Rue Bricabrac

Green spanking

Rue Bricabrac, bdsm, slogans
site

MA modeste, très modeste contribution à la lutte contre le réchauffement climatique, non point à Copenhague mais dans le huis-clos de ma chambre à coucher.

(Je ne reviendrai pas sur le vert complémentaire du cul brique.)



82%

DES Français seraient favorable à la fessée.

La lecture des commentaires montre que souvent, est évoquée celle entre adultes consentants. Parfois cash, parfois égrillarde.

Rue Bricabrac, bdsm, fessée
D.R.

Je me sens tout d'un coup plus libre de mes mouvements.

(Les sondages et autres enquêtes, ce que j'en dis, hein, selon le JDD d'hier, 2 Français sur 3 désapprouvent le nain du jardin de l'Élysée. Pas au point de réclamer sa tête. Ou son périnée.)



The Wall

Rue Bricabrac, bdsm, mur
photo *koukei

NOUS sommes quelques un(e)s aujourd'hui au pied du mur. Jusqu'à l'overdose.



Tu l'as vue, ma belle nation ?

Spéciale dédicace au traître de service dont le nom salirait ma rue.

Rue Bricabrac, bdsm, identité nationale
Dessin Tomi Ungerer

Pièce à rajouter au dossier.

(J'en profite pour signaler aux Parisiens que l'exposition Ungerer de la petite galerie rue Martel est prolongée jusqu'au 11 novembre. Pour les autres, plein d'infos ici.)



Et moi, pourquoi je n'ai pas une banane ?

Rue Bricabrac, bdsm, banane

UNE banane ça se trouve chez tous les primeurs, en grande surface, au marché du coin.
Un mini-drapeau français, avec deux billes, feutres ou crayon, c'est fait.
Reste plus qu'à fixer le deuxième sur le premier à l'aide d'un ruban collant.

Le pourquoi du comment ici. Et puis la carte . Et d'ailleurs, on peut aussi le faire quand on veut comme on veut pendant quatre jours.

Le titre est une référence hommage au merveilleux Copi et à sa femme assise.

(Ce qui ne rend pas plus gai, mais au moins, à plusieurs, on se tient chaud.)

Parlant de gaîté, Paris burlesque commence justement ce jeudi soir. On mange sa banane et direction La Bellevilloise.



La biométrie a bon dos

LE député Vanneste, dont j'ai du mal à croire qu'une telle enclume ait été prof de philo, vient de remettre quelques propositions de loi provocatrices et dévastatrices. Et qui vont assez dans le sens de mes interrogations du moment sur le corps, le masque, le déguisement.

Afin de lutter contre le port de la burqa et/ou du niqab mais aussi pour favoriser le travail des caméras de vidéosurveillance, le voilà parti en guerre contre les perruques et autres nez rouges ou lunettes noires. Sauf en période de carnaval ou pour protéger nos zéro zéro sept, obligés de se travestir. Je ne sais ce qu'il en est des personnes en chimiothérapie (ni perruque ni turban ?) ni des anciens coureurs automobiles dégarnis, mais coquets.

Dans la foulée, qu'il interdise aussi les smoky eyes, le lipstick, le blush, le pancake, les faux ongles, les indéfrisables... Que comme pour les photos des nouveaux passeports dits biométriques, qu'il bannisse les barrettes, les colliers surtout de soumises (si larges), les médailles même pas pieuses, les piercings, les tatouages (sauf le code-barre dans la nuque ou sur l'avant-bras), les boucles d'oreilles, les lunettes (un myope mort, c'est une manière de libérer des emplois et de boucher le trou de la sécu)...

Son dress-code à lui, c'est le nude. Pas de colifichets, pas d'embellissements, pas de tricherie avec dame nature (qui, pour reprendre l'expression de Caro, est une truie, et ce n'est rien de le dire).

Alors, comme un skieur de fond avec sa boîte de farts, les citoyens français selon Vanneste se promèneront avec un vanity case (remember Grace Kelly dans "Fenêtre sur cour") où seront entreposés fards et compléments capillaires. Les messieurs qui aiment se promener en dames (et pour qui Vanneste a une répulsion trop forte pour être honnête), les filles qui passent aisément pour des petits mecs, les sapeurs congolais, les partants pour la soirée éducation et magistrature anglaises au club de référence, le feront à guichets fermés. J'ignore ce que pense Vanneste des pantalons moule-bite (si c'est pour le biométrique, il devrait, parfois, ça permet de voir la religion). Ou du chapeau (le bonnet de ski ou le bibi du soir va-t-il prendre le même chemin que la cagoule) ? Et que va faire Mètre SoDom si sa chienne ne peut sortir en collier et gagball ?

Rue Bricabrac, bdsm, dress-code
D.R.

Et voilà, j'ai encore tourné autour du dress-code sans poser les vraies questions. Celles qui font qu'on n'a pas forcément envie de ressembler à une fiche anthropométrique, mais pas non plus à une poupée stéréotypée.



Sharon et les soumises

Rue Bricabrac, bdsm, politique

EN corset et en couverture de Match, elle triomphe. Désarticulée plus que déhanchée, plastique plus que sexy, Sharon Stone se rappelle à notre bon souvenir avec un look affirmé de tapin domina.

Dommage, elle aurait pu profiter de sa notoriété et de sa capacité à remuer les foules, lancer un appel aux femmes, au rassemblement, affréter des avions charter dans toutes les capitales en direction de l'Iran, du Soudan, débarquer avec des centaines de milliers de meufs et de pédés, habillés sans provocation, mais sans voiles non plus, le string qui dépasse ou le slim moule-bite, le tailleur Chanel ou le polo Lauren, wesh-wesh ou bobo bourge, qu'importe.

Juste pour rappeler, sur ses talons de femme affirmée et prescriptrice, à ceux qui soumettent les femmes au nom d'un machisme religieux et pervers, qui les emprisonnent et les bastonnent parce qu'elles n'ont pas adopté da burka code, qu'ils n'en ont plus pour longtemps à vivre au moyen-âge. Ce serait son plus beau film, plus beau qu'un film.

Mais se faire interviewer par Marc Lévy et retoucher par Photoshop, franchement, c'est indigne. Surtout Marc Lévy.



Utopia

Mais alors, dit Alice, si le monde n'a aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?

Rue Bricabrac, bdsm, Alice

QUAND on se promène avec quelques millions d'autres, bardé d'autocollants que même un coureur automobile n'est pas autant décoré, on se prend à rêver que sous le pavé que l'on bat, il y a peut-être une plage à inventer.

Je voudrais plier ma réalité aux reliefs de mes désirs.



L'éthique (et toc !)

Rue Bricabrac, bdsm, reification

Pour Madame: Jupe ou Robe. Le short et le pantalon ne correspondant pas à l'éthique du club.

(Lu sur le mode d'emploi d'un lieu dont le nom m'échappe)

EN ces temps de déréliction, savoir qu'il reste des défenseurs de l'éthique, est infiniment réconfortant. Tandis qu'un président de la République fait bronzette au Mexique pour tenter de rattraper des points de sondage pendant qu'une partie de plus en plus grande de ses compatriotes fait les fins de marché et les poubelles pour tenter de croûter, un taulier de boîte fetish en appelle à l'éthique, et voilà que je recommence à croire en l'homme.

Je l'imagine bien cet homme, relisant Saint-Thomas-d'Aquin, Plotin, Aristote, Platon, voire les présocratiques, le soir, quand les bougies sont éteintes et le latex talqué. Et le lendemain, entre deux réservations et le retressage d'un fouet délacé, il discute de Kant et de Spinoza, de Wittgenstein et de Hume. L'impératif hypothétique, le fondement des religions, la morale politique enflamment les débats.

Et au nom de cette éthique qui n'a de sens que si elle est rigide (elle n'est bonne que dure, elle aussi), il refoulera sans état d'âme les modasses en short ou en slim.
Catégorique.

Je serais à sa place, je pousserais le principe encore plus loin. Je refuserais toute femme qui se laisserait aller pour des raisons de fashionisme ou de praticité à porter de telles vêtures, en quelque lieu et à quelque occasion que ce soit. Car déjà, le ver est dans le fruit et l'amoralité dans sa tête. La loi est bafouée, la morale souillée.
La fourbe quelques minutes avant était en jean, et au prix d'un tortillage sur la banquette arrière de la voiture a ni vu ni connu troqué le denim et les socquettes (vade retro ! je jette une jarretelle derrière l'épaule gauche tout en enfilant un string en collier) pour des dim-up et une mini. Si ses cuisses sont libres sous la jupette, son cerveau lui, aliéné et amoral, porte culotte.
Pouacre.

En 1909, le port du pantalon cesse d’être un délit pour une femme quand elle tient un guidon de vélo ou les rênes d’un cheval.

(Le cheval vapeur, ça compte ?)

Bashung est mort, le coeur n'y est pas.

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Identification d'une femme

Rue Bricabrac, bdsm, modèle Rue Bricabrac, bdsm, modèle

À quel sein se vouer ?
À quelle image de la femme s'identifier en cette veille de 8 mars 2009 ?Une Beth Ditto dodue à la nudité insolente ou une Barbie de chair qui supplie "pimp me pink, c'est tellement girly" ? Une anorexique sur plaform shoes de Ricci vêtue ou une strip-teaseuss burlesque qui assume, assure et tutoie le queer ?

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(J'ai délibérément omis des modèles telles Rachida Dati ou Christine Lagarde, l'ambitieuse et la nageuse, femmes de pouvoir, de parloir et de dollars.)



Coaching de cheval

Rue Bricabrac, bdsm, pony girl
photo Edward Olive

DE plus en plus à la mode, le coaching. Hier, après avoir fini Libé qui consacrait une page aux coachs pour ado lycéens qui moyennant une somme coquette remplaçaient des conseillers d'orientation débordés et une éducation nationale rendue exsangue par des lois et décrets de plus en plus absures, je musarde ici et là en quête d'autres nouvelles du monde et de mon quartier.

Et paf, le cheval !

"Horses and Coaching a développé une approche exclusive pour coacher les dirigeants grâce à l’art équestre. Prochaine séance découverte début 2009 à Paris Porte  Xxxxxx au Club de l’Xxxxx."

Ça me laisse rêveuse. Parisot en pony girl ? Messier monté par un canasson ? Fouette cocher 101 pour les DRH ? Boute-en-train 202 pour les seniors ? À dada sur mon Copé ?

Un dom, c'est un dirigeant, non ?

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Digression dominicale

JIMMIE Durham qui expose en ce moment à Paris, lapide un réfrigérateur jusqu'à ce qu'il prenne une autre forme, ou assomme une automobile d'une pierre immense qui a fini de rouler sur son toit.

Rue Bricabrac, bdsm, D/s

Il y a une vingtaine d'années, il a imaginé ce couple. Il s'agit de Cortès et de la Malinche, le premier étant le conquistador que l'on sait, la seconde, l'une des vingt femmes à lui offertes par un chef désireux de s'attirer ses grâces. La Malinche deviendra la maîtresse et la traductrice de Cortès. (Cherokee installé en Europe, Durham a une vision assez aiguë des luttes sociales, quelles qu'elles soient.)
Chez Walt Disney, ce genre d'histoire devient Pocahontas (qui a d'ailleurs existé).
Dans ma rue, ça ressemble à la D/s.

Le dimanche étant propice au coq et à l'âne, j'ai vu ces deux-là comme le couple maître/soumise tel que défini par moult petites annonces ou désirs blogués. Leur sexe n'est présent que par les signes extérieurs, mais pas par le principal signifié. Pas plus qu'ils n'ont de coeur. Ils sont apparences et codes. Ils sont bric-à-brac, ce qui ne pouvait que m'amuser.

Je l'imagine bien arrivant à toute blinde sur ses roulettes, la fumée sortant de tous ses tuyaux, fulminant littéralement, un seul bras vaillant, le sinistre. Tandis qu'elle, toute fine (il l'a mise au régime jusqu'à l'amener à la taille souhaitée), décolletée, en bas et sûrement sans culotte, l'attend sur un méchant siège. Presque une mariée. Ou une vierge. Résignée. Peut-être, après tout, a-t-elle un coeur, un petit coeur d'artichaut, caché sous le soutien-gorge. Quant à lui, il a dû perdre son bras droit à force de penser Heil ou Hail.

C'est assez flippant.
(Et si, vu de l'extérieur, tout le bdsm était un peu flippant, alors que jouissif quand vécu de l'intérieur ? C'était la tautologie du jour.)



Yes we can

Rue Bricabrac, bdsm, Obama

LE nouveau mâle dominant du monde a prêté serment, et dans ses discours semble s'adresser à l'intelligence de ses auditeurs. Sa femme, un sourire radieux, respirait le bonheur et la fierté.

Pendant ce temps, le nano maîtraillon Talonette 1er s'agite en disant tout et son contraire, sous les yeux d'un mannequin choisi sur catalogue.

Deux visions du pouvoir, deux attitudes qui rappellent celles que choisissent les hommes que je croise sur les tchats. La majorité braille à l'image du nain de jardin de l'Elysée.

En fait, ce billet sans aucun sens pour profiter de l'instant et du symbole, parce qu'après demain, hélas, il y a fort à croire qu'Obama, real politik oblige, fera comme Clinton, de l'eau tiède. Ce qui sera toujours mieux que Dobbelyou Braindead.

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J'en peux plus de criser

Rue Bricabrac, bdsm, crise

ÇA m'amuse trop... et comme on va en bouffer, de la crise.

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Je crise (et toi aussi)

Rue Bricabrac, bdsm, crise

JE ris jaune, en rose.

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Miscellanées liées d'octobre

Rue Bricabrac, bdsm, violence, parfum

PARFOIS, quand je croise des gens qui se prétendent "pervers" et "vicieux" comme d'autres arborent ordre du Mérite et Palmes académiques, je me demande s'ils savent bien ce qu'ils veulent dire. En revanche, je suis sûre que ceux qui se déchirent la tête et le reste en besognant sauvagement la poupée gonflable aux traits de Sarah Palin le sont (j'aimerai vraiment voir la poupée sortie de sa boîte, histoire de me rendre compte à quel point la ressemblance est dans la poupée et pas dans les neurones de l'acheteur). À quand une poupée Rachida Dati enceinte ? Avec pour slogan "soyez tous le père de l'enfant de Rachida". Plus fort que la poupée vaudou de Talonnette 1er.

Un peu de douceur dans ce monde de brute. Je ne l'ai encore vu qu'en photo, il me faudra attendre jeudi soir pour le voir en vrai dans un nouveau sex shop genre boudoir, le fauteuil de courtisane avec poignées latérales et pouvant supporter le poids de deux adultes en rut est l'oeuvre d'une créatrice. En matière de bdsm et d'accessoire totu confort (paradoxe ou oxymore), je ne vois pas ce qu'il apporte de plus (rien ne vaut un triangle de mousse) mais tout ce qui peut inciter les gens à faire l'amour est bon à prendre. Je serais IKEA, je lorgnerai sur ce marché.

Camilla a offert à son prince Charles 60 cadeaux pour son 60e anniversaire, ce qui est une belle idée. Parmi la foison, une gaule. Je suis perplexe.

On peut suivre sur Internet le processus de création d'un futur parfum "Violence". Pour le moment, la chimiste plasticienne à l'origine du projet récupère des tee-shirts de participants à des combats de type "fight club" pour en analyser les remugles et les resynthétiser.

Rue Bricabrac, bdsm, belle de jour

D'ici là, pour faire appel aux instincts sexys et sm de son prochain, il reste le collier avec la médaille Belle de jour (de Delphine Pariente), si avec ça, ils ne comprennent pas, c'est qu'ils n'ont pas de lettres, ou alors, dans le genre de celles-ci :
Suite a ses dire nous partîmes recherché un endroit calme .Une fois arrivé elle enlevas son chemisier , se couchas et remontas sa jupe

Ce qui prouve bien que le passé, c'est pas toujours aussi simple qu'on l'espérerait.


Piège à connes

EN France, on vote le dimanche. Aux États-Unis, on vote le 4 novembre, et surtout, on ne vote pas, enfin, la moitié de la population s'abstient.

Chaque année, les vedettes du cinéma et de la chanson rivalisent d'ingéniosité et d'audace pour essayer de mobiliser leur public, sans doute des jeunes, les incitant à la citoyenneté.

Rue Bricabrac, bdsm, vote
photo David LaChapelle

On a vu Madonna il y a quelques années, Matt Damon il y a quelques semaines. Aujourd'hui, ce sont, entre autres, Jessica Alba photographiée par Mark Liddell et Christina Aguilera par David LaChapelle, dans une thématique terriblement sm et parfaitement claquante (tant les couleurs que le message) qui s'y collent. Et on peut se les récupérer en fond d'écran, sfw même que.

Sur ce que cette campagne peut nous raconter en infratexte, c'est que, certainement, la vraie soumission, c'est l'abstention. D'où tous ces discours (parfois factices tellement ils sont désincarnés) sur le renoncement, l'abdication, l'offrande du corps et de l'âme. Certaines esclaves (je parle de celles qui se placent un degré au-dessus des soumises soit en se référant au dieu Gor, soit par des discours qui échappent tellement à mon entendement que je ne peux les résumer) remettent même leurs papiers d'identité (passeport, permis de conduire, etc.) à leur seigneur et maître, signant ainsi leur mise en marge de la société et de la cité. Le silence, sauf demande contraire de leur propriétaire, étant aussi de mise.
On leur a cloué le bec.

Rue Bricabrac, bdsm, vote
photo Mark Liddell

Votez, gueulez, revendiquez, parlez. Sinon, rien ne changera, ni la vie, ni le plaisir.

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À bas toutes les calottes (celles des glands aussi)

Rue Bricabrac, bdsm, Edvige
photo Iamsin

EN ces jours où Monsieur Pape vient rappeler à sa fille aînée les fondements de la foi et la force du dogme à grands coups de mitre, de crosse et de missel, Benito bene pendentes me fait penser à ces mémètres (je ne dis pas cela pour celui qui parlait à ses soumises en latin de cuisine) qui gardent jalousement les clés d'un bdsm intégriste. Comme les fidèles, leurs affidées reçoivent les ordres à genoux et la langue pendante, avant de se prosterner devant une Croix de Saint-André.

Moulés dans la rigidité fervente des missionnaires (dont pourtant ils fuient la position qui pourrait laisser croire qu'ils aiment la vanille), à défaut de toujours bander aussi dur qu'on souhaiterait, ils reproduisent une liturgie immuable, vidée de son sens tant la forme a pris le dessus. Leurs évangélistes sont des Master(mind ?), Marquis(marron), Sir(Stephen). Les tortures de l'Inquisition allument dans leur prunelle une lueur païenne, mais c'est sur le dos de leur soumise qu'ils envoient les flagelles.

Toutes les religions m'emmerdent. Ainsi que leurs prosélytes.

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Edvige, celle qui nie quand elle attige

Rue Bricabrac, bdsm, Edvige
photo Thesittingbear

COMME je vais parfois au cinéma, je pensais que Edvige était la chouette d'Harry Potter et Cristina, Scarlett Johansson dans le prochain Woody Allen.

Je déconne.

Donc Edvige (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information GEnérale), ma grande, c'est par ici que ça se passe. Fais comme chez toi, mais je te préviens, il y a déjà Anastasie qui rode avec ses grands ciseaux, donc si elle te coupe la chique, viens pas chouiner. Il y a aussi des as du singletail qui rêvent de t'en faire voir des rouges et des très mûres.

Allez, on se retrouve dans un mois, s'il te reste encore la peau sur les os, pour ta fête. J'aime pas les reluqueuses.

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LEX (omil ?)

Rue Bricabrac, bdsm, masochisme
photo Alternative Photography

TOUT en mangeant des gyoza certainement trop gras, je lisais les nouvelles du jour. Roselyne de la Santé met sur les rails un clip qui assorti d'autres mesures est supposé empêcher les jeunes gens de se murger à mort.

Sachant que la fraise tagada est hors-la-loi, l'herbe à nicot vouée aux gémonies, le pinard, ha non, pas le pif, faut pas décourager les électeurs producteurs, la jeannette qui fait rire réservée aux bataves, les centrales nucléaires qui fuient, ha non, queude, circulez, y a rien à voir, les manèges de fêtes à Neu-neu mortifères... sachant donc tous ces dangers quotidiens qui nous menacent et sur lesquels un gouvernement qui nous veut du bien légifère à tour d'articles, je me demandais, savourant ces divins gyoza qui étaient en train de me retirer sans aucun doute cinq ans et demi d'espérance de vie, si un jour, après deux ou trois affaires sordides genre un baron enlatexé ou une petite ouvrière en soubrette retrouvés morts, quelque MAM n'allait pas se décider à nous expliquer comment baiser droit et sans risques (et je ne parle pas de la capote).

Seraient alors bannis les jeux d'aiguilles, de fouets, de martinets autres qu'en daim velours, les talons trop haut, les fleurs trop enivrantes...

Peut-être que manger trop riche donne vraiment des cauchemars !

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Miscellanées liées de juillet

Rue Bricabrac, bdsm, miscellanées
photo Bela Karel

LE 14 juillet, en accord avec Georges (et P*** C***), je reste dans mon lit douillet. Loin de la ferveur mirlitaire (comme je ne fais pas de parisianocentrisme, je ne me demande pas ici dans quel était je vais trouver la chaussée après que des chars de 56 tonnes l'ont chenillée en cadence) et des feux, je préfère d'autres flammes, d'artifesses évidemment.

Alors je rêve (cet article a réveillé cet ancestrale coutume dont j'entendais parler enfant) de me faire fouetter au sortir du sauna ou du chaudron par deux vigoureux jeunes gens, à Sotchi, bien que le sanatorium Maurice Thorez n'existe plus et avant que la ville soit métamorphosée pour cause de JO d'hiver de 2014.

Ce ne sont pas les JO mais on n'en est pas loin, ce ne sont pas des pony girls non plus mais elles s'en approchent. En queue de cheval et bikini, ces nanas courent sans que personne ne les y oblige. Un comble.

Le prix du sextoy con du mois revient sans conteste à ce con, ce concon, ce concombre. Qui une fois son job acompli ne pourra même pas être recyclé en salade. (À ne pas rater à la même adresse, des chaussons d'un goût exquis, comme la douleur, amusez vos amis, ambiance coussin péteur garantie.)

That's all folks, je retourne à ma couette.

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À quoi on joue ?

Rue Bricabrac, bdsm, captive
photo Ellington

QUAND j'ai commencé à faire mumuse, "pour de vrai" comme disent les enfants, dans les allées vénéneuses du bdsm, Portier de nuit de Liliana Cavani venait tout juste de sortir.

Maître Stéphane qui s'appelait Franck (c'est un running gag, mais oui le tout premier était un mémètre, ce qui m'a permis d'évacuer assez vite le sujet, et tout ce qui pourrait ressembler à un mémètre ou un Stephen) en avait sans doute conçu des idées qui j'espère ne lui étaient pas venus à l'esprit en visionnant Nuit et Brouillard. (Par un de ces drôles de hasards, Cavani a situé l'action de son film quasiment l'année de la sortie du Resnais.)
Un soir, au téléphone, il m'a parlé de tortures et de camps de concentration. Ce qui compte tenu de mon histoire personnelle et surtout de mon rapport très lourd au réel (il aurait été question de gégène et d'Algérie, de rats et de tortionnaires chiliens, de viols et de Milošević, mon sang aurait évidemment tourné de la même manière et dans le même sens) était pour le moins maladroit.
Je sais jouer avec moi, avec ce que je suis (et pas à la soubrette ou à l'écolière), mais je ne sais pas muser avec l'Histoire.

Alors, moi qui ne fréquente ni les clubs, ni les donjons, ni les soirées (et encore moins les goûters), ni le milieu, ni l'empire, ni les sectes, je me suis demandée avec le grand Ingrid Circus (je suis bien sûr ravie de la libération des quatorze otages, mais trop de médiatisation nuit, et quand on sait que nous attend encore la médaille, la béatification in vivo par monsieur Pape, le film, la pièce, les bios... je crains l'explosion de la vésicule, les nausées néphrétiques et frénétiques, la crise de foi - l'absence d'e est volontaire) déclenché la semaine dernière à la veillée, si quelques-uns des fanas de fantasmes à la noix et de scénars à la petite semaine allaient donner des séances très privées d'Ingrid chez les FARC comme ils s'éclataient, il y a 35 ans, avec de très intimes Portier de nuit.
Et je me suis sentie d'un coup pas dans mon assiette.

(Penser à retourner voir La belle captive de feu l'agronome.)

Pour P*** C*** qui se reconnaîtra s'il passe par ici.

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Cette époque me pique (au vif)

Rue Bricabrac, bdsm, lit

TOUTE occupée que je suis à chercher le lit à barreaux idéal, je néglige ce blogue. Et ça risque de continuer un moment, car je vais devoir penser à acquérir aussi un congélateur pour conserver quelques hymens de rechange, une jurisprudence salement ordre moral nous pend au nez.

L'avocat dit que la question n'est pas celle de la virginité, mais du mensonge. Les épouses vanilles dont les maris soumettent des malheureuses en loucedé, les maris benêts dont les régulières vont se faire quelques émotions fortes dans les bras musclés de mémètres partageurs, les futurs de quelques belles qui ont connu le rollercoaster du sm avant de se ranger des fouettures, les sages mères des enfants de soumis repentis revenus au conjuguo plan plan, tous ceux-là vont ils aussi pouvoir casser les liens sacrés (au contraire de ceux, profanes et jouissifs, tissés de chanvre) ?

Notre société de demi-sel penche dangereusement vers le missel. Je n'aime pas du tout cela.

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Miscellanées liées d'avril

Rue Bricabrac, bdsm, miscellannées
photo Donna Trope pour Christofle

LE gros Douillet s'est offusqué des anneaux de RSF. On lui a cassé son beau symbole olympique, ses anneaux toucouleurs, son monde meilleuR. Il faut dire qu'au niveau visuel, il a fait très fort, Ménard (ou plutôt les créatifs de l'agence Alice qui ont dessiné ces menottes en quintette). J'attendais que les flicards, fort nombreux hier pour protéger le VIIe arrondissement de l'irruption des lycéens qui réclament inlassablement des profs et des options, c'est dire leur dangerosité, ne protestent à leur tour contre ce détournement de l'un des attributs majeurs de leur fonction. Mais non, rien. Alliance muet. Pas plus de son du côté du club des poètes de Cris et Chuchotement (oui, interviewé par Elle ou Match, Monsieur Pascal le tenancier avait déclaré "tous mes clients sont des poètes", on ne s'en lasse pas) non plus. Je suis sûre que cette après-midi, autour du buffet gratuit de gâteaux, on ne verra pas un seul fanion "touche pas à mon fetish".

Parlant de poulets, les nombreux CRS et gendarmes mobiles croisés hier (non, je n'habite pas le VIIe, je me contente d'avoir parfois à le traverser, même quand les forces de l'ordre s'installent dans mes pistes cyclables et me laissent passer d'un air plein de commisération pour une plouquesse à deux roues), portaient, entre autres coquetteries à la ceinture, un masque à gaz leur battant la fesse. J'ai alors regardé de plus près ce terrorisant sextoy en vente chez nos amis britons. Je m'interroge sur l'usage. Qui dit masque à gaz, dit gaz. Qui dit tuyau, dit conduite. Qui dit gode dit intromission. Cette chose hybride est-elle destinée à obliger la porteuse à respirer les pets cherchés à même la source ? C'est une version bdsm de Pereflat ? Je reste perplexe. (Sur le même site, on trouve aussi la poupée gonflable E.T. à trois seins et toute verte. Jouissons sans entraves !)

Une autre histoire d'ann...O, loin de celle qui parle d'un monde pourrave. Le très bourge Christofle, agrandit sa gamme et la vante par une image du plus beau porno chic, empruntant la métaphore chevaline jusque-là propre à Hermès, sellier aux origines, et surtout, calquant son visuel sur celui des images de pony-girls. Le mors au dents, oui, mais en argent massif. La chalande de la rue de Passy va frémir en déposant sa liste de mariage. C'est autre chose que du Guy Degrenne, palsambleu ! Hue cocotte !

Le pompon du mois, question grosse déconne, c'est ce sublime site qui explique comment réconcilier une âme chrétienne et un corps bondé. C'est grand. Merci de croire en Dieu, c'est toujours un plaisir de rigoler avec vous, les mecs. Le pire, c'est quand il est dit que les rapports de D/s s'apparentent assez à ce que la Bible dit du mariage : car c'est rigoureusement exact. L'oppression de la femme par l'homme, c'est cela la D/s, rien que cela. Je ne sais pas comment ils vont s'en sortir avec les dominatrices et leur soumis, même dans le cadre du mariage, parce que sur ce coup, la Bible n'a pas trop moufté, mais avec un peu de talent herméneutique, ça doit pouvoir se faire en trois coups de cuiller sur le popotin. Il va falloir attendre que le site se soit étoffé pour s'en repayer une tranche. Idem pour le sadomasochisme. Sans doute un rapprochement avec les châtiments corporels comme juste expiation des fautes de la meuf qui a fait cramer le rôti ou pris une prune en dépassant la limitation de vitesse. Sur une page voisine, des adeptes ont lu les Écritures et s'ils y ont trouvé tout ce qu'il faut pour condamner l'inceste, la bestialité, l'homosexualité et tout le tralala, ils n'ont rien trouvé qui bannisse le BDSM. Gloria et amen, fouette mon fils. (Il faudrait penser à les mettre en contact avec la fille de Moshe Dayan, Yael, députée à la Knesset et féministe militante qui a aussi lu la Bible à la loupe et qui y a trouvé tout ce qu'il faut pour prouver par David + Jonathan que Dieu était à donf' pour l'homosexualité.)

Pour finir sur une bonne nouvelle, la France est championne du monde de baguette. Ce qui ne signifie hélas pas que le Français dans sa majorité sache la manier d'une manière un minimum jouissive, mais on peut rêver. Bien moulée, pour moi !



Le jour où l'on a voulu jouir (sans entraves)

Rue Bricabrac, bdsm, 22 mars

Si vous avez des problèmes sexuels, plongez dans la piscine !

ALSO sprach le ministre Missoffe au mois de janvier, un jour d'inauguration de petite bleue à Nanterre, à un jeune étudiant en socio, roux et charismatique (Dany, je t'aime indéfectiblement depuis, encore, et toujours) qui lui reprochait d'avoir omis de parler de sexualité dans un gros rapport sur la jeunesse commandé par mongénéral.

Les plus jeunes ne savent peut-être pas que mai 1968 a commencé par une histoire de sexe, de garçons et de filles, les uns voulant aller dans les dortoirs des autres, même si l'allumette a été l'arrestation de manifestants contre la guerre au Vietnam. Le 22 mars, un tract, Nanterre, 300 étudiants, l'occupation de la tour centrale.

La radio, et peut-être la télévision, du moins certaines chaînes du câble(je ne parle évidemment pas de Direct8) se chargeront de rappeler tout cela, Dominique Grange sort un disque dans quelques jours, j'ai entendu hier chez Mermet ou pas loi, une chanson d'Évariste qui depuis, sous son vrai nom, est professeur au collège de France. Il y en a suffisamment qui se souviennent, des plus âgés et plus lettrés, je ne vais pas jouer les anciens combattants ou les profs d'histoire, on est sur un blogue de cul, merde.

En mars 68, j'avais encore 13 ans, je fantasmais plus que jamais, délirant sur tout ce qui pouvait alimenter ma libido en devenir, films de pirates et de cow-boys, en me sentant terriblement étrange dans mes goûts que je ne retrouvais pas vraiment dans les livres que je lisais, ou qu'on me faisait lire. J'étais évidemment vierge comme toutes mes camarades de classe, pourtant plus âgées que moi. Je crois que je n'avais pas encore eu d'orgasmes, juste des décharges d'adrénaline (dont je me demande aujourd'hui si elles ne dépassent pas la plupart du temps en intensité les orgasmes, ce qui pourrait expliquer le succès des sports de blaireaux extrêmes).

Deux mois plus tard, ce sera la grève, les enragés et L'enragé, les cocktails Molotov, Prenez vos désirs pour des réalités sur un mur, des AG à la Sorbonne (oui, j'y suis allée), les employés de l'Opéra de Paris en grève et en occupation qui jouaient à la pétanque avec leurs consoeurs des Galeries Lafayette, pas de lycée (et un BEPC réduit au minimum, ouf pas de couture, mon point — de croix ou de chausson — faible), des prises de conscience tous azimuts, les soirées avec deux transistors pour savoir ce qui se passait au Quartier Latin...
Je n'avais pas encore l'âge de découvrir les matraques des flics et les triques des mecs, mais je sentais qu'il se passait quelque chose d'essentiel et que toute ma vie allait en être bouleversée, socialement, sexuellement, philosophiquement, politiquement.

Deux ans plus tard arriveraient le MLF (Mouvement de libération de la femme) et le FLJ (Front de Libération de la Jeunesse), portés par un vent maoïste un peu spontex.

Si aujourd'hui, et depuis 30 ans, je vis, en femme libre parce libérée, mes désirs, mon métier, mes pulsions et que la fille Rykiel fait son beurre sur le dos vibrant de canards pas pour enfants, c'est grâce ce jour-là.

J'ai adoré 1968, particulièrement mai, j'en suis l'enfant ravi, et je compisse Sarkozy (et consorts) de vouloir en nier l'héritage (qui ne concerne évidemment pas que les canards, qu'ils soient dans le bassin l'Elysée ou dans les sex-shops).
Un petit coup de chienlit, là, je ne dirais pas non.


(Précisions pour éviter les commentaires déplacés, malgré la teneur de ce dernier paragraphe, il n'y a aucun désir uro/scato, et je suis aussi au courant que Jan Palach avait 20 ans que que Martin Luther King n'en aurait jamais 40.)

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Miscellanées liées de mars

Rue Bricabrac, bdsm, fanfreluche
Serre-taille Louise Feuillère

COMME tout le monde, j'ai lu voilà un mois cet article de Libération, ensuite relayé par à peu près tous les médias dits sérieux, sur ce nouveau mode de location à prix d'amants, tu me fais une, deux, trois, quatre, douze gâteries.... par jour, semaine, mois, année, et tu as la studette ou une pièce dans l'appart entre pas cher et gratos, de la main à la queue. De la belle grosse soumission sociale en Sarkozye, aux nouveaux pauvres les rapports ancillaires. Plus je lis cela, moins j'aime les soumises, je ne peux m'empêcher de faire des liens épais entre sexe et politique. Sauf que dans le premier cas, c'est l'économie libérale galopante qui porte le bada et pas une pauvre brêle qui se pique le cul avec une fourchette parce qu'un demeuré le lui a ordonné.
Quand même, je suis allée mater à la lorgnette le site craspec (use the web, Luke, celui-ci, je le linke pas) où l'on trouve ces charmantes et peu onéreuses propositions de logements sans baux. Dans la partie plus directement sexuelle de ce site de petites annonces, le masochisme se monnaie. Finalement, en Sarkozye, la misère est aussi sexuelle.

Pour chasser cette légère envie de vomir puis de mourir, je suis partie en Italie où le sport national est désormais réprimé, réglementé et pénalisé. Le mâle transalpin, celui qui quand il ne serre pas la mamma dans ses bras, ne mange pas la pasta all'arrabiata, ne chante pas l'opera ou n'enfourche sa mythologique vespa, se tripote les oeuvres vives pour les remettre d'aplomb ou conjurer le mauvais oeil (chat noire, chatte blonde, échelle, sel...). Le maschio italiano, subit une nouvelle castration, ni symbolique ni chimique mais inique : 1000 euros pour attentat à la pudeur (on parle bien de replacer ses propres couilles et pas celles d'un camarade). On ne saurait trop leur conseiller de sortir accompagné de leur cage de chasteté pour coincer les gosses une fois pour toute, et de se mettre des élastiques aux épaules pour éviter l'automatisme de ce geste ancestral. Vergogna ! Bon, dans un sens, faudra surveiller de près voir si le taux de demande de ballbusting en provenance des pénis péninsulaires augmente.

Le célèbre monsieur Darkplanneur (j'en ai été flattée deux minutes avant de me rappeler que c'est sans doute Maître Google qui nous a dénoncés, moi et mon passage en Enfer) m'a envoyé une électronique missive me faisant savoir qu'il allait continuer sa série de podcast dans le cadre de l'Enfer, cette prochaine fois avec Maïa Mazaurette, qui bien que peu civile en matière de correspondance, n'en reste pas moins une sexblogueuse de compète, drôle comme tout. Quitte à lire des blogues de filles, mieux vaut dix mille fois le sien que celui où des nanas, certes souvent dotées de jolies plumes qu'elles se gardent toutefois de se fourrer dans le cul, comparent les mérites du démaquillant X et de Jex Four spécial contour des yeux. En attendant, ici l'interview "sérieuse" avec les commissaires de l'expo et le 10 mars prochain, celle de Maïa.

Google, qui ne manque pas de ressources, scelle dans un coin ses trends, amusants en matière de bdsm et qui permettent de perdre un bon moment de productivité en jouant avec les graphiques et les articles (à condition de ne pas chercher bdsm a Antingua en 1997 ou au Botswana en 2002, le graphique resterait plat). Et l'on y apprend que certaines soumises ont échappé à la mort en jouant avec un serial killer qui respectait leurs limites. En vérité, il n'aurait dû avoir commerce qu'avec des sub. Ou encore une interprétation tout à fait exhaustive (façon monsieur Plus) des quatre fatidiques lettres qui deviennent 6 tout en restant quatre Bondage and Discipline, Domination and Submission, Sadism and Masochism et que l'on pourra, si l'on veut faire son cuistre, écrire désormais ainsi, BDD/sSM. CQFD etc.

Parlant de bdsm mais pas seulement, un site lancé depuis quelques mois propose une sorte de portail du sexe, attention, du sexe chicos, livres bien écrits, serres-taille en tulle transparent réalisés par Louise Feuillière meilleur ouvrier de France, sex toys bling bling, films à télécharger faits par et pour des femmes... Pour dire si c'est chic, au rayon sm, on y trouve le bandeau de soie, le masque de cuir et la cravache à cristaux. L'anti sous-sol du BHV, le contre-pied de Concorde, tout aussi germanopratin mais plus web 2.0 que le boudoir de la fille Rykiel.

Allez, je retourne à mes coloriages (mais pour ceux qui aiment l'habillage de mon blog, il faut acquérir dans la minute ce très rétro recueil à lire sous le manteau disent-ils).



Des nouvelles du pays

Rue Bricabrac, bdsm, Rachida Dati
D.R.

POUR Villepin, la France était une femme qu'il fallait prendre à la hussarde.

En Sarkozie, s'il faut en croire un ancien (de peu) numéro de Paris Match, la France change de visage. En fait de visage, c'est tout une silhouette qu'elle nous propose, avec dans le rôle de la Marianne, maîtresse Rachida, qui jamais mieux n'a mérité ce sobriquet inamical.

Dans un palace, comme toutes les poules de luxe, vêtue en hiver d'une robe d'été magenta mais surtout imprimée panthère (et comme chacun le sait, surtout les fashionistas qui en ont fait leur slogan, le panthère, ce n'est jamais vulgaire). Comme si l'envie prédatrice n'était pas assez surlignée, celle dont on se demande ce qu'elle a fait des sceaux porte collant (mais pense bas qui veut) résille et bottes (beurque) à talons aiguilles.

La France n'a plus le bassin qui la démange (toujours selon l'élégant Goulouzeau), mais la schlague qui frétille. Elle a de quoi mordre, percer et prendre dans ses filets. La France te domine, tu la sers ou elle t'émiette.



L'arctualité me confuse

Rue Bricabrac, bdsm, art
photo Annasinger

POUR changer un peu de la quête du détail bdsm dans les expos de la FIAC, l'anti FIAC ou la FIAC hors les murs-du-Grand-Palais (du maxi escarpin super glitter des jardins aux jeunes créateurs de la Cour Carrée du Louvre), voici l'image d'une admiratrice d'art... qui se réconcilie avec le cochon (d'ailleurs, un cochon, on en trouvait à la FIAC, et je ne parle pas de la tirelire des galeristes).

Prudente, elle se contente d'une métaphore et d'un bon angle. Mais elle donne parfaitement l'illusion de boire à même la toile. Au sein. Dans mon souvenir, elle faisait bien plus et autrement.

On le sait, on ne peut pas embrasser une toile, surtout si l'on porte le 22 ou le 60 de Chanel, sous peine d'être ruinée à vie en se rendant coupable de vandalisme (le seul qui a le droit de faire n'importe quoi - et quand je dis n'importe quoi, je peux le prouver - de sa toile, c'est l'artiste, c'est ainsi. Casser le pissoir de Duchamp pour faire à son tour oeuvre de dadaïsme est également châtié). Mais si du foutre sortait ainsi d'un tableau, comme du petit lait, dans quelque réécriture du glory hole, y aurait-il interdiction d'en siroter la substance et semence artistique ? Ceci est mon sperme.

Qu'a fait d'autre cette femme qui a baisé le tiers d'un tryptique que de se fondre fougueusement avec Twombly ? Ou ces autres qui cherchent à se faire inséminer par quelque surdéveloppé du cerveau ou célébrité du cinéma ? En quoi sont différents ces hommes qui vouent révérence à leur spermatique fluide ? Ceux-ci sont mes gènes, mange mon ADN.

Se soumettre à l'art comme à un cochon. Lécher la toile ou le papier à défaut du peintre, du photographe et de l'écrivain. Se subsumer à la substitution.

Chercher l'imposture.
Trouver le mélange de genre.
Confusion oun infusion ?
L'arctualité et les télescopages.

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Chéri, plaque-moi !

Rue Bricabrac, bdsm, machisme

ÉRIC Zemmour, journaliste politique au Figaro et chez Ruquier, qui partage avec Jean-Michel Aphatie un anti anti-sarkozisme prononcé et un physique de traître de comédie (oui, c'est mal de se moquer du physique des gens, je sais, mais je serais directeur de casting, je les embauche pour le prochain Astérix dans le rôle des frangins Felonix et Foderchix), est un frêle petit bonhomme réactionnaire qui ne supporte pas les papas poules et les femmes (vé)libérées. Pour la faire courte.

Sa dernière sortie remonte au 1er octobre, dans ELLE, qui est vraiment bonne fille d'inviter ce sinistre sire (sauf à le considérer comme une sorte de clown repoussoir), à propos de rugueubi et d'homme rugueux. Chabal Powa ! Et là, le Ricounet se débonde.

Mais les femmes se moquent, au fond, du rugby. Et pourquoi faudrait-il considérer comme bien en soi qu’elles s’y intéressent ? (...) est au contraire la bête, le mâle hirsute, qui fait tomber les femmes à la renverse ! (...) Il va bouter les Anglais hors de France, peut-être. Alors, bien sûr, il fait frissonner les femmes.

Si j'avais en commentaire d'un joli post de Dame, imaginé quelques secondes être un ballon entre les mains des Blacks, c'était du fantasme. Une envie de me faire plaquer (pour une fois que ce serait source d'agrément) , de laisser l'empreinte de mes seins dans le sol, de sentir le poids des muscles et le choc des mains. Je ne me suis pas pour autant précipitée sur le terrain pour me fourrer entre leurs pattes. Je n'ai d'ailleurs pas regardé le match, ni aucun autre, pas plus que je ne regarderai celui de soir. Je n'entends rien aux règles, et par-dessus tout, je vomis cette ambiance panem & circenses qui veut que l'humeur d'un pays ("nous avons gagné, marqué, buté..." dit le beauf qui a tout perdu) soit accordée à celle des coups de pieds d'une équipe tricolore, il y aurait beaucoup à dire... Mais je ne suis pas autiste, et j'ai une vague idée de la géographie d'un rugbyman. Et je ne suis pas sûre qu'un néanderthalien like donnera aux femmes l'envie d'être dominées (ce qui ne veut pas dire se prendre une bonne fouettée et autres délictueux délicieux jeux de vilains, mais dans l'acception zemmourienne rester au foyer et au four, sortir au supermarché ou au bras de son époux), sauf peut-être dans ces obscurs fantasmes de viol dont elles ne seront pas fières. (Oui, Ricounet and Co, le viol est un tel cauchemar dans l'esprit des femmes, qu'elles l'aient été ou pas, que si on le fantasme, c'est avec une icône pipole, dans une suite de palace et le rouge post-orgasmique au front aussi.)

Enfin, je ne connais pas personnellement Madame Chabal (pas plus que Madame Zemmour, même si mon illustration est insultante pour cette dernière) mais rien ne dit que ce petit bout de femme haute comme trois ballons ne mène pas son grand mâle par le bout de la mèche.
Car je suis sûre qu'Annick Chabal n'a pas épousé son Sébastien parce qu'il était son fantasme, mais parce qu'elle avait envie de faire un bout de chemin avec lui, dans la norme. Car un fantasme, Ricounet, ça ne s'épouse pas. On joue avec. Juste.

 

Il convient de ne pas confondre Éric Zemmour avec Éric Zemmour®, coiffeur marque déposée sur la côté d'Azur (where else ?).



Anastasie, ta censure m'anesthésie

LE long-métrage japonais Quand l'embryon part braconner de Koji Wakamatsu est un de ces films tout à la fois sublimes, malades, sombres, engagés, dérangeants, excitants, révoltants, étouffants, érotiques, politiques, esthétiques, chaotiques... et tout un tas d'autres choses que la morale réprouve et que la liberté approuve.

Rue Bricabrac, bdsm, cinéma, censure
Zootrope Films

Un homme et une femme, lui vengeur, elle consentante pour une nuit d'amour, mais pas pour le fouet, la fessée, les insultes, la laisse, enfin, la corde, et les humiliations. Une nuit d'humeurs, d'horreurs. Le corps de la femme est désirable. Sa douleur est palpable. Le noir et blanc est sensuel. Oui, le film est violent. Il est sadien, aussi, dans un huis-clos qui renvoie à des oppressions subies par la jeunesse japonaise dans la société des années 60 et qui nous sont inconnues. L'image de la femme n'y est pas plus dégradée (l'une des raisons de la censure française, avec la "violence morale") que celle de l'homme (d'ailleurs, la Ligue des Droits de l'Homme s'insurge contre l'interdiction aux mineurs). En tout cas, la dignité des uns et des autres est mille fois moins attaquée que dans des émissions comme La roue de la fortune ou la Star Ac'.

Et voilà que l'agrégée de lettres échappée du château de Versailles (son haut fait d'armes fut d'avoir facilité le tournage in situ du Marie-Antoinette de Sofia Coppola) qui siège actuellement à la Culture a suivi l'avis de la commission de censure et a interdit ce film, distribué dans un circuit art et essai, aux moins de 18 ans, ce qui équivaut à un arrêt de mort par étouffement (pas de diffusion sur Arte par exemple, donc pas de droit télé, et vu que le film est dépourvu de toute séquence de pénétration, ce n'est pas Canal+ qui le prendra pour sa séance du samedi nuit, d'ailleurs, pas de sm sur canal... on fait dans le porno mais faut pas déconner non plus).

Le distributeur fait appel. Espérons que les conseillers d'État auront un peu plus de raison que la ministre.

On remarquera que les films qui se font ainsi sanctionner ne sont jamais ceux, connement violents et salement dégradants pour ceux qui les font et qui les regardent, distribués par un grand circuit. En attendant, ceux qui habitent Paris (deux salles rive gauche) ou Toulouse (Utopia évidemment) peuvent le voir.



Birmanie Libre/Free Burma

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Histoire d'O...mbre (SMS et Soirée Massivement Sadique)

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB, bleus

LES événements électoraux m'avaient fait laisser de côté la brûlante actualité de mon XXXB favorite. Il semblerait que le SMS (minimaliste, pléonasme) fasse son entrée, en vêture de timide, dans son univers éploré et interrompu, ainsi que l'audacieuse allégorie du sésame dans l'oasis. Personnellement, n'étant pas pouyète, je mets du sésame dans la salade, et j'entre dans les oasis sans trousseau de clefs. Mais chez elle, comme le désir doit grandir si j'en juge par le manque qui se creuse, gouffre dorénavant sans fond.

Rien à voir avec XXXB, quoique l'oasis fût bleue aussi, et grand merci à I*** d'avoir animé notre soirée électorale tambourinante de ses mains, sa ceinture et ses cravaches. Nous nous sommes un peu chicorés, il voulait que je dise les noms de chaque UMP élu, je me refusais à prononcer des gros mots. On a fini par se mettre d'accord pour que je tienne les comptes et énonce des chiffres, non sans que les négociations ne se soldent par quelques vilenies claquantes à mon égard. Et par chance, tout cela a été beaucoup plus gai que prévu la veille, avec des moments cajolants, tendres et caressants pour saluer la noyade de la Marine, le débottage d'Al1, le bisque rage d'Arno. Sans parler d'un big up à la Royale qui a remporté la queue et les oreilles de la Hollande.

Quant à ceux, méchants esprits, qui pensent que je m'en suis tiré à bon compte, 350 (faute d'y passer la nuit, on a arrondi) plutôt que 500, je peux jurer que je suis plus bleue que l'Assemblée et que les sièges ne sont pas mes amis.
N'empêche, j'attends avec impatience les municipales. On trouvera d'autres règles d'ici là. Et on misera sur les roses et rouges.

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
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À lire
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L'oeil
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Le cliquodrome
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