'attente, un téléconseiller va vous répondre, ne quittez pas..." et la fille qui hurle). Comme un premier pas vers du cyber sm.

Rue Bricabrac, bdsm, flagellation

Sur ce site assez exhaustif (jusqu'à un inventeur américain qui a fabriqué la bicyclette de Gwendoline), l'usage de la machine se justifie (si j'ose dire) par le fouettage de masses (ach, les teutons, toujours bien organisés pour juguler les foules) ou le fastidieux (ou l'injustice, le premier frappé l'étant plus fort que le suivant et ainsi de suite) des châtiments corporels pour un principal briton.

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Attention à Mr Danger

COMME à chaque fois que je suis over occupée (et préoccupée, cela va généralement ensemble), j'alterne entre le blog de feignasse (souvent truffé de fautes que me corrige aimablement M*** qui insiste pour que je précise qu'il n'est que correcteur et pas corrigeur) et les séances de cinéma.

P*** m'a fait connaître Mr Danger un jour de libido en dessous du niveau de la mer. Une mer moins salée que la morte. Aussitôt, mon désir a fait des bonds. Certes je me serais passée de la blondasse, mais rarement vidéo amateur m'avait fait tel effet. On en trouve d'autres sur le net, mais aucune des filles n'a une aussi jolie coiffure.

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Complètement timbrée !

Rue Bricabrac, bdsm, petites filles modèles
D.R.

JE faisais de l'ordre. Non, même pas. De l'ordre, la bonne blague. Je cherchais un papier, la garantie de tel appareil pseudo électronique, ou le téléphone de je ne sais qui, ou une recette, quoique, une recette, ça m'étonnerait. Enfin, je brassais du papier dans des tiroirs foutoirs, des classeurs déclassés, des trieurs en vrac

Et puis, même pas sous papier cristal, je ne suis pas philatéliste pour un sou mais totalement fétichiste, j'ai exhumé ces deux timbres de la fin des francs, quand La Poste rendait un hommage naïf à la Comtesse de Ségur. Camille... souvenir... et surtout, pas modèle mais si souvent battue et punie, Sophie Fichini. J'en avais acheté des kilomètres, et deux sont restés, dans un coin, en mémoire de mon enfance.

La comtesse de Ségur, en bibliothèque rose, a été mon tout premier auteur érotique. Alors que je ne savais même pas que c'était de l'érotisme. J'avais 6 ans, je ne jouais pas à la poupée, je bouquinais tant que je pouvais, et c'est dans ces pages-là que j'ai dû apprendre, comprendre, désirer les punitions.



Punir, dit-elle

Rue Bricabrac, bdsm, punition
photo Simmer

ELLE m'a un jour raconté qu'il l'avait punie, à cause de sa fièvre acheteuse. Cinquante coups de ceinture. Attachée parce qu'elle essayait de se dérober. Qu'elle avait pleuré. Qu'elle l'avait insulté.
Et que depuis elle faisait gaffe à ne plus être à découvert.

Il m'a demandé si je n'étais pas en manque de punitions.

J'ai failli lui dire, avant-hier, alors qu'on se chicorait verbalement comme souvent, par provocation et de guerre lasse "et alors ? Punis-moi !"

M*** me confiait que B*** avait encore besoin de passer par la case punition pour s'en prendre une bonne, alors que lui savait jouir de la simple jubilation des lanières qu'on abat.

Je n'ai pas été souvent "punie". J'ai été châtiée, comme on est aimée, pour la beauté du geste, par consentement mutuel. L'idée de punition pourtant traînait là, toujours, puisque ma scène originelle, en maternelle et par le biais d'un garçon blond sévèrement fessé cul nul par la maîtresse, comme un petit théâtre, face public, était celle d'une punition. J'ai fantasmé sur la punition, sur ma jouissance honteuse arrachée, prodiguée, malgré moi.
Mais la punition pour de rire reste bien pour de rire. Et j'aurais peut-être voulu de la punition pour pleurer. Pas de jeu de rôle. Pas de jeu drôle. Du dur.
Et les "punitions" (il n'y en a pas eu cinq dans toute ma vie) que j'ai reçues m'ont toutes laissé un goût épicé de revenez-y. Au point que le mot seul est loin de me laisser indifférente (et ma différence se mesure en unités hygrométriques).

Fais-moi mal, dit le masochiste. Naaaaaaan, répond le sadique. Blague de cour de récré. La seule punition pour le masochiste, dans son attente éperdue de la douleur qui fait du bien, serait-elle de ne pas être touchée (ni regardée, ni parlée). J'existe quand tu me touches. Je me sens aimée quand tu me rudoies.

Fais-moi mal pour de vrai, c'est quoi ? Un direct à la mâchoire ? Un coup de pied dans les tibias ? Ou cent cinquante coups de ceinture sans safeword (et sans câlins post fouettum) pour deux points de permis en moins ou un poisson rose à l'arrête ?
Je ne sais pas ce que seraient ces punitions de chez punition, mais je pressens que, pour qu'elles puissent exister, sans sombrer dans le cliché, le crapoteux ou la discipline domestique, il faille beaucoup de complicité, de paix et sans doute d'amour. Ce n'est pas du domaine du one night stand (ou one croix de Saint-André stand), des premières fois, des quickies.

Dans une relation vanille, il n'y a pas besoin de prétexte aux caresses. Il n'y a pas de "tu as décroché le contrat des cuisines Kicuis aujourd'hui, chéri, je vais parcourir chaque parcelle de ton dos, tes fesses, tes cuisses et tes orteils de ma langue, mon héros" ou "m’amour, j'adore ta nouvelle paire de Louboutin et ta petite robe Manoush, vient que te pelote les seins".
Dans une relation SM, on pourrait aussi penser que, hors d'une codification trop précise, sans papier à musique, avec les moyens du bord et dans le mouvement, on se badinerait comme on se lutine. A deux mains, puisqu'on le veut bien. Pour le bonheur partagé de la douleur qui passe, repasse, vibre, chante, résonne. Pour l'absolue délictuosité de deux corps unis par cette douleur qui circule si bien. Là où il y a de la géhenne, il y a du plaisir.

Pourtant, à la prochaine occasion, je te le lâcherai, ce "Punis-moi" !
(Je suis incorrigible.)



Fort de café

J'AI tout faux. Mais alors sur toute la ligne.

Rue Bricabrac, bdsm, fessée

Pour commencer, je n'ai jamais considéré le mariage comme une option, donc je n'ai pas, jamais eu, de "husband" à domicile.

Ensuite, je ne bois pas de café, je n'y connais rien, j'ignore s'il est frais ou pas, en revanche, en matière de thé, je déchire.

Mais puisque je suis prête à tous les efforts, j'ai acheté du Nes. Ce qui devrait me valoir de la part des vrais amateurs quelques cuisants retournements de situation.

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On tombe toujours sur Waldo (et ça fait du bien)

Rue Bricabrac, bdsm, Waldo

WALDO est un obsessionnel joyeux, un dessinateur compulsif, un fesseur de paume et de pointe de plomb. Comme d'autres cliquent, il croque. Des pin-up callypiges aux lunes invariablement rousses, des libertines renversées aux globes cinglés, des petites dames coquettes carrément rougissantes.

C'est délicieusement érotique et évocateur, ça donne envie de lever le bras ou de retrousser la jupe, de faire des bêtises ou dire des sottises, de basculer sur des genoux ou un bureau. Ça donne envie. Tout court. Très fort.

Jusqu'à présent, on pouvait voir les dessins de Waldo sur son écran. Aujourd'hui, pour les Parisiens, il suffit de passer dans une jolie librairie de la rue Lacépède, pour les découvrir sur papier, avec les vraies couleurs. Et en prime, la maison de poupée si minutieuse, si délicieuse, pour adulte fétichiste et fortuné, est exposée et en vente. (On peut en voir quelques images sur le blogue de Mélie, ici et , et encore . Mélie, qui m'a fait découvrir Waldo, est aussi la préfacière du beau catalogue que les amateurs peuvent commander à l'adresse ci-dessous.)

Ensuite, dit la femme qui avait envie d'être une poupée, je rentrerai chez moi où m'attendra un homme en chemise, manches retroussées, premier bouton du col ouvert. Il me demandera de lui raconter ce que j'ai vu, scrupuleusement, sans omettre aucun détail. Si j'oublie quelque chose, je serais fouettée avec la ceinture. Si je n'oublie rien, on jouera aux tableaux vivants. J'aime bien jouer à qui perd gagne à tous les coups.

Librairie de Fabrizio Obertelli, 8 rue Lacépède 75005 Paris, jusqu' au 9 décembre.
Horaires d'ouverture : de 14 h 30 à 19 h. Tél : 01 47 07 18 42/06 74 89 16 06

(XXXB qui a publié hier attendra donc demain, Waldo, c'est tout de même nettement plus intéressant et nourrissant.)

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La Californique

CALIFORNICATION, présenté en deuxième partie de soirée sur la chaîne payante Showtime (à qui l'on doit déjà l'excellente série Weeds), est comme son titre l'indique une série qui se passe en Californique, à Lalaland précisément, et où l'on fucke à gogo et assez explicitement, sans que les dames n'y gardent leur soutien-gorge comme dans Sex and the City et où le héros (joué par un David Duchovny plus qu'excellent) se demande, entre autres, ce que les femmes font de leur corps, entre silicone et épilation totale (merci pour cette réplique où il réclame non point une chatte foisonnante à la seventies, mais un minimum de pilosité de manière à être sûr qu'il pratique un cunni sur une femme et non sur une enfant).

Il y a quinze jours, surprise, à la fin du troisième épisode, cette scène fessatoire nettement plus osée que son équivalent en tailleur strict et main molle dans le film La secrétaire.

Rue Bricabrac, bdsm, Californication, fessée

Plus osée pas vraiment parce que la demoiselle a le cul nul, et quel cul, mazette ! Ce qui est gonflé (dans la bousculade des stéréotypes) c'est que sous ce qui ressemble à première vue à un retour aux rapports ancillaires avec droit de cuissage pratiqué par un personnage diablement avunculaire (Evan Handler, déjà vu dans le sus-cité Sex and the City où il jouait déjà un avocat sexuellement favorisé), se trouve l'exact opposé. C'est la jeune assistante qui a demandé, aguicheuse, provocante, à son boss de bien vouloir, à chacun de ses faux pas, avoir l'amabilité de la châtier comme bon lui semblera. Et de renverser le café dans un oups (de fausse contrition) avant de s'allonger en relevant sa jupe, sur ses cuisses. Après quelques secondes d'hésitation très judéo-crétine (mon dieu, ma femme et les droits de l'homme), il a mis à exécution l'invitation tentante avec une vivacité roborative.

Depuis le temps qu'on dit que les séries télévisées US sont nettement plus décoincées que leur cinéma... Bientôt, Californication abordera une chaîne française. J'ai entendu Canal et M6. Dans le premier cas, on aura la chance de l'avoir en VO, dans le second, il faut prier pour que le doublage ne rime pas avec sabotage.



The Punisher

Un clou chasse l'autre, on dit. Comme d'hab, "on" dit n'importe quoi, faisant appel à la sagesse populaire ou au truisme pour proférer sottises et billevesées. Non seulement un clou ne chasse pas l'autre, mais il ne faut surtout pas qu'un clou chasse l'autre. Dans mon écosystème en tout cas. J'ai besoin d'un vide, d'un sas, d'une ambassade, d'une terre neutre. Pour apprendre à oublier. Non pas remettre la page en blanc, d'un coup de gomme ou de peinture, mais au contraire, la gribouiller, la griffonner, la griffer, jusqu'à ce qu'elle en devienne illisible et en lambeaux. Le temps qu'il faut.

La page, c'est ma peau, mon nez, mes yeux, ma tête.
Le crayon, c'est the punisher, P*** (alias l'ancien, le 3e homme, le gougnafier, en ce jour, aucune de ces appellations ne lui rendent justice, il a été le seul, le compréhensif, l'homme-pansement), mon vieux complice. Dix ans, dans un mois, que nous nous connaissons et que nous conjuguons, de temps à autres, nos fantasmes au plus proche.

Je l'ai appelé à l'aide il y a une semaine. J'ai bafouillé en apnée ma tristesse, la disparition dans quelqu'éther contemplatif de dominamant, l'odieuse peine de mon exil et ma décision définitive de le quitter, parce que je ne reste jamais avec les hommes qui me font pleurer hors contexte-bdsm. Et puis, je lui ai volé dans les plumes, parce que j'avais mal, sans doute. Je me suis piètrement excusée, et je l'ai rappelé au secours. Sous forme d'une courte prière obscène, de désirs crus.

Oui, je sais que tu es chiffonné par mon agression de harpie, mais j'ai envie d'être battue, de partir sur le tapis volant du subspace, de redevenir animale et plus moi sociale, d'un fessial poursuite, d'un café cravache, de dés qui décident de mes sévices, de fermer les yeux et de ne les ouvrir que sur ordre.

Il a répondu.

Es-tu libre samedi matin pour recevoir ton châtiment ?
Je pourrais venir vers 9h30.
Tu ouvriras sans dire un mot,
Tu me présenteras les diverses cravaches que tu possèdes.
Je te donnerai des dés. Tu lanceras les dés. Tu liras le résultat.
Sans dire un mot tu iras te mettre en position. Debout, penchée en avant,
les mains posées sur le rebord de la table ou du canapé.
Tu porteras une jupe ou une robe. Un vêtement assez ample pour qu'il puisse être soulevé.
Tu recevras le nombre de coups indiqué par les dés.
Tu n'auras pas le droit de te plaindre.
Si tu ne suis pas les instructions, tu seras punie.

Tu m'enverras ta réponse en précisant que tu sais que les coups de cravache sont très douloureux et que tu acceptes la punition.

La tenue imposée n'avait rien de spectaculairement fétichiste, il fallait juste assez de fluidité pour que le bas se trousse aisément et que la culotte se baisse sans barguigner. Les deux cravaches seraient prêtes. Les dés, les siens, décideraient du compte. Les deux chiffres les plus forts une fois multipliés ont donné le nombre de coups, trente, distribués en cinq séries. Le quatre du troisième dé ce que j'aurais le droit de faire, compter, crier, mais pas bouger. Je comptais déjà, les dés me fascinent parce qu'ils inscrivent et prescrivent admirablement.

Rue Bricabrac, bdsm, cravache, punition

Le premier coup est juste tombé pour que je me rende compte de l'intensité de la punition à venir. J'avais oublié je crois qu'on puisse avoir aussi mal.
Crié, je l'ai fait. Et pleuré. Qu'il s'agisse de la cravache, ou de vigoureuses fessées présentées comme des interludes ou des desserts, j'ai sangloté comme jamais, jusqu'à ce que mes cheveux soient trempés de larmes.
P***, la cinquième série finie, m'a fait remarquer, m'entourant de son corps comme emprisonne une amante, alors que je reprenais mon souffle, ma respiration, sûrement pas ma contenance sous ses doigts inquisiteurs, que j'étais bien trop humide pour que l'on puisse décemment considérer ce qui se passait comme une punition. Pourtant, c'en était une, et je n'ai pas non plus échappé à la punition dans la punition. Avais-je bougé ? Oui, bien sûr, décollée du sol par presque chaque coup, déplacée parfois même.

Je pensais lui avoir tout donné en matière de souffrance et de sanglots, j'imaginais savourer la fin. Il m'a redressée, éloignée de l'accoudoir du canapé, conduite à la chambre, allongée sur le lit.
Les cravaches ont repris leur manège. Ses mains, sa ceinture, le strap aussi.

Alors qu'il se reposait sur moi, sa queue encore dans mon cul, mes mains sur ses bras, j'ai su que je ne pleurerai plus jamais sur l'histoire passée. Parce que mes dernières larmes pour celle-ci ont coulé à flots, jusqu'à se tarir, sous les assauts du cuir. Si je grimace aujourd'hui, si j'essuie une goutte d'eau salée au coin de l'oeil, c'est que je ne peux plus m'asseoir.
J'ai déjà envie que P*** revienne me faire mal aussi bien et accepter avec cette même ferveur ma douleur. Jusqu'à ce que la page soit noire d'encre.

Alors, après, bien après seulement, mes sentiments pourront à nouveau s'éveiller, au delà des sensations fortes.

(Edit du 11 mars : quelques courriels reçus me laissent penser qu'il y a une ambiguïté qui subsiste. Les initiales du 3e homme et de dominamant sont identiques : P***. Il n'en demeure pas moins que c'est avec dominamant, mon homme des ces trois dernières années, qu'il y a rupture et que the punisher est P***, que j'ai connu il y a beaucoup plus longtemps. Il ne s'agit donc pas du récit d'une réconciliation mais de celui d'une catharsis et d'un retour progressif au désir.)

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Hot carcan

Rue Bricabrac, bdsm, Azraël, carcan

Spéciale dédicace à CUI, Tonton Ficelle revisité par Azraël, un homme qui n'a pas froid aux yeux (ni à la q... désolée, c'est minable, mais j'ai pas pu résister).

Et j'envie la créature ainsi appareillée, occupée, fouettée.

Je pars rêver dans mon coin !

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The go-between

Rue Bricabrac, bdsm, punition, messager
photo Flyzipper

Tu étais chargé d'une commission. J'aurais vexé T*** qui, toute mauvaise foi dehors, s'était empressé de t'écrire pour exiger ma punition.

Toutes affaires cessantes, à peine ta parka et ton sac posés, tu m'as prise par le cou, par les cheveux, par la taille, par tous les bouts et par je ne ne sais plus quoi, pour me plier, me poser, me ployer, et m'annoncer la sentence, 20 coups de cravache de la part de T***, comptés.
Mais avant, tu m'as longuement fessée d'une main lourde et sûre.

Aux premiers coups de cravache (qui se poursuivirent bien au-delà des 20 contractuels, mais ce sont ceux-là, les meilleurs, les injustes, les inattendus, les impérieux, ta commission sur la commission, ton pourcentage replet, les comptes qui se perdent et le cuir qui se tanne., j'ai trouvé ton geste différent.
Plus direct, plus décidé, plus ferme...

Comment ça, je suis mou d'habitude ?

... plus audacieux.
Moins prévenant, moins inquiet, moins pusillanime.

Plus libre ?

Comme si, le temps de cet intermède, tu n'étais plus tout à fait toi, mais un peu lui. Un lui que tu imaginais, tu ne sais rien de sa main, de son bras, de sa force, de son abord, de ses manières. Un lui qui te servait de masque. Un lui qui permettait ton aliénité. Un lui comme on dirait un autre. Tes défenses, tes appréhensions, tes peurs qui sait, étaient envolées, ou étaient restées dans le toi original, celui qui s'était momentanément absenté pour laisser la place au toi-lui. Ou alors, tu t'autorisais, messager d'un père tap'dur, à te laisser aller sans prévention.

J'ai aimé cet autre, ce toi, ce toi autrement.
Et c'est troublant.

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Une fessée éolienne

En feuilletant la toile, j'ai trouvée une de ces images qui riment forcément avec pas sage.

Rue Bricabrac, bdsm, fessée

Comme je n'ai pas le temps d'écrire un billet, même à l'encre sympathique, je la colle comme en miroir d'une autre, déposée il y a deux ans presque pile poil. Etre ainsi, une fois seulement, soulevée de terre, fessée à en perdre ses escarpins, chef caché mais fondement exposé dans le soleil d'une jupe plissée.

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Scène de ménage

Je ne sais plus très bien ce qu'il s'était passé. Les causes sont floues. J'avais été méprisante, exaspérante, arrogante, empoisonnante, insultante, blessante. Je m'étais emmurée de mauvaise foi, drapée de provocation, caparaçonnée d'hystérie. J'avais été pénible, tempestueuse, dévergondée. J'étais malheureuse et je cachais cette peine derrière de l'agressivité. Je n'arrivais à lui dire ce que je voulais que par des périphrases haineuses.

"Je vais te donner vingt coups de cravache. Vingt seulement, oui, pas cinquante, pas cent. Mais chacun d'eux sera appliqué de telle manière que tu t'en souviendras longtemps."

Au mot cravache, j'ai frissonné. C'est toujours comme ça. Si le mot badine est amusant, ceinture familier et canne confus, le mot cravache porte en lui le cinglant et le cruel de l'instrument. Ce sont deux syllabes qui éructent. Et puis des quatre, la cravache est un outil de dressage, sans conteste, qui brise les pouliches les plus rétives. Le mot résonnait tant en moi, courait dans mes veines, que j'en ai oublié de tenter un pardon.

"Pour cela, je vais t'attacher solidement à ce fauteuil. Et te bâillonner, parce que je n'ai même pas envie d'entendre tes cris."

Hypnotisée, je me suis déshabillée moi-même, sans même plus chercher d'arguments de défense. Je n'aurais pas cru que l'on puisse à ce point d'étroitesse faire corps avec le cuir. Peau contre peau, mais laquelle était la mienne ? La plus claire, mais je n'étais pas en position de l'apprécier. La moins tannée, mais plus pour longtemps.

Il a frappé, en prenant tout son temps, et pareillement son élan. Je sentais l'air déplacé par son corps quand il avançait prestement de deux pas et pivotait, plutôt que de lancer seulement le bras. Sans aucun doute le swing était parfait. D'ailleurs, la matière était déchirante comme un fer. Mes hurlements emplissaient ma tête, j'essayais de compter, à rebours, je ne sais plus pourquoi, maîtriser encore un peu, même le supplice. Son souffle à chaque effort ne faisait qu'un avec le sifflement de la cravache et le bruissement de sa volte. Il me faisait mal contre lui aussi. C'était un duel à deux perdants. (Ou deux gagnants, qui sait ?) Je n'étais pas habitée par la douleur, c'était au-delà, à peine si elle laissait encore la place pour autre chose, pour ma pensée ou pour ma respiration.

Les coups se sont arrêtés, bien après que le temps s'est détraqué et la raison a démâté.

"Je viendrai te détacher plus tard."

Dans le silence soudain insolite, il n'y avait plus que la brûlure et moi, en tête à queue, le cul en tête. Quand les larmes se sont tues, quand j'ai ouvert les yeux, j'ai vu que le lourd Chippendale avait glissé d'un bon mètre.

Rue Bricabrac, bdsm, punition
Photo Magic Zyks
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Les bonnes copines

Et voilà, après avoir attisé avec malice l'esprit frappeur de monsieur Gougnafier (cela dit sans offense), Mélie récidive, directement à la source, si j'ose dire, en expédiant une missive de sa belle plume directement à dominamant.

P.,

Je me permets de vous écrire, ne pouvant davantage laisser les choses aller à vau l'O.

Après avoir publié un blog dans lequel Bricabrac frise la provocation, nous parlant d'un soleil couchant en compétition avec ses deux planètes couchées que vous lui avez teintées et rayonnées, m'en voici toute émue. Touchée en somme -la ceinture n'y est pour rien-.
Madame se pique de narguer les amateurs de foot qui prennent leur feet avec la coupe du monde, et ce faisant, avec le talent que vous lui connaissez, elle trouve la formule : la croupe du monde.

En bonne copine, et avec sincérité, je m'en vais lui dire ce que j'en pense.
Que du bon, que du bien.
Et la voilà qui me fait sa gamine par quelques mots désobligeants à son égard, donc au mien.
Si je dis que j'aime, j'aime.
Il va falloir sévir, me dis-je par devers moi.
Je la menace de vous passer commande.
Madame se gausse et me réponds : -Allez-y... Même pas peur.

Je ne voudrais en aucun cas vous laisser à penser que vos mains ne font pas les couchants aussi beaux que le soleil un soir de juin.
Non. Non.

Tenez, moi-même avant hier, je fus menacée d'un 50 de ceinture, qui à 3 secondes près faillit être doublé. Finalement, ayant manifesté une évidente obedience comme diraient nos voisins, la menace s'est négociée à 75.
Comme je suis au moins aussi rusée que Bricabrac, la ceinture est repassée par les passants en oubliant ma propre mappemonde.
Il m'est idée que peut-être, et elle le mérite, je suis au regret de vous le dire, c'est sur la sienne de croupe, que les 50, voire les 75, qui sait les 100, devraient retomber.
Vous auriez ainsi l'occasion, l'un et l'autre, de voir rougir le soleil, mais cette fois de honte et de jalousie. On vous appellerait Cézanne, qui sait....

Rue Bricabrac, bdsm, journal local

Dans le cas où je ne vous aurais pas tout à fait convaincu, je vous adresse tout de même la preuve d'un acte démesuré dont les journaux ont fait état. Décidément, elle dilapide... ses "talents" !

Espérant vous avoir convaincu suffisamment pour que ma commande ne reste pas dans les dossiers du service Clients, je vous salue n'en doutez pas, respectueusement.

Mélie

Ps : J'ai conscience également qu'on ne cafte pas les amies. Oui. Oui. Mais zenfin, je vous le dis, il y a du laisser faire autant qu'aller. Parlant de croupe du monde et de finale à Roland G, ça mérite bien quelques Aces enlevés.

Sur le coup (oui) de minuit tapante (re oui), P., véloce et sobre, répondait à une Mélie réjouie.

chère Mélie,

Rue Bricabrac, bdsm, ceinture
photo imapix

Je vous remercie d'avoir pris la peine de m'ecrire pour me signaler le regretable comportement de notre Bric-à-Brac.

Elle est allée effectivement trop loin : son talent ne justifie aucune gaminerie désobligeante tant à son égard qu'à plus forte raison au vôtre.

Je prendrai les mesures qui s'imposent et ses fesses rougiront sous l'effet d'une punition que trop meritée.

N'hésitez pas à me signaler d'autres comportements inacceptables de la part de cet auteur qui en plus dilapide ses biens dans des contrées éloignées de son arrondissement parisien.

Avec mes remerciements et ceux de BàB.

Alors, je le redis très fort : Même pas peur. J'en connais un qui va pouvoir enfin achever une ceinture déjà très en charpie.(En revanche, rien ne dit que je serais en état, post ceinturum, de dire même pas mal.)

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On en mangerait

À côté des miches (que j'aime ce mot, comme j'aime tous les gestes, pétrissage bien sûr, et toutes les textures, la souplesse de la pâte à lever, qu'il évoque) de pain bis, une petite ardoise d'écolier s'adresse à moi.

Demandez des punitions !

J'imagine un marché, un homme qui crierait la même chose. Je me serais pareillement sentie interpellée. Réclamer ses punitions, c'est bien un truc de maso.

Ces punitions sont des sablés, au beurre, de chez Poilâne. En cherchant chez maître Google on apprend que Poilâne le père avait appelé ces biscuits ainsi tellement ils demandent du temps à préparer.
(Dame, je vous entends penser que ce sont aussi des punitions pour nous, qui fondent dans la bouche pour se coller à jamais sur les hanches. N'aurions-nous droit qu'aux légères oublies ? )
Comme il est question d'une crémaillère, voici de quoi accompagner le thé.

Rue Bricabrac, bdsm, Punitions Poilâne
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Punimagination

(Ex) gougnaffier, qui complote avec dominamant sans que je puisse extorquer à aucun autre chose qu'une date (forcément, à moins d'organiser un enlèvement...),a fini par m'envoyer un courriel qu'il croit sibyllin et qui n'est que factuel. Pour renforcer son propos, il a même puisé dans les majuscules.

PUNITION

Tu as été très insolente.
Tu as refusé de t'amender
Tu as persévéré dans l'erreur.

Tu sais donc ce qui va suivre.

Tu seras punie.

Sévèrement punie.

Il est bon que tu en prennes conscience dès à présent.

Non seulement je n'ai rien contre, je suis même totalement pour, des deux joues, et depuis ce billet, je me suis mise en mode garce attaque.
Hélas, cher (ex)gougnaffier, c'est un peu court, jeune homme, comme disait notre ami qui avait du pif. Parlant de paf, voire de paf paf, tu aurais pu dire bien plus de choses, des sommes ! Pour me titiller le neurone, m'enmoiter l'entre-cuisse, me faire frissonner l'épiderme, hanter mes songes éveillés, donner du script à mon cinoche intime et me faire sursauter la nuit, au détour d'un rêve trempé. J'ai besoin qu'on m'auto-f(r)ictionne !

Là, consciente et impatiente, mais un peu impavide aussi, sans avoine pour mes phantasmes, je reste sereine comme la sirène ci-dessous (tout de même, entre Paris 1930 et la capitale presque 2010, il y a des drôles de coïncidences photographiques). Pendant la pause, je pose.

Rue Bricabrac, bdsm, punition
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Histoire d'E (une punition)

Un lecteur de ce blogue, gougnaffier par intermittence et cuistre à ses heures, m'a fait grand reproche, non point d'un solécisme, pour une fois, mais d'une omission de subjonctif, qui, à cause d'un malheureux heu, non, e, oublié, devenait un indicatif présent, coupable de son courroux.
Comme il est un ami de la famille (bdsm, bien sûr, qui comme chacun sait est une grande famille, un ancien compagnon de route mais pas porteur de valise de la blogueuse et le complice d'une soirée à trois), il m'a enjoint de prévenir dominamant pour qu'il me corrige en conséquence.
Et pour marquer le, enfin, les coups, il a surtout courriellé, cafté grâce aux électrons, à dominamant (à qui l'impératif du subjonctif était passé largement au dessus des oreilles). Lequel a donc décidé de m'infliger une punition pour manquement à la syntaxe (j'ai tenté de réfuter son habilitation, puisqu'il ne s'agissait point de syntaxe mais de grammaire, mais la loi du plus fort étant ce qu'elle est, mes arguments manquèrent vite de muscle).
Peu importe.
Ce qui compte, c'est la punition. Non point en nombre (plus ou moins cent coups de cravache ?) ou en plaisir (après une coupe aux ciseaux de mes boucles intimes, un gamahuchage en règle). La punition (pu-ni-ti-on, syllabes érotisantes, mmmmm) en soi comme le sel de la raclée, les trois poivres de la tournée. La punition exclut le safeword, la punition ne se discute pas, la punition se subit. Les mêmes attentions sous couvert de punition sont mille fois plus succulentes, cent fois plus mordantes, dix fois plus inéluctables. J'ai une âme de pénitente, je jouis du châtiment, sans la moindre once de mysticisme.
Autour du mot punition dansent d'autres concepts, autant de saveurs, de couleurs, d'exhausteurs. Tenir la position, c'est un grain de cumin. Faire acte de contritionn deux brins de coriandre. Ne pas se révolter, cinq lamelles de gingembre. Se laisser sermonner, une gousse de cardamome. Les épices de la punition ensoleillent mon corps.
J'aime les piments. Alors, quand résonne le mot punition, tion, tion, tion... en écho j'entonne provocation, tion, tion, tion... répétition, tion, tion, tion... jusqu'à ce que je ne me rende même plus compte de l'extrême douleur dont je te fais l'exécuteur.

Rue Bricabrac, orties, punition
photo Desaparacida

Et si, pour chatouiller le démon et le grand rapporteur, je tentais un pléonasme redondant ? Quand bien même ce serait une périssologie. Ca va chercher dans les combien, une périssologie ?

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Fouethé

Dimanche, on a flâné.

Tu voulais du thé, je voulais être fouettée (j'avais déjà fait mon plein de thé, de fouet aussi, mais ça se stocke moins bien). J'ai été peste, tu as été délicieux. J'ai joué le jeu, j'ai poussé le lèche-vitrines jusqu'à l'intérieur des boutiques.

Et là, entre deux lampes tendance et de la vaisselle originale, un vase en forme de cul (avec sa culotte tisée de métal, des fois qu'on ne comprenne pas) et des colliers de chien, enfin, des larges colliers de cuir noir de marque Doggidog, d'une circonférence adaptée aux races, hum, humaines, et avec en belles et épaisses lettres de métal "bête de luxe", "bad boy", "bad girl". L'appareil photo n'aimant pas lécher les vitrines (ces objets, au contraire du fragile vase cul, étaient les seuls du lieu à poser sous cloche), je ne peux témoigner en images.

Le soir venu, enfin, l'indoor aussi, tu m'as passé au cou le vieux collier tressé, celui qui va au teint des vilaines filles. Voilà pour le noir. Le rouge, tu t'en es bien chargé aussi.
Finalement, c'est amusant d'être garce.

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L'oreille
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