Rue Bricabrac

Maggi magie

NON, ce n'est pas du gingembre retaillé en suppo que les femmes congolaises utilisent, mais le bon vieux cube Maggi, tout aussi même si différemment, épicé.

L'usage de cet exhausteur de goût par voie anale répond à une légende urbaine répandue sous ces latitudes. Le cube ferait le cul rond, on aura tout vu.

Rue Bricabrac, bdsm, callipyge

(Angel Lola Luv possède un arrière-train au delà de tous les éloges, callipyge sans conteste, mais il ne doit rien à l'additif rouge et or. C'est un chirurgien qui a lui a mis la main aux fesses.)



Limites, le retour de la revanche (et ce n'est pas fini)

Rue Bricabrac, bdsm, limites
Soumise repoussant les limites

Dans les arts comme dans la cuisine, on procède à des mélanges, des inventions comme on n’en avait jamais fait, on rajoute des épices, dans tous les sens du terme, pour éveiller l’intérêt. Plongés dans la brutalité, nous ne voyons plus. L’affadissement du goût et le besoin concomitant de repousser sans cesse les limites sont autant de signes de basse époque : il ne suffit pas de courses de chars, il faut faire dévorer les chrétiens par les lions.

Petit extrait d'une interview de Michel David-Weill, banquier, collectionneur et administrateur de musée, recueillie par Vincent Noce dans Libération du 6 janvier dernier.

À la comparaison de l'art et de la cuisine, je pourrais, voudrais, rajouter le bdsm. Ces limites dont certains veulent connaître le méridien et le tropique d'emblée pour ensuite s'atteler à les repousser (peut-être pensent-ils que c'est cela la transgression) chaque jour un peu plus... Plus, comme Monsieur Plus de je sais plus quelle pub. Tu as voulu avoir le fouet, tu as eu les anneaux. Maintenant que tu fais sonner tous les portiques, depuis celui du Tribunal du Commerce à celui du terminal international de Newark, il est temps de te marquer. Demain, quand tu m'auras présenté ta soeur, tu pourras retourner chez ta mère, à Vesoul.

J'ai repensé, en répondant aux commentaires où en dialoguant avec des esprits fins (plus que le mien), à cette volonté bornée de (re)pousser les limites coûte que coûte, arcbouté et buté, à grands coups de pompes, de manche de pioche... Alors que dans une relation harmonieuse, une de celle où l'on n'a même pas besoin de se poser la question des limites, le terrain de jeu s'agrandit peu à peu, par la complicité, par l'assouplissement, par l'apprivoisement de l'un à l'autre, par l'envie conjuguée d'explorer de nouveaux territoires à la faveur de leur éclairage nouveau par quatre pupilles au lieu de deux.
Et non pas comme des alpinistes ou des apnéistes qui pour le record, pour la postérité, veulent aller sans cesse plus haut, plus bas.

Si dans une relation, je devais avoir envie que Monsieur Plus donne des coups de coude, ce serait vers le plus profond (je ne parle pas des marques), le plus tendre, le plus léger.



Hot dog

Rue Bricabrac, bdsm, piment
photo Terry Lea

QUAND je pense qu'il y en a qui se damneraient pour un tel compagnon et qui roupillent à côté d'un mari vanille qui par ailleurs ne poivre même pas ses plats. La vie est mal faite. (Et la dépêche a une bonne quinzaine de jours mais je me la gardais pour un jour de flemme. Ci-fait.)

LE HAVRE

Un Congolais de 30 ans soupçonné d'avoir écrasé du piment sur le sexe de sa compagne pour soi-disant éloigner les mauvais esprits a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel du Havre (Seine-Maritime) à huit mois de prison ferme, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

L'homme qui comparaissait dans le cadre de la comparution immédiate a expliqué à la barre que, dans son pays, apposer du piment sur le clitoris de sa compagne favorise une vie sexuelle épanouie.

La justice à quant à elle assimilé cet acte à une torture compte tenu de la violente douleur causée à la victime et de la brûlure qui en a résulté.

L'auteur présumé des faits qui réside en France depuis plus de vingt ans a été condamné à 18 mois de prison dont dix avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans. Il a été écroué au Havre.



Tu me fais de l'électricité

DANS une version particulièrement sadique de Big Brother (non, je ne parle pas de BNN, cette chaîne de télé hollandaise qui a fait sa grosse pub en piégeant grâce à un rein improbable gogos et journalistes, ça leur apprendra à ne pas enquêter avant de caqueter les infos comme n'importe quel blogueur), les candidats sont soumis à des épreuves incluant des décharges électriques.

Rue Bricabrac, bdsm, électricité

Je n'ai jamais testé le gode gégène de mon ami K***, tout cela n'étant pas encore assez dénoté pour moi, et je pense plus torture qu'érotisme. (Ce qui ne veut pas dire qu'un jour, je ne me ferai pas prendre par surprise ou au jeu et je filerai au 7e ciel d'une décharge bien nommée. Mais je n'en suis pas là.)
Pour ceux qui aiment les jeux de société, ou celui de la patate chaude, ou qui cherchent un motif de punition, ou qui veulent tester le degré sm de leurs amis (quitte à les perdre) cette balle est un nid électrique. Ce cadeau d'un goût exquis et qui ravira vos amis (c'est pas bientôt la fête des pères ? y compris les fouettards ?) se trouve dans cette antre.
Enjoy !

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Curiosity Kill the Cat

Rue Bricabrac, bdsm, piment, rouge
Photo Howephotodesign

C'EST sans doute à cause de ces possibles morts que dans le bdsm, on ne parle pas tellement de félins pour leur préférer, dans le vernaculaire, les canins (confer Maître Stéphane en 1966 dans une fête privée "A poil chienne, suce-moi"). Sinon, tout le microcosme sado-maso serait déjà moribond. Le monde du bdsm est curieux, non pas au sens d'étrange ou de bizarre, mais de fouineur, avide de sensations nouvelles, souvent puisant plus son aspiration dans les pages sports (je vais te faire dépasser tes limites) que dans celle des maux croisés (conjuguons ensemble des plaisirs piquants).

Ainsi telle soumise avouera dans un récit que tous les maîtres étaient jaloux du sien lorsqu'il lui a administré 400 coups de badine dans un célèbre club de la capitale hexagonale, tandis que telle autre se rajoutera quelques anneaux à une bijouterie intime déjà très bling-bling, voire un petit branding de plus, pour la route. Ces sujets ayant sûrement déjà été traités ici, je me contenterai de parler des usages détournés de la pharmacopée et de l'épicerie.

Je lis sur un forum des échanges entre deux soumises masochistes et néanmoins amies, relatant leur rencontre du 3e type avec de la confiture de piments (kézako ? je connais le gel de piment d'Espelette, en vente libre et pas gratuite) et celle de gingembre (alors là encore, je ne possède que de la purée, qui se trouve à côté du wasabi en tubes, dans les épiceries japonaises). À son grand dam, miss Piment ne trouvant pas le résultat concluant a réclamé la deuxième couche. Résultat, elle a eu le feu au clito et a dû utiliser de quoi sauver l'Afrique de la sécheresse pour ne même pas calmer la brûlure insoutenable.

Moi-même, pour pondre ces lignes ironiques, je ne m'excepte pas et je suis pareillement tombée dans le panneau, et j'y retomberai sûrement. À la suite d'un article sur le figging (pratique dont j'ai quelque mal à croire qu'elle est née chez les brittons, pour empêcher les élèves cannés de serrer les fesses pendant le châtiment par l'intromission d'une racine de gingembre fraîchement épluchée dans leur anus), j'y suis allée de ma curiosité, et pour faire bonne mesure, les échanges préliminaires avec mon partenaire montant en régime, en plus du gingembre in ze baba, un petit coup de baume du Tigre sur le bouton (ma chère Dahlia ayant écrit chez elle que c'était une torture délicieuse, je l'ai crue bien volontiers).
Résultat des courses, une femme qui se sent un peu ridicule, essayant de dissocier les sensations, d'érotiser le truc, pour finir par se dandiner dans ses liens, entraînant la chaise à laquelle elle était attachée.

À ces évocations piquantes, il y en a qui seraient tenté par une chatte fourrée d'orties ou qui se bricolent déjà un soutien-gorge à punaises (autant ressortir le silice de tante Adèle...). J'inspecte mon réfrigérateur et le placard à provisions. Il y a des la moutarde de Dijon, de la hot sauce chinoise, du raifort, de la harissa, de la purée de piments verts, des pâtes de curry rouge... Côté salle de bain, une crème de massage post-claquage à base de capsicum anuum (j'y ai laissé la peau d'une cuisse en plus de l'adducteur, un jour), de la cannelle en huile essentielle... Trop chaud ! D'autres idées dans la salle ? "Mon corps n'est pas un temple, mais un parc d'attraction" comme disaient les post-féministes. Est-ce vraiment une raison pour en faire une paillasse ?

Le bdsm est-il un lieu où la surenchère est inévitable, où la quantité remplace ou s'adjoint à la qualité, où l'expérimentation se substitue parfois aux sentiments, où la recherche du plaisir joue les Géo Trouvetout, où l'on se blase plus vite que l'on se satisfait, où la société est, à l'image de son nouveau président, de consommation et de compétition.
Et chez vous ?



Rince Cochon

Fêter l'anniversaire d'un dragon de bois un soir de réveillon chinois dans une débauche de plats sichuanais aussi gras que relevés et succulents, ça laisse forcément des traces, année du cochon de feu oblige.

Pour le feu, ma peau qui en a vu d'autres fait très bien disparaître les marques toute seule, mais pour les deux cochons gloutons, il faut voir rose.

Rue Bricabrac, bdsm, Chantal Thomass, cochon, rose

La mère Denis n'y retrouverait pas ses petits, dans ces deux Vedettes barbiesques tunées par Chantal Thomass, fidèle à elle même, liens corsets et rose forever. La première des deux machines n'existe qu'en un seul exemplaire mis aux enchères, la seconde est éditée en 300, pas un de plus.

La vraie paire de manches, c'est comment ne pas salir le satin damassé qui fait de cette machine à laver un meuble de boudoir (ou de pouffoir).

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Il faut qu'une porte

Rue Bricabrac, bdsm, portes, inconnu
photo Face It

Ce pourrait être un rêve récurrent qui emprunterait la forme d'une scène d'Alphaville. Un couloir, des portes. Derrière chaque porte, un tourment, un bourreau, sans doute. Les portes sont les mêmes, en tout cas vierges de tout indice. Mais l'inconnu qu'elles cachent est à chaque fois différent.
Dans les jeux bdsm, et j'insiste sur le mot jeu, l'inconnu est un acteur majeur. Il mériterait presque une majuscule pour le différencier du petit inconnu, être humain ou niaiserie. L'inconnu polymorphe dont je parle n'a ni chair, ni sang, ni coeur, ni os.
Qui ? Toi (ou un autre, qui te représente).
Quoi ? Une exquise souffrance.
Comment ? Quand ? Pourquoi ? Par qui ? L'inconnu est là. L'inconnu, cet immatériel compagnon qui dans sa besace abrite pêle-mêle bandeau, piment, silence. L'inconnu tient la chandelle, en lâche 36, souffle le frisson. L'inconnu, artificier des surprises, champion du contre-pied, coquin de la fausse piste.

(Ce soir, serais-je rudement attachée à la massive table du salon comme un papillon épinglé sur du feutre ? Vas-tu me fendre avec ton sexe ou ta main ? Me brûler à la badine ou à la bougie ?)

Mais dans un corridor, avec tant de (ou même trois seulement) portes à ma disposition, j'ai l'illusion, et le poids, du choix. Un choix en aveugle, mais un choix.
Et si la pièce est vide, vertige de damiers noirs et blancs, c'est moi qui serait en échec.

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Elle voit du sm partout (c'est allégorique)

Rue Bricabrac, rose, piments, bdsm, sm

Il y avait cette rose blanche altière, aux pétales ourlés de vert, symbole de ta "menschitude", comprenne qui voudra. Comme toutes les roses patriciennes, elle avait un gros coeur, une longue tige et pas la moindre épine. Au symbole, il fallait ajouter une métaphore (non pas seulement pour retrouver les lettres s et m, mais pour compléter le tableau et rendre à cette rose trop candide le piquant qu'il lui manquait). Une branche de petits piments rouge colère ferait l'affaire. Le symbole plus la métaphore, et voilà une allégorie de ce à quoi ressemble mon, ton, notre sm.

PS calendaire : En ce jour où les chrysantèmes ont plus la cote que les roses, penser au Cachemire (qui connaît une catastrophe sans précédent mais moins glamoureuse que celle due à un tsunami dans un pays de villégiature sexuelle, jetsetteuse et j'en oublie). Et quand on donne, ici, ou ailleurs, 75% de la somme est déductible des impôts.

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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L'oeil
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Le cliquodrome
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