Rue Bricabrac

Résolution 1ère : se remettre au sport

J'EN avais déjà parlé ici, une ou deux fois, cette image qui m'avait marquée fillette, alors que je traversais les Tuileries pour aller chercher un soda au kiosque. En contrebas,un jeune homme (grand garçon ?) tenait un commensal la tête serrée entre ses cuisses, les bras relevés dans le dos, et le fessait.
Comme toutes ces images de la petite enfance, elle est à la fois tatouée et en même temps possiblement parée des couleurs du fantasme. Et si j'y avais imprimé mes rêves ? D'autant que je passe tellement ma vie à réinterpréter la réalité, en mon for intérieur, certes, mais tout de même, que je ferais le pire des témoins.

Quelques décennies plus tard, bien plus tard, je retombe sur la même image. Elle n'a rien de fetish (sauf pour quelques tordus extrapolateurs dont je fais partie). Je ne sais pas si elle est orthodoxe d'un point de vue martial. Ni même si elle relève d'un code, si elle porte un nom et à quelle discipline (à part celle que l'on s'inflige entre adultes consentants) elle appartient. Je m'en fiche un peu, beaucoup.

La pratique me semble bien plus intéressante et excitante. La bagarre, je vous dis, y a que ça !

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IKEA, on ne s'en lasse pas

Rue Bricabrac, bdsm, fessée

DE passage chez IKEA pour cause de réassort, en compagnie d'un ami polisson dont le surmoi s'effiloche souvent dans un éclat de rire, on a un peu chahuté.

Je ne peux plus m'asseoir.

(À part ça, nous n'avons choqué personne parmi les rares chalands sans doute plus occupés à ne pas perdre leur progéniture qu'à chercher fessée sous spatule.)

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Elle voit des mains partout (piqûre de rappel)

Rue Bricabrac, bdsm, mains

JE peux désormais hisser les couleurs quand je téléphone. Si avec ça, "ils" ne comprennent pas !

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Bouche chauffée

Rue Bricabrac, bdsm, divan

LUMINEUSE, cette alternative au divan bouche de Mae West, mais va falloir faire fissa, il n'y en a que deux exemplaires.

(En espérant que l'on peut utiliser des ampoules froides.)

Je ne sais à quelle actrice pensait Louis Durot en inventant ce siège, siliconé d'importance et à la lèvre inférieure si dodue qu'elle en a des faux-airs de soutif pigeonnant.

(Et l'on jouera en pleine nuit, jusqu'à ce que mon corps s'accorde à la couleur du siège, à la chaleur du dossier.)

L'échauffeuse, elle s'appelle, cette bouche sofa.

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U.K. ten points

DÉJÀ en 1967, pieds nus comme Sandie Shaw, je chantais Puppet on a String à tue-tête.



Poupée passive et passionnée

Rue Bricabrac, bdsm, poupée
photo Roys

MA connivence. Tu as besoin que je te l'exprime, affirme, surligne, assure... Tu attends mon approbation de tes pulsions. Tu souhaites mon aval sur ton emprise. Tu veux la certitude de ma reddition sans condition. Pour que tu puisses me lier, je dois briser tes chaînes.

Alors, je te dis combien j'ai envie d'être ton jouet, ta poupée, languide comme un rêve de nécrophile, jouissant intérieurement de cette passivité comme tu ne peux même pas l'imaginer, comme quand on fait l'école buissonnière et qu'on a la double joie de la liberté tout court et de la liberté volée. Je me délecte de ton ravissement évident tout autant que de cacher le mien, jusqu'à ce que, torturée par tes aiguillons caressants ou cinglants, dolente de trop de plaisir, heureuse de tant de douleur, je commence à réagir, à bondir, à fuir malgré moi. Comme si des ressorts invisibles et des moteurs cachés se déclenchaient sous tes assauts.
Je ne suis pas ta victime, je suis ta complice.
Je ne me décrète pas marionnette pour te plaire, j'en rêvais bien avant de te connaître.

Alors, rasséréné, tu m'appelles Poupée, et tu acceptes enfin ce que tu appelles ton scandale et mon obscénité. Tu es un peu tragique, je suis très joyeuse. J'ai envie de t'inciter à aborder à mon corps offert (et non pas défendant) les rives heureuses d'un SM vivant et exultant, avec de vrais cris, de vraies marques, de vraies suppliques. Et les rires de bonheur de notre complétude.

Alors enfin, tu peux me dire, dans un sourire doux

Ma soeur chérie je veux t'utiliser pour mon bon plaisir jusqu'à l'exploitation et ensuite venir observer, attentif et étonné, le résultat dans tes yeux, dans tes cuisses et sur tout ton corps de cette singulière mise en relation.

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Des maux, des mains et des images (Top Ten modern)

J'AIME particulièrement la manière, qui me rappelle certains de mes tortillements auprès d'amants vanilles, dont Dina Meyer en shorty bleu (Federal Protection - 2002) agite le derrière pour aimanter la main de son compagnon, sans parler de son regard à la caméra quand il commence à comprendre de quoi elle a vraiment envie. (Oui, Dahlia, on est d'accord, le summum de l'érotisme, c'est La secrétaire)

Parfois, ça marche. Ensuite, le tout est de reproduire et d'amplifier l'action.

Pourquoi donc ce blocage, sauf entre affranchis ? Pourquoi est-ce parfois si difficile de demander, sur l'air princier et ténu du "Dessine-moi un mouton", "Donne-moi une fessée, s'il te plaît, inonde-moi de ces attentions brûlantes qui étanchent ma soif, amène-moi au don, au cri, aux larmes, laisse aller ta main, ton bras, ton élan. Prends ton pied sur mon corps en l'écoutant résonner. Laisse-toi gagner par mes vibrations, chauffe-toi en me culorifant !"

(Spéciale dédicace à I***)



J'ai l'oreille qui fourche

Rue Bricabrac, bdsm, fessée
photo Red Charls

QUESTION rouge...

La radio en bruit de fond, en attendant les informations.

La voix de Louis Bozon

Il a été fesseur

Je tends l'oreille, je rembobine mon esprit. Qui donc ? Fesseur ? Qu'on me le présente. Dare dare. Et que ça saute !

Louis Bozon aide un candidat muet, parle de la Reine.

En fait, le fesseur est un fait Sir. Avé l'assent.

Sir Fesseur, joli pseudo pour un faiseur.

Encore raté.

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L'attache et le moment (part 1)

Rue Bricabrac, bdsm, chaînes
photo Rod99

ÊTRE attachée, c'est reposant.
Le poids des chaînes rassure comme le ferait un drap. Elles protègent comme une armure, veillent sur le sommeil, complices de rêves plus libres que jamais.
Elles entourent commes les bras d'un amant, elles serrent juste ce qu'il faut à chaque systole, et le cadenas renvoie les battements du coeur.
Elles me disent que je suis en sécurité, comme un trésor bien gardé, elles sont des bijoux, je m'en sens l'heureux joyau.

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Complètement timbrée !

Rue Bricabrac, bdsm, petites filles modèles
D.R.

JE faisais de l'ordre. Non, même pas. De l'ordre, la bonne blague. Je cherchais un papier, la garantie de tel appareil pseudo électronique, ou le téléphone de je ne sais qui, ou une recette, quoique, une recette, ça m'étonnerait. Enfin, je brassais du papier dans des tiroirs foutoirs, des classeurs déclassés, des trieurs en vrac

Et puis, même pas sous papier cristal, je ne suis pas philatéliste pour un sou mais totalement fétichiste, j'ai exhumé ces deux timbres de la fin des francs, quand La Poste rendait un hommage naïf à la Comtesse de Ségur. Camille... souvenir... et surtout, pas modèle mais si souvent battue et punie, Sophie Fichini. J'en avais acheté des kilomètres, et deux sont restés, dans un coin, en mémoire de mon enfance.

La comtesse de Ségur, en bibliothèque rose, a été mon tout premier auteur érotique. Alors que je ne savais même pas que c'était de l'érotisme. J'avais 6 ans, je ne jouais pas à la poupée, je bouquinais tant que je pouvais, et c'est dans ces pages-là que j'ai dû apprendre, comprendre, désirer les punitions.



Mots à maux (le ver est dans le mot)

Rue Bricabrac, bdsm, mal de vivre


(Merci à P' - qui n'est ni P***, ni P***, ni P. - dont la patience et l'amitié m'ont bouleversée.)

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Atame, encore et toujours (radotage)

Rue Bricabrac, bdsm, dédoublement
photo Yuri Dojc

J'AI l'impression d'être comme du mercure. Si je ne suis pas confinée, rassemblée, couvée, je m'éparpille, m'émiette, m'enfuis. Je tiens dans le creux de la main, pas entre deux doigts.
J'ai besoin d'un cadre, d'un écrin.
Il me faut les maux, bien sûr, mais les mots aussi. Les phrases sont comme des cordes et les verbes des menottes. Je peux t'écouter à genoux, mais si je n'entends rien, je me lève et je pars. Je ne sais pas deviner le désir. J'aime qu'il se dise. Pas qu'il se hurle ni se surligne, mais qu'il soit audible, un minimum.
Si tu ne m'attaches pas, tu m'abandonnes. C'est aussi simpliste que cela. Je ne supporte ni l'immobilité, ni la marche arrière. La seule régression que je supporte est celle qui me renvoie à un passé qui n'est même pas le mien, un avant-hier reptilien, un jadis animal doté de seuls réflexes.
Je suis une cérébrale qui ne veut plus penser.
Je suis une libertaire qui cherche un carcan.
Au bout d'une corde, j'irai au bout du monde.
Sous les coups, je ne fais plus qu'une.

(Mais la glu ne sert à rien.)

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Elle voit du SM partout (C'est ludique)

L'UN des grands jeux du net en ce moment, c'est de réaliser la couverture de "Martine" la plus décalée et déjantée qui soit grâce à un générateur en ligne. Il y en a d'hilarants.

J'aurais aimé un Martine au donjon, Martine au bal de Sade ou un Martine tend les verges pour se faire battre, mais non...
Alors j'ai choisi le canasson.

Rue Bricabrac, bdsm, Martine

L'essentiel n'est-il pas de participer ?

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Elle voit du SM partout (c'est informatique)

À l'heure de remplacer le Tigre par un Leopard dans le moteur de mon Mac, je fais un peu de ménage, je déblaie les vieux papiers, je sauvegarde l'essentiel, je mets à jour les applications, j'en essaie des nouvelles et je tombe sur des pépites.

Rue Bricabrac, bdsm, informatique

J'avais un gode, me voilà avec le master. De quoi faire mentir mon Internationale.



Et une belle paire de plus !

Rue Bricabrac, bdsm, Corpus Christi, menottes

CORPUS Christi, une marque de bijoux fantaisie a connu récemment quelques menus soucis quand une association bien pensante a trouvé que franchement, ce n'était pas des manières d'associer le corps de Monsieur Jésus, présumé fils de Dieu dit le Père, à des futilités de fashionistas. Tout ça à cause d'un squelette en argent (depuis qu'Alexander McQueen a relancé la tête de mort dans le colifichet et la fanfreluche mainstream, c'est plus que hype) avec une couronne de guingois, que vantait Mademoiselle Lou Doillon, people invitée pour booster les ventes et rajeunir l'enseigne. Oui, mais la marque, ventrebleu ! La marque, ces choses-là ne peuvent exister dans notre beau pays laïque, républicain et politiquement correct, nom d'une hostie ! Du coup, La Redoute a retiré, sans retirer, tout en retirant de la vue des ouailles papistes et néanmoins titulaires d’une connexion internet, le collier incriminé.

Mais avant la vogue des squelettes, Thierry Gougenot, le créateur de la marque blasphématoire a un petit pendentif tout simple, dont la beauté résidait justement dans cette épure.

(Note à l'attention des monothéistes militants, les menottes ne sont pas une métaphore des clous, mais comme les têtes de mort, c'est un truc de gothopouf.)
(Note pour celles et ceux qui voudraient se procurer le bijou online pour 90 écus et la joie d'emmerder le F haine, il suffit de le commander avec la référence du catalogue papier, soit 5922372.)



Elle voit des mains partout (Part 13)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

AINSI font font font les petites menottes, ainsi font font font trois mille tours et puis s'en vont...

Je ne passe pas la main pour autant. Ce n'est qu'un au revoir aux mains, du moins dans leurs variations légères et estivales. Elles auront toujours ma préférence, pour gifler ma chair dans l'écho des peaux, pour caresser mes creux les plus secrets, pour approcher mes lèvres et recevoir mes baisers.

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Elle voit des mains partout (Part 12)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

À force de voir des mains partout, il y en a vraiment partout, et en nombre, on dirait. Pour preuve, ce petit morceau extrait du récit d'une oiselle fraîchement plumée...

Il m'a donné l'ordre de me deshabiller,jambes ecartées mains sur la nuque,cambrée et mains au mur,

La ponctuation étant hésitante, je penchais pour six mains, mazette, madame, trois paires de bras, félicitations. Mais peut-être n'y en a-t-il que quatre (c'est Shiva, pour le moins, dont les bras sont bien loin d'être un signe de soumission...), si une fois déshabillée, les deux mains qui ont servi à l'effeuillage prennent place derrière la nuque.
La soumise transgénique est arrivée.
La suite nous apprendra si elle a été élevée ainsi pour mieux servir son millimètre, et le grandir un peu (la mienne en a plus que la tienne) ou bien si c'est un effet de bord du maïs OGM généreusement prodigué dans sa volière par maître Monsanto.

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Elle voit des mains partout (Part 11)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

POURQUOI diable l'expression "une main de fer dans un gant de velours", attribuée pareillement à Napoléon et à Bernadotte, perdure-t-elle à l'infini ? Parce que le cliché parle trop bien de lui-même, et propose une alternative imagée aux plus banals "sévère mais juste" et "ferme mais tendre" ?

Une main de fer, quand on y pense, ça renvoie aux gantelets, à la gente soldatesque, à quelque chose de mal commode, de caparaçonné, de protégé, de grinçant. Les premières prothèses, l'avant-bras de Folamour, les membres mal huilés du Tin Man d'Oz, l'appendice anthropomorphe de quelque robot mal léché. Une main de fer, en plus, ça rouille. Alors, coller un gant de velours par-dessus, franchement, c'est du cache-misère. D'autant que ce qui serait vraiment épatant, ce serait de découvrir une main de velours une fois le gant de fer éparpillé.

Pourtant, c'est juste vêtue de sa peau, douce ou calleuse, soyeuse ou râpeuse, pulpeuse ou sèche, pour ce jeu de paume, la main n'a besoin ni de tissu ni de métal. C'est à elle de savoir se faire acier ou satin, battoir ou onde, cinglante ou caressante.

Je vous en serre cinq, vous m'en collez bien plus.

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Elle voit des mains partout (Part 10)

Rue Bricabrac, bdsm, main
Photo Only Alice

POUR une fois, ce seraient mes mains. Déliées, mais tendues.

Libres, comme une illusion. Rampantes sur le sol ou contre un mur, étirées pour attraper une clé, faire un signe, agripper le bas d'un pantalon.
Esquisser le geste de partir, mais ne pas pouvoir, ça tombe bien. Ne pas vouloir surtout. Choir encore.
Hors champ, bâillonnée, aveuglée, un pied enchaîné arrimé, captive au faible rayon d'action, je cherche une impossible fuite.

Je jouis autant que je crains la vanité de ces efforts. À terre et si haut à la fois.

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Elle voit des mains partout (Part 9)

Rue Bricabrac, bdsm, main

L'ENVIE, l'idée, c'est de ne pas y aller de main morte, et une main défunte, in memoriam canal carpien, ne pourrait pas grand chose (N*** me raconta récemment comment, après avoir perdu la sensibilité de sa dextre, il avait encore plus le coeur à l'ouvrage fessatoire au retour d'icelle). En tout cas, je l'espère.

Sous les rafales, mon corps jubile, perd pied et à sa manière, atteint une sorte d'assomption que d'aucuns appellent 7e ciel, d'autres subspace.

Je ne l'appelle pas, je l'espère à chaque fois, et quand je grimpe, je ronronne.

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Elle voit des mains partout (Part 8)

Rue Bricabrac, bdsm, main
Jimmy Moonbeam00

POUR appliquer l'enduit, il faut une taloche (comme quoi, même les travaux de peinture me renvoient à l'immarcescible obsession). Un amant m'en a un jour fait tâter, que je comprenne ce que signifiait l'expression "tu vas prendre une taloche".

Taloche, comme galoche, mioche, pétoche ou gavroche, encore un mot de l'enfance, interdit aux plus de douze ans, de la gifle considérée comme un acte constructeur, et de la main parentale métamorphosée en mano maçonnique.

Il en est des mains comme de toutes les histoires, elles vont souvent dans le mur, surtout celles qui bâtissent les maisons.
Pourtant bien endurantes, ces mains de maçons ne seraient-elles pas mieux accueillies sur un postère douillet, qui en ondulerait, lascif et lubrique, de délice.

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Elle voit des mains partout (Part 7)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

ELLE court, elle court, la main. Elle est passée par ici, laissant sa signature écarlate comme un branding éphémère, elle repassera par là, comme une fleur d'hibiscus au grand jour.

Déjà, avant Lascaux, avant la croix malhabile, avant le ciment frais d'Hollywood Boulevard, c'était d'une main se faisant la plus longue et large possible, étirant écartant les cinq doigts à l'acmé, que l'homme laissait sa marque sur sa propriété.

Pour garder plus longtemps son empreinte, ne faudrait-il pas faire une main courante (non, non, il ne s'agit pas de tenir bon la rampe, pour une fois), consigner scrupuleusement ses faits (fesses) et gestes, anoter un grand cahier de greffier (qui ne miaule ni ne siffle).

À deux mains, la suite...

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Elle voit des mains partout (Part 6)

Rue Bricabrac, bdsm, mains
D.R.

CETTE image d'un soutien-gorge résolument emboîtant, envoyée par Billeversée (merci ! je ne sais d'où elle sort non plus) me fait penser que toute obnubilée par mes jumelles rondeurs méridionales, j'oubliais qu'un peu plus au septentrion, s'en trouvent deux autres qui savent aussi recevoir.

Entièrement occupée par la java qui se jouait au sud, et qui vit crever en vol deux paddles et un bambou, sans que mon postérieur n'en garde la moindre trace (heureusement, au niveau du cerveau, le suicide des neurones n'a pas encore commencé), je n'ai qu'à peine sursauté, tressauté, tressailli (ou étais-je déjà dans ces ailleurs qui n'ont pas de nom, mais où les sens s'entressent) quand des gifles ont fait swinguer mes seins. Pourtant, ces deux-là, sous ces coups de main, ont chanté le blues.

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Elle voit des mains partout (Part 5)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

JOUER à la main chaude...

En cet été frais, c'est l'idéal.
Il n'y a pas de règles.
L'idée, c'est que la main garde son sang froid mais chauffe les sens et les seins, fesses, sexe et plus si entente.
Une paume peut-elle rester fraîche tandis qu'un cul surchauffe, sursaute, surenchérit ?
La paume devient palme d'or en fusion, jusqu'à fondre en son coeur, (surtout si la main est de fer et sans gant de velours).

Que calor la vida.

En bonus-track, les règles du jeu de la main chaude telles que trouvées ici :

(Tout le monde aura compris par quoi remplacer la main tendue derrière le dos et apprécié la tête enfouie dans les genoux du meneur de jeu... J'adore la perversité délicieuse des jeux d'enfants. Reste à trouver sept messieurs avenants qui sauront avoir la situation bien en main)

Nombre de joueurs : 6 à 8.

But du jeu : deviner quel joueur vous a tapé dans la main.

Comment jouer ? : Un joueur, désigné par tirage au sort vient se cacher la tête dans les genoux du meneur de jeu (qui, lui est assis) et tend une main derrière son dos. Les autres se groupent au fond de la pièce : l’un d’entre eux s’avance et tape, plus ou moins légèrement, dans la paume du joueur « aveugle », puis il s’esquive et rejoint le groupe. Celui qui a été ainsi frappé compte jusqu’à 3 avant de se retourner : d’après les physionomies, il doit deviner qui l’a tapé (il cherche aussi à identifier, à l’attitude celui qui vient de se déplacer). S’il tombe juste, il change de rôle avec le « frappeur ». Sinon, le jeu reprend (un même joueur peut venir taper deux fois de suite).

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Elle voit des mains partout (Part 4)

Rue Bricabrac, bdsm, main
photo Onkel Ulle

LES mains ont leur langage, elles signent et c'est bien pratique quand l'oreille est ailleurs.
J'ai la chance d'être tout ouïe, surtout quand j'ai les yeux bandés, et j'entends les mains me parler. Rageuses, elles tambourinent à toute allure, sans temps mort, une par fesse, et me disent "haut la croupe". Lourdes, lentes, elles se font battoir, me plaquant net, "garde la position". De bas en haut, doigts écartés, elles me font sursauter, "tais-toi, je marque". Menaçantes, elles se saisissent d'une cravache qui siffle "tu vas sentir ce que tu vas entendre". À la paresseuse, un index fureteur, un pouce inquisiteur, un majeur tripoteur, et deux doigts qui cinglent, souvenir de cour d'école, "attends la suite, tu vas déguster".

Les mains promettent et tiennent parole. Elles parlent fort, pour être sûres d'être comprises. Parfois elles crient, et je pleure un peu.

J'aime les hommes qui parlent avec les mains. Et comme pour tout langage, certains ont plus de vocabulaire et une syntaxe plus sophistiquée que d'autres...

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Elle voit des mains partout (Part 3)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

BAS les pattes ! Oui, c'est cela, plus bas. Juste là, exactement..

Si tous les gars du monde voulaient se donner la main ?
Peut-être pas tant que cela, mais il est vrai qu'en toutes situations, et particulièrement dans quelques positions bien précises, on a toujours besoin d'une main secourable.

Et si la main venait à manquer de punch et de zeste, une tonique citronnade, pas avec ce cédrat (dit "main de bouddha", je n'ai donc pas rêvé) à la forme intéressante mais peu juteux, et ça repart.

Haut les mains !

(Da capo)

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Elle voit des mains partout (Part 2)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

UNE paume glacée, sur la vitre, comme un jeu d'enfant qui s'ennuie en voiture ou dans un train, le nez collé au carreau.
Une main, ouverte, offerte, comme un signal dans le givre, éphémère.
Une main venue du froid qui parle de chaleur, celle plus rouge qui s'imprime sur une fesse.

La main au carreau, la caresse aux fesses, tiens-toi à carreau, penche-moi, j'ai envie de ta main au cul.
Je rêve...

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Elle voit des mains partout (Part 1)

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MEME les magnets s'y mettent (en vente par paquet de six, y en aura pour tout le monde).

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La main a des yeux (ce n'est pas du cinéma)

Rue Bricabrac, bdsm, mains, sculpturephoto Lutz

J'AIME être modelée, j'ai le fantasme d'un corps de glaise, d'une chaire d'argile, à disposition de qui aurait les mains pour le pétrir, le creuser, l'étirer, y construire des collines et des rigoles, des tentacules et des puits, des pitons et des tétons, dessiner à la pointe des lignes de chance et découper au couteau des sillons en fentes.

Il est un homme qui a des yeux dans les mains, et au fond des yeux aussi. Et des lunettes pour mieux voir de près. Il frappe dur et caresse doux. Il sait quand commencer, continuer, cesser, reprendre, s'insinuer, forcer, masser, pincer. Ce sont ses yeux, ceux dont les cils sont des doigts, qui le lui disent.

Mon cerveau s'envole vite, et mon corps se remet entre ces mains.
Ses yeux apprécient la couleur qui vient de plus en plus fort, et s'en va trop vite.
Mon corps ondule pour voler le contact de son denim, éprouver les muscles du bras.
Ses yeux sont trop proches pour que je les voie, je me cache dans mes jupes.
Mon corps fond et se transforme, modèle unique d'un moment.
Il a des yeux pour deux et des mains de d'yeux.

(Un jour, un homme m'a amicalement surnommé golemme. Golemme a disparu avec son amitié. C'est peut-être elle qui se cache sous le drap. Un corps à (re)modeler qui attend son sculpteur, en espérant que le linge qui la tient humide n'est pas une prison ou un linceul)

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Parfum de fouet

Un foie qui n'en fait qu'à sa tête, le bête, et me voilà privée, sous peine de nausées, du goût et de l'odorat, et donc d'un beau blog tout frais aux fragrances entêtantes.

Alors, juste un petit teasing avec ce Coup de Fouet de Caron, dont j'ai cru un instant qu'il était né en même temps que moi. C'est en vérité Poivre, son grand frère, qui est mon jumeau. Plus léger, certes poivré comme les baies noires et les oeillets, avec l'indispensable rose, Coup de Fouet a débarqué trois ans plus tard.

Avec des jolies publicités.

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Pour les amatrices, on le trouve toujours, on les trouve tous les deux, dans les boutiques Caron, à même les fontaines à parfum.

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Soldes

On peut en ce moment aller se promener dans les jardins du Palais-Royal, galerie de Valois, à l'abri de la pluie, histoire de voir si ce modèle qui fait déjà vaciller les seuls yeux, de Pierre Hardy, serait en solde. Ou alors, cet autre-là, comme ces plates-formes shoes de drag-queen que je jurerais recyclées dans une boîte en chocolat noir et or, ou dans le papier-cadeau à rayures qu'affectionnait ma mère. Et puis non, ici comme ailleurs, les modèles soldés sont principalement ceux dont on n'a pas envie.

Ce doit être le principe des soldes. On ne trouve que ce qu'on ne cherche pas. Au début de la semaine, une toute jeune soumise m'a abordée. Bonne petite soldate, elle a tenté de me recruter pour son maître (voir épisodes précédents, après qu'il l'a prise par tous les trous et posé son premier anneau, mémètre envoie sa cruche michetonner de la chair fraîche - en matière de nouveauté, pourtant, il y a perdrix plus jeunes que moi...). Comment pouvait-elle une seule seconde penser, m'ayant lue disait-elle, que son proprio (beau comme un dieu, elle a dit) serait capable avec ses miettes de masteritude, et son aide de switch occasionnelle, de me satisfaire ? Je possède l'insatiabilité des boulimiques. (J'exagère. Il m'est arrivé d'être rassasiée. Une fois. Ou deux. Peut-être trois). Comme j'aimerais avoir un appétit d'oiseau, la vie serait plus facile. Les soldes aussi.

Ça brade de tous côtés, les maîtres de seconde main, les soumises invendues. Tout doit disparaître. Y a un preneur ? Je reçois très bien et à domicile.

Justement, je n'ai pas envie de disparaître, mais d'apparaître. Et pour me faire apparaître, il faut révéler mon corps à coups et à cris, à cire et à cru, stimuler mon esprit de désirs extérieurs. Telle quelle, je suis une ombre, un creux, un vase vide, un simulacre. Quand des mains parcourent ma peau, pour la malaxer ou en prendre la mesure, cambrer mon pied, encercler mes hanches, explorer mes creux du doigt ou de la langue, poser un joug sur ma nuque, cingler mes contours, ma silhouette prend forme, le trait qui la dessine s'accentue, et je commence à retrouver une existence. Sartre disait qu'il fallait, pour s'en convaincre, se mordre tendrement l'épaule. J'ai besoin de plus de morsures que cela.
Et sous la cuisson, l'essence apparaît, comme le génie de la lampe, comme une flammèche vive.

Alors, jeune fille, tu vois, ton petit bout de maître à mi-temps, quel plaisir peut-il me donner ?

Je me demande même si un seul homme peut me suffire ? Je commence à m'épanouir quand ils sont deux à me faire mon affaire. Simultanément. (Il ne s'agit pas d'avoir Mister A et Monsieur B en alternance, le dimanche restant le jour sans saigneur, mais avec arnica, manucure et soins des pieds.)
Trop n'est encore pas assez, je n'ai aucune mesure, je ne veux pas en avoir. Je préfère rien à peu. Ce n'est sûrement pas qu'une question de sexualité. Mais en ces lieux, ce le sera. J'aborde l'autre comme une béance, une immense demande à satisfaire, à combler (au sens du puits ou de la tombe). Dans ce gouffre, il y a comme des chauves-souris de mauvais augure, des questions sans réponses possibles, des points d'interrogation que je voudrais d'exclamation, des douleurs mal raccommodées, des mémoires sans souvenirs, des hontes pas encore bues, des moutons noirs innombrables. On n'est pas masochiste pour rien...
Le seul moyen de faire taire ce tchoutchou infernal, ces bruits des temps modernes, ces stridences perce-tympans, c'est de m'assourdir de ces claques de caisse claire qui rebondissent de la chair aux murs, ces fouets qui sifflent et s'abattent, ces battoirs qui renvoient la douleur au plus profond.

Et je me tais enfin, une queue dans ma bouche pour que je sois seule à m'entendre crier tandis que dans mon dos, les lanières dansent le jazz, la java, le hip-hop et la polka piquée.



La louve et l'agneau (Duende)

Rue Bricabrac, bdsm, duende, envie
photo emsterb

Je termine l'année avec entre mes lèvres (non, pas celles-ci) une envie dingue. Juste comme ça. Une envie énorme, excessive, énervée. Un vide à combler. Une envie duende. Comme si le cerveau n'avait pas son mot à dire. Pourtant, il en a sous la semelle, l'inconscient, si j'en crois ces rêves dont je ne me souviens pas, mais peuplés d'hommes connus (Dominamant, M*** avec qui j'ai longuement parlé hier) et inconnus. Etais-je une guitare et ses cordes à la fois, attendant d'être pincée et frappée, des menottes en guise de capodastre ?

L'excitation m'a prise avant que tu ne me dises, hier soir, ces mots à maux que j'aime entendre, que tu ne délivres, pudeur ou stress, que trop rarement. Pendant que l'agneau, ou du moins son épaule, mijoterait (trois heures, selon ta recette), j'allais, ou plutôt mes fesses, cuire aussi. Sans oublier, au mitan de la nuit et du passage dans l'année électorale, notre traditionnelle "grosse" (douze douzaines, et non pas une amie enrobée venue tenir la chandelle) de happy slappy new sexy year.

Plus d'une fois, j'aurais voulu me branler, décharger cette tension qui grandissait et grandit encore, fourrer le premier jouet venu dans ma chatte, jouir et jouir encore, comme une mécanique emballée. Pas même besoin de broder une historiette, clitoris + vibro = orgasme. Simple comme 1 et 1 font 2. Et je me rendormais en franchissant un cercle supplémentaire dans des rêves salés soufrés sucrés. Aucun ne m'a conduite au plaisir. Morphée n'a pas été généreux.

L'excitation mûrit de plus en plus, se nourrissant d'elle-même, et à quelques heures de ta venue, comme une vierge folle, je ne me touche pas, j'attends tes mains, ta bouche, ta queue, je laisse cette chaleur agaçante monter dans mes reins, mes seins. Je trépigne intérieurement, je suis en amadou, déjà amadouée, presque animale. Je pourrais t'ouvrir, me mettre à quatre pattes, te tendre le cul comme une chatte qui n'en peut plus, pour que là, dans le couloir, tu m'embroches et me cingles.
Que l'agneau se débrouille, qu'il attende sur le carreau, et que tu me balances, me badines, me barattes.

Ensuite, ensuite seulement, on pourra commencer la fête.
Et demain, demain seulement, je te lirai le dernier Jacques Serguine.

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Ah la l'art (Show Off)

Avant que ne commence la FIAC, une foire parallèle a ouvert ses portes vitrées à quatre jets de cars de police (proximité de l'Elysée oblige) du grand Palais, à l'espace Cardin. C'est modeste, jeune, convivial. 30 galeries en tout, quelques réalisations façon mactamé/pompon, du trash, de l'humour, du néo Baco et comme d'habitude, la poignée d' images qui ont fait tilter mon obsession et me disposent à la réflexion .

Une drôle de poupée collée, organique, tentaculaire, dominatrix, guerrière et détruite.... (Debra Hampton)

Une chienne, une vraie, avec la tête à sa place (j'ai endormi le nom de l'artiste)

Le complément de l'objet mis en exergue, quand photoshop rencontre la sculpture (Fabio Viale)

Et une jolie paire de gants (Artus de Lavilléon)

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En plein dans le mille !

Rue Bricabrac, bdsm, fashion, Givenchy

De cette semaine et sous l'angle essème, je n'ai envie de garder que Givenchy, qui joue cette carte sans le moindre fard (ce qui était aussi le cas des mannequins, décapitées par ma mise en page, mais dont les têtes de poisson maquillées nude sont visibles sur tous les bons sites, dont celui de Vogue à qui j'ai emprunté les photos).

Ricardo Tisci livre une vision brutale de froideur et d'érotisme. Il n'y en a pas dans sa collection, mais on ne peut s'empêcher de penser à de l'acier, presque à jurer en avoir vu. Ses bustiers en entrelas de cordon XXL, ses poignets de force vernis prêts à attacher, ses serre-tailles de martiale attitude, ses minerves de femmes girafes, sans oublier les croquenots orthopédiques entre péplum et drag-queen font oublier les magnifiques fantômes théatraux, corsetés et romanesques de MacQueen, ou les anges aux sourcils sombres, bouches métal et chapeaux grillagés de Galliano, qui se ressource à la mesure et la modestie.

Rue Bricabrac, bdsm, fashion, Givenchy

Une poignée de punaises de sacristie et autres grenouilles de bénitier ont empêché le public d'aller admirer neuf robes de mariées baroques exposées à la chapelle royale du château de Versailles, nid d'intégristes et autres fins de race. La semaine de réduction des déchets commence qujourd'hui, la question restant de savoir si le calottin et l'aristo sont recyclables. On va finir par croire que dieu rend con.

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Ton compte est le bon

Rue Bricabrac, bdsm, chiffres, comptes
photo Magic Fly Paula

Comme beaucoup d'autres en cette rentrée, je lis (après de longues hésitations, parce que parmi tout ce qui s'offrait en littérature, je n'avais pas une folle envie de me cogner presque 900 pages, dans une langue surannée, à propos des menus détails de la vie et de la carrière d'un Obersturmführer) Les bienveillantes de Jonathan Littell. Très vite, à la page 21, le narrateur entreprend, de calculer, à partir de la durée de la guerre, à la minute près, le nombre de morts par minute selon les catégories suivantes : allemands, juifs, soviétiques. Ces divisions et additions, placées sous le signe de la maniaquerie administrative et de l'horreur froide, m'ont rappelé d'autres opérations mathématiques.

Il y a longtemps, j'ai lu Sade. Un jour, on m'a offert Les 120 journées de Sodome (je crois que j'avais 17 ou 18 ans, je terminais le premier cycle universitaire, juste pour dire que Blanchot, Klossowski, Deleuze et Bataille n'avaient alors aucun secret pour moi, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui). Je me suis retrouvée face à face avec un sale petit comptable qui détournait l'ennui routinier de la prison ou de l'hôpital par des assemblages compulsifs de chiffres. Je l'ai pris en grippe, et n'ai plus voulu me souvenir de lui que pour Justine et l'orgasme magnifique que m'a procuré la lecture des premières pages et La philosophie dans le boudoir, et notamment le discours du chevalier, Français encore un effort...

Mais les chiffres ? Dans les pratiques bdsm, ils sont cardinaux. On compte les coups, on en parle, de ces comptes. Sommes nous les héritiers de ces paperassiers sinistres ? J'en parle, Mélie en parle, j'en parle encore, et elle aussi, des hommes et femmes que je ne connais pas légendent des galeries photos ou des récits avec "le jour des 200 coups de fouet et des 400 coups de badine". J'ai offert un sablier à Dominamant qui n'en a pas besoin, son téléphone dispose d'un mode compte à rebours. On lance les dés à 18 faces, on multiplie, il frappe, j'énumère. A haute voix ou dans ma tête. Et ce compte ajoute du piquant, et fixe des limites. Certaines comptent à rebours, jusqu'au feu, 5, 4, 3, 2, 1... Iiiiiiiiignition ! Un jour, P. l'ancien m'a demandé depuis combien de temps je pensais qu'il me fouettait. Tout mon corps chauffé, rutilé, cinglé me soufflait "2 heures". Sa montre indiquait 20 mn. Et j'aimerais faire tourner la roue de l'infortune.

Chez les couples vanilles, personne ne réclame une pipe de 7 minutes, ou trois cents caresses dans le creux poplité (devraient-ils ?). Tout juste si le 69 est d'actualité. Et puis Catherine Millet qui compte ses amants.

Mais nous, on compte, on y prend du plaisir, du piment, on valide une punition, la douleur devient un boulier, la badine l'aiguille des heures, la voix la trotteuse du plaisir, les chiffres un code alchimique.

Soudain, compter me met mal à l'aise.



Envie d'été et d'être (Narcisso Summer Show part eleven)

Rue Bricabrac, bdsm, été, chaleur
photo Disthymya

Toujours la poupée. Encore l'appartenance. Le corps morcelé qui pointe à nouveau le bout de son nez. Ma règle de trois (et plus si affinités).
Cassée en quatre pour mieux, après, me retrouver. La douleur comme un ciment réunificateur. A chacun sa partie, peu m'importe. Il y a un fil rouge. Ou bleu.

(Ma peur de masochiste, c'est d'en découvrir les clés. Il y a des mois, je lisais un texte court d'une jeune femme soumise. Lapsus occulaire. J'ai lu "j'expiais". Elle disait "j'expirais". Je lisais il y a quelques jours un récit d'une autre femme soumise. Elle disait bel et bien "j'expiais", expliquant comment elle se servait de la main d'un homme qu'elle n'aimait pas pour la délivrer des indélicatesses - ai-je entendu péché ? - de sa vie quotidienne. Je n'aimerais pas être dans la culpabilité. Mais je veux bien admettre l'angoisse.)

Il y a donc des morceaux de moi qui sont à disposition. Je suis l'alouette, bec cloué, presque plumée, en attente des coups de bâton. Ne me ménagez pas, mangez-moi, quel manège. Je n'ai plus besoin d'être attachée. (C'est trop facile d'être attachée, c'est confortable, on a tout loisir de se regarder subir. Mais c'est si délicieux.) Je suis détachée, dans tous les sens du terme. Détachée de moi surtout. C'est l'usage qu'on fera de moi qui me réunifira, qui rendra un ce corps aux quatre coins.

Dans la boîte d'un magicien, sans trucage, sans épée. Quatre séquences. Pour ne faire qu'une, sans illusion.

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Envie d'été et d'être (Narcisso Summer Show part four)

Rue Bricabrac, bdsm, été, chaleur
poupée Misao Takahashi

Amuse-toi avec mon sexe comme si c'était un jouet.
Sois le sale gosse qui essaie de casser la poupée de sa soeur, ce petit-frère qui lui tire les cheveux avant de les couper, qui la gifle, la démembre, l'écartèle, l'ouvre, l'éclate, la remplit de ce qui lui passe par la main, la remplit par sa main, tiens.
Poupée de cire qui coule comme un fruit chaud, poupée de son qui n'en moufte plus un seul, poupée de chiffon qui se fiche de tout le reste, poupée de bois qui n'est pas de marbre.
Ma chatte puppet au grand sourire Cheshire.

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Rome unique objet de mon assentiment

La diffusion sur Canal+ de Rome, une pudding-production péplumesque made in USA, permet de sauter à pieds joints dans une ambiance Néron sur Gladiator. Et pour moi de jouer, encore, à je me souviens...
Je me souviens, ô Rome, de mon enthousiasme enfantin devant les films, non seulement à pirates ou à tricornes, mais aussi à toges et galères. Je me souviens de Cornel Wilde et Victor Mature, d'Hercule contre Maciste, de Gordon Scott et de Serge Gainsbourg en fourbe de comédie et mini-jupe, des couchers de soleil de Mario Bava, même quand il signait John M. Old. Mais je me souviens surtout du claquement des fouets, des notes bourdons des chaînes, des esclaves plus belles que les reines.

Evidemment.

La scène de flagellation était un passage obligé du genre (un peu comme les scènes de café dans les films de Claude Sautet), et ce Rome à épisode emprunte lui aussi ce chemin de cliché où le dos en charpie, le centurion torturé dit à son bourreau qui le détache "C'est déjà fini ? Je commençais juste à m'amuser".

©HBO
Rue Bricabrac, bdsm, Rome Rue Bricabrac, bdsm, Rome

(Allez ensuite empêcher les enfants de penser que tout cela n'est qu'un jeu coutumier, bien moins sulfureux que ceux où l'on se trousse, se retrousse, s'emmêle, s'embrasse entre gens du sexe opposé, et qu'ils n'ont pas le droit de regarder.)

Ce genre de réplique, ancêtre du "même pas mal", litote invitant à poursuivre les sévérités, je l'ai rêvée mille fois avant de la dire. Je crois que je suis toujours capable, dans mon cinéma intime, de scénariser mille situations où je pourrais la hurler, ou la pleurer, tirade tellement plus perverse que le "merci Maître" exigé par contrat et par gonzes sans imagination. Exigez d'entendre "encore", messieurs, tandis que celle qui le gémit ne souhaite que de glapir "stop". Savourons, les filles, le retors sarcastique de la situation (pour des jeux à l'imagination ironique, allez lire les confidences de Mélie, obligée de choisir à l'aveugle ou de compter à l'envers, ou comment une tête-en-l'air se retrouver les fesses à l'air).

Rome est, bonus, une excellente alternative au Mondial. Les hommes ont les cuisses aussi joliment musclées et mises en valeurs que les milliardaires en shorts.

Enfin, dragée au poivre sur le site de Canal+, un quiz qui résume tout l'art d'smer. Quiz Souffrance/Jouissance, ça s'appelle, et il faut reconnaître entre cris et râles. un régal pour ceux qui commencent leur chemin de plaisir, de désir et d'imagination par l'oreille.

Rue Bricabrac, bdsm, Rome

Bientôt, il sera l'heure de m'endormir, dans la torpeur, tandis que les toits relayent les cris des supporters, en me voyant au centre de l'arène, Justine plus que Blandine, mais jouissant comme Juliette, tandis qu'une centurie sévit et s'amuse.
Encore.

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Sado test

Rue Bricabrac, bdsm, ELLE

De la même qu'il y a les victimes de la mode, il existe les compulsives des tests. C'est pour cela que la presse féminine juxtapose les deux.
Or donc, dans le dernier ELLE (qui demain sera l'avant-dernier), 30 questions alacon pour savoir si l'on est sarkosien ou ségoléniste, si l'on tacle Royal ou accroche le petit Nicolas.
Sarkolène et Ségozy sont donc dans un bateau, celui de ELLE.
Pieusement, avec mon petit stylo bille, je choisis un amant à Ségo, une maîtresse à Sarko, j'avoue préférer le fromage de chèvre à celui pure vache (le coup du frometon de classe, une vieille antienne, le Nouvel Obs avait fait hurler la France en 1981 avec un calendos de gauche et un emmenthal de droite), les strings aux culottes, des vacances avec Michel Blanc plutôt que Christian Clavier et la FNAC à Darty, et me voilà ultra-Royaliste.
Blague à part, entre la psychorigide et le raide psychotique, j'aurais tendance à dire que c'est blanc sado et sado blanc, qu'entre le père Fouettard et la mère fesseuse (et encore, le test a précédé la sortie mirlitaire de la fille du colon), la frontière n'est pas si terrible. Pas de quoi sortir la vierge de Max Ernst pour tout ça.
La question que ELLE n'ose pas poser est très exactement : êtes-vous un maso de droite ou un maso de gauche ? en postulant que Ségolène soit de gauche, ce que je ne m'ingénierai pas à tenter de démontrer.
(En ce qui me concerne, je ne me laisserai jamais fouetter par un sarkozyste, ça c'est sûr.)

Finalement, le plus choquant de ce numéro, c'est qu'en tournant la page après les résultats du test, des fois qu'on me demande en question subsidiaire si je préfère un sauna soviétique avec soldats de l'armée Rouge qui me fouettent avec des branches de bouleau ou une épilation intégrale au laser sans EMLA à Neuilly (fief du nain hargneux), on tombe sur la dernière invention des puritains américains, le bal des vierges, où des ados entre 12 ans et 16 ans enfilent des robes de satin pour aller jurer de garder leur fleur jusqu'au mariage avant de danser avec ... Papa. Sans même une Delphine Seyrig en fée des Lilas pour leur chanter qu'on ne doit pas épouser son papa.

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On en mangerait

À côté des miches (que j'aime ce mot, comme j'aime tous les gestes, pétrissage bien sûr, et toutes les textures, la souplesse de la pâte à lever, qu'il évoque) de pain bis, une petite ardoise d'écolier s'adresse à moi.

Demandez des punitions !

J'imagine un marché, un homme qui crierait la même chose. Je me serais pareillement sentie interpellée. Réclamer ses punitions, c'est bien un truc de maso.

Ces punitions sont des sablés, au beurre, de chez Poilâne. En cherchant chez maître Google on apprend que Poilâne le père avait appelé ces biscuits ainsi tellement ils demandent du temps à préparer.
(Dame, je vous entends penser que ce sont aussi des punitions pour nous, qui fondent dans la bouche pour se coller à jamais sur les hanches. N'aurions-nous droit qu'aux légères oublies ? )
Comme il est question d'une crémaillère, voici de quoi accompagner le thé.

Rue Bricabrac, bdsm, Punitions Poilâne
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Dans la famille Martinet, je demande le Pierre

Rue Bricabrac, Martinet, traiteur, taboulé

Ca fait longtemps qu'il me fait rire le traiteur intraitable, mais je n'avais jamais acheté ses produits. Et puis au détour d'un Champion, dont je foulais les allées pour la première fois il y a 15 jours, j'ai acquis un pack de quatre taboulés en petit conditionnement, deux dits "mexicains", deux autres "provençaux".

Pas de quoi fouetter une barquette, me direz-vous. Je vous la baye bien bonne avec mes tilts à la noix dès que le mot martinet ou fouet (aaah, les pantalons en corde à fouet du catalogue du Vieux Campeur, bah oui, je ne m'intéresse pas qu'à Galliano) apparaît dans le paysage.

Mais il se trouve que j'apprends une nouvelle d'importance. Monsieur Martinet élargit la palette de sa quatrième gamme en lançant dès le 9 mai prochain un "taboulé aux cinq légumes". (Qui vise sans doute à marquer à la culotte cette insolente campagne du gouvernement sur la nécessité de consommer 5 fruits et légumes par jour, va dire ça aux millions de personnes sous le seuil de pauvreté, et on en recause.) Les légumes en question, qu'ils soient provençaux, mexicains ou cinq, ne représenteront jamais qu'une infinitésimale proportion de la semoule (et le boulghour, il connaît pas ?) gorgée d'huile qui est le constituant majoritaire (genre élection de Jacques Chirac il y a 4 ans) du taboulé de Pierrot qui annonce pourtant sur son site 60% de légumes dans son taboulé à venir, ce qui en fait des légumes au taboulé, et non l'inverse, alors. Deux des cinq légumes (maïs, pois chiche) étant des féculents, je ne sais plus où j'en suis de mes comptes d'apothicaire.

Moi, je serais un taboulé, ça m'énerverait. Mais il a un si joli nom, l'intraiteur, que je ne le traiterai pas.



Histoire d'o...mbre (coups d'épines)

Finalement, ces annonces quinzomadaires, c'est reposant, comme les interludes à la télé, du temps du petit train rébus avec sa musiquette entêtante et bébête.
XXXB, à intervalles réguliers, me permet de vérifier que la vitre de mon scanner est propre ; me donne le temps de souffler (je sais, normalement, pour qu'un blog "marche", il faut appliquer à la lettre les recettes d'Oli dans sa note du 24 avril, mais je ne peux pas, je n'ai pas envie, je ne compte pas installer de google ads ou de allo-pass, alors l'audimat... ) ; de penser à des sujets plus sérieux (les tabous, incessamment sous peu) ou très futiles (le traiteur intraitable, bientôt sur la fréquence) ; de me fendre d'encore un de ces blogs de fainéante que j'affectionne.

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

Alors j'épingle le journal extime de son manque, le carnet à souches des sonneries du téléphone, le graphique des allers et retours ville/vert. J'écoute son délire, en présupposant que tout cela est la (ou une) vérité, sans penser message codé entre terroristes nostalgiques ou imposture d'une oisive psychopathe sous camisole chimique, je prends pour authentique ce qu'elle raconte.
Ce besoin de jalonner une relation (fût-elle fantasmée, ce n'est pas mon métier) de petits cailloux annonceurs. Ce parcours au fil des ans d'une liaison toute en dérobade. L'union du cactus (elle parle de ses épines) et de la taupours (une chimère, tiens, comme par hasard).

Et entre ces lignes dispendieuses, j'entends des choses très justes sur l'économie du ménage à deux. Le plus petit dénominateur commun de toute relation de couple, avec ce qu'il comporte, même chez les vanilles, de rapports de pouvoir, d'un qui agit et d'un qui se soumet (pas forcément toujours le même), d'un qui suit et d'un qui fuit, d'un qui est et d'un qui aime, d'un qui dit je, de l'autre qui aimerait penser nous. Il y a du sm dans tous les couples. Peut-être moins dans les couples bdsm d'ailleurs.

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Histoire d'O...bsession (Elle voit du sm partout, même dans les légumes)

Après avoir battu les oeufs, attendri la viande, ficelé le rôti, lié la sauce, fouetté la crème, brûlé l'autre crème, retourné les crêpes, voilà qu'ils zèbrent les tomates.

Rue Bricabrac, bdsm, cuisine, tomates zébrées

Où s'arrêteront les membres du canal bdsm de la cuisine familiale ?

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Elle voit du sm partout (c'est phonétique)

Quel anachronisme l'avait poussée à porter, dans l'enthousiasme, sa mini mousmé, en robe à smocks, sur les fonds baptismaux, elle toute de nihilisme, loin du catholiscisme, du traditionnalisme, mais tout autant du bouddhisme ou du calvinisme, faisant fi des sarcasmes, avec la famille venue malgré les antagonismes, les hommes en smoking, les femmes avec du jasmin dans les cheveux ?
Peut-être un fond de conservatisme, ou de snobisme, se disant qu'au sein de ce microcosme de théisme, elle transmettrait à l'enfant comme un talisman. Elle l'éloignerait, dans une superstition fantasmatique, du botulisme, des anévrismes, du marasme, de toutes ces choses qui ne se soignent ni avec des cataplasmes, ni au bismuth.
On était loin de la conception de la fillette, après avoir bu deux Cosmopolitan, so smart dans le smog londonien, cette étreinte toute d'osmose et d'érotisme jusqu'à un orgasme violent comme mille spasmes.
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Elle voit du sm partout (c'est chimique)

Rue Bricabrac, sm, samarium

Le sm existe, je l'ai rencontré.
Il court sous le dossard 62.
Il est plutôt rare, métallique, couleur silver. Sous ses aspects de glace et de miroir, il a l'enflammement facile.
On le trouve surtout dans les aimants, ces contraires qui s'attirent.
Il n'est pas dépourvu d'innocuité non plus.
Il est exactement comme je pouvais le rêver.
Il a même un nom, Samarium.

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
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L'oeil
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Le cliquodrome
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