Rue Bricabrac

Le BDSM à visage humain

LES pieds stables, le bassin souple, le genou plié, l'épaule déliée, Brian fouette comme il doit pratiquer sa muscu, avec méthode et élégance. Le banc n'est pas bien loin du pilier au leurre supplicié.

Précisément, c'est sa méthode qu'il explique. Il parle de fouet comme il parlerait d'une recette de cuisine, de balles à jongler ou de fonte à soulever. Et j'avoue un penchant coupable pour ces howto, avec ce qu'ils ont de terriblement aseptisé, propret, dénoté.
Voici donc presque neuf minutes de pédagogie fouettarde.

Enjoy !

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Qui trop embrase (figging, entre autres)

Rue Bricabrac, bdsm, figging
photo Lune-atik

PROGRAMME bien rempli, trop rempli peut-être, à force de se faire des propositions provocatives par courriel, à jouer la surenchère épistolaire, on se retrouve, faisant corps avec une chaise, basculée par-dessus le dossier, ligotée pieds et poings, chatte et cul offerts, ouverts, obscènes.
Sur le si petit bouton bien caché, pour le débusquer, du Baume du Tigre. Du blanc (aurait-il fallu prendre son faux jumeau rouge ?). Et dans l'oeil froncé, pour l'écarquiller, du gingembre très dragon. Le tout n'est pas d'écrire (putain, déjà deux ans !) ou de lire, encore faut-il passer à la praxis comme disait l'autre (the reality check, comme dirait son ennemi juré).

Parasitage total. Le menthol distille des sensations contrastées, subtiles. La ginger root brûle brute et tout mon corps ne demande qu'à l'expulser, et ce n'est pas la fine dentelle du string qui va l'en empêcher. Moi qui attendais l'ascenseur pour le 7e ciel, sans arrêt omnibus aux étages intermédiaires...

Donc tu t'es approché, quittant ta place un peu froide de voyeur, je me suis sentie moins seule, tu as enfoncé et joué lentement de ce plug de feu, ce qui a un peu érotisé la chose. Je crains (à moins que le figging ne soit une pratique mode mais totalement surfaite) que ce ne soit comme la sodomie, je l'accepte, j'aime par-dessus tout la jouissance de mon partenaire, mais ça ne me fait ni chaud ni froid (enfin, le gingembre, ça a fait chaud, au point qu'à force de gigotage et de révolte, j'ai délié mes bras). Je crois que j'aurais aimé que tu retires cette satanée racine pour immédiatement planter ta queue à sa place, en sachant que tu profiterais, si j'ose, dire, du feu qui me consumait. Aurais-tu eu le temps d'éjaculer avant d'être contaminé par la brûlure ? Aurais-tu partagé ma douleur ?

Le feu était trop fort à l'arrière pour que je puisse profiter des effets du tigre, qui ma foi, n'étaient pas sans intérêt et sous tes doigts agiles, gagnaient du terrain. (Penser à ne pas enfouir le baume au diable.)(Ne pas oublier qu'il y a aussi quelque part la version rouge, et surtout celui, ambré, dans une minuscule boîte rouge et or, rapporté de Pékin par boîte de dix ou vingt.)

Et puis tu as trouvé des lanières plus piquantes encore que l'épicerie et la parapharmacie associées, qui ont apporté une chaleur nouvelle. Enfin, comme nous sommes sages en bons amants de hasard, le latex même fin t'a isolé des sucs post gingerum. Je l'ai un peu regretté.

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Mauvais esprit de nouelle (1)

Le son des jingle bells et la profusion de vieillards affublés d'une surcharge pondérale et d'uncostume rouge ramène à la nouelle, même si on n'aime pas, on ne fête pas, on boycotte, on boude. Cadeau, cadeau, cadeau... je compte les cadeaux pour m'endormir.

Alors, dans une cheminée virtuelle devant laquelle quémandent des torture shoes, il y a des rêves de joujoux chics et surtout chers. Comme disait un jour, cité par Paris Match, journal exemplaire d'information, un participant du bal de la Croix Rouge à Monaco "ici, j'oublie la crise". Rue Bricabrac se met à ce diapason obscène. Ca va être pétasse, bling bling, coûter un bras, même pas faire mal. Mais c'est décidé, Moumoune, on fait péter le Codevi.

Le carrousel aux cadeaux commence par ce qu'on n'ose tout de même pas nommer un martinet, des crins roses tressés comme Mon petit poney et un manche en ébène recouvert de croco. Les longues soirées d'hiver, si mémètre a dû retard, on pourra se désénerver les doigts à tresser et dé(s)tresser les poils rose, qui poussent peut-être comme ceux de Mon petit poney... (249,69 €, création de Shiri Zinn, dont on reparlera ici.)

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Histoire d'O... bjets (addiction)

Pour certains, les grands frissons pécuniers sont les jeux à gratter, les cases à cocher, les petites boules dans la grosse et la voix de Sophie Favier. Ou les tapis verts avec une seule billes et deux couleurs, impair et passe, l'impasse et part. Ou dans les salles d'à côté, plus populaires et bruyants de roulements et de piécettes, les bandits manchots.
Dans mon cas, c'est le mulot qui clique, la visa qui claque et ça devient une addiction. Ce matin, le PDA a sonné à 9h45, il fallait que j'enchérisse avant 9h52.

J'achète peu sur eBay. J'y suis retournée il y a quelques mois, sur la suggestion d'un camarade de tchatte, pour décrocher une belle rouge. Je n'avais jamais pensé que l'endroit pouvait être une source festive à nouveaux jouets (comme quoi, j'y passe vraiment peu, les boutiques fetish et bdsm y sont légions). Et puis, cadeau de Noël à dominamant oblige, j'ai craqué pour une cravache qui ressemble à un chausse-pieds. La première cravache, à vrai dire, m'était passée sous le nez, pour une poignée de pennies, j'avais été négligente, comptant sur les enchères automatiques pour remporter le pompon. Heureusement, le vendeur, un charmant britton, en avait une autre.

La belle rouge ne pique que par la couleur. De ses cent longues lanières, elle assourdit, assomme, réchauffe, mais ne brûle ni ne blesse. Les coups, si lourds, résonnent dans tous le corps, le parcourent d'ondes régulières, le plongent dans une douce euphorie. La cravache chausse-pieds sonne clair, la boucle de cuir est fine et large, le cul danse, et tout le corps suit dans un merengué un peu vain.

Ce matin, donc, 9h45, pas question de me rendormir (et pourtant...) Heureusement, bonne élève, le portable a veillé au pied du lit, il suffisait de rafraîchir la page laissée bien en évidence sur le navigateur pour voir où en étaient les enchères, qui avaient encore monté pendant la nuit. Puis attendre patiemment 9h50 pour lancer un prix, avec assez de marge pour être tranquille, des fois que la connexion soit lente. Elle ne l'a pas été assez pour qu'un autre, embusqué comme moi, pointant comme moi ses dollars à la dernière heure, ne renchérisse aussi sec. Dents serrées, doigts crispés, dans le même état d'esprit que dans un bassin ou sur une piste, au moment de "manger" l'adversaire, je tape rageusement deux chiffres. Et clic, prends cette mandale dans les gencives.
Un petit coup d'adrénaline, voilà une semaine que je l'ai repéré, ce chat à douze queues, du beau cuir travaillé aux antipodes, dans la vieille Zélande...
Il reste 14 secondes avant la fin de la vente, aurais-je encore le temps de...
C'est fini.
L'objet est à moi.
(Petit trémoussement de hanches victorieux et un rien arrogant, assorti de quelques cris étouffés mais clairement triomphants.)

Rue Bricabrac, chat à 12 queues

Et celui-là, il risque de faire mal quand il sera dans tes mains, toutes les lanières, pour être pareillement tressées, ne sont pas d'identique longueur. C'est un fouet que l'on reçoit debout, attachée au trapèze, un baillon à mordre... J'en rêve déjà.
D'ici là, je vais aller jeter un coup d'oeil sur les objets dont la vente se termine dans les minutes qui viennent, qui sait quelles merveilles s'y cachent...

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Youpi, c'est la rentrée !

Alors que les minots alignent plumier neuf, cartable pimpant, stylos pleins, règle pas rayée et classeurs vierges, moi aussi, j'ai l'accessoire indispensable pour ma rentrée des coups. Car, enfin, "il" est arrivé, pile poil pour le jour J. Enfin, F.

Gageons que dès ce soir, ma peau qui n'a jamais eu couleur d'été et affiche fièrement une pâleur hivernale (sauf quand vous savez) prendra de belles couleurs automnales. Si la nuit sera presque sans lune, dans le ciel, sur terre, il y en aura une rousse et sautillante comme un balle du vieux jeu d'arcade Pong. (You're name is ClacMan, dear.)

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
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