Rue Bricabrac

Chat à chat

Rue Bricabrac, bdsm, chat
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Toy's "R" Us

C'EST dialectique mais pas automatique, ce sont toujours les femmes qui choisissent. Pendant une semaine encore, des théories de doms frais émoulus de juillet et qui rentreront dans le rang quand leurs enfants sortiront les cartables, sont à disposition sur les sites de rencontres.

Alors, mes chères, faites-leur donc croire qu'ils mènent le bal. Mais nous savons que ce ne sont jamais que nos joujoux.

Rue Bricabrac, bdsm, Woodstock
Attention, image réalisée avec un trucage !

(Évidemment, s'il est un film à voir aujourd'hui, c'est Les derniers jour du monde, avec entre autres, la très juste description d'une passion masochiste.)



Johhny, fais-moi rire, Johnny, Johnny

Rue Bricabrac, bdsm, sextoy

LE bdsm se parfume à la vanille, y a de la praline dans le soufre. Ayant pour l'élitisme autoproclamé, forme sectaire, les plus grandes réserves, cela ne me dérange pas. On en voit les effets chaque jour un peu plus, pas seulement à travers la mode, domaine créatif voire artistique (parfois) qui peut tout se permettre, mais aussi la publicité, domaine mercantile qui peut aussi tout se permettre, mais encore la presse, renifleuse de tendance qui analyse la sexualité de ses lecteurs et nous a démontré depuis longtemps les vertus piquantes d'une fessée et pimentées d'une corde aux poignets et d'un bandeau sur les yeux.

Les sex-shops, que la vogue des vibros zoomorphes aux couleurs bonbons, se sont multipliés comme des amibes, et ont rangé paddle et martinets pas loin des boules de geisha et des plugs. De la quasi-batte de cricket à quoi ressemblaient les fraternity paddles, la tapette a épousé la forme d'un coeur, les menottes se sont recouvertes de fourrure rose et les cravaches ont vu leur manche attirer les cristaux Swarovski.

Mais cela ne suffisait pas.

Ici, la cravache nouvellement arrivée avec quelques autres articles simili bdsm dans le rayon "fouette-moi" (ce qui tombe bien, sur les antennes, anniversaire de la mort de Vian oblige, on entend Johnny fais moi mal autant par Magali Noël que par François Hadji Lazaro), se voit qualifiée d'"accessoire espiègle".

Je pourrais beaucoup parler de la cravache. Celle, très luxe, sellier et tradition, tressée en bois de micocoulier qui peut entamer le cuir d'une jument pour peu qu'on y mette du coeur. Celle, plébéienne, acquise chez Go Sport ou Décathlon, qui siffle comme une anglaise et laisse sa marque. Toutes les autres venue de l'équitation ou des boutiques fétiches qui effraient, excitent, entêtent, érotisent mais aussi tracent, tuméfient, tourmentent, tarabustent.

Alors franchement, espiègle, ce n'est sans doute pas le mot qui convient. Dire que la cravache est espiègle, c'est une façon de la castrer, de la normer, de la dévitaliser.
Toutefois, préparons-nous à accueillir des singletails spirituels, des paddles primesautiers, des martinets marrants.

(Et "Cris et Chuchotements" changera de nom pour "Rires et Chansons")

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Les murs ont des oreilles

Rue Bricabrac, bdsm, hôtel
photo Mohsan

IL veut m'entraîner dans un hôtel.

Son désir est de m'obliger à garder un fin gode serré dans mon sexe tandis qu'il se déchaînerait à coup de ceinture.
Son plaisir, de m'entendre étouffer mes cris.

Je me demande ce qui a pu lui laisser penser que, dans le respect du gîte, je me garderai de manifester bruyamment les humeurs de ma douleur.
Dans un hôtel, lieu étranger où je le suis tout autant, je n'ai aucune retenue. Je suis une anonyme, au contraire de mon domicile où je croise mes voisins. À l'hôtel, je crie, je hurle, je gueule, je miaule, je feule, je gronde, je rugis, je stridule, je m'égosille, j'effraie, je mugis, je m'époumone, je glapis. Et j'en oublie.

Je m'exprime, en somme. Et j'en profite.

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IKEA en rouge et noir

ÇA klaxonne fort en bas de chez moi, les cinq premières notes du pont de la rivière Kwaï. Chic, un Marcel, au volant de son camion tout neuf, qui histoire de fêter cela, se propose de me conduire à Malmø toutes affaires cessantes.

En moins de temps qu'il ne faut pour faire le tour du périph un 15 août, nous voilà dans le temple suédois à la recherche qui d'une sauteuse, qui d'un clic-clac.

Psst, Marcel, matez un peu ! Un peu plus et on se croirait chez Dém^Wla boutique de référence. Des gants pur latex en rouge ou en noir. Avec ça, on peut jouer le bourreau de Béthune dans sa cave. Justement, pour habiller les murs, dans les mêmes couleurs, des panneaux d'organza en polyester de 300 x 60, pour un effet opaque, il faudra penser à doubler. Coussins, tapis, serviette de bain... soit l'OCI a fait une descente au conseil d'administration de la maison IKEA, soit Jeanne Mas fait un revival en Suède, en tout cas, le sous-sol du BHV a un sérieux concurrent. Le Suédois propose tout pour le donjon maison. Même les pailles sont aux couleurs clichés du bdsm qui crie et chuchote.
D'autant que le chevalet (pas encore en rouge ou noir, mais en bois brut facile à peindre) y est tellement bon marché que ça ne vaut même plus la peine de se décarcasser à en fabriquer un.

Et à deux pas des caisses, le rayon animaux confirme tout ce qui précède. Car jamais au grand jamais un chat ne grimpera là dessus. En revanche, on s'y ploiera volontiers.

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Glissements progressifs des désirs

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DES menottes de perles vêtues. Un collier de perles au fermoir menottes. Perles et menottes, les unes de synthèse, les autres de culture, un objet coquin, un bijou chérubin.

Depuis plusieurs années, le sm grignote du territoire, se niche dans la mode, se dévoile en littérature, s'expose sur les scènes des théâtres, se vulgarise au cinéma, s'exhibe dans la publicité. Autant de mondes qui appartiennent (pour la plupart) à une minorité décomplexée et bourgeoise, qui se fait un devoir de ne plus s'offusquer des avant-gardes, de peur de rater le train (qu'elle rate de toute manière, mais c'est une autre histoire). sssss

Dans un autre microcosme, celui du bdsm, les tenants du dogme, les réincarnations des grands inquisiteurs, les marquis marron et les mètres étalons sont tout chiffonnés de voir les lignes ainsi bouger. Alors que Galliano ne faisait pas encore la différence entre de la viscose et de l'organza, eux portaient déjà le cuir et le latex. Et collaient des vibros archaïques au clito de leurs soumises ou enculaient vaillamment des soumis avec des plugs de la première génération (en os). Le vulgum piétine leur pré carré, le pecus s'approprie leurs codes.

Ça me rappelle le temps de la suppression de premières classes dans le métro. À la lanterne, les wagons rouges, les heures de pointe pour tout le monde !
Maintenant, ce sont les pinces à seins pour tout le monde, et la tapette dans le tiroir de la table de chevet. Tous sans-culotte (sous les jupes). Les gueux !
Évidemment que je me marre quand je tombe sur un site de sex-toys très Madame Figaro. Il y a de quoi.
Je suis moqueuse, faut dire.

Pourtant, plus le sm deviendra quelque chose non pas de naturel, mais de passé dans les moeurs, de plus ou moins accepté, sans rien perdre de sa différence, et sans doute de sa marginalité, cela évitera, je l'espère, à des ados de se croire anormaux. Et les novices ne craindront pas de rire au nez des dogminateurs fin de race.



La vie (sexuelle) en rose

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En lisant les très intéressantes considérations colorifères de Oxtiern, en commentaires des Hématomes crochus, je tente de cerner une nouvelle couleur, quelque part entre le barbapapa et le barbie, le rose sextoy. Dit aussi rose branlette.

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Plug and Play

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AVEC M***, mon diablotin préféré, nous partons souvent en live à partir d'un rien, surenchérissant dans la déconne sans le moindre complexe.

L'autre soir, avisant un gode monté sur ballon, ou sur maximonocouille, je m'empresse de quérir son avis éclairé et décalé. Nous tombons rapidement d'accord. Soit le ballon est trop petit, soit le gode trop gros, mais plutôt le ballon, et on ne voit pas bien le plaisir de l'usage qui promet plus d'acrobaties dangereuses que de plaisir immédiat. (À noter que le machin est présenté dans la rubrique "godes realistic" - insultant ainsi à la fois le français et l'anglais - et que le modèle masculin, donc anal, est en promo.) Malgré une notice aussi tentatrice et menteuse que celles qui accompagnent les crèmes anti-rides.

À la descente, la souplesse du ballon vous accueille pour mieux vous faire rebondir et osciller au rythme de vos hanches.

Si descente il y a, c'est qu'il y a eu montée, donc un minimum de gymnastique, je lui suggère que ce même gode (ou une version 8 pouces pour nous rappeler ce fatidique fantasme masculin de la perfection pénienne) sur un très gros ballon pourrait inaugurer un nouveau mode de gym douce : le Pilates-Sutra. Quitte à jongler pour trouver un équilibre sur une bite rebondissante, autant lui trouver un effet de bord. Tu jouis, et en plus, c'est bon pour ta colonne. Sachant que les ballons Pilates peuvent aussi faire des sièges de bureau, les tensions que subissent la plupart des salariés en ce moment pourraient trouver quelque réconfort.

M*** qui est plus branché sur les jeux d'enfant que moi qui n'ai pas eu envie de repeupler le monde, hilare, imagine à son tour une customisation du ballon sauteur (chez Nature et Découvertes) interdite aux moins de 18 ans. Il ne le savait pas, mais une autre, Miss Cyberdoll alias la subversive France Cadet, l'avait déjà fait, au nom de l'art.

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installation Happy Hoppers de France Cadet

Maintenant, au nom du cochon, on peut se fabriquer le sien !



J'ai toujours rêvé d'être une gangster

... cette boutique en ligne propose tous les produits phares d’une vie épanouie pleine de charme et de sensualité pour les femmes...

ON tient vaniteusement un blogue en pensant faire des touches et au final, ce sont les spammeurs qui mordent. Bon, dans le tir groupé d'aujourd'hui, pas de poulets (mon anti-spam leur tord le cou et garde les plumes) me vantant des orgasmes à la chaîne ou un pénis long comme une rapière, mais l'incitation à m'en aller faire mes courses dans des sex-shops en ligne, discount, discrets, distrayants.

Je m'arrête évidemment sur celui qui s'adresse directement aux femmes, qu'elles prennent visiblement pour des dindes, si j'en crois leur laïus débité dans un style irrésistible :

Xxxxshop, c’est aussi une boutique de sextoys car les lingeries coquines ne peuvent suffire pur une nuit torride...

Machinshop semble faire peu de cas de l'imagination des amants, et de la superbe du mâle dominant, qui a besoin d'un assistant, canard ou lapin, parce qu'au bout de 7 minutes d'exposition rétinienne sur une suggestion de soutif et un soupçon de string, c'est mort. Si c'est comme ça, en lieu de la sempiternelle soubrette, j'opte pour Miss Capone (qui tient de Picsou). En me disant que là, jusqu'au bout de la night, je pourrais appâter du côté de la CIA, à moi les jeux de rôles pendant 24 heures chrono. Las, ces mesquins mercatis ne fournissent pas l'essentiel !

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Superbe ensemble de gangster blanc, sans armature, matière extensible, 100% polyester.Vendu sans le chapeau la mallette et sans cravate.

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Les maîtres fainéants

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HILARE, M*** me raconte la vidéo de la machine à fesser, dernier modèle, à la pointe de la mode, toute entière commandée par ordinateur. (La chose se trouve sur des sites payants, ou pas, Google est ton ami, je n'ai pas la moindre envie de lier ici des sites payants, quand aux nids à binaires, on est geek ou pas.)

Outre la laideur rare de l'engin qui ne s'accordera pas avec tous les intérieurs (mais au sous-sol d'un pavillon, ou dans un garage-donjon, tout est permis), nous nous demandâmes, M*** et moi quel pouvait être le plaisir (sensuel, forcément sensuel) du monsieur en chemise verte.

Toujours chantournée, je me creuse et j'imagine qu'il a des envies voyeuristes sans toutefois avoir trouvé dans ses relations un bourreau de substitution, à moins qu'il (ou elle) ne veuille pas entendre parler d'une tierce personne, de concurrence, que sais-je. La machine permet ce presque dédoublement.

M***, lui, s'imaginait l'homme en blaireau fainéant affalé avec bière entrain de se la couler douce.

La question reste entière : quel plaisir ? Car il s'agit bien là d'une relation sm, d'une relation, et l'intervention de la machine, déléguée aux coups, passé les 5 minutes de rigolade (un peu comme avec le fémidom qui n'est pas une dominatrice mais un préservatif pour femme, autrement dit une poubelle de table qu'on se fourre comme on peut dans le vagin en rabattant bien la collerette sur le pubis), réifie aussi bien la soumise que son dominant (on imagine le bug informatique, le beauf qui panique, ne peut atteindre la prise au risque de se prendre un coup de canne sur le groin, qui appelle la hotline "vous avez moins de 8 minutes d'attente, un téléconseiller va vous répondre, ne quittez pas..." et la fille qui hurle). Comme un premier pas vers du cyber sm.

Rue Bricabrac, bdsm, flagellation

Sur ce site assez exhaustif (jusqu'à un inventeur américain qui a fabriqué la bicyclette de Gwendoline), l'usage de la machine se justifie (si j'ose dire) par le fouettage de masses (ach, les teutons, toujours bien organisés pour juguler les foules) ou le fastidieux (ou l'injustice, le premier frappé l'étant plus fort que le suivant et ainsi de suite) des châtiments corporels pour un principal briton.

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Brève de tchat'

Rue Bricabrac, bdsm, soumise

j'ai un peu de materiel et je compte m'equiper dès que ma soumise sera validée

BON.
Je ne suis pas sûre de comprendre. Je sais qu'il existe en entreprise un truc (on me dit dans l'oreillette qu'il s'agit du VAE) qu'on appelle "validation des acquis".
Et le sens de la phrase laisse en effet penser que la soumise est une acquisition, et une fois celle-ci réalisée, il sera temps d'investir dans de l'équipement. Le faire avant d'avoir collé l'oiselle dans sa cage serait investir à perte, car si soumise pas validée, ou si soumise invalide, fouet sans objet.
Et un équipement sans le cul kivabien (ci-dessus, spéciale dédicace à celui dont j'ai oublié le pseudo, une soumise en attente de validation, et ce depuis les années folles), c'est comme un maître sans marteau.
Ou quelque chose de ce genre.



Fouette coussin (et plus si entente)

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POUR saluer comme il se doit le solstice d'hiver, j'ai entrepris hier un de ces ménages qu'on ne saurait confier à personne. Car pour bouter la poussière hors les murs, il faut payer de sa personne, et d'une manière qui n'est pas prévue par la convention collective des gens de maison (et heureusement pour eux, sinon, on trouverait bien plus de soeurs Papin dans les beaux quartiers).

Préférant de plus en plus la bougie à l'électricité et le balai à l'aspirateur (même si ce dernier s'avère indispensable, le premier à une qualité magnifique : le silence), et ma tapette à tapis se trouvant, on se demande pourquoi, dans le sac à malices, lequel, on ne dira pas pourquoi, est dans le box d'un ami actuellement terrassé par les virus et les emmerdeurs (j'ai mis "et" car les uns et les autres peuvent se confondre). Or donc, dans une drôle de boutique qui prétend vendre des vidéos, mais recèle aussi des raretés dans la série "Hello Kitty" ainsi que tout un tas de gadgets pour la maison que le téléachat ignore à tort, j'ai trouvé un modèle plus simple (un coeur au lieu d'un bretzel) de tapette.

Les coussins et le canapé ont eu droit à une raclée qui m'a permis de renouer avec un bruit que je n'avais alors entendu que chez les cannes de belle facture. Du sifflement du meilleur augure. Il faut dire que j'y mettais du coeur. Si acariens il y avait (bien qu'ils fassent peur en photo, leur présence ne me crée aucune réaction allergique), à mon avis, ils ont passé l'arme à gauche, et fissa. La poussière s'envolait à plus d'un mètre (pour sûrement revenir se nicher dans le velours sitôt mon cul tourné).

J'ai toujours adoré la cuisine thaïlandaise, désormais, leurs tapettes me seront aussi chères (enfin, pas plus que deux euros).



Miscellanées liées de décembre

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JE ne vois pas pourquoi, alors que les magasins sont ouverts et achalandés ce dimanche, je ne reparlerai pas de la crise. Le Times présente comme une panacée la french maid, celle qui fait tellement fantasmer les Anglais : "Bend over, Fifi !" (dans les fantasmes des Anglais adeptes de la discipline domestique au sens ancillaire, la petite bonne frenchie s'appelle de préférence Fifi). De quoi devenir vénale ? Non, ce n'est pas le fond de l'article. Ce sont des propos de Laurent Wauquiez sur les emplois de service avec super discount sur les impôts, tenus avant l'arrivée de l'arrogant sinistre de la "Relance" (si j'en avais, je me les boufferais). Et puis à mi-article, on apprend que la femme de ménage d'aujourd'hui ne porte plus la petite robe noire, le tablier blanc et le plumeau. Pour Fifi, il faudra continuer d'aller dans les urinoirs des pubs, elle prend la position contre quelques dizaines de £.

À défaut de porter le corset sévèrement lacé dans le dos, celui-ci ne demande qu'à se pencher vers l'avant ("Bend over, Fifi", again) ou à lever le pied, et satisfait mon goût pour les grolles oversized, vélocipède oblige.
En revanche, je ne suis pas sûre que le dessin du vibromasseur Touché™ (marque qui aime le rose et le mauve plus que les forains des stands à guimauve, qui a collé un rasoir dans un vibro, et une couronne sur un autre, ces Hollandais fument vraiment du bon gazon) apporte quelque plaisir supplémentaire en chassant sur les terres du laçage tous azimuts dont Chantal Thomass fait son miel.

De la canne à sucre dont elle a fait son nom, on garde la canne et quelques breloques. Pour annoncer la couleur et la pliure, tout est bon. Je l'aime chaud, au cul. Nobody's perfect, surtout pas moi. J'ai trop lu les liaisons dangereuses pour me contenter d'un missionnaire et puis dodo.



Miscellanées liées de novembre

Rue Bricabrac, bdsm, miscellanées
photo Rankin

QUATRE des huit parfums (le sex-toy étant porteur, il y a une expansion du marché en ce moment qui permet de trouver tout et n'importe quoi) de ce retardateur (sans doute une crème genre Emla, ou d'un quelconque menthol fugacement désensibilisant) sont liés à l'alcool. Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux proposer à l'éjaculateur précoce quelques mojitos ou coupettes (disclaimeur : l'alcool est mauvais, trois verres etc., ne pas abuser, femmes enceintes, Borloo, toussa...) afin de le ralentir sans lui faire l'insulte de lui enduire le sexe d'un produit qui met le doigt (et pas seulement) sur son big bog problème, ce qui suppose par dessus le marché une manipulation qui le fera partir avant même que l'onguent n'exécute son effet supposé (et je ne moque pas, j'en ai connu un dans ma vie, j'étais amoureuse en plus, c'était un calvaire, encore plus pour lui que pour moi, un simple baiser et quelques caresses à peine préliminaires et pouf, fini).

Une enquête récente a expliqué pourquoi l'homme préférait à toutes les couleurs le rouge (Desmond Morris dans "Le zoo humain" avait déjà donné les mêmes pistes) dont on se colle du lipstick Russian Red de chez M.A.C., oui, le même que Dita, pour rappeler aux hommes que s'ils s'y prennent bien, on aura les tétons, les aréoles et les autres lèvres pareillement cramoisies, et pour les bdsmeurs, ce seront des parties du corps encore plus étendues, tout comme la guenon en chaleur). Mézalors, que dire des si tentateurs et sensationnels bas noirs ? (Dommage que ce site ne soit plus maintenu, il était beau, pertinent, coquin, intelligent, évident quoi.)

Le lien de cul explicite, il en faut, c'est Public Disgrace, pour tous ceux, dont je ne suis pas, qui fantasment sur l'humiliation publique. Quelques teasers gratos, le reste évidemment contre rétribution. Ces images qui choquent et font débat entre sites pourtant bien dessalés prouvent que quand les États-Unis ne sont pas puritains, ils y vont à fond.

Enfin, le titre de "marquis du mois" revient à l'auteur de cette précision

Homme dominateur, voyant le BDSM comme un pigment de la relation

On peut choisir la couleur ? (Oui, moi aussi je lapsusse, ce qui n'est pas une raison pour ne pas se moquer des autres. Nomého.)



Cacher pour mieux montrer

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Y a pas à dire, ça fait envie. La mode girlie envahit les sex-shops, pimp my box, j'ai l'air fin du coup avec mon énorme sac-valise Kipling planqué dans le box de Marcel !

26 cm x 13 cm. En rupture de stock ? On y met quoi ? Un pearl rabbit et un foulard ? On le cache dans son armoire à secret, à côté du cahier matelassé et son identique mini-cadenas, caro diaro ? Ou au contraire, il trône car après tout, ces quelques centimères cubes de skaï et de nylon ne sont pas là pour cacher, mais pour se montrer. À la limite, pas la peine de le remplir.

Trop chou pour être malhonnête. Lolita est bien loin.

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Le bon usage

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photo China Hamilton

J'ADORE les modes d'emploi.

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De la même façon que les verges doivent séjourner dans l'eau vinaigrée pour garder leur verdeur (si j'en crois la comtesse de Ségur et quelques récits cheap de flagellations), que le cuir garde sa souplesse et son mordant quand bien nourri avec le lait idoine, les cannes réclament elles aussi leur hydratation.
Ce pourrait être une publicité pour un nouvel élixir de beauté, tiens... Tonifier, nourrir, hydrater, le secret de longévité de vos jouets.

Je sens à quoi je vais employer ma soirée...

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Fist Joking (2)

ZEN. Le fist zen, ça existe. Plus zen que ces sex-toys, tu meurs. Le fist à portée de main, si j'ose dire.

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Mention particulière au double fist qui n'est pas constitué de deux godes séparés, mais de deux poings successifs, ce qui est fortiche. Gourmandise ou goinfrerie ?

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Miscellanées liées de juin

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Alyz

IL fait chaud, les risques d'incendie nous guettent, il est temps d'acquérir ce livre tellement typiquement américain sur les dangers des donjons et comment agir okazou. Écrit par une figure de la scène sm de San Francisco, Jay Wiseman, dont la péremptoire compagne Verdant, bien connue de ceux qui fréquentaient alt.sex.spanking il y a 15 ans (et peu avare de conseils sur comment désinfecter sa cravache), on y retrouve ses habituelles préoccupations très très safe. Tellement que s'en devient drôle plus que dissuasif.

Il fait toujours aussi chaud, c'est le moment de sortir ses tee-shirts. Pourquoi pas celui-ci, qui permet de prendre un homme en otage sans le moindre risque. Et d'afficher la couleur (il y en a des centaines sur ce site, quelques autres assez amusants comme la fille en hot-dog, cul levé, jeu de mot sur doggy style).

On peut aussi aller reprendre un coup de chaud, mais au moral, au Cabinet des Curieux, un beau lieu qui reprend l'idée des cabinets de curiosités, en l'axant sur l'érotisme bizarre. On y retrouve quelques chouchous de la rue (Akiza, Anxiogène), et les univers sublimes et inquiétants d'Alyz et Natalie Shau. Tous ces artistes sont originaux, singuliers, jeunes, tordus et attisent en effet la curiosité.

Pour se refroidir les idées, ce gode caméra qui permet de se donner du bonheur tout en permettant à un partenaire gynéco refoulé de voir l'origine du monde comme même Courbet ne l'avait pas pensée.

Écologie oblige, un petit coup de Green Porno made in Isabella Rossellini, Sex to die for, hilarant, sur Youtube en attendant que les Français puissent le voir sur le site de Sundance.

Et puisqu'on est dans le cinéma, direction la cinémathèque dare-dare pour profiter du cycle Jess Franco, et tout à l'heure de son Sadique Baron von Klaus. Y a la clim'. Heureusement, parce que Franco est un spécialiste des adaptations kitsch de Sade, des prisons de femmes et du gore-érotique, le tout à grand renfort de zoom et sans un rond.



Une épine dans le pied

Si jamais le coussin ne suffisait pas à faire oublier toutes ces femmes en sneakers, baskets, charentaises et babouches, voici l'ultime objet branlatoire, le "it foot", le deux en un (non point deux pieds, mais ça existe aussi), le pied sans la tête, le talon sans l'estomac, le fetish réduit aux acquêts pour le footlover au taquet.

Quand prendre son pied équivaut à lui faire du rentre dedans. C'est plus du sexe, c'est du Devos. Le corps morcelé n'en a pas fini d'avoir des horizons qui déchantent. (Plus laid, ça va être coton.)

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Le pouvoir des chats (à neuf queues)

ET même plus que neuf. En ce jour chômé (enfin, pas pour tout le monde), prétexte à pont et service minimum, l'atelier travaux manuels doit pouvoir trouver sa place. Dans un total respect du pouvoir d'achat puisque, comme dirait Luc Chatel, suffit d'acheter des trucs pas chers.

Donc un peu de gaffer, de la cordelette (perso, je préférerai du lacet de cuir, plus mordant, et une autre couleur que le jaune), un vieux stylo hors d'usage, et tout est prêt pour jouer à colle, papier, ciseaux jusqu'à l'obtention d'un petit fouet pour, car il n'y a pas que le cul dans la vie, le sexe et les seins.

F***, mon confident, qui est ce qu'on appelle un "painslut", trouve évidemment ce petit fouet sans aucun intérêt. Je lui explique que les hommes visent souvent très mal, donc autant qu'ils aient outil à leur maladresse.
Et puis, comme dit la charmante tenancière de la boutique de référence, cela fera un excellent warmup.

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Miscellanées liées d'avril

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photo Donna Trope pour Christofle

LE gros Douillet s'est offusqué des anneaux de RSF. On lui a cassé son beau symbole olympique, ses anneaux toucouleurs, son monde meilleuR. Il faut dire qu'au niveau visuel, il a fait très fort, Ménard (ou plutôt les créatifs de l'agence Alice qui ont dessiné ces menottes en quintette). J'attendais que les flicards, fort nombreux hier pour protéger le VIIe arrondissement de l'irruption des lycéens qui réclament inlassablement des profs et des options, c'est dire leur dangerosité, ne protestent à leur tour contre ce détournement de l'un des attributs majeurs de leur fonction. Mais non, rien. Alliance muet. Pas plus de son du côté du club des poètes de Cris et Chuchotement (oui, interviewé par Elle ou Match, Monsieur Pascal le tenancier avait déclaré "tous mes clients sont des poètes", on ne s'en lasse pas) non plus. Je suis sûre que cette après-midi, autour du buffet gratuit de gâteaux, on ne verra pas un seul fanion "touche pas à mon fetish".

Parlant de poulets, les nombreux CRS et gendarmes mobiles croisés hier (non, je n'habite pas le VIIe, je me contente d'avoir parfois à le traverser, même quand les forces de l'ordre s'installent dans mes pistes cyclables et me laissent passer d'un air plein de commisération pour une plouquesse à deux roues), portaient, entre autres coquetteries à la ceinture, un masque à gaz leur battant la fesse. J'ai alors regardé de plus près ce terrorisant sextoy en vente chez nos amis britons. Je m'interroge sur l'usage. Qui dit masque à gaz, dit gaz. Qui dit tuyau, dit conduite. Qui dit gode dit intromission. Cette chose hybride est-elle destinée à obliger la porteuse à respirer les pets cherchés à même la source ? C'est une version bdsm de Pereflat ? Je reste perplexe. (Sur le même site, on trouve aussi la poupée gonflable E.T. à trois seins et toute verte. Jouissons sans entraves !)

Une autre histoire d'ann...O, loin de celle qui parle d'un monde pourrave. Le très bourge Christofle, agrandit sa gamme et la vante par une image du plus beau porno chic, empruntant la métaphore chevaline jusque-là propre à Hermès, sellier aux origines, et surtout, calquant son visuel sur celui des images de pony-girls. Le mors au dents, oui, mais en argent massif. La chalande de la rue de Passy va frémir en déposant sa liste de mariage. C'est autre chose que du Guy Degrenne, palsambleu ! Hue cocotte !

Le pompon du mois, question grosse déconne, c'est ce sublime site qui explique comment réconcilier une âme chrétienne et un corps bondé. C'est grand. Merci de croire en Dieu, c'est toujours un plaisir de rigoler avec vous, les mecs. Le pire, c'est quand il est dit que les rapports de D/s s'apparentent assez à ce que la Bible dit du mariage : car c'est rigoureusement exact. L'oppression de la femme par l'homme, c'est cela la D/s, rien que cela. Je ne sais pas comment ils vont s'en sortir avec les dominatrices et leur soumis, même dans le cadre du mariage, parce que sur ce coup, la Bible n'a pas trop moufté, mais avec un peu de talent herméneutique, ça doit pouvoir se faire en trois coups de cuiller sur le popotin. Il va falloir attendre que le site se soit étoffé pour s'en repayer une tranche. Idem pour le sadomasochisme. Sans doute un rapprochement avec les châtiments corporels comme juste expiation des fautes de la meuf qui a fait cramer le rôti ou pris une prune en dépassant la limitation de vitesse. Sur une page voisine, des adeptes ont lu les Écritures et s'ils y ont trouvé tout ce qu'il faut pour condamner l'inceste, la bestialité, l'homosexualité et tout le tralala, ils n'ont rien trouvé qui bannisse le BDSM. Gloria et amen, fouette mon fils. (Il faudrait penser à les mettre en contact avec la fille de Moshe Dayan, Yael, députée à la Knesset et féministe militante qui a aussi lu la Bible à la loupe et qui y a trouvé tout ce qu'il faut pour prouver par David + Jonathan que Dieu était à donf' pour l'homosexualité.)

Pour finir sur une bonne nouvelle, la France est championne du monde de baguette. Ce qui ne signifie hélas pas que le Français dans sa majorité sache la manier d'une manière un minimum jouissive, mais on peut rêver. Bien moulée, pour moi !



Le pouvoir des chats (2)

Rue Bricabrac, bdsm, panoplie
photo Sharpereye

J'imagine que vous avez votre propre matériel ?

OUI, bonhomme, t'inquiètes, tu n'auras pas à te coltiner ton petit sac de gym désuet caché au coffre avec les précieuses reliques acquises entre chien et loup à la boutique de référence (cuir code : black only) plus la cuiller en bois que ta femme cherche encore (je suis un peu énervée sur le marié en ce moment, j'ai eu une avalanche de "marié mais libre et je ne le cache pas, mais je ne vais quand même pas le mettre dans mon annonce) et le vibro en solde chez Concorde (sous pli discret). Je suis du genre meilleur ouvrier de France, de mes années de compagnonnage et de mon tour des pratiques, j'ai un trousseau bien complet, des choses exotiques qui viennent de pays étrangers ou du sous-sol du BHV, des cadeaux de dominamants attentionnés et des cuirs de couleurs chinés à l'arrache sur eBay.

Le diction du jour est donc : à bonne maso, dodue dot.

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Johnny (ou quelque soit ton nom), fais moi mal !

Rue Bricabrac, bdsm, masochisme
photo Neufleisch

J'AVAIS un jour, intitulé un billet Maso chic ?, en réaction (comme quoi, la réaction, c'est toujours mauvais, seule vaut l'action) à la parole psychanalytique "posture masochique".

Guère plus avancée sur ma posture (le plus souvent, au propre comme au figuré, dans celle de la dinde qui se fait farcir, croupion frétillant dans un cas, cul désolé dans l'autre, invariablement pointé vers un mâle dominant, un indice, dans le deuxième, il porte des talonnettes et n'a, en ce qui me concerne, aucune ambition sexuelle), je m'aperçois, qu'Utena en soit remerciée, qu'un sex-shop douillet propose des toys (tout de suite, en anglois, ça passe mieux) pour maso-chic.
Il y a bien plus d'un tiret qui me séparer de ce chic-là (le mien n'étant qu'un tribut un peu pitoyable aux jeux de mots à deux balles - JDMA2B - digne des derniers billets Verm'O). Je n'ai jamais été tentée par les menottes gold (encore moins baby rose ou aubergine), même pas pour me rendre à un cocktail mondain histoire d'être ton sur ton avec les chocolats de l'ambassadeur, et les martinets qui ne font presque pas mal m'ennuient.

Moi, je veux avoir mal. Pour de vrai. Bien mal, comme je le dis souvent, et mal bien. J'assume que je puisse, parfois, pleurer de douleur (quand bien même je dois reconnaître qu'à chaque fois que j'ai pleuré, c'était plus par amour, par culpabilité ou une raison tierce, mais jamais par la douleur pure, car personne n'aurait voulu cela, en vérité, pleurer de douleur, c'est bon pour la littérature). Je ne veux pas jouer à faire semblant. J'accepte sans peur ni pudeur de porter les marques de ces jeux dangereux. Je veux haïr, dans un bref éclair, celui dont j'aime les tracas. Je ne sortirai pas de mes gonds, de mes nerfs, de mes muscles, de ma chair, de ma peau, si on me fait juste "un peu" mal. Je n'en serais que rapidement frustrée.

Masochic oui, j'assume la pirouette, mais je ne suis pas maso-chic. Mon masochisme, qui remonte presque à avant le vocabulaire, est indissociable de l'érotisme. Et l'érotisme, ce n'est pas chic (d'ailleurs, le porno-chic est un oxymore). C'est trop vivant, trop grouillant, trop puant, trop mal élevé pour être chic. Ce n'est pas non plus "un peu", mais trop. C'est une affaire d'odeurs, de fluides, de rictus, de borborygmes. Quand j'implore la pitié, ce n'est pas du cinéma, du chiqué, du cliché. Quand je crie, je ne tiens pas la note, je ne fais pas d'harmonie. Quand je me tords, je ne me demande pas si la photo sera bonne. D'ailleurs, on ne fait pas de photos.

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Mauvaises vibrations, man...

Rue Bricabrac, bdsm, vibrations
photo Shadowplay

LES petits rois fainéants sont servis.

Le fouet vibrant, et la cravache pareillement parkinsonnienne, existent en magasin (je décommande vigoureusement le premier qui pratique des prix et une orthographe honteux, et proposent dans leur rubrique sex toys funny, une kyrielle de fruits et légumes grotesques, dont le pompon revient aux boules de geisha en forme de fraise. Tue l'orgasme, je dis.).

Je ne suis pas sûre de bien saisir la subtilité de ces objets, sauf à conchier le développement durable, je ne vois vraiment pas. En même temps, difficile de passer à côté en faisant semblant de ne pas les voir.

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Tu me fais de l'électricité

DANS une version particulièrement sadique de Big Brother (non, je ne parle pas de BNN, cette chaîne de télé hollandaise qui a fait sa grosse pub en piégeant grâce à un rein improbable gogos et journalistes, ça leur apprendra à ne pas enquêter avant de caqueter les infos comme n'importe quel blogueur), les candidats sont soumis à des épreuves incluant des décharges électriques.

Rue Bricabrac, bdsm, électricité

Je n'ai jamais testé le gode gégène de mon ami K***, tout cela n'étant pas encore assez dénoté pour moi, et je pense plus torture qu'érotisme. (Ce qui ne veut pas dire qu'un jour, je ne me ferai pas prendre par surprise ou au jeu et je filerai au 7e ciel d'une décharge bien nommée. Mais je n'en suis pas là.)
Pour ceux qui aiment les jeux de société, ou celui de la patate chaude, ou qui cherchent un motif de punition, ou qui veulent tester le degré sm de leurs amis (quitte à les perdre) cette balle est un nid électrique. Ce cadeau d'un goût exquis et qui ravira vos amis (c'est pas bientôt la fête des pères ? y compris les fouettards ?) se trouve dans cette antre.
Enjoy !

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Que d'emotions !

Ils sont sans conteste ravissants, extatiquement nommés (abandon, esclave...), subtilement différents (s'attache à un bondage, flatte le clitoris)... mais titane ou pas, ce ne sont pas des Fabergés.

Et pourtant

Rue Bricabrac, bdsm, vibromasseurs
+
Rue Bricabrac, bdsm, vibromasseurs
=
Rue Bricabrac, bdsm, diamants

la dernière création de Mauboussin (et aussi l'une des moins clinquantes).

Le hasard veut que les oeufs vibratiles tout comme la fleur de diams fassent chacun partie d'une collection qui s'appelle émotion.
J'ai très envie d'être émue. Très très très émue même.

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Histoire d'O...mbre (Happy end ?)

À plusieurs reprises, depuis 8 jours, cette annonce.

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

Est-ce notre XXXB qui a perdu son B(lues) en retrouvant son A(mour) ? Mélie Hari dit que non, penchant pour une copieuse, moi, j'y retrouve ses salves et sa musique. L'inspectrice Columbine et l'expert Comme Une Image auront peut-être des lumières.
Est-ce que (-B+A)=D(ésirée) ?

Vite fait toujours, entre deux défilés, bientôt la fin du printemps/été, quoique non, y aura le prêt-à-p', un de mes objets de fantasme préféré. Le carcan. Celui-là est particulièrement sioux donc terriblement excitant.

Rue Bricabrac, bdsm, carcan

Il s'occupe du haut du corps, à moins qu'il n'y ait quelque annexe serre-cheville hors du dessin (sorti de l'album Contraintes de Tonton Ficelle alias Jean-Claude Baubolin, via Azraël). Et ne permet aucun tortillement de hanche, ou d'une amplitude tellement faible que c'en serait pathétique. Subir, dit cet objet. Et crier. Et peut-être battre des pieds comme une sirène hors de l'eau, pour rien, pour s'épuiser un peu plus vite, pour inciter à plus de pluie rageuse sur la croupe, les cuisses, le dos. Aucune échappatoire à cette prison de bois, de poche et de proximité.
Et comme dirait une belle amie, Gnaveu !

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Mauvais esprit de nouelle (10)

Puisque la fête du consumérisme d'hiver se termine, voici les derniers objets qui traînaient dans ma hotte, parodie de liste à Rockenfeller de la part d'une Cinderella qu'en peut plus, mais alors plus du tout, de ces célébrations sur commande.

À 1369 € le godemiché en obsidienne (en or, il faudra compter le double) ou 1500 € celui en argent et verre, à 370 € la cravache de m'as-tu-vu et 310 € le martinet en vrai cheveux (au moins, il pourra finir en toupet pour les chauves et en touffe pour les relapses de l'épilation laser), ça finit par filer un peu la gerbe...

Je n'ose penser aux frais de bouche d'hier soir, on doit frôler, peut-être pas le PNB du Malawi (avant les prodigalités de Madonna) mais sûrement ceux de la rombière Bernadette C. quand elle avait table et Danette ouvertes à la mairie de Paris.

Je préfère applaudir la geste spectaculaire, qui fit hausser les épaules à Chantal Vautrin (si vous trouvez, à raison, qu'il serait mieux de faire dormir les sans abris au chaud que les avec abris au froid, ouvrez les portes de votre ministère, il y a sûrement de la place en rab), des bien nommés enfants de Don Quichotte, qui se battent contre le vent glacial, le général hiver et l'indifférence quasi générale en dressant des tentes au bord du canal Saint Martin.

Année après année, la goberge et les cadeaux ont un goût de plus en plus amer. Qui sait, un jour ils comprendront qu'à l'image de dieu avec qui il partage une grosse barbe blanche, le père noël n'existe pas.

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Mauvais esprit de nouelle (5)

Ni cuir ni noir, encore moins vinyl et rouge, mais chocolat (le nouveau noir) et en croco, ce kit de bondage pour lit signé Kiki de Montparnasse (qui tient boutique kinky à New York) a de quoi combler les plus sophistiqués des adeptes de la scène sm.

Si le paddle tient plus de la décoration de sapin de Noël que de l'instrument sévère qui tatouera ses écailles sur la chair de poule de fesses effrayées, les menottes aux fermoirs d'or (plus classieux que les diams) ne dépareront pas un lit aux draps de soie et brilleront longtemps dans la nuit. (450 €)

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Mauvais esprit de nouelle (4)

Trouver un beau baillon est presque aussi difficile que de trouver un beau parapluie. Dans les deux cas, la fonction prend le pas sur l'esthétique.

Le baillon-boule donne une bouche de poupée gonflable, la poire d'angoisse fait disparaître la bouche et le mors, le plus beau des trois, cache mal la bave qu'il déclenche. Un joli foulard ou une cravate ont du style, même s'ils n'assourdissent rien.

Et puis un jour vint le baillon bouche. Lèvres de geisha (existe aussi en version ouverte, mais je trouve celui-ci infiniment plus aimable), beaucoup de blanc et une tache de rouge. On l'embrasserait volontiers. (112 €)

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Mauvais esprit de nouelle (3)

Les bricoleurs n'auront besoin que de quelques jours, d'huile de coude et d'une descente chez Bricorama pour customiser un innocent sommier en lit à baldaquin qui cache bien son jeu.

Les autres iront se fournir de l'autre côté de la flaque où quatre styles de lits/Janus les attendent, tous avec montants imposants et anneaux soigneusement dissimulés. Ils permettent, quand on n'y dort pas, d'avoir un donjon dans la chambre à coucher. Evidemment, ça ne s'accorde pas vraiment avec tous les intérieurs et ça pourra jurer avec une décoration Jugendstyl ou André Saraiva, mais on peut y attacher une femme, un sling, deux hommes...

La finition rouillée est du plus bel effet, si jamais les anneaux grincent, l'illusion sera parfaite. (De 1900 à 2500 € selon le modèle et la taille, plus les frais de transport depuis les USA).

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Mauvais esprit de nouelle (1)

Le son des jingle bells et la profusion de vieillards affublés d'une surcharge pondérale et d'uncostume rouge ramène à la nouelle, même si on n'aime pas, on ne fête pas, on boycotte, on boude. Cadeau, cadeau, cadeau... je compte les cadeaux pour m'endormir.

Alors, dans une cheminée virtuelle devant laquelle quémandent des torture shoes, il y a des rêves de joujoux chics et surtout chers. Comme disait un jour, cité par Paris Match, journal exemplaire d'information, un participant du bal de la Croix Rouge à Monaco "ici, j'oublie la crise". Rue Bricabrac se met à ce diapason obscène. Ca va être pétasse, bling bling, coûter un bras, même pas faire mal. Mais c'est décidé, Moumoune, on fait péter le Codevi.

Le carrousel aux cadeaux commence par ce qu'on n'ose tout de même pas nommer un martinet, des crins roses tressés comme Mon petit poney et un manche en ébène recouvert de croco. Les longues soirées d'hiver, si mémètre a dû retard, on pourra se désénerver les doigts à tresser et dé(s)tresser les poils rose, qui poussent peut-être comme ceux de Mon petit poney... (249,69 €, création de Shiri Zinn, dont on reparlera ici.)

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Respecter la règle



Hum, ce n'est pas très pratique cette poignée, là...
Rue Bricabrac, bdsm, fessée, règle Pour fouetter, non, en effet. Mais on fera avec.

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Un pneu de plaisir

Rue Bricabrac, bdsm, Sylvain Coeur-Jolly

Sylvain Coeur-Jolly est sans aucun doute un joli coeur mais surtout, pour qui ne le connaît pas de près, un créateur grand recycleur (respect à son empreinte écologique) qui travaille le caoutchouc pour en faire des ravissants petits ensembles fetish sur mesure, de la robe froufroutante à la coiffe nonne troppo (ne pas manquer de visiter les galeries), du collier au fauteuil.

Le fauteuil. Quel fauteuil ! Un fauteuil de soumission. Tout un programme. Attache-moi. Il le fait. (Il, c'est le fauteuil, bien sûr). Et ne lâche pas. Enfin, j'imagine. Sous ses airs confortables, il ne doit pas être commode, ce fauteuil. Certes, il ne s'intègre pas forcément à tous les intérieurs et devra trouver sa place entre un Poltrona Frau et un ligne Roset, l'idéal étant un grenier dédié pour évietr de faire jaser ou de se retrouver avec des otages volontaires, mais il est drôlement tentant. Saluons donc ce garçon (Sylvain Coeur-Jolly, pas le fauteuil) plein de ressource qui travaille pour le bien-être et l'élégance du monde bdsm.

Qu'on n'aille surtout pas penser que ce billet est un hommage subliminal à la mémoire d'Édouard Michelin, récemment disparu au large de Sein tandis qu'en Indonésie, 3 000 morts n'émeuvent que leur famille. Laurence Parisot a très bien salué la mémoire de ce patron d'exception aux méthodes novatrices et révolutionnaires, puisque si son papa licenciait parce qu'il n'y avait pas assez de boulot, lui a fêté son entrée en fonction en larguant 7 500 employés alors que la société affichait 20% de bénéfices. Encore une parenthèse qui n'a rien à voir, sauf le caoutchouc. Autrement dit, entre les pneus neiges et le noir siège, j'ai choisi.



La malle des dingues

Il y a une dizaine d'années, quand je fréquentais des newsgroups américains comme alt.sex.spanking (dont l'acronyme donnait ironiquement "ass") puis soc.sex.spanking (existe aussi en version bdsm et bondage), je me souviens d'un couple dont l'une habitait Seattle et l'autre Halifax. Un soir, sur IRC, il m'avait dit, parlant de son voyage le lendemain même "tant de bagages pour si peu sortir de l'hôtel".
Comme quoi, nos jouets, on les aime. Je me sens si nue sans ma cravache made in GB... Et quelle punition tiendrait sans le martinet de latex ? Et l'auréole aux sensations si particulières ? Et au moins une paire de pinces, et la corde là, oui, celle-ci...

Je comprends bien le point de vue de Stéphane, au diable la routine et exploitons les ressources locales. Un séjour au ski ? Les bâtons feront parfaitement l'affaire (ceux de ski de fond, naguère en bambou, aujourd'hui en fibre de carbone, se nomment toujours familièrement "cannes") et la neige offre des possibilités de chaud-froid infinies. La campagne, pas de soucis, orties, branches de tout poil et calibre, balançoires dans le jardin, souches propices... La mer et ses chemins de contrebandiers peuplés de genêts, bondage d'algues, corrections sur peau mouillée (et oui, si on trouve un saumon, gifles à gogo). J'aime tout autant la valise franche du collier de Gilles, son côté rangé comme à la parade qui dit "oui, et alors ?" mais perso, toute seule, je me métamorphoserai en tomate avant même de monter dans le taxi supposé me déposer à l'aéroport. Même si, si si Aurora, les sacs géants à roulettes ont fait des progrès depuis mon vieux Kipling. En lieu d'une simple sangle en guise de poignée, ils sont dorénavant équipés d'une tirette façon trolley. Donc supposément plus maniables.

Sur les groupes de discussions cités plus haut, un intervenant avait un jour posé la question suivant "Dans quels états américains avez-vous déjà été fessé ?" Moi qui raisonnait plus en termes d'émotions qu'en terre géographiques, j'imaginais les uns et les autres devant une carte du pays, ambiance état major après Pearl Harbor, plantant leurs petits drapeaux. Fais tes valises, moumoune, on part dans le Wisconsin !


Et si les étiquettes sur cette malle du temps jadis signifiaient plus qu'un simple séjour dans un hôtel de luxe mais le souvenir cuisant d'un jeu bruyant ?
Bon voyage !

Bon voyage à Françoise d'Eaubonne, so long sista !

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Sac à mal...ice

A moins de vivre dans une maison, sans visiteurs indiscrets ni femme de ménage, d'y être sans enfants, ou d'avoir son donjon bien aménagé et solidement verrouillé défense d'entrée sans le sésame qui va bien, le rangement des accessoires de nos délices pose un jour ou l'autre problème.

Pas au tout début. Le ou la débutant n'a besoin que de son corps. Une main, un bras armé d'une envie de frapper, deux mains voire, et le tour est joué, quelques beaux moments percutants sont à venir. Mais de la même manière que s'il peut-être doux de vivre de pain et d'eau fraîche, l'envie ne tarde pas de découvrir d'autres sensations. Tant qu'on s'en tient au martinet made in France, celui qui tient dans la main et presque dans la poche, la cachette sera assez simple à trouver. Surtout qu'il se prête à merveille à l'effet lettre volée ou au jeu de mot, et j'en connais une qui le laisse en permanence dans sa cuisine, dans une cage à oiseaux.

Comme de bien entendu, on n'en restera pas au martinet des familles. Et c'est ainsi, en matière d'équipement bdsm comme de trousseau pour les filles à marier du temps jadis, que les pièces s'accumulent. On ramène des tawse ou paddle de ses voyages, on craque devant la vitrine d'un sellier, on part acheter un agitateur de rechange, on revient avec 20 mètres de chanvre, le temps passe, le sac grossit, la cache n'en peut mais.

Il y a trente ans, je ne possédais aucun jouet. Maître Stéphane qui en réalité se prénommait Franck me visitait avec un de ces sacoches anciennes et joufflues que les médecins affectionnent parfois et qu'on appelle baise-en-ville. Dans le cas de Franck Stéphane, c'était un fouette-en-ville. Aucune cravache ne pouvait y tenir, mais l'ensemble permettait déjà une foultitude de variations.

Dominamant possède un de ces petits cartables en toile que l'on reçoit à toutes sortes de congrès, pauvre cartable crevé de partout et qui ne peut plus contenir les nouveautés, l'essentiel étant qu'il soit à l'abri des yeux innocents...

Je ne sais plus très bien quand et pourquoi j'ai commencé à me constituer ma propre panoplie. Je me souviens juste de la surprise d'un dominateur, il y a longtemps, devant mon équipement. Longtemps, il a tenu dans un - grand - sac FNAC, caché dans un placard haut perché. Les cravaches se glissaient facilement individuellement dans la bibliothèque, derrière les livres. Il suffisait de se rappeler si c'était Platon ou Brétécher. A l'occasion d'un déménagement, le sac de plus en plus joufflu a changé d'armoire, au grand dam de mes jupes et robes.

Les chaînes lui furent fatales. Il avait bien 20 ans ce sac, il était mal rangé, mais je l'aimais bien. Après quelques cogitations, imaginant que la boutique de référence ferait bien de penser à vendre des sacs spéciaux, avec languettes, velcro, anneaux, rembourrage..., j'ai descendu de son perchoir un gros sac de voyage à roulettes tellement peu ergonomique - et suffisament grand pour que je puisse y loger - qu'un départ en voyage avec icelui se transformait en jeu désagrable de bagage tamponneur. Une fois dépoussiéré, les laisses et colliers se nichent dans une poche comme faites exprès, tout ce qui est métal trouve aussi son logement en extérieur, et cravaches incluses, des cordes XXXL au bandeau pour les yeux, tout est enfin rangé. Et comme rien ne ressemble plus à un sac de voyage préformé qu'un sac plein, les chastes regards des vanilles de passage sont épargnés.

Parlant de voyage, ce n'est pas gagné de trimballer tout le toutim quand on n'a pas la remorque. Et en ces temps de vigipirate rouge, même au nom de la couleur, la maréchaussée risque de sourciller à la vue de tant de ferraille et de cuir. C'est embarassant. On le sait, les cravaches, cannes et autres choses longues et semi-rigident se placent parfaitement dans les tubes pour plans. Un bullwhip se roule et se case entre deux pulls. L'imagination au pouvoir, le choix aussi.

Et vous, vos joujoux, vous les casez où ? Dans une vieille malle genre navigateur au long cours ? Ici et là, un peu partout selon l'opportunité ? Dans le coffre de la voiture ? À la cave dans une caisse marquée "archives compte postal" ? Sur la cheminée ? Dans la cheminée ? Dans un tiroir sous le lit ? Plutôt Prada ou carrément Prisu .

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
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presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
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L'oeil
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Le cliquodrome
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