Rue Bricabrac

Résolution 1ère : se remettre au sport

J'EN avais déjà parlé ici, une ou deux fois, cette image qui m'avait marquée fillette, alors que je traversais les Tuileries pour aller chercher un soda au kiosque. En contrebas,un jeune homme (grand garçon ?) tenait un commensal la tête serrée entre ses cuisses, les bras relevés dans le dos, et le fessait.
Comme toutes ces images de la petite enfance, elle est à la fois tatouée et en même temps possiblement parée des couleurs du fantasme. Et si j'y avais imprimé mes rêves ? D'autant que je passe tellement ma vie à réinterpréter la réalité, en mon for intérieur, certes, mais tout de même, que je ferais le pire des témoins.

Quelques décennies plus tard, bien plus tard, je retombe sur la même image. Elle n'a rien de fetish (sauf pour quelques tordus extrapolateurs dont je fais partie). Je ne sais pas si elle est orthodoxe d'un point de vue martial. Ni même si elle relève d'un code, si elle porte un nom et à quelle discipline (à part celle que l'on s'inflige entre adultes consentants) elle appartient. Je m'en fiche un peu, beaucoup.

La pratique me semble bien plus intéressante et excitante. La bagarre, je vous dis, y a que ça !

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Si avec ça le sapin n'a pas les boules... (5 - habillant)

Rue Bricabrac, bdsm, tee-shirt

ATTENTION pépites ! Ce marchand de tee-shirts dépasse allègrement les bornes, fait preuve d'un humour a deux balles et de slogans douteux.

Mais en ces temps où l'on appelle le niqab un voile, la jouer provo et explicite n'est pas désagréable.

Rue Bricabrac, bdsm, tee-shirt
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Si avec ça le sapin n'a pas les boules... (4 - tamponnant)

POUR donner du cachet à une enveloppe, pour claquer une en-tête, pour mettre la main au bas de la page, pour se faire des tatoos lavables, pour afficher ses couleurs ni en rougen ni en noir mais en bleu admin', quoi de mieux que ce tampon "Châtiment corporel" ?

Rue Bricabrac, bdsm, fessée
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Si avec ça le sapin n'a pas les boules... (3 - tapant)

Rue Bricabrac, bdsm, cul

SOUMISE Nespress'O n'est pas dispo ? Esclave Geisha n'est pas là ? Ta main te démange ? Un cul, il te faut un cul, fut-il d'une bouteille ?

Qu'à cela ne tienne, un sticker et hop, pan !

Avec les sous-bocks façon écrans d'iPhone (pour les amis geeks), on tient là (pour les amis sm) un de ces exemples de cadeaux à la fois sobres, exquis, consensuels et surtout d'un goût à toute épreuve.

(Et qui en rappellera une bien bonne sur la branlette aux amateurs de blagues fines.)



Green spanking

Rue Bricabrac, bdsm, slogans
site

MA modeste, très modeste contribution à la lutte contre le réchauffement climatique, non point à Copenhague mais dans le huis-clos de ma chambre à coucher.

(Je ne reviendrai pas sur le vert complémentaire du cul brique.)



82%

DES Français seraient favorable à la fessée.

La lecture des commentaires montre que souvent, est évoquée celle entre adultes consentants. Parfois cash, parfois égrillarde.

Rue Bricabrac, bdsm, fessée
D.R.

Je me sens tout d'un coup plus libre de mes mouvements.

(Les sondages et autres enquêtes, ce que j'en dis, hein, selon le JDD d'hier, 2 Français sur 3 désapprouvent le nain du jardin de l'Élysée. Pas au point de réclamer sa tête. Ou son périnée.)



Interdiction de la fessée

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D.R.

PÉDIATRE sur France-Inter hier, aujourd'hui députée UMP de Paris, Edwige Antier devait manquer d'audimat. Elle a donc décidé de déposer une proposition de loi interdisant la fessée, inscrivant cette interdiction dans le Code civil. "L'article serait lu aux parents lors du mariage." (Sic. Ce qui prouve que dans l'esprit étroit et poussiéreux de cette dame, le but du mariage est avant tout la procréation).

Bon, je sens qu'il est temps de bien faire savoir aux voisins qu'aucun enfant (car cette hypothétique loi concerne leur protection) n'est abrité dans mon appartement.



J'ai dit dans les yeux !

MES rêves sont bien entendu plus grands que la réalité, tout comme mes fantasmes, mes désirs, mes envies. J'ai les yeux plus grands que le cul, je l'ai dit trop souvent déjà.

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D.R.

Elle aussi, cette coquine cousine un peu vintage, sagement coiffée, qui dans son regard invitant laisse passer l'exquise provocation d'une innocence étonnée. Ses fesses ne laissent aucun doute, elle vient d'en prendre une. Ou deux. Pas une mèche n'a bougé, pas une larme n'a perlé. Son corps est détendu. Ses yeux disent encore, son séant itou. Ses yeux pensent "c'est pour aujourd'hui ou pour demain", ses reins se cambrent. Les deux allument.

Ses prunelles comme ses fesses ont de l'esprit. Et sans doute que l'homme dont on ne voit pas les mains aussi. Sinon, elle ne le regarderait pas ainsi. Irrésistiblement.

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Facétie (fessée-ci)

SELON une enquête américaine, les enfants qui auraient été fessés présentent un QI inférieur à la moyenne.

Hum, je me demande si certains adultes eux non plus...

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(Cette bêtise a été réalisée grâce au squirrelizer et à la lecture d'Écrans.)



Dernière après-midi d'été

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photo Red Charls

L'ÉTÉ n'en avait plus que pour quelques heures. Les premières feuilles mortes au sol, les dernières mirabelles rescapées du marché dans un sac en papier. Les nuages qui s'écartent, le store que l'on baisse, et comme une envie de faire l'école buissonnière.

L'heure de la sieste dans des contrées plus méridionales, je m'allonge, provocante. Tu me rejoins rieur. La veille, nous avions joui ensemble en évoquant nos envies du lendemain soir, des cordes comme ci, une tawse comme ça. Rien de tout cela cette après-midi. Tu frappes avec grande force, profitant de mes vêtements. Je ris de bonheur tant ceux-ci répercutent les ondes. Ou alors, dans les champignons sauvages du déjeuner, il y en avait des pas ordinaires.

Je vibre, tu bandes. Je rougis, tu transpires.

Nous sommes à moitié nus et les ondes nous rapprochent, nous relient, tu lèves le bras, je tends ma croupe, tu l'abats, je me creuse, et on recommence, à l'envi, quelle envie.

Je n'ai pas dormi, tu ne t'es pas reposé, je suis repartie en danseuse, tu as gardé longtemps, au creux de la paume, l'empreinte de ma chaleur. Car cette fessée improvisée entre deux obligations au bûcher, était solaire comme la planète jaune qui nous faisait de l'oeil entre les lamelles du volet vénitien.

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Fumer et/ou fesser ?

Rue Bricabrac, bdsm, fessée

LA mise en plus très laquée de madame risque de flamber plus vite que ses fesses, mais comment résister à tant de bonne humeur (et la beauté pleine d'allant du mouvement) ?

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Big Bonheur is watching you

LE grand bonheur, c'est tout de même, en première comme en dernière instance, ceci.

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photo Alexandre Dupouy

(Si quelqu'un sait qui est le photographe, et aussi où l'on trouve ce genre de robe, je prends les infos, c'est d'ailleurs aussi pour cela que j'ai choisi cette photo très très vue, mais cette dame à un derrière tellement spirituel qu'on ne s'en lasse pas.)



Pour quelques cordes de plus

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photo Cziiki

LORSQUE j'ai vu cette photo, elle m'a immédiatement appelée, troublée, invitée. Je me suis demandé ce qu'elle avait de plus que toutes les autres qui mettent en scène dans des lumières plus sophistiquées et avec des angles plus aigus des femmes pareillement offertes.

Le style parfaitement élégant des liens qui laisse supposer une pratique affirmée du bondage ?
L'abandon parfaitement alangui de la jeune femme ?
Ce corps comme un paysage avec ses vallons pleins de fossettes et ses courbes qui donnent envie d'y mettre les mains ?
Les mains, précisément, dont on voit qu'elles n'ont pas négligé les fesses ?

Ce qu'elle a de plus, ce sont deux cordes.
Deux cordes de rien du tout en haut des cuisses qui, sans aller chercher l'écart latéral et l'exhibition gynécologique, leur interdisent de se fermer.

Deux cordes, tout simplement.

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Le rouge passe au vert

QUAND le green voir rouge... Encore une histoire de chroma, de complément et de bonheur.

Rue Bricabrac, bdsm,fessée
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IKEA, on ne s'en lasse pas

Rue Bricabrac, bdsm, fessée

DE passage chez IKEA pour cause de réassort, en compagnie d'un ami polisson dont le surmoi s'effiloche souvent dans un éclat de rire, on a un peu chahuté.

Je ne peux plus m'asseoir.

(À part ça, nous n'avons choqué personne parmi les rares chalands sans doute plus occupés à ne pas perdre leur progéniture qu'à chercher fessée sous spatule.)

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Premières chaleurs

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QU'IL fait chaud, déjà trop pour moi. À l'ombre et en wi-fi, plutôt que sur des sentiers ensoleillés, je traine de page en page, je m'entoile au rythme de maître Google.
Ici, John propose un stage. Pour ceux qui ne peuvent y aller, une minute de howto manier le fouet. Pour l'entraînement, je recommande l'un de ces sièges (délicieusement surnommés en honneur de la famille Jackson, même si Germaine n'est pas encore en vue), aucun risque de le manquer. Mais non, il n'est pas gros, il est "rond".
Puisqu'on est dans les vidéos, une autre sur une performance bruxelloise. C'est nettement plus décoincé chez les Gelbes. Étonnant que la France et sa capitale soient aussi peu friandes du sm qui se montre.
Alors passe une envie fugace d'être à San Francisco, d'arriver au bureau le casual friday en tisheurte rouge pétard, de participer à la marche (fessier battu et cravaches battantes) de Folsom Fair, en toute impudeur et en cuir brillant.

Là-bas aussi, en septembre, il fera chaud, mais heureusement, il y a les vents de la baie. Pour le moment, désir de fermer les volets, et de n'avoir que les martinets comme ventilateurs, et ensuite, peau cuisante contre un ventre dur.
Si bougies il doit y avoir, ce seront celles de massage (la paraffine pour vanilles), mais quid de la cire devenue huile ? Fige-t-elle si on ne la masse pas ? Il fait décidément trop chaud pour des brûlures.
Alternative... Se prendre pour une femme fontaine, un glaçon dans le con, et le désaltérer, sa bouche à la source.
Source chaude, car le recto aussi se fouette et se froisse sans jamais s'offusquer.

Trop assommée pour faire, juste bonne à rêvasser. Du rêve tiède, ni coruscant, ni adamantin. Du rêve de premières chaleurs.

À moins de chariboter en lisant les tweets pas vraiment tease de Dita la strippeuse.

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Doctor Danger & Mister Tender

Rue Bricabrac, bdsm, doppelgäger
photo Rodrigosan

TENDER joue avec mes doigts, embrasse leur pulpe, mate dans mon décolleté, plaisante, me fait rire.

Danger fait sonner ses mains sèchement, au rythme de la salsa, à droite, à gauche, mon corps chavire comme l'aiguille du métronome. Clic, clac.

Tender embrasse le creux de mes reins, lèche la plante de mes pieds, joue avec ses doigts.

Danger enlève sa ceinture, la transforme en serpent qui siffle et cingle. Le roulis s'accélère, je ris de bonheur.

Tender me caresse, me fouille avec sa langue, enlace ses doigts aux miens, se perd dans mes seins. J'aime son regard.

Danger pince, tire et tourne. Il mord, il mange, il cannibalise. Il passe sa ceinture autour de ma taille comme un collier tenu serré. Excitant.

Tender fait l'amour avec sa queue, ses mains, ses lèvres, ses cuisses, sa peau, ses soupirs, ses sourires.

Danger a de la sévérité dans le geste, de l'infatigabilité dans le bras, de l'entrain dans le mouvement.

Tender et Danger réunis, il me cache sous son corps, devenant mon écorce tandis qu'en son giron, je palpite.



Gazon béni !

GRANDE fan de la série Weeds (en ce moment sur Canal+), j'ai doublement apprécié la scène ci-dessous.

Parce que c'est Weeds, bien sûr. Parce que cela ressemble terriblement aux scénarios que j'espérais adolescente. Avec ici en plus, le trouble (joliment joué par la très délicieuse Marie-Louise Parker) en regardant et en caressant les marques.

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Neuf de Pâque(s)

Rue Bricabrac, bdsm, neuf
photo AlpenaMi

LE seul neuf qu'en ce jour de cloches (dont la plus grosse se pseudonymise Benito) je suis prête à quêter, c'est le nombre de fessées, mon péché mignon, qui ferait ma fête, maintenant que je suis de retour aux affaires.

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La première secrétaire

Elle aspirait après ce secret besoin de souffrance, qui pousse certaines femmes, non point vulgaires par l'éducation, à se soumettre à la poigne robuste d'un maître qui les frappant comme on peut frapper une enfant.


Rue Bricabrac, bdsm, flagellation

PIERRE Mac Orlan qui signait cette Petite Dactylo sous son pseudonyme de jeune fille, Sadie Blackeyes en 1914, considérait que les flagellées de ses romans étaient plus honteuses et excitées si la correction s'apparentait à celle que l'on donne aux enfants. Aujourd'hui qu'on ne fouette plus les enfants et que des lois nationales voire internationales, l'interdisent, et c'est tant mieux, il faut un Jacques Serguine pour tenir semblables langage et pensée.

Autant tout ce qui peut s'apparenter à la pédophilie, fût-elle fantasmée, me plonge dans un malaise révolté, autant cet aspect de la fessée, et partant, de la flagellation, purement régressif me charme (faut-il le redire, je ne l'ai jamais été enfant).

Ce qui appartient à l'enfance dans ce geste dévoyé, c'est (à mes yeux évidemment) l'impuissance, l'impossibilité de se révolter, ou de se révolter en vain et d'appeler un châtiment encore plus appuyé. C'est l'abandon forcé, la sensation que c'est "pour ton bien", la projection dans un no man's land. Et cette superposition enfant/adulte, cette substitution, dans son inexplicable paradoxe est d'un érotisme furieux.



Jet de mots

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POUR s'amuser, en regardant la ville blanche, quelques couleurs sur fond noir (merci wordle). Les mots d'un autre, jetés en vrac depuis un cornet à dés, un texte pas tout à fait révélé, un auteur à deviner, à découvrir.

J'ai butiné des extraits de textes numérisés au hasard de Google. Mon coeur, c'est à dire mon con, puisque le plus central giron, a fondu un peu, comme le blanc dehors qui pourtant fouette le visage. Une fois de plus, le pouvoir des mots me réveille.

Alors, des Sadie Blackeyes sont quelque part entre la FNAC et moi.

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Des petits riens qui font grand plaisir

TANDIS que dans le métro, un comédien barbu au chapeau melon me faisait me réjouir d'avoir abandonné ma petite reine pour quelques heures, en récitant un court texte de Hanock Levin, "je veux te voir nue, juste en bas" ; tandis que dans "Le chant des mariées", Karin Albou nous rappelle que les barbus (de toutes obédiences, talibans, haredim ou amis de germanicus) ont toujours trouvé les poils sales ; tandis que de retour en surface, une publicité récurente pour Chaumet encense les liens (un amour de liens, et oublions la crise...), je trouve le dernier Jalouse dans ma boîte aux lettres...

...je vois, non sans quelque tendresse, le chapô de l'article consacrée à la Paz de couverture, où fesser rimer avec embrasser. Enfin !

Rue Bricabrac, bdsm, fesser
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Tronches de cake

NON, le bouleversement de ma vie actuelle n'est pas un mariage, avec toute l'organisation que cela demande, les invitations, les fleurs, les dragées... Mais M*** m'a envoyé une image et l'adresse d'un site. Britannique évidemment, parce quand on cherche ce mélange d'humour, de culot et de mauvais goût, c'est au pays des Monty Python, de Benny Hill et de Vivienne Westwood qu'il faut aller.

Ces pâtissiers sont spécialistes du gâteau de mariage, et plus spécifiquement de la représentation des mariés au sommet de la pièce bien montée. En motards ou en animaux (ânes, moutons, hérissons...), avec enfant ou témoins, façon héroïc fantasy ou gentiment sm, tout existe.
Surtout l'ambiance spanking...

Rue Bricabrac, bdsm, fessée Rue Bricabrac, bdsm, fessée

Ça donnerait presque envie de se marier. Enfin, non, quand même pas, mais de manger un gâteau, oui, en commençant par les petits personnages.

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L'osier au panier

Rue Bricabrac, bdsm, tapette
D.R.

JE n'en avais pas vue depuis longtemps. Sauf parfois, en passant dans des arrondissements conservateurs où il y a encore des soeurs Papin bonnes, suspendues à la devanture des drogueries, mais de là à descendre de vélo... Alors, tandis qu'elle trônait en compagnie d'une douzaine d'autres, dans un magasin où je faisais des courses, je l'ai achetée. Je ne suis pas bien sûre qu'elle fasse beaucoup d'usage.
La dernière, et la première aussi pour cet usage, un peu plus fine, n'avait pas tenu cinq coups, cassée nette. C'était quelque part dans les années 90. Je ne pense pas que le marché de la tapette à tapis en osier se soit amélioré et bonifié. Pourtant, c'est le meilleur remède contre les acariens. Secouer les couettes, les oreillers, battre les tapis. Et la moquette ? On l'éradique. Ou on la fume. Revenons à nos moutons, enfin, non, justement, ce n'est pas pour les moutons. Mais pour mon croupion.

H*** qui avait du biceps, du triceps et du deltoïde n'a fait qu'une brève volée de la tapette numéro 1.

Je ne sais pas encore qui usera de la numéro 2 ni si le manche (un peu tordu) tiendra bien l'homme.
Mais j'aimerai qu'en souvenir de cette enfance où je m'imaginais solidement arrimée à la grille pivotante du jardin, près de l'escalier qui menait à la buanderie, à la place des tapis que l'on battait alors, avec ardeur, je puisse rougir à loisir sous l'osier tressé, et garder quelques jours des marques de bretzel sur les brioches.



Fessées publiques, fessées ludiques

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photo Panavatar

JE ne suis pas, mais alors pas du tout, fan des skyblogs, mais il se trouve que le professeur Larue, un sacré personnage que je chéris (même s'il ne le sait pas), en tient un, et organise un petit fessetival ainsi présenté :

La Compagnie du Martinet Heureux vous convie à sa manifestation annuelle.
Programme du samedi 27 septembre :
Départ des Papillons, à la hauteur du 126 rue Mouffetard, vers 15h30.
Munis de vos martinets, veuillez suivre avec votre équipe, les différents points de rencontre indiqués sur le plan. Il est bien entendu que vous pouvez faire tous ces bars dans l'ordre que vous voudrez, évitez ceux où vous êtes tricards, l'important est de propager la bonne parole et de distribuer des fessées gratuites.
Choisissez votre slogan, des panneaux seront à votre disposition.
Quoi qu'il arrive, nous nous retrouvons aux Pipos pour un dernier verre avant de nous égayer dans la nature

Alors oui, je sais que le propos du pro-fesseur refuse toute perversion ou érotomanie, tout sadomasochisme et sévices, juste du ludique et de la gourmandise, de l'exorcisme des vieilles peurs enfantines et l'épanouissement.

Je ne suis pas sûre que cette frontière existe vraiment (je n'en suis peut-être pas sûre parce que je suis incapable de ne pas la franchir, et donc je n'irai pas fessetoyer, je risquerai d'y prendre un plaisir trop sexuel pour la philosophie de la compagnie du martinet heureux).

Mais l'association des mots martinets et heureux me réjouit. Quand bien même ce serait parfumé à la vanille.

(La photo n'a rien à voir avec la Mouff' mais avec le Folsom Street Fair de Frisco où les martinets et les fouettés sont pareillement heureux.)



Trop de la balle !

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photo Erdewerde

DU dragée à la cerise, de courbes en rondeurs, du pneumastique à l'élastique, de tam-tam en courroies, voilà qui donne envie de confier ses ballons à des mains joueuses et expertes, et aussi dures pour colorier, douces pour ne pas abimer, métronomées pour donner le tempo, rythmées pour produire de la musique, sportives pour les services volées, audacieuses pour jouer à plus qu'à la balle, investigatrices pour n'avoir pas peur des failles, rebondissantes pour remettre cela, plébéiennes pour froisser, peintresses pour talocher, boulangères pour pétrir, osées pour aller de l'avant, étrangères pour dépasser les frontières, nouvelles pour aborder l'automne avec des couleurs rousses.

Entre autres.



Cher public

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photo Ebvbaer

EN regardant le top ten, nous avons comparé nos goûts, nos envies. Tu as évoquée la fessée publique. Je t'ai fait part de mes réserves.

Et puis...

J'aurais une tête de chat, ou d'exagérées ailes de papillon autour des yeux, des plumes dans les cheveux et des strass sur les lèvres.
Moulé de rouge, mon corps serait un coquelicot. Ou une amante en vert menthe. Ou bronzée de doré, une statue tout sauf immobile.
En tout cas, personne, sauf un très intime, ne pourrait me reconnaître. Ainsi, j'accepterai cette fausse exhibition.
Au-delà de mon bourreau, tu seras mon gardien, non point geôlier, mais chaperon, veillant à ce qu'aucun centimètre de ma peau ou de mon poil ne soit dévoilé.

Je te donne ma chair comme on donne la main. À toi d'en jouer, de la prêter, de la froisser, de l'énerver, de l'ébahir, de la faire fondre, de la tanner, de l'écarteler. Tu as ma confiance.

Des étrangers me palperaient, me pinceraient, gifleraient mes formes. Je retiendrais mes cris.
Sous le tissu trop fin, ma chair de poule autant que mon plaisir seraient palpables. Je donnerais tout, sauf moi

Plus tard, entre nous seuls, tu éplucheras ma peau de secours, tu me déplumeras comme une alouette, tu arracheras mes ailes en embrassant mes cils et tu dessineras du doigt ou de la langue la géographie colorée que ces étrangers attentionnés auront laissée, en souvenir d'une mascarade. Et ton sexe trouvera un chaud fourreau. Et ce n'est qu'en ces terres intimes que ma jouissance pourra éclater.

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Des maux, des mains et des images (Top Ten modern)

J'AIME particulièrement la manière, qui me rappelle certains de mes tortillements auprès d'amants vanilles, dont Dina Meyer en shorty bleu (Federal Protection - 2002) agite le derrière pour aimanter la main de son compagnon, sans parler de son regard à la caméra quand il commence à comprendre de quoi elle a vraiment envie. (Oui, Dahlia, on est d'accord, le summum de l'érotisme, c'est La secrétaire)

Parfois, ça marche. Ensuite, le tout est de reproduire et d'amplifier l'action.

Pourquoi donc ce blocage, sauf entre affranchis ? Pourquoi est-ce parfois si difficile de demander, sur l'air princier et ténu du "Dessine-moi un mouton", "Donne-moi une fessée, s'il te plaît, inonde-moi de ces attentions brûlantes qui étanchent ma soif, amène-moi au don, au cri, aux larmes, laisse aller ta main, ton bras, ton élan. Prends ton pied sur mon corps en l'écoutant résonner. Laisse-toi gagner par mes vibrations, chauffe-toi en me culorifant !"

(Spéciale dédicace à I***)



J'ai l'oreille qui fourche

Rue Bricabrac, bdsm, fessée
photo Red Charls

QUESTION rouge...

La radio en bruit de fond, en attendant les informations.

La voix de Louis Bozon

Il a été fesseur

Je tends l'oreille, je rembobine mon esprit. Qui donc ? Fesseur ? Qu'on me le présente. Dare dare. Et que ça saute !

Louis Bozon aide un candidat muet, parle de la Reine.

En fait, le fesseur est un fait Sir. Avé l'assent.

Sir Fesseur, joli pseudo pour un faiseur.

Encore raté.

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Depuis le temps que je le dis !

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OU plutôt occupez-vous de MES fesses !

On pourra ensuite parler de ce qui a commencé, le siège ou l'arrière-train, la main ou le cul, ce sera philosophique.

(J'ai plusieurs modèles de chaises, si cela a quelque importance pour le déroulement de l'histoire.)

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Miscellanées liées de mai

Rue Bricabrac, bdsm, O
D.R.

Ça c'est Palace ! Madonna, venue à Cannes enlacer Sharon Stone a déposé sa wishlist à la réception du Carlton, une auberge locale. Parmi ses desiderata, quelques crochets au plafond. Pour faire ses étirements. Maintenant, nous saurons quoi dire aux curieux qui se demandent ce que font ces accessoires tellement donjons sans dragons à nos poutres apparentes. Stretching et abdos. Et pas fessiers et maso.

Pour les équipements, il y a outre atlantique, j'avais passé l'une de ses vidéos bricolo, un vrai fan du do it yourself. Son sous-sol du BHV s'appelle Waltmart, et en suivant ses instructions, on peut faire pareil avec Leroy Merlin ou Casto. J'en connais qui adoreront l'idée du nonosse en caoutchouc pour chien à détourner en baillon. Des idées pour la prochaine campagne de pub Bricorama, après les pizzas et les pompiers ?

Tourner les pages, c'est manuel aussi, et à l'occasion de la réédition d'un Dumas père rare, "Le trou de l'enfer", j'apprends que son auteur même le considérait comme le plus sadien de ses livres. Ce que j'en ai lu, car l'ouvrage est numérisé ici, est sombre, mais ce n'est pas Salo. J'adore Dumas, mais j'ai du mal à lire en ligne, j'attendrais pour poursuivre la publication papier.

Un week-end à Londres, peut-être, pour aller tester le Spankometer comme d'autres vont à Eurodisney dans l'ascenseur (il y a aussi un mannequin masculin qui tend tout aussi bien la croupe, mais la très joyeuse et tonique jeune femme de la photo préfère la femme). Amora n'est pas le paradis de la moutarde mais celui de l'amour, au sens le plus sexuel du mot (comme dans faire l'amour). Une sorte de sex-shop éducatif et convivial où avant d'acheter, on explore ses fantasmes et savoir-faire (il n'y a pas que le Spankometer, il y a aussi l'orgasme et le point G).

Oui mais non. Une loi vient de passer en Grande-Bretagne. On ne peut plus montrer "des actes qui peuvent provoquer de graves blessures à l'anus, la poitrine ou les parties génitales d'une personne." Exit les photos de tits torture. Heureusement, les magnifiques paddles, singletail, cannes, straps et tawse que nous achetions joyeusement à London avant l'Eurostar, ne sont pas assimilées à des armes violentes (ce qu'elles sont, il n'y a qu'à voir Indiana Jones).

Je reste ici, finalement, et je cesse de piercer la nourriture. Dorénavant, ce sera bondage pour tout le monde.



Fesstich (Waldomania)

JE voulais, pour signaler la remise en forme (et en formes) des dessins de Waldo sur le site de Karen, en choisir une.

J'y suis depuis hier soir. Je n'arrive pas à me décider. Il y a celles qui me rappellent des souvenirs, fesses zébrées comme un problème de géométrie, pattes en l'air d'oiselle épinglée et plumée, escapades champêtres de pas sainte y touche. Il y en a d'autres qui me donnent envie de ne faire, en sueur, qu'un avec un cheval d'arçon, d'être fouettée au pilori, de passer de mains en mains.

C'est qu'il y en a 600, tout rond, bien rangée, tellement évocatrices, avec toutes les nuances du rouge, même celles qu'on ne connaissait pas.

On dit que choisir c'est renoncer. En voici une, au plaisir de ne jamais renoncer.

Rue Bricabrac, bdsm, Waldo
dessin Waldo
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La gourmandise est un joli défaut

Rue Bricabrac, bdsm, fessée
photo Red Charls

LA première mi-temps était terminée. La seconde ne commencerait pas avant que nous n'ayons dîné.
J'étais étourdie de trop d'euphorie, engourdie de trop de folies.
Tandis que je m'habillais, chaque pas me rappelait à quel point il avait été très exactement dur, tellement méticuleusement dur que c'en aurait été effrayant si cela ne me faisait pas jouir au point que je ne puisse penser à autre chose qu'à recommencer.

Justement, j'y pensais.
Comme si je ne pouvais pas attendre deux heures avant qu'il ne torture ma chair meurtrie. Alors, je me suis rapprochée de lui, la main sur l'ourlet de ma jupe, l'autre sur son épaule, et ma bouche à son oreille, j'ai réclamé à mi-voix une fessée, juste une fessée, sur ses genoux, à main nue.
One for the road, please.

L'air amusé, il a accepté sans mégoter, à peine un sourcil levé.

Jupe remontée, culotte baissée, le front sur son mollet, l'escarpin arrimé, je savourais l'inconfortable position.

Le premier coup s'est chargé de me rappeler que j'avais été totalement déraisonnable. J'étais déjà très cuite, sensible comme si ma peau avait été passée à l'émeri et mes muscles à l'orgue de barbarie. La gourmandise est un vilain défaut martelait sa main. Preste, leste. La jupe était froissée, les souliers envolés, la culotte déchirée, mes cuisses immobilisées, mes bras impuissants.
J'ai demandé grâce, en vain.
Une dérouillée, voilà ce qu'il m'infligeait. Avec une joie que j'avais de plus en plus de mal à partager.
Il ne s'est arrêté que quand mes sanglots ont bouillonné.

J'avais espéré un petit post-scriptum au premier round, un apéro au second, une de ces fessées entrelacées de caresses, un petit jeu coquin comme des points de suspension, mi-figue mi-raisin, sucré salé, ni fugue ni raison, doux comme un rêve humide, piquant comme du piment, mais d'Espelette. Une mignardise.

Mais il n'était pas du genre mignon, les demi-mesures étaient ce qu'il abbhorait le plus, alors il m'a prise à mon propre jeu.
Et je l'ai aimé follement pour cela.

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Etre ton taiko

TANDIS que certaines rêvent d'être des maikos, j'ai envie d'être un taiko (pas trop gros tout de même).

Surtout quand je vois l'allégresse de ces joueurs, jeunes, énergiques, précis, euphoriques.

Leur art de percuter est sosie de mon heur de recevoir. Dans une joie réelle et sans pareille.

Au coeur de ma chair, au plus lointain des muscles, à la moelle des os, la résonnance se propage depuis ma peau tendue. Des notes graves, profondes, tenues en vagues sur quoi je surfe. Des basses comme un sexe qui se faufile, qui remplit, qui fouille.
Dehors, dedans, je ne sais plus, tout comme je confond les sons et les sensations. Un cul, un coup, un cri, une percussion, un oui, un encore, un écho.

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Enfin !

Rue Bricabrac, bdsm, fessée, facebook

CE n'est pas trop tôt !

(Un encombrant et banal virus m'empêche de développer plus avant sur l'autoflagellation et la flagellation virtuelle. Ce sujet ne perd pourtant rien pour attendre.)

(J'adore de plus en plus fessebouc.)

(Je suis tellement dans le coaltar que j'ai failli coder spank class=. geek joke)

(Comme tout cela est merveilleusement bon enfant.)

(C'est tout mon portrait, ma bouche, mes oreilles...)

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La main chaude de Marcel

Comme il y a de fortes chances pour que la vie ne soit pas mauve tous les jours en 2008, on en reprendra bien une petite volée.

Rue Bricabrac, bdsm, nouvel an, main
photo Red Charls

Chauffe, Marcel !

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Orgasme synchronisé (l'essentiel, c'est de participer)

Rue Bricabrac, bdsm, Journée Mondiale de l'Orgasme
photo Rumple

DEMAIN, à 7 h 8 précise sur le fuseau horaire de la France, ce sera la deuxième journée mondiale de l'orgasme (présenté ainsi, ça fait très minute de l'orgasme).
En ce qui me concerne, je participerai, avec mon partenaire qui, sauf coup de théâtre de dernière minute, étant soit le canard, soit le lapin (non, je ne suis pas zoophile). Mais pas le cône, on ne s'entend pas.

Pour donner un peu de sens aux vibrations, qui sinon ne font que me chatouiller désagréablement, je me bercerai de quelque fantaisie.

J'ignore quel visage il a, mais il est assez massif pour que je me fasse l'effet à ses côtés d'être une allumette. D'une main, il me couche sur ses genoux, dos sur ses cuisses, enserrant haut mes genoux. Si je me débats, ce que je fais, je ne peux que décoller mes reins et lever plus haut mon cul vers sa large main. Laquelle, dans des bruits mouillés, imprime sa marque sur mes fesses glacées qui prennent de la chaleur en même temps que de la couleur.
La température s'éloigne du centre de gravité, gagne mon sexe qu'il ignore encore, et mes seins que ses doigts fouillent quand ils n'énervent pas les pointes. Une fois celles-ci dures et dressées, il les parcourt de sa paume, et je sens entre mes omoplates que cela lui fait très plaisir.
Il serre un peu plus fort chaque globe, tourne ses mains dans un sens et l'autre, les lâche pour saisir mon sexe d'une main et le chat à neuf queues de l'autre, et...


...
...
...

Je n'ai pas le temps de passer au niveau 2 des sévices, la mécanique étant ce qu'elle est, je jouirai dans un arc et un cri, et comme il sera bien tôt le matin, je me rendormirai.
Si Morphée est bon, il m'enverra la suite.



Fort de café

J'AI tout faux. Mais alors sur toute la ligne.

Rue Bricabrac, bdsm, fessée

Pour commencer, je n'ai jamais considéré le mariage comme une option, donc je n'ai pas, jamais eu, de "husband" à domicile.

Ensuite, je ne bois pas de café, je n'y connais rien, j'ignore s'il est frais ou pas, en revanche, en matière de thé, je déchire.

Mais puisque je suis prête à tous les efforts, j'ai acheté du Nes. Ce qui devrait me valoir de la part des vrais amateurs quelques cuisants retournements de situation.

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Fessées en stock

Rue Bricabrac, bdsm, fessée

DEPUIS deux ans, l'Union des Familles en Europe mène une enquête sur la fessée, celle que les parents donnent aux enfants. Le résumé de l'enquête est ici. Je ne retiendrais qu'un seul chiffre, s'il le fallait, c'est que 64 % des enfants fessés comptent à leur tour élever leurs enfants ainsi. Ce qui doit être un mauvais taux de rebond (87 % des parents avouent pratiquer) pour les partisans du retour à l'autorité (la lecture des commentaires de l'un et l'autre articles cités ci-dessous est édifiante)

Tous les journaux ont peu ou prou parlé de l'enquête. Je n'ai rien d'intéressant à dire sur le sujet, je ne suis ni parent, ni psychologue, et je suis contre toute forme de châtiment corporel envers les minots. Déjà, les mettre au monde...

Ce qui m'amuse, c'est la photographie que l'Obs en ligne a choisie pour illustrer son article. Tandis que Libé (dont l'édition papier se passait de toute image) est allé chercher sur Flickr une photo de la toile "La fessée de Paul Marie", une mère châtiant son fils cul nul suite au bris d'une cruche, l'Obs a trouvé quelque chose qui a tout à voir avec soit le bdsm, soit une fin de repas un peu trop arrosée qui a levé les inhibitions autant que le kilt. (La photo venant de SIPA, qui fait commerce de la publication de ses photos, je m'en suis sortie par une copie d'écran, l'original est ici, le temps que durent les liens et les archives.)

Comme c'est juste pas possible qu'un iconographe digne de ce nom illustre la fessée punition enfantine par ce genre de cliché, je penche pour un private joke. Allez, camarade, fais ton coming out !

Pendant ce temps, je cherche s'il y a un donneur dans la salle.

(Et tout ça se passe le jour de la saint Nicolas et de la fête au père Fouettard. Nous, on a les deux en un maintenant.)

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On tombe toujours sur Waldo (et ça fait du bien)

Rue Bricabrac, bdsm, Waldo

WALDO est un obsessionnel joyeux, un dessinateur compulsif, un fesseur de paume et de pointe de plomb. Comme d'autres cliquent, il croque. Des pin-up callypiges aux lunes invariablement rousses, des libertines renversées aux globes cinglés, des petites dames coquettes carrément rougissantes.

C'est délicieusement érotique et évocateur, ça donne envie de lever le bras ou de retrousser la jupe, de faire des bêtises ou dire des sottises, de basculer sur des genoux ou un bureau. Ça donne envie. Tout court. Très fort.

Jusqu'à présent, on pouvait voir les dessins de Waldo sur son écran. Aujourd'hui, pour les Parisiens, il suffit de passer dans une jolie librairie de la rue Lacépède, pour les découvrir sur papier, avec les vraies couleurs. Et en prime, la maison de poupée si minutieuse, si délicieuse, pour adulte fétichiste et fortuné, est exposée et en vente. (On peut en voir quelques images sur le blogue de Mélie, ici et , et encore . Mélie, qui m'a fait découvrir Waldo, est aussi la préfacière du beau catalogue que les amateurs peuvent commander à l'adresse ci-dessous.)

Ensuite, dit la femme qui avait envie d'être une poupée, je rentrerai chez moi où m'attendra un homme en chemise, manches retroussées, premier bouton du col ouvert. Il me demandera de lui raconter ce que j'ai vu, scrupuleusement, sans omettre aucun détail. Si j'oublie quelque chose, je serais fouettée avec la ceinture. Si je n'oublie rien, on jouera aux tableaux vivants. J'aime bien jouer à qui perd gagne à tous les coups.

Librairie de Fabrizio Obertelli, 8 rue Lacépède 75005 Paris, jusqu' au 9 décembre.
Horaires d'ouverture : de 14 h 30 à 19 h. Tél : 01 47 07 18 42/06 74 89 16 06

(XXXB qui a publié hier attendra donc demain, Waldo, c'est tout de même nettement plus intéressant et nourrissant.)

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Elle voit du SM partout (c'est connectique)

Rue Bricabrac, bdsm, facebook, fessée
Photo D.R.

DÉJÀ appelé Fessebouc par la communauté francophone, ce site de réseautage pas créatif du tout (en comparaison de blogues ou de myspace), mais tellement web 2.0, propose, outre des groupes bdsm, quelques actions (tout ce qu’il y a de virtuelles) en direction de ses amis qui relèvent de nos jardins plus ou moins secrets.

On peut fesser, pincer, mordre ; offrir des piercings, des menottes, des martinets. Tout ça dans la plus grande insouciance et sans plus de connotation que cela. C'est ainsi que j'ai tranquillement flanqué une rouste à l'un de mes chefs tandis qu'un autre me faisait cadeau d'une paire de bottes en vinyle. Sehr groß rigolade ! Bien sûr, on s'y envoie plus de fleurs et de coeurs que de "teabags" et autres "cameltoes".

La fessée, qui a droit à son application à elle toute seule, Spank me : "Your friends have been very, very naughty. They need a good spanking. " (en plus de tout ce qui est contenu dans les autres bidules et choses destructeurs de productivité et donc profondément subversifs par les temps qui courent), est tellement dénotée aux USA (et Fessebouc est une parfaite émanation des impérialistes tazuniens) qu'on en rigole entre amis comme si la sexualité en avait été définitivement écartée.
C'est sans doute pour cela que je ne l'ai pas installée,celle-ci, alors que j'ai cédé à celle qui fait de moi un loup-garou.

Vous n'avez rien compris ? Alors, use the web*, Luke

*Google par exemple.



Quand

QUAND quelques heures auront passé, que la fanfare, le balthazar et la bagarre seront calmés.
Quand ma peau sera rougie, loin du blanc, sur ses zones les plus pleines et tendres.
Quand ce rouge sera non pas uniforme, mais lumineux et nacré de nuances fortes.
Quand la peau ainsi cramoisie sera fragile, l'épiderme comme abrasé par tant de coups joyeux et vigoureux.
Quand pile ou face, mes seins, mes fesses, mon sexe, mes hanches chaufferont tes mains sans même qu'elles aient à me toucher.
Quand tes mains s'amuseront à approcher tout mon corps, à deux centimètres, que je sente à mon tour la chaleur de tes paumes endolories.
Quand ton genou m'ordonnera de me tourner et retourner, ce que je ferai dans des soupirs.
Quand tes yeux seront repus.
Quand je serai un peu plus écarlate de cette exhibition.
Quand tes doigts auront envie de douceur et ta bouche de baisers.

Rue Bricabrac, bdsm, rouge
Red Charls

Alors, tu me caresseras, câlineras, gâteras et j'adorerai ces brûlantes volutes qui dessinent ton désir.

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(Dé)culottée

Rue Bricabrac, bdsm, culotte
photo Mélimélo

QUI l'eût cru ? Mélie, qui à force de parier ses petites culottes à tout va et à tout bout de champ, les a hypothéquées jusqu'à la 7ème génération, m'a envoyé ce très joli présent, qu'on croirait taillé sur mesure, à l'aune de mes fantasmes.

Une culotte, chinée dans un vide-grenier.

J'étais déjà vêtue de probité candide, je pourrais enfin, zeugme oblige, l'être aussi de lin blanc. Ou de coton brodé.

En sortant le vêtement très découpé de son papier de soie, j'ai immédiatement avisé les jambes mi-longues, me réjouissant de cet atour qui viendrait compléter ma panoplie de Vélibérée (robes courtes, talons effilés ou Doc coquées, réflecteur à la cheville). Je n'avais pas tout vu. Ce ne serait pas prudent, on est quand même trop loin du cuissard. Vêtue de coton et de candeur, mais surtout cul nul.

Parce que de culotte, certes fendue, si elle en a le nom, cette pièce s'intéresse à tout, c'est-à-dire la taille et les cuisses, mais pas au cul. On devrait l'appeler lotte, mais c'est déjà pris par un succulent poisson. Jamblotte ? On pense plus à de la charcu(l)terie qu'à des froufrous. Alors, va pour culotte.

Alors, je la garde précieusement, comme un signe d'amitié et comme un signal de fessée. Un dessous qui permet de porter la culotte tout en étant parfaitement déculottée, voilà un joli paradoxe. Une culotte blanche qui ne soit pas un souvenir d'enfance mais une remontée dans le temps autrement plus de sept lieues, une culotte blanche de ces arrières arrières grands-mères qu'on n'a pas connues. La culotte d'une autre, échappée d'un trousseau de campagne, une culotte qui va retrouver une vie libertine et prendre des bonnes couleurs, celles des joues qu'elle refuse de cacher. Une culotte entre quatre murs, entre quatre yeux, entre les mains et les fesses. Une culotte à fessées. Une culotte presque pour rire, et pour crier.

Une déculotte.

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Clap de faim

Rue Bricabrac, bdsm, fessée
photo Shadowjumper

Voilà longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Je ne fantasme que rarement sur les acteurs, je le faisais à 6 ans, à 12, à 18, faute d'un imaginaire encore assez développé ou de manque de support valable dans mon quotidien. J'ai dû le faire à trente. Le fantasme a beau être un magnifique pays de fées où tout est possible, j'ai besoin d'un minimum de réalisme. D'un champ du possible. Je suis terre-à-terre.

Et puis il y a quelques jours...
C'était un film. Un film de pas grand-chose. Un film qui est passé dans tout un tas de festivals mineurs, mais nombreux et qui y a récolté des prix. Un film qui s'il avait américain plutôt que briton et réalisé par un metteur en scène chevronné et pas par un débutant serait passé à la trappe. Un film, quoi, pas méchant, pas déshonorant, pas crapuleux, pas racoleur. Un film de plus. Soudain, au détour d'une scène, un homme plein de cheveux gris, mais plus jeune que sa chevelure, un regard bleu qui traverse la salle, un sourire qui donne envie de pleurer tellement il est franc. Pas même sûr qu'il est acteur, sans doute un voisin, un technicien, quelqu'un de la production, venu dépanner le temps de deux séquences et quatre mots pas plus.

Je suis moite, je m'éveille, je m'évade. Je sens ses mains qui font la connaissance de mes contours, qui dégrafent ici, dézippent là, soulèvent plus bas. Il n'y a plus que lui et moi, un scénario écrit encore plus vite qu'un Bulle Caisson. C'est fou ce qu'on peut faire en peu temps, avec presque rien. Voilà une ceinture qui n'en finit pas de tanner une peau fine qui n'a rien d'un cuir récalcitrant. Et chaque coup de lanière est comme un coup de queue, il atteint le juste centre de mon corps. Comme aucun coup, de main ou de bite, ne le fera jamais.
Ses cuisses m'emprisonnent et évidemment, elles sont un étau parfait, confortable et inéchappable. Ses mains viennent parfaire ce que la ceinture a oublié. Ma tête résonne du plus beau des bruits, et je pars en transe comme dans une cérémonie vaudou. Les ondes me parcourent des orteils qu'elles chatouillent à la pointe des cheveux qu'elles font dresser. Mon corps danse un truc pas répertorié, bien plus remuant que le tecktonik, plante plissée, paume plate, taille anguille, hanches ivres.
Venus de nulle part, de ses yeux peut-être, des cingleries succulentes attaquent mon dos, des doigts par dizaines malaxent mes seins, des tentacules d'incube caressent dehors dedans, je ne sais plus. Je suis juste un corps qui jouit, enfin, qui se la raconte.
Je n'en finis pas de décliner mes dadas, je n'ai pas plus le sens du temps que de la mesure, la raison n'a rien à faire ici, je frotte mes sens (à défaut d'autre chose) comme une lampe d'Aladin, je m'invente des septièmes ciels à répétition, des cordes volantes, des tapis dans quoi on m'enroule, je deviens un tapis, une corde, une liane vivante, une peau vibrante. Nous ne sommes plus que trois, lui, moi et le fantasme qui entretient la flamme.

Fin brutale comme un réveil. La lumière est revenue, je me frotte les yeux, pas la peine de me demander quel était le film. Et la photo de mon partenaire malgré lui n'est même pas sur internet.

Quand j'entends quelques accords de Light my fire, ou la voix de Leonard Cohen, je ressens une mise à feu assez similaire.



La Californique

CALIFORNICATION, présenté en deuxième partie de soirée sur la chaîne payante Showtime (à qui l'on doit déjà l'excellente série Weeds), est comme son titre l'indique une série qui se passe en Californique, à Lalaland précisément, et où l'on fucke à gogo et assez explicitement, sans que les dames n'y gardent leur soutien-gorge comme dans Sex and the City et où le héros (joué par un David Duchovny plus qu'excellent) se demande, entre autres, ce que les femmes font de leur corps, entre silicone et épilation totale (merci pour cette réplique où il réclame non point une chatte foisonnante à la seventies, mais un minimum de pilosité de manière à être sûr qu'il pratique un cunni sur une femme et non sur une enfant).

Il y a quinze jours, surprise, à la fin du troisième épisode, cette scène fessatoire nettement plus osée que son équivalent en tailleur strict et main molle dans le film La secrétaire.

Rue Bricabrac, bdsm, Californication, fessée

Plus osée pas vraiment parce que la demoiselle a le cul nul, et quel cul, mazette ! Ce qui est gonflé (dans la bousculade des stéréotypes) c'est que sous ce qui ressemble à première vue à un retour aux rapports ancillaires avec droit de cuissage pratiqué par un personnage diablement avunculaire (Evan Handler, déjà vu dans le sus-cité Sex and the City où il jouait déjà un avocat sexuellement favorisé), se trouve l'exact opposé. C'est la jeune assistante qui a demandé, aguicheuse, provocante, à son boss de bien vouloir, à chacun de ses faux pas, avoir l'amabilité de la châtier comme bon lui semblera. Et de renverser le café dans un oups (de fausse contrition) avant de s'allonger en relevant sa jupe, sur ses cuisses. Après quelques secondes d'hésitation très judéo-crétine (mon dieu, ma femme et les droits de l'homme), il a mis à exécution l'invitation tentante avec une vivacité roborative.

Depuis le temps qu'on dit que les séries télévisées US sont nettement plus décoincées que leur cinéma... Bientôt, Californication abordera une chaîne française. J'ai entendu Canal et M6. Dans le premier cas, on aura la chance de l'avoir en VO, dans le second, il faut prier pour que le doublage ne rime pas avec sabotage.



Elle voit des mains partout (Part 13)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

AINSI font font font les petites menottes, ainsi font font font trois mille tours et puis s'en vont...

Je ne passe pas la main pour autant. Ce n'est qu'un au revoir aux mains, du moins dans leurs variations légères et estivales. Elles auront toujours ma préférence, pour gifler ma chair dans l'écho des peaux, pour caresser mes creux les plus secrets, pour approcher mes lèvres et recevoir mes baisers.

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Elle voit des mains partout (Part 12)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

À force de voir des mains partout, il y en a vraiment partout, et en nombre, on dirait. Pour preuve, ce petit morceau extrait du récit d'une oiselle fraîchement plumée...

Il m'a donné l'ordre de me deshabiller,jambes ecartées mains sur la nuque,cambrée et mains au mur,

La ponctuation étant hésitante, je penchais pour six mains, mazette, madame, trois paires de bras, félicitations. Mais peut-être n'y en a-t-il que quatre (c'est Shiva, pour le moins, dont les bras sont bien loin d'être un signe de soumission...), si une fois déshabillée, les deux mains qui ont servi à l'effeuillage prennent place derrière la nuque.
La soumise transgénique est arrivée.
La suite nous apprendra si elle a été élevée ainsi pour mieux servir son millimètre, et le grandir un peu (la mienne en a plus que la tienne) ou bien si c'est un effet de bord du maïs OGM généreusement prodigué dans sa volière par maître Monsanto.

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Elle voit des mains partout (Part 11)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

POURQUOI diable l'expression "une main de fer dans un gant de velours", attribuée pareillement à Napoléon et à Bernadotte, perdure-t-elle à l'infini ? Parce que le cliché parle trop bien de lui-même, et propose une alternative imagée aux plus banals "sévère mais juste" et "ferme mais tendre" ?

Une main de fer, quand on y pense, ça renvoie aux gantelets, à la gente soldatesque, à quelque chose de mal commode, de caparaçonné, de protégé, de grinçant. Les premières prothèses, l'avant-bras de Folamour, les membres mal huilés du Tin Man d'Oz, l'appendice anthropomorphe de quelque robot mal léché. Une main de fer, en plus, ça rouille. Alors, coller un gant de velours par-dessus, franchement, c'est du cache-misère. D'autant que ce qui serait vraiment épatant, ce serait de découvrir une main de velours une fois le gant de fer éparpillé.

Pourtant, c'est juste vêtue de sa peau, douce ou calleuse, soyeuse ou râpeuse, pulpeuse ou sèche, pour ce jeu de paume, la main n'a besoin ni de tissu ni de métal. C'est à elle de savoir se faire acier ou satin, battoir ou onde, cinglante ou caressante.

Je vous en serre cinq, vous m'en collez bien plus.

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Elle voit des mains partout (Part 10)

Rue Bricabrac, bdsm, main
Photo Only Alice

POUR une fois, ce seraient mes mains. Déliées, mais tendues.

Libres, comme une illusion. Rampantes sur le sol ou contre un mur, étirées pour attraper une clé, faire un signe, agripper le bas d'un pantalon.
Esquisser le geste de partir, mais ne pas pouvoir, ça tombe bien. Ne pas vouloir surtout. Choir encore.
Hors champ, bâillonnée, aveuglée, un pied enchaîné arrimé, captive au faible rayon d'action, je cherche une impossible fuite.

Je jouis autant que je crains la vanité de ces efforts. À terre et si haut à la fois.

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Elle voit des mains partout (Part 9)

Rue Bricabrac, bdsm, main

L'ENVIE, l'idée, c'est de ne pas y aller de main morte, et une main défunte, in memoriam canal carpien, ne pourrait pas grand chose (N*** me raconta récemment comment, après avoir perdu la sensibilité de sa dextre, il avait encore plus le coeur à l'ouvrage fessatoire au retour d'icelle). En tout cas, je l'espère.

Sous les rafales, mon corps jubile, perd pied et à sa manière, atteint une sorte d'assomption que d'aucuns appellent 7e ciel, d'autres subspace.

Je ne l'appelle pas, je l'espère à chaque fois, et quand je grimpe, je ronronne.

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Elle voit des mains partout (Part 8)

Rue Bricabrac, bdsm, main
Jimmy Moonbeam00

POUR appliquer l'enduit, il faut une taloche (comme quoi, même les travaux de peinture me renvoient à l'immarcescible obsession). Un amant m'en a un jour fait tâter, que je comprenne ce que signifiait l'expression "tu vas prendre une taloche".

Taloche, comme galoche, mioche, pétoche ou gavroche, encore un mot de l'enfance, interdit aux plus de douze ans, de la gifle considérée comme un acte constructeur, et de la main parentale métamorphosée en mano maçonnique.

Il en est des mains comme de toutes les histoires, elles vont souvent dans le mur, surtout celles qui bâtissent les maisons.
Pourtant bien endurantes, ces mains de maçons ne seraient-elles pas mieux accueillies sur un postère douillet, qui en ondulerait, lascif et lubrique, de délice.

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Elle voit des mains partout (Part 7)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

ELLE court, elle court, la main. Elle est passée par ici, laissant sa signature écarlate comme un branding éphémère, elle repassera par là, comme une fleur d'hibiscus au grand jour.

Déjà, avant Lascaux, avant la croix malhabile, avant le ciment frais d'Hollywood Boulevard, c'était d'une main se faisant la plus longue et large possible, étirant écartant les cinq doigts à l'acmé, que l'homme laissait sa marque sur sa propriété.

Pour garder plus longtemps son empreinte, ne faudrait-il pas faire une main courante (non, non, il ne s'agit pas de tenir bon la rampe, pour une fois), consigner scrupuleusement ses faits (fesses) et gestes, anoter un grand cahier de greffier (qui ne miaule ni ne siffle).

À deux mains, la suite...

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Elle voit des mains partout (Part 6)

Rue Bricabrac, bdsm, mains
D.R.

CETTE image d'un soutien-gorge résolument emboîtant, envoyée par Billeversée (merci ! je ne sais d'où elle sort non plus) me fait penser que toute obnubilée par mes jumelles rondeurs méridionales, j'oubliais qu'un peu plus au septentrion, s'en trouvent deux autres qui savent aussi recevoir.

Entièrement occupée par la java qui se jouait au sud, et qui vit crever en vol deux paddles et un bambou, sans que mon postérieur n'en garde la moindre trace (heureusement, au niveau du cerveau, le suicide des neurones n'a pas encore commencé), je n'ai qu'à peine sursauté, tressauté, tressailli (ou étais-je déjà dans ces ailleurs qui n'ont pas de nom, mais où les sens s'entressent) quand des gifles ont fait swinguer mes seins. Pourtant, ces deux-là, sous ces coups de main, ont chanté le blues.

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Elle voit des mains partout (Part 5)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

JOUER à la main chaude...

En cet été frais, c'est l'idéal.
Il n'y a pas de règles.
L'idée, c'est que la main garde son sang froid mais chauffe les sens et les seins, fesses, sexe et plus si entente.
Une paume peut-elle rester fraîche tandis qu'un cul surchauffe, sursaute, surenchérit ?
La paume devient palme d'or en fusion, jusqu'à fondre en son coeur, (surtout si la main est de fer et sans gant de velours).

Que calor la vida.

En bonus-track, les règles du jeu de la main chaude telles que trouvées ici :

(Tout le monde aura compris par quoi remplacer la main tendue derrière le dos et apprécié la tête enfouie dans les genoux du meneur de jeu... J'adore la perversité délicieuse des jeux d'enfants. Reste à trouver sept messieurs avenants qui sauront avoir la situation bien en main)

Nombre de joueurs : 6 à 8.

But du jeu : deviner quel joueur vous a tapé dans la main.

Comment jouer ? : Un joueur, désigné par tirage au sort vient se cacher la tête dans les genoux du meneur de jeu (qui, lui est assis) et tend une main derrière son dos. Les autres se groupent au fond de la pièce : l’un d’entre eux s’avance et tape, plus ou moins légèrement, dans la paume du joueur « aveugle », puis il s’esquive et rejoint le groupe. Celui qui a été ainsi frappé compte jusqu’à 3 avant de se retourner : d’après les physionomies, il doit deviner qui l’a tapé (il cherche aussi à identifier, à l’attitude celui qui vient de se déplacer). S’il tombe juste, il change de rôle avec le « frappeur ». Sinon, le jeu reprend (un même joueur peut venir taper deux fois de suite).

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Elle voit des mains partout (Part 4)

Rue Bricabrac, bdsm, main
photo Onkel Ulle

LES mains ont leur langage, elles signent et c'est bien pratique quand l'oreille est ailleurs.
J'ai la chance d'être tout ouïe, surtout quand j'ai les yeux bandés, et j'entends les mains me parler. Rageuses, elles tambourinent à toute allure, sans temps mort, une par fesse, et me disent "haut la croupe". Lourdes, lentes, elles se font battoir, me plaquant net, "garde la position". De bas en haut, doigts écartés, elles me font sursauter, "tais-toi, je marque". Menaçantes, elles se saisissent d'une cravache qui siffle "tu vas sentir ce que tu vas entendre". À la paresseuse, un index fureteur, un pouce inquisiteur, un majeur tripoteur, et deux doigts qui cinglent, souvenir de cour d'école, "attends la suite, tu vas déguster".

Les mains promettent et tiennent parole. Elles parlent fort, pour être sûres d'être comprises. Parfois elles crient, et je pleure un peu.

J'aime les hommes qui parlent avec les mains. Et comme pour tout langage, certains ont plus de vocabulaire et une syntaxe plus sophistiquée que d'autres...

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Elle voit des mains partout (Part 3)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

BAS les pattes ! Oui, c'est cela, plus bas. Juste là, exactement..

Si tous les gars du monde voulaient se donner la main ?
Peut-être pas tant que cela, mais il est vrai qu'en toutes situations, et particulièrement dans quelques positions bien précises, on a toujours besoin d'une main secourable.

Et si la main venait à manquer de punch et de zeste, une tonique citronnade, pas avec ce cédrat (dit "main de bouddha", je n'ai donc pas rêvé) à la forme intéressante mais peu juteux, et ça repart.

Haut les mains !

(Da capo)

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Elle voit des mains partout (Part 2)

Rue Bricabrac, bdsm, main
D.R.

UNE paume glacée, sur la vitre, comme un jeu d'enfant qui s'ennuie en voiture ou dans un train, le nez collé au carreau.
Une main, ouverte, offerte, comme un signal dans le givre, éphémère.
Une main venue du froid qui parle de chaleur, celle plus rouge qui s'imprime sur une fesse.

La main au carreau, la caresse aux fesses, tiens-toi à carreau, penche-moi, j'ai envie de ta main au cul.
Je rêve...

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Elle voit des mains partout (Part 1)

Rue Bricabrac, bdsm, main

MEME les magnets s'y mettent (en vente par paquet de six, y en aura pour tout le monde).

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Perculssions

Au concert, tu devais regarder le batteur ?
Non, je préférais les guitar heroes.

...

Rue Bricabrac, bdsm, percussions, tambours

...

...

N'empêche, un percussionniste, c'est vrai que c'est pas mal !

(Spéciale dédicace à G***)

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Compulsion de répétition (Cherche donneur)

Rue Bricabrac, bdsm, fessée, rituel, Red Charls
photo Red Charls

JE suis dans un grand désordre en ce moment, ce qui n'a rien d'anormal après la conclusion de quelques années de fidélité et de train-train à la loco de plus en plus poussive. Je porte mieux que bien mon pseudo. L'un me dit volage, l'autre parle de dévergondage, alors que je ne cherche qu'à ranger un peu tout ça, la vie, les sentiments, enfin, non, ranger des sentiments, cela ne rime à rien... J'essaie de les exprimer, les retrouver, les exalter. Je suis donc à la fois en vrac et dans une insatiabilité totale. Empiler ou multiplier les vacataires, c'est un peu comme sucer des pastilles à la menthe (je dis ça, mais je déteste la menthe en pastilles), c'est de l'instantané, effet immédiat et puis s'en va. Reviendra peut-être, mais pas de double effet kiss ou cool. De l'instant, pas du temps. C'est le Nes' de l'expression.

Ça va et ça vient, la vieille antienne, et me revient un fantasme aussi ancien que l'antienne. Ce devait être une punition jadis. Ça n'a pas besoin de l'être aujourd'hui. Ce pourrait être juste une expérience sensuello-scientifique. Physique. Ou chimique. Je les confonds toujours toutes les deux. Alors les deux. Pendant une semaine, du lundi au dimanche, du samedi au samedi, du mercredi au mardi, qu'importe le départ pourvu que l'arrivée soit cuisante, ou pendant 20 jours comme les 6 jours TBM (hum, le neurone plus solide que la peau... TBM ne signifiant pour une fois pas Très Bien Monté mais Très Bon Marché comme on dit dans le grand magasin le Plus Mal Nommé de la capitale), être fouettée, cravachée ou fessée, c'est à définir (je vote pour fessée) comme le nombre de coups ou le temps chrono de la chose, matin et soir. Des coups régulièrement administrés comme ceux d'une horloge à balancier qui ne sonnerait que deux fois par jour.

Régulièrement. Comme passent les trains dont les locos fonctionnent. Comme les TGV qui regardent enfin vers les marches de l'Est. Très Grande Volée.

Je suis curieuse de savoir à quel moment je pourrais retrouver ce mélange de peur et d'envie, et que le non l'emporte sur le oui, mais que je m'oblige à la résignation. Tout à l'heure parce que c'est écrit, décidé, d'ailleurs, c'est mon idée. Pas d'évitement, de sauve qui peut, de dérobade.
D'y penser, à froid, en amont, est terriblement excitant et j'en fonds d'avance, je quitte l'état solide à très grande vitesse. La première, la deuxième, la qtroisième, la quatrième... tournée serait délicieuse, forcément, et l'attente du prochain rendez-vous (celui où il est prévu que je me rende d'avance, en position, cambrée, tendue, constellée de marques, non seulement j'assume mais je mendie) énervante tant le temps sait se dilater sans qu'on ne lui demande rien.

Et ce qui fait partie de cette même excitation, c'est le doute, l'inconnu. À quel moment cela va-t-il devenir très douloureux ? Est-ce que ce rituel va me permettre de retrouver des sensations oubliées, que l'immersion dans le sm a émoussées ? Cette peur que je ne ressens presque plus jamais, cette peur délicieuse de quelqu'un (qui reste à trouver, qui accepte de partager ce rite, que cela excite autant que moi, qui ait cette disponibilité... la cohabitation n'étant pas une option, je sais, ça fait un peu fessée 30'...) en qui j'ai par ailleurs toute confiance... Je l'appelle, cette peur délicate qui noue le ventre et qui ne disparaît que dans les claques salvatrices.

Ce serait comme une pièce de théâtre, comme un concert plutôt, plus de sons que de paroles, la répétion à quelques détails près d'une identique partition.

Je crois que ça prend tout son sens, y compris ceux qui m'echappent, de sens, dans la répétition.



Soudain, un homme vous offre un Petit Bateau

- Mais qu'est ce que vous avez tous avec les culottes en coton blanc ? Ru Bricabrac, bdsm, culotte, coton - Il y a de la matière. Et quand on la baisse, c'est plus joli.
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Une après-midi de pluie (chaude journée)

Rue Bricabrac, bdsm, photographie, rouge
photo Swirlingthoughts

IL a plu sur mon corps comme il a plu sur Paris. Et ça m'a plu. Plus que plu. J'étais en eau.

Bruine légère d'une badine, averse claquette d'une baguette de noisetier ou orage grondant de quelque règle rigide, vent d'un martinet tournoyant ou tempête d'une cravache à cru, j'en ai vu des bleues et des trop mûres, oh la belle rouge, et quelle confusion quand de la même main, les plus douces onctions rendaient mon corps confit.
À l'heure de la messe, j'étais à con-fesse, j'ai hurlé quand ses doigts ont tordu mon mont, j'ai ronronné quand son index a caressé mon bouton.

La Callas chantait Casta Diva, la camera obscura lançait des éclairs.

Il y a des hommes, des magiciens, des qui aiment tellement s'en servir sensuellement que ça devient un don, qui devraient assurer leurs mains, tant elles semblent animées d'un esprit propre. Un petit génie sadien et câlin qui connaît toutes les étapes de chair à cuir et les nuances d'ivoire à incarnat, qu'aucune branlée, gamahuchage ou fouettage, ne leur est inconnue. Des mains de mateur, d'amateur, de masseur. Des mains comme j'en redemande, à genoux s'il le faut, que je bisse, trisse, ho et hisse, pour qu'elles reviennent applaudir et jazzer sur ma peau.

Je pensais être verte, je suis violette.

(Tout cela ayant évidemment été fait pour l'art, et uniquement pour l'art, même si celui-ci n'a pas été, pour des raisons évidentes d'espace-temps, répertorié par Hegel, il reste à savoir qui a été le plus impressionné de la pellicule - des électrons plutôt - et des participants - un Rouge et une Prune, question purement rhétorique et destinée à rester sans réponse.)

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Espèce de pouf-fesse !

DANS la lignée du "fantasme de la lectrice", il semble acquis par tous que le siège est important.

Personnellement, j'avais il y a longtemps expérimenté une position assez confortable pour tout le monde (à condition que l'homme n'ait pas les genoux pointus). Ce dernier est assis, où bon lui chante, et la femme s'installe à plat ventre sur ses cuisses, les mollets et pieds derrière son dos, le cas échéant attachés, le livre sur sol, devant ou entre ses pieds, le cul à portée de paume, vue imprenable sur... (Les liens peuvent se justifier si les ardeurs percussives du perturbateur sont par trop vives, et puis les liens se justifient toujours, per se.)

Mais d'aucuns préfèrent jucher la femme sur un tabouret, façon tabouret de bar, bien haut perché. Ou alors, à défaut sur quelque chose de plus courtaud, façon diabolo tam-tam le bien nommé ou plus orientalisant, chargé de velours et d'argenture.

Des designers italiens ont imaginé celui-ci, qui me ravit, explicite et de la bonne couleur, mais ne serait-ce pas redondant ?

Rue Bricabrac, bdsm, rouge, tabouret
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Souper jubilatoire (la couleur du jour est le rouge)

Rue Bricabrac, bdsm, lecture
La liseuse par Azraël

PARTAGEANT avec moi, et quelques autres, le fantasme de "la lectrice", Azraël me suggère quelques lectures pour jouir ad libitum, des curiosités d'entre-deux guerres (dits romans de flagellation) alors éditées dans la bien nommées collection orties blanches. D'autant qu'il semble facile de trouver dans Sévérités perverses, Les deux Camille, La guinguette aux orties de quoi faire correspondre très exactement lecture et correction, une forme de stéréo entre les lignes et la badine, les mots et les maux parfaitement en phase.

J'aime aussi beaucoup les séances de lecture et je ne manque pas d'en insérer une dans les soupers fessatoires. C'est un intermède culturel très pimenté.

Le souper fessatoire, dont on trouvera un exemple de menu ci-dessous (made in Azraël, comme l'image ci-dessus), prouve que pour quiconque pratique le bdsm en freestyle, il y a une jubilation de chaque instant associée à un assaut d'imagination pour que, sans aller jusqu'à faire l'école du rire ou sucer un clown, et malgré la douleur bien réelle et la férocité non simulée, le plaisir s'accompagne d'une joie immense. À en rire de bonheur.

Souper fessatoire

  • Fessée apéritive
    Exposition et mise en bouche
    Entrée au godemichet
    Délices de l’océan à l’aveuglette
    Intermède culturel
    Dessert surprise du chef
    Troussage et fantaisies
    Feu d'artifice en rouge et rouge

Règles du jeu de la fessée apéritive
Lance le dé
Si tu fais 1, tu rejoues

2 = 10 claques + 10 coups de martinet
20 coups c’est peu. Rejouer et additionner le nouveau score au score précédent.
3 = 10 claques + 10 coups de martinet + 10 coups de paddle
4 = 20 claques + 10 coups de martinet + 10 coups de paddle
5 = 20 claques + 20 coups de martinet + 10 coups de paddle
6 = 20 claques + 20 coups de martinet + 10 coups de paddle + 10 coups de cravache

Variante pour fessiers aguerris et gourmands pour celles qui aiment les fessées longues et cuisantes administrées en plusieurs fois avec un maximum d’intruments.
Avec 3 dés (score minimal 30, maximal : 216)
Lancer 3 dés. Les scores sont à multiplier entre eux.
ex : 3 x 5 x 6 = 90
Si l’on a 2 dés (ou exceptionnellement 3 dés) avec le score 1 , relancer les 2 ou 3 dés.
Si le score est inférieur à 30, relancer les 3 dés et additionner au score précédent.



Tendre à cuire

Rue Bricabrac, bdsm, fessée, Jacques Serguine

Le nouveau roman de Jacques Serguine s'appelle L'attendrisseur. Le titre, déjà. Il a les vapeurs puissantes d'un alcool fort. Je pourrais m'arrêter là, sur ce mot et son article, suspendue comme l'apostrophe, en équilibre enivré. Ça me parle, ça doit parler à beaucoup d'autres, tout est dit. Si j'aime tant me faire fesser, comme je le rappelle souvent, trop, quasiment en boucle, c'est parce que je suis sûre que cela m'attendrit. Mais là n'est pas la question. La question, c'est comment Serguine se débrouille-t-il pour en parler si bien, si précisément, si méticuleusement et si sensuellement à la fois, avec des tournures parfois surannées et des beaux mots précieux, avec des sentiments vifs et un amour toujours (qu'on se souvienne d'Éloge de la fessée).
Pour ceux dont le titre ne ferait ni raisonner (attendrir comment ça ?) ni résonner (attendrir quoi ?), la couverture blanche (assortie au nom de l'édition), ornée d'une petite photo de Patrick George, appartenant à la si belle série des Signatures, éclatante de joie cerise sur une peau hâlée, désigne de la paume l'objet du délit, et donne envie de s'incliner sur les premiers genoux qui passent, pour peu qu'ils aient bonne mine et bras adroit.
C'est bien de désir dont il s'agit à chaque page, un désir prégnant, brûlant, exprimé, exsudé, dénudé, envié...

"En fait, l'agent réel, agi et acteur, est simplement une fessée. Non, la Fessée plutôt, avec une majuscule ; il va de soi que les derrières sont minuscules."

Jacques Serguine est le narrateur, celui par qui la fessée originelle arrive (dans le jardin mal calfeutré d'une villa de station balnéaire méridionale, sur le cul d'une altière et incandescente beauté noire) et de là, une contamination quasi virale parmi les filles du bord de mer. Deux femmes assistent, le même jour peut-être, mais pas sûr, à cette fessée d'amour, et elles en conçoivent grand et légitime émoi, jusqu'à vouloir, donneuse ou receveuse, s'y (sou)mettre. L'une va fesser son gros bébé (chez Serguine, les filles de 17 ans sont nommées bébé... et prions pour les organisations plus fachos que familiales ne hurlent pas au crime pédophile) l'autre, à peine plus âgée, va demander à son amie d'été de la retourner sur ses cuisses et de l'enluminer.

C'est Pauline à la plage sur les genoux de Claire, avec la fessée dans le rôle du mistigri d'une Ronde.

Personne n'écrit sur la fessée avec cet amour et cette tendresse (sans parler du talent, tant trop souvent les récits de ce genre relèvent plus d'harlequinades que de littérature). Le cul devient le cœur de tout, la beauté, la paix, le bonheur. La fessée n'est qu'attention, amour, affection.

Oh, et puis il faut le lire, et s'en prendre (ou en donner) une bonne. Ou deux. Ou trois. Et encore demain. Et après-demain.



Bonnes résolutions (eco-bdsm 3)

Rue Bricabrac, bdsm, brosse, Betty Page
Betty Page colorisée par Honeyjew

Soucieuse de l'état de la planète (même si sa fin est prévue pour 2012, d'après les derniers ragots, mais il paraît aussi que ce ne sont que des menteries, ce ne sera pas la fin du monde mais la fin d'un monde...), je continue de chercher comme réduire son empreinte écolo tout en jouissant des plaisirs bdsm.

Avec cent coups de brosse avant de dormir, par exemple. L'excellent précepte que voilà !

Rue Bricabrac, bdsm, brosse, paddle

La brosse à cheveux, en bois, est un paddle des plus sournois. En effet, derrière ses allures futiles et légères, salon de beauté, mon beau miroir dis-moi et je ris de me voir si belle, la brosse, particulièrement si elle est de taille modeste, cache bien son jeu. Tandis qu'on maniera un battoir (de lingère, pièce authentique et lourde) ou un paddle (il y a même des vendeurs de paddle qui ont un modèle "hairbrush", de forme ovale et de dimensions réduites, et avec laquelle on serait bien en peine de se coiffer) avec les précautions d'usage, la dégelée à la brosse à cheveux n'aura pas ces égards. J'en ai d'ailleurs jeté une de rage un jour, surlendemain d'une nuit mémorable où j'avais crié, pleuré, supplié en vain. Pendant 48 heures, m'asseoir était à peine supportable.
À y repenser, c'était plutôt comblant.

Et puis, à l'image des ceintures, des cuillers en bois et autres objets janus, la brosse à cheveux semble anodine. Elle a sa place sur une table de chevet. Personne ne se froissera de la trouver entre les draps, au matin. On peut même prendre l'avion avec sans rameuter les brigades anti-terroristes. Et les marques qu'elle laisse sont harmonieuses et régulières. Que du bonheur.

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Au théâtre ce soir (La Mégère...)

Rue bricabrac, bdsm, Mégère Apprivoisée

L'opéra de Paris donne quelques représentations de La Mégère apprivoisée, d'après Shakespeare, adaptée pour le ballet de Stuttgart par John Cranko, condensée en deux actes. La mégère apprivoisée, pour moi, c'est le duel truculent et tambour battant entre Liz Taylor et Richard Burton dans le film de Franco Zeffirelli, ou alors, la comédie musicale Kiss me Kate, copié/collé du précédent, des versions édulcorées presque dévoyées de la comédie de Shakespeare. Des spectacles dont je n'ai gardé que l'envie déchirante d'être domptée, de trouver celui qui aura la poigne et qui saura le prouver, la paume grande ouverte.

À en oublier les vers originaux de William.

Elle n’a rien mangé et ne mangera rien
D’aujourd’hui ; l’autre nuit elle n’a point dormi
Et ne dormira point cette nuit davantage ;
Comme au souper, je trouverai quelque prétexte ;
Le lit sera mal fait ; et je ferai voler
L’oreiller d’un côté, le traversin de l’autre,
Et puis le couvre-lit par ci, les draps par là
Mais soutenant toujours, dans ce remue-ménage,
Que j’agis par respect pour elle et pour son bien…
C’est ainsi que l’on tue une femme en douceur
Et que je peux plier son fol entêtement.

Ca m'en rappelle quelques-uns... qui le disent moins bien, mais cherchent bel et bien à dépersonnaliser celle appelée à devenir leur soumise, crâne rasé et corps décharné. La tuer en douceur... On quitte les motifs joyeusement SM, les volées réconfortantes, les claques rassurantes, les dégelées euphorisantes pour les contrées plus sombres de la D/s.

(En cherchant une image, je suis tombée sur cet article tout à fait intéressant d'une professeure anglaise.)



Respecter la règle



Hum, ce n'est pas très pratique cette poignée, là...
Rue Bricabrac, bdsm, fessée, règle Pour fouetter, non, en effet. Mais on fera avec.

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Tenue de fessée

Rue Bricabrac, bdsm, fessée

C'est de saison, les tenues de fêtes. A mon grand étonnement, alors que pas mal de carcans de la société ont sautés, et qu'à part la montée des marches à Cannes, le smoking est de moins en moins de rigueur (sauf chez les maîtres d'hôtel) on continue de vendre, donc d'acheter, des robes à strass, paillettes, sequins, swarovski et j'en oublie, des trucs qui font bling bling et coûtent un bras, tout ça pour se réjouir d'entrée dans une année qui risque de voir le petit cocu arriver au pouvoir, avec Pomponette (comme un postiche plus qu'une potiche) au bras.

On a les dress code qu'on veut. On parle beaucoup des tenues fetish, de soirée, de cocktail, de mariage....
...mais jamais de tenues de fessée.

Rue Bricabrac, bdsm, fessée

La meilleure fessée est celle qui associe deux nudités, celle de la main, celle du cul. Peau à peau. Mais se présenter nue, d'emblée, ou presque, en hypocrite résille, en opaque zentaï, en bas, sans haut ou encore overmoulée de latex, est se priver du meilleur moment (lamontée de l'escalier), celui de l'approche, de l'allumage, de l'agacement, d'une légère frustration, des rênes que l'on tire, du plaisir à venir qui miroite, de la petite bête qui monte, monte, monte...
Les strip-teaseuses ont très bien compris la tactique de Tantale.
On pourrait le jouer efficace, façon armure ou sortie hors de l'igloo. String, slip, culotte, collant coton, legging de laine, jean baggy sont autant de couches à éplucher mais n'ont rien de gracieux, ça bloque aux hanches et aux genoux, et si un je ne sais quoi de dentelle au bout d'un stiletto ou autour d'une cheville est l'aveu d'une lutte, les tapons de polaire et de denim autour des mollets, c'est juste un constat de laideur lourde. Essayons l'esthétique.

Rue Bricabrac, bdsm, fessée

Je rêve de vêtements qu'on éplucherait d'un souffle comme les duvets d'une houpette, qui s'évanouiraient d'un coup de pinceau, qui s'arracheraient entre deux doigts. Mais dont le coeur, c'est à dire le cul, ne se trouverait qu'après un long voyage dans un ruché de voile, des volants plissés, du bouffant à crevés, du juponnant de tulle, de la faille de soie, de la mousseline immatérielle, du crêpe georgette pigeonnant, du taffetas crissant, de l'organza moiré, tout ça... De loin, ça n'aurait l'air de rien, tant aérien, si léger qu'on imaginerait jamais ce mille-feuille à dépétaler sans violence, cette rose centifolia à dévêtir avec tact, pour trouver la fève, les deux fèves, cossues, charnues, frémissantes.

Soulever chaque pan de tissu, un par un, comme on ouvre un paquet cadeau, fébrile et retenu, étirant un ruban, froissant le papier de soie, se perdant entre deux épaisseurs, prenant soin de ne rien déchirer, chercher où se niche l'objet convoité tant entouré... rituel qui prend le pouls de la tension ascendante, coeur qui s'emballe, cul qui se serre, jupes par dessus tête, derrière avide, mains impatientes.

Le déshabillage, c'est comme avant l'orage.

(Les robes sont de la dernière collection Franck Sorbier, bellement nommée "La piste aux étoiles".)

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Exquise

Mélie a imaginé une jolie manière d'animer le forum du site fesrouge. Que chacun des passagers vienne y définir la fessée. En une ou deux phrases maximum.

Comme j'ai les méninges engluées dans phrases moins lestes, que ne me vient que des ... la fessée, c'est comme le soleil sur un vent de tempête... (bonjour la métaphore belle des champs), ou ... la fessée, c'est le calorifère sans eDF... (et encore, j'ai sorti les avirons), j'ai pensé à une image qui traîne sur mon disque, qui m'a tapé dans l'oeil tout de suite, et qui n'a rien mais rien de bdsm.

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Photo R.J. Carroll

La fessée ressemble à cette fille. Fetish, mais pas comme on le penserait, loin du cuir et du latex, elle a le filet rouge et le tralala à cerises. Les belles couleurs ! La cambrure aguicheuse, les mains mutines qui l'accentuent, c'est une proposition. On ne voit pas son image, mais on en imagine le sourire, de défi sensuel.
Et ses fesses ! Nues, charnues, joueuses, crémeuses, une véritable publicité, une invitation à sortir ses pognes de ses poches et à entamer une samba d'enfer sur ces joues à qui le rouge irait si bien.

Mélie, promis, si je trouve deux phrases sans image, je viens les déposer. Sinon, qu'on me donne une fessée. Ou deux. Ou trois. Ou... oui encore.

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Une fessée éolienne

En feuilletant la toile, j'ai trouvée une de ces images qui riment forcément avec pas sage.

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Comme je n'ai pas le temps d'écrire un billet, même à l'encre sympathique, je la colle comme en miroir d'une autre, déposée il y a deux ans presque pile poil. Etre ainsi, une fois seulement, soulevée de terre, fessée à en perdre ses escarpins, chef caché mais fondement exposé dans le soleil d'une jupe plissée.

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Le rouge et le bronze

Rue Bricabrac, bdsm, fessée, Azraël
Plaisir par Azraël

Soudain, un ange vous offre une image... Azraël, sur qui Mélie a récemment blogué, le décrivant avec une infinie tendresse, m'a envoyé un de ces dessins en 3D, synthétique et esthétique, dont il a le secret et qui colle aussi bien que les sensuels gants de dentelle aux bras de son personnage, à mon récent et précédent billet d'ombre et d'onanisme.

J'aime me reconnaître dans ce dessin, j'aime ces lianes qui font sens (et retour) dans deux imaginaires, j'admire de pouvoir aussi bien raconter, sans mots, une histoire. Je suis confuse devant ces très exacts rouges, confondants, animés d'un feu intérieur.

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Et comme je l'ai un peu agité, l'ange Azraël enfin sorti de sa forge, c'est avec une modestie de rosière et des effarouchements d'homme de l'ombre, qu'il m'a adressé un cliché de quelques bronzes. Pour se faire une idée, le plus grand fait 17 cm. Les autres font de fort jolis pendentifs d'une taille et d'un poids plus modestes, d'une originalité bien plus folle que ce qu'on trouve dans les boutiques fetish et qui annoncent franchement la couleur. Bronzée tendance écarlate. Avis aux amateurs, l'adresse du diabolique créateur se trouve en signature du dessin. (La coller dans ce billet en ferait une proie trop facile pour les robots collecteurs d'adresses à spammer.) Et pour les curieux, on trouve beaucoup plus de photos de ses créations dans la partie du site fesrouge qui lui est consacrée.

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Histoire d'O...mbre et d'O...nanisme

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

Avant de trouver, dans mon quotidien du matin que je lis l'après-midi, cette annonce de XXXB (normal, on est le trente, son métronome bat la quinzaine), qui n'est plus que la moitié d'elle même (la moitié, encore un thème récurent chez elle) j'avais envie de parler de masturbation (et pas de branlette, mais l'une pouvant s'associer à l'autre...).

Les scénarii qui embellissent les plaisirs solitaires sont parfois très sophistiqués. Plus jeune, quand je n'avais pas encore de relations sexuelles mais que ma libido était invariablement en situation anticyclonique, je donnais dans le roman feuilleton. Une même histoire s'embranchait, se déclinait, s'ornementait, brodeuses et dentellières ne s'y seraient pas retrouvées. Le canevas était simple, le plus petit dénominateur commun minuscule (pan-pan cucul, parfois la praline). Les embellissements ont duré plusieurs années.

Aujourd'hui, j'essaie de mettre cette invention de nouveau riche dans mes rapports sexuels et bdsm. Je vante les mérites de la fantaisie et de l'imagination à dominamant, je lui fourre un fouet d'appartement dans les mains, offrant mon verso comme cobaye. J'ai dans un sac immense, que lui seul peut désormais porter, de quoi me faire fouetter une semaine d'affilée sans utiliser deux fois le même instrument. (Je n'ose imaginer qui trouvera cela à ma mort, je caresse l'espoir qu'il ou elle soit du microcosme et qu'il ou elle en fasse bon usage...) Quand le thermomètre monte et que je suis seule à Paris, je décline mes chaleurs en fantasmes de saison.

Pourtant, quand entre la couette et le mont de Vénus, ma main s'aventure, adieu cravaches, tawses, martinets, paddles, pinces, liens, chaînes, corset... C'est un plan serré sur un cul dénudé et une paume pas apprêtée qui occupe tout l'écran de la séance Onan. Qu'importe ce que je me suis inventée en amont, de quelles sottises en costume ou à oualpé j'ai pu me bercer, ce qui me déclenche, m'envole, m'expédie dans l'orgasme droit dans le mille, c'est la fessée. J'y reviens encore et toujours. Une fessée au son de caisse claire. Une fessée solidement tenue. Une fessée agrémentée de caresses précises. Une fessée menée tambour battant. Une fessée à quoi je ne peux me soustraire. Une fessée comme des billes de métal qui s'éparpillent, des grains de blés qu'on moissonne, du linge battu par de vaillantes lavandières. Une fessée, quoi, une vraie.

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photo Eric Charles

Comme en apensanteur, il y a mes fesses, de plus en plus rose, pivoine, cerise, bordeaux. Tout mon corps y est rassemblé, mes pensées ne sont que sensations. À peine si mon sexe bat la mesure, les coups n'y résonnent que trop bien, jusqu'à y tisser des systoles bien particulières. Si seulement cela pouvait durer encore, comme un jazz vaudou, jusqu'à la transe...

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La tentation du store vénitien

P., parfois également connu sous le nom de code de gougnafier, pour le différencier de dominamant, m'envoie quelques clichés dénichés je ne sais où sur la toile, tout en me demandant des nouvelles de mon endorfinolorissement.

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Malgré la mauvaise qualité des photos, peut-être à cause de ce rendu médiocre, je suis littéralement hypnotisée par ce store, à la fois écran d'un théâtre d'ombres et magicien qui griffure la lumière. Il y a quelque chose de pas naturel, comme les images d'un rêve.
Et cette canne, quatrième personnage, qui s'apprête aussi à laisser, en chaleur rougeoyante, d'autres rais sur les fesses en chair de cette femme.
Comme un écho.

Et si le store servait de modèle et le cul de toile prête à un facsimilé ? Un rouge pour un noir ? Une marque par ombre ? Le store est le patron, la peau le canevas.

J'ai envie d'un store, de multiples lamelles, d'une canne, de deux hommes, de peau blanche pas pour lontemps, de sifflement, de soleil, de Venise.

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Fessée high tech

Rue Bricabrac, bdsm, gadget, fessée

Je parlais de compte, comptage, comptabilité, et toi, hier soir, combien de coups ? Et au détour d'un commentaire, je parcourais le site sextoyer, et que vois-je ? Un spankometer (fessomètre), le brassard qui enregistre le nombre de coups (mais aussi les calories brûlées) et les garde en mémoire.
Fini, les soum qui ne savent pas compter, et les dom qui perdent la trace de leurs marques. Le spankometer, c'est la mémoire vive de ceux qui n'en ont que dans le biceps, des compétiteurs sado, des masos en mal de record.

Il ne reste plus aux heureux possesseurs qu'à ouvrir un wiki spankométriaque où, photos d'écran à l'appui, ils pourront comparer leurs performances. Et dire à leur partenaire "Carpette, je ferai mieux la prochaine fois.".

Pendant ce temps, les fabriquants de l'audacieux gadget pourront plancher sur son pendant version soum, en forme de ceinture (ça protégera toujours les reins).

Décidément, j'adore le high-tech.

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Envie d'été et d'être (Narcisso Summer Show part ten)

Rue Bricabrac, bdsm, été, chaleur

La fessée, ce n'est pas son but premier. Ni dernier. La machine sert à applaudir. Mais comme j'ai la vue basse et le fantasme haut, à peine aperçue cette vingtaine de mains gantées de cuir blanc, animées par des ressorts qui m'échappaient, j'ai pensé à une formidable machine à fesser, qui n'aurait de sens que si derrière le guidon du vélo il y avait un homme que j'aurais choisi, et non pas comme instrument mécanique de plaisir solitaire.
Il suffirait d'enlever les aimants, de placer les manches autrement, de bidouiller les bitoniaux, de...
Je n'y connais rien en vérité. J'ai passé un moment formidable et drôle sous la nef du Grand-Palais devant les machines du Grand Répertoire (dont une à soulever les jupes, une autre à jouer du djembé en roue...) dont beaucoup devaient tout à la troupe, ingénieux ingénieurs inclus, du Royal de Luxe.

Vingt mains, je rêve... Si seulement...

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Mon 14 juillet

Les pétards font bang dehors
Dedans, tu claques mon pétard
Dans le ciel, la belle bleue
et sa jumelle rouge étincellent
Sur ma lune, ces mêmes couleurs
flambent sans artifice.
14 juillet rime avec violet.

Rue Bricabrac, bdsm, 14 juillet
Photo Simpologist
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Jeux de plage



Dis, tu veux faire quoi toi quand tu seras grande ?
Rue Bricabrac, bdsm, jokari Balle de jokari; bien sûr!

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Croupe glacée

Près de chez moi, il y avait une librairie d'occasion qui avait tout un rayon série noire, un franc le livre, trois pour en embarquer cinq, et on pouvait les rapporter et les échanger.

J'y ai dévoré tout ce que j'ai pu trouver, entre autres heureusement, de l'oeuvre de Carter Brown, un pseudonyme qui a publié 150 livres, pure pulp fiction, en 15 ans. Ca se lisait encore plus vite qu'il l'avait écrit. Les titres, Croupe Suzette ou Le valseur énigmatique, ne laissaient aucun doute sur les centres d'intérêt du bonhomme.

Je lui dois quelques bons souvenirs de fessées.

Dont une. Une donzelle renversée sur le comptoir d'un bar, les arrières giflés d'importance, et pour finir, dan sa culotte remontée, l'homme verse le contenu d'un seau à glaçon, avant de lui masser le postère. Un chaud froid comme je les aimais, ou comme alors mes fantasmes savaient que j'allais les aimer.

"Un massage de croupe aux glaçons." C'était l'exacte phrase.

Rue Bricabrac, bdsm, glaçons, Carter Brown
photo hundrednorth

"Certes", me dit dominamant quand j'en arrive à ce point de mon souvenir de mauvaise littérature et de masturbations frénétique, "mais tu n'as pas de culotte" (je rappelle aux lecteurs qui arrivent de Mars, le mois ou la planète, qu'hier, à Paris et à 22 heures, il faisait encore dans les 30°).

Heureusement, il existe des tas de moyens de jouer avec des glaçons sans être culottée.

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Régression

L'évocation, dans le billet précédent, de la balle au prisonnier m'a renvoyée en enfance. Du temps des jeux désuets et des jouets démodés.

Sur les boulevards, des camelots vendaient des boxeurs de papier qui semblaient tenir et se mouvoir par magie. Je n'ai jamais su qu'elle était la part d'arnaque et de carton-pâte, sous prétexte que ça ne marchait jamais une fois à la maison, jamais mes parents chéris d'amour malgré moult sourires enjôleurs puis trépignements grimaciers ne m'ont offert le couple de lutteurs.

Heureusement, les militaires ont inventé l'internet, non seulement pour que les ados accros à leur babasse puissent se faire des kikoo lol, mais aussi pour que n'importe quel détenteur de carte bleue puisse acheter des bêtises en ligne.

Rue Bricabrac, bdsm, fessée

Entre deux squelette qui baisent et Mister and Miss Masturbation, la spankeuse mécanique (on dirait le nom d'un ready made des années 20), papier à découper, pailles et élastiques, signalée comme "Nouveauté-Amuse-gueule en directe de Paris!" (ach, le gai Pareeeee sera toujours Parisse) fera la joie de tous ceux qui cherchent deux femmes pour un petit spectacle. Car on ne peut que regarder, pas participer.
Merci qui ?

(D'ailleurs, amuse-gueule ou agace-pissette ?)

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Brosse à (me faire) reluire



Tiens, ce sont les derniers jours pour aller voir l'expo sur les brosses au Musée Forney...
Brosse, fessée, Rue Bricabrac Tu es sûre que ce n'est pas au musée de l'érotisme ?



Si tu n'as pas de rouge, mets du bleu

Il y a le joueur de blues et cette demoiselle qui le chante, les bleus à l'âme et le sang bleu des aristos à la lanterne, les cordons bleus et le bleu du ciel et de Bataille, les mots bleus qu'on dit avec les yeux, qui sont parfois bleus aussi, le bleu layette et la truite au bleu, les bleubites qui deviendront grands et Blueberry. Et puis, il y a les bleus.

"Les bleus mettent souvent du temps à apparaître quand les dégats du choc affectent les tissus profonds. Quand les vaisseaux sont endommagés, le sang ne parvient pas aussitôt en surface car il doit diffuser à travers les parois de tissus fibreux. Cela explique aussi pourquoi il arrive que le bleu apparaisse à quelque distance du choc initial : le sang a été guidé plus loin par l'orientation des fibres." (Stewart Lloyd, lecteur du New Scientist)

J'aime les bleus aux fesses (par fesses, on comprendra bien évidemment seins, ventre, monts, creux et plus si entente), le bleu de feu, celui que j'appelle de tout mon coeur, de toute ta force de frappe, j'aime bleuir de chaud sous tes coups, ça me met le rouge jusqu'aux tempes, ça chasse le blues quand tu bats mon albâtre.

"Un bleu apparaît quand des petits capillaires éclatent sous la peau. L'hémoglobine qui s'en échappe donne la couleur bleue. Le corps envoie aussitôt des globules blancs pour réparer les dégâts. Ils détruisent leurs globules, ce qui provoque les variations de couleur observées." (Claire Adams, lectrice du New Scientist)

Rue Bricabrac, bdsm, bleu, bleus
Photo Angelo Cesare
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Cu(l)pidon

Hier, il semblait que c'était la Saint-Valentin, le marchand de fleurs du métro avait dix fois plus de roses que d'habitude, pétalées comme des tutus, et les restaurants ont fait le plein. Et tous les blogs de bonne compagnie ont affichés l'un ou l'autre des contrepubs trouvées sur le site d'Indymedia.

Février file la flèche Cupidon jusqu'à la lie puisque c'est aussi le mois où l'on choisit sa robe de mariée, enfin, où les marchands de tulle, d'organdi, de fleurs d'oranger artificielles font de la retape.

Pour un mariage plus fessetif, une jolie proposition made in Saturday Night Live avec Catherine Zeta-Jones.

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¡Mano a mano!

mains, fess´e, Catherine Jamieson
Photo Catherine Jamieson

Des mains vives plus qu'il n'en faut pour avoir des belles couleurs toute l'année, promesses de maints feux d'artifesses et d'hématomes polychromes.

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Lettre ouverte au père Fouettard

Mon PF préféré,

Tu le sais, c'est toujours toi que j'ai préféré à l'autre bouffon exploiteur de lutins engoncé dans son costard (c'est toi qui le lui as taillé pour l'hiver ? C'est gagné, parce que sur l'échelle du ridicule, il arrive juste derrière les toreros...) rouge. Toi, tu as toujours eu plus d'allure. La première fois que je t'ai vu, c'était à la montagne, dans les Grisons. J'avais quatre ans. Il y avait le gros qui faisait "ho ho ho", avec sa barbe en coton hydrophile (franchement, faut pas prendre les enfants pour des cons) et son teint d'apoplectique. Il distribuait des filets en forme de chaussette remplis des mendiants qu'on trouvait au Konsum du coin. Dans son ombre, comme un fantôme vêtu, capuche incluse, de bure sombre et monacale, émacié, le visage passé au brou de noix, figure de mort, tu avais en guise de faux un fagot. Tu n'avais pas l'air d'un saint, ni d'un épicier. Tu faisais un peu peur, c'est sûr. Tu m'as frôlé, j'ai négligé le filet garni tout juste bon pour exciter les écureuils, je te bouffais des yeux. Tout ce que tu représentais était tellement plus intéressant que l'autre nouveau riche. Hélas, j'étais encore trop jeune et trop candide pour te sauter au cou. Mais je n'ai jamais cessé de rêver à toi, et de te prier de m'envoyer châtiments et rudesses, étrilles et étrivières.

Rue Bricabrac, fessée, Père Fouettard
photo LarindaME

Alors forcément, aujourd'hui, c'est à toi que j'écris. La Poste, les sites internet et les vitrines de magasins ne te rendent pas justice. Tu serais plus nombreux, tu pourrais hurler à la discrimination, minorité injustement opprimée. Je te suggère de contacter l'ogre de chez Poucet Inc. Il n'y en a que pour ton double bienveillant, en vérité suppôt du capitalisme (si pas membre honoraire du MEDEF) dont la mission est de favoriser le surendettement. Je lui laisse ses rennes, je préfère tes rênes.
Déjà confiné à l'est, on te boute hors de nos frontières. Ne serait-ce pas un coup de l'homonyme de Nicolas Saint, Sarko le nain, entre Nico, on se serre les coudes, qui sait.
Alors que moi, j'ai envie de t'accueillir chez moi, te t'offrir l'asile méphistophélique, le gîte et le derrière. Père Fouettard au pair, ça doit le faire. Je ne suis pas spécialement dissipée, mais pour toi, je ne serai pas sage. Mais alors pas du tout. Je pourrais enfin être la sale gosse dont une éducation éclairée m'a tenue écartée, et passer plus de temps en travers de tes genoux qu'à table, en prenant garde de n'y mettre point les coudes. De folle du cul, je veux bien passer nympho, me perdre sous d'autres lanières pour que tes verges me le fassent regretter. De futile, je suis prête à me faire décolorer le cerveau (certitude d'échapper définitivement aux racines brunes) pour que, préfet à l'anglaise, tu me réapprennes à la dure la logique, la grammaire, la géométrie et la philosophie. Comme un maître de ballet russe, la baguette à la main, tu me coacheras à l'heure de mes assouplissements et autres exercices gymniques dont je sortirai moulue et bienheureuse.
Le matin, alors que je serais encore enchiffrenée de sommeil, attendrie par les rêves, ramollie par la chaleur de la couette, et toi déjà vaillant et vigoureux, tu me donneras ma fessée du matin, revigorante et roborative, pour que le soir venu, je me présente à ton fouet et aux choses sérieuses le cul nul et encore rosi, offerte à tes rougeoiments du couchant. Prodigue moi mon fouet quotidien, celui sans quoi je ne suis que zombie en panne de vie.

La nuit du 24, pour citer Mae West qui n'a jamais reculé devant un mauvais jeu de mot allusif et égrillard, tu monteras et descendras dans ma petite cheminée, et c'est une autre messe que tu célébreras, ramoneur de mon coeur.

Tu sais, Fouettard, si on appelle tous les tawses, martinets, cannes, paddles, menottes... des jouets, c'est bien en pensant à toi, et à personne d'autre.

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Plaisir d'offrir

Rue Bricabrac, bdsm, photo, R.C. Horsch, Lily's Offer
Lily's Offer © R.C.Horsch

Court vêtue, largement déshabillée, si la pose est espiègle, le regard est implorant. Lily ne dit pas non, Lily prie s'il te plaît. Ceci est mon cul, ceux-là sont mes seins, viens y mettre la main, au moins. Bien plus que les deux mains, j'espère. Lily n'a pas envie de faire tapisserie, de rester en plan, face au mur, avec sa peau découverte autant d'albâtre que sa chemise est neige.

Combien de temps faut-il à une femme, masochiste, soumise, masoumiste, soumachise, qu'importent les mots, une femme qui a envie qu'on lui mette le corps en fusion, qu'on lui tanne la peau, qu'on la marque de la paume, qu'on la fesse, qu'on la fouette, qu'on la tawse, qu'on la badine, qu'on la canne, qu'on l'enflamme, pour pouvoir, sereinement, royalement, souriante, ravie, prendre cette pose. Sans qu'on l'y oblige.

Dans mes fantasmes de jeune fille vierge de tout geste sm mais pas de fantasmes, je ne pouvais imaginer la scène que contrainte et forcée. Il me fallait un corps à corps belliqueux, des prises et des clés, mille raisons en plus de la pure force physique, il fallait que je perde la partie, et que la volée tant espérée prenne la forme d'une punition infligée. Seule ma jouissance (ou en tous cas ses prémices liquides) rappellera la réalité de mon désir inavoué. Et cet aveu, verbal, était à nouveau sujet à extorsion, moulue sous les coups, je murmurais un "j'aime ça".

Le temps passe, la honte aussi, celle de dévoiler ses fesses (car en sm, c'est le pile qui y passe avant le face) pour la première fois à un inconnu percutant qui va en prendre, un peu maquignon, la mesure, flatter les rotondondités, évaluer la souplesse avant de claquer pour briser la glace. La jeune fille, sans abandonner sa boîte à fantasme et ses doux aveux pliants sous la dureté du châtiment, devient une femme qui vit en harmonie avec ses envies. Et comme Lily, elle sait lever ses jupes, déchirer son décolleté et se proposer, simplement, sans réticences ni exigences, à celui qui a su la mater.
Oui, tout de même, il y aura eu, d'une manière ou d'une autre, à un moment ou un autre, dans la genèse de la relation, un combat. Et la contrainte sera toujours la bienvenue.

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Pim, Pam, Poum, Pan !

Katzenjammerkids, fessée, Rue Bricabrac

J'ai raconté dans le Fessogramme comment le sm m'était venu, en salle de classe, dans la grande maternelle, sous la férule (c'est le cas de le dire) de Madame Doubs, Doux, Dou, bref, une pas douce institutrice même si irréprochable avec moi.
C'est dire si je suis tombée tôt dans la marmite bdsm et sans me poser de questions. Je m'en pose depuis, des tonnes, mais je n'y réponds jamais. J'en pose à d'autres aussi, et j'attends souvent les réponses.

Katzenjammerkids, fessée, Rue Bricabrac

Alors dans ma fantasmathèque enfantinadolescente, il y a eu les Angélique, bien sûr, les films de pirates et la Comtesse de Ségur en expurgé et bibliothèque rose mais avec knout et Sophie, le mot fessée dans le dictionnaire lu jusqu'à la lie et les captives des indiens attachées à des poteaux de couleurs, totems sans tabous.
Mais parmi mes images de verges et de cordes, j'en avais omis une paire, les Katzenjammerkids. Je les ai retrouvé sur un coin de ouaibe, mes copains dessinés Hans et Fritz (les héritiers de Max und Moritz, autres sauvageons qui m'ont appris à secouer les arbres pour faire tomber les hannetons, entre autres bêtises), des chenapans, des garnements, Pam et Poum en français, qui se prenaient des pafs et des schlacs à coup de tout ce qu'on veut, rouleau à pâtisserie ou plat à barbe, main ouverte ou baguettes. Chaque bande dessinée se terminait invariablement par une fessée.

Et moi qui oublie toujours la fin de tout, ces fessées là, je ne les ai jamais oubliées.

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Culomancie

Ce n'est point charitable de se moquer de son prochain, mais comme le ridicule met un temps fou à tuer, Jacqueline Stallone ne sentira aucune de mes piques. Ce qui est un peu dommage.
Cette dame étasunienne lit, non pas dans les paumes, c'est un commun, il suffit d'arpenter Venice Beach pour en trouver quinze par mile, mais sur les culs.
Si, si. Après l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, voici la dame qui lisait à livre ouvert sur les joues arrières.
Elle a du culot, pensez-vous !
Et comment.

Il faut visiter son site, c'est édifiant, avec la tranche de poilade en prime, éloignez les claviers, il y a du dommage collatéral dans l'air. (Avec toutefois un mauvais point, ce ouaibe plante Firefox, ce qui est mal.) Jackie, le plus sérieusement du monde, en se référant aux plus antiques arts divinatoires qui lisent passé, présent et futur dans les mains, pieds et empreintes digitales (sic), affirme qu'il en est de même des plis et lignes du derrière. Surtout concernant l'amour et la chance.
D'où l'expression avoir du pot.
Sûrement.

Continuons de rire avec Jacqueline. L'empreinte de la fesse gauche correspondant au cerveau droit (et donc la gauche le droit), et la peau cartographiant avec précision notre santé et notre mental, il est urgent de lui expédier un gros plan de notre fondement, en 800 pixels de large minimum.
La vérité est bel et bien ailleurs, Mulder avait raison.
En plus de sa lecture éclairée des révélations du train arrière, la dame renvoie une photo 21x29,7 du sujet de ses inspirations que l'on pourra, si affinités, "offrir à la personne de son choix". (Tu parles d'un cadeau !)

A lire sa biographie, on apprend la genèse de cette culomancie. Ou comment une athlète spécialiste des barres assymétriques puis de la musculation (grâce à un ami de la famille) a découvert qu'elle avait une mission sur terre par la voix d'un medium (un ami de la famille, non pas le même, un autre). Il lui a prédit qu'elle devait devenir astrologue/voyeuse, pardon voyante.
Et qu'elle en aurait le cul bordé de nouilles ?

Après le name dropping, cette sosie de Joan Collins (ou serait-ce de Michael Jackson) invente le cul dropping. (Toutes les illustrations proviennent de son site, ce n'est pas un montage moqueur de la bloblagueuse.)

Je me demande ce que cette culomancienne, après avoir confessé le PDG à 500 plaques et la célèbre maxé hollywoodienne, trouverait à deviner et diviner si on lui adressait ces mains sur fesses magnifiquement saisies par Patrick George.

Elles sont si vivantes, si excitantes, si éclatantes, ces photos (et il est vivement conseillé se promener dans ses galeries, notamment celle des "signatures"), qu'en même temps que le rouge des paumes saute aux yeux, on entend le bruit clair de la claque.



Le grand jeu de l'été (Vivement qu'on le déplâtre)

Tandis qu'avec un correspondant lointain, nous dialoguons sur l'improbable cohabitation entre l'humour et le sm, même entre deux partenaires qui en ont, de (pas deux !) l'humour, une ancienne flamme géographiquement bien plus proche revient sur le devant de la scène à la faveur d'une jambe plâtrée et des subséquentes périgrinations internautes sur des sites aux belles images de femmes fouettées.

Le temps de quatre courriels assortis de photos propres à faire monter la température (un été de canne au cul ?), tombe une proposition, queje ne résiste pas au plaisir de partager avec vous, d'un grand jeu de l'été (qui fera tout aussi bien l'affaire l'hiver). Les pourfendeurs du franglais pourront le rebaptiser sans mal (façon de parler) le Fessial Poursuite.

"Tu connais le Spankial poursuite ? Imagine. Tu es attachée sur un banc, jambes écartées. On te pose une question du trivial poursuite. Si tu réponds bien, tu sens quelque chose qui te pénètre doucement, avec moult caresses. Si tu te trompes, tu reçois trois coups de battoir sur chaque fesse. Tu les comptes et tu remercies. Si tu fais une série de dix fautes d'affilée, tu reçois le fouet. Si tu fais une série de dix bonnes réponses, tu es longuement prise. Et si tu totalises un trop grand nombre de mauvaises réponses, tu entends la canne qui siffle. Puis qui claque là où il faut."



Danse avec les coups

Trop attirée par toi, trop vite, trop facilement, je te faisais sans cesse part, antienne lassante entre deux bouffées désirantes, de ma ferme intention de "lutter contre". Contre les sentiments, contre l'attachement. Marié tu étais, et en bonne oie blanche, pas forcément blanche mais très certainement oie, je m'étais rôtie toute seule pour te tomber dans le bec. Ce qui était tout de même, je n'ai pas besoin de te l'avouer tellement c'était ostensible, une joie sans borne (sans autre que ton alliance) car bon bec tu étais. Un bec avec des dents à la morsure cannibale, avec une langue à la pointe inquisitrice.

À force de m'entendre parler de lutte, tu as répondu liens. C'était logique. Alors, tard cette nuit-là, quand tu es venu, visiteur du soir, remplacer Morphée au pied levé, tu m'as sortie du sommeil, du lit, des pattes du chat, des cheveux dans les yeux et des yeux dans les rêves et tu m'as conduite au centre de la pièce par les tétons torturés entre tes doigts.

J'étais sous le trapèze suspendu là où naguère devait se trouver quelque lustre pompier, et rapidement, sans brutalité, j'ai senti sous ta poigne résolue les cordes s'enrouler entre mes poignets, le gauche d'abord, le droit ensuite, c'était la première fois depuis longtemps, et j'ai retrouvé, ainsi accrochée, étirée, des sensations oubliées. J'ai fermé les yeux quand tu as enfermé mes chevilles dans les mâchoires de l'écarteur. Il y a en a qui ont les liens sacrés du mariage. Bondieuserie ! Nous, nous avons les liens massacreurs du bondage (même si, dans le cas, présent, nous étions loins des savantes secrets du shibari et des compositions sophistiquées du kinbaku). J'ai savouré le plaisir d'être très entièrement à ta merci, de ne pouvoir me protéger, chaque centimètre de ma chair à ta disposition. Tu m'as enlacée, tu m'as entourée, tu m'as embrassé, tu m'as plaquée contre toi, tu as mordu ma bouche, étouffant mes cris dans tes inspirations, et frappé mes fesses avec ardeur. La chambre a résonné, il était minuit, de ces douze coups, sommation sonore qui en annonçait beaucoup d'autres que tu n'allais pas me demander de compter. Quand on aime tant les coups, on ne compte pas, l'adage a bien raison. Le son clair de la chair comme un drapeau qui claque au vent, l'impression que la nuit répercutait jusqu'à l'horizon ce bruit érotisant, ce tam-tam tonitruant et sélénite m'électrisait. J'avais envie de me laisser aller, mais la position m'obligeait à garder les genoux tendus, les pointes de pied au sol, les mains serrées sur les cordes pour soulager les épaules. Les doigts enfoncés dans les muscles meurtris de mes fesses rougies, tu as mordu mes seins, cruellement. Je ne pouvais me dérober, tout tentative de reculer le buste ne servait qu'à accentuer ta morsure, car tu ne bougeais pas.

Quand tu t'es décidé à desserrer les dents et à abandonner mon sexe dans lequel tu jouais des doigts, ce fut pour saisir le fouet. Jamais encore tu n'avais utilisé sur moi cette unique lanière tressée assez longue pour faire plusieurs fois le tour de ma taille. Le premier coup a fait plus de bruit que mon cri, imprimant sa tresse dans ma peau, m'enlaçant, m'entourant, m'embrassant, m'embrasant, inaugurant une douleur lourde et lente qui me pénétrait inexorablement. Les premiers coups ont suivi rapidement, imprimant à mon corps un mouvement de toupie. Tu en as vite joué, comme de ma peur qui me faisait sursauter quand dans un geste de dompteur tu laissais siffler et la claquer la lanière dans l'air et sur le parquet. Plus encore que de me protéger seins et hanches, j'aurais voulu pouvoir me boucher les oreilles pour ne plus entendre cette menace, ces coups en l'air juste pour ne narguer, juste pour laisser la douleur infuser, juste pour rendre le suivant encore plus vif, juste pour ne plus espérer qu'ils tomberaient enfin comme un orage jusqu'à m'ensevelir. Comme quand on valse trop vite, ou qu'enfant on fait l'avion, j'ai perdu la boule, j'étais bouleversée, étourdie, émerveillée. J'avais perdu tout accès à mon corps, sauf que celui que les coups me procuraient. J'étais agie par la brûlure, par la peur, par les baisers, par les caresses. Même ainsi entravée, j'avais une latitude de mouvement que je n'imaginais pas, déclenché selon chacun des stimulis aimables ou brutaux. Plus que dresseur, tu étais sculpteur. Mes mouvements, mes sensations, mes émotions, tu les dessinais avec ce drôle de pinceau.

Quand le tonnerre s'est tu, quand le dernier, était-ce le dernier ?, coup est tombé, j'ai rouvert les yeux. J'ai vu dans les tiens la folie des miens pendant ce châtiment.

Je crois que tu m'a encore fessée, je ne sais plus si c'était avant ou après m'avoir détachée, avant de me coller contre ton ventre, protecteur et pénétrant, pour enfin me faire l'amour dans cette nuit de nouveau silencieuse, sauf nos souffles et battements de coeur.

Le lendemain, dans l'ascenseur, les voisins m'ont parlé de la varicelle du petit dernier. Il faut croire qu'ils n'ont rien entendu. J'ai envie de croire qu'ils n'ont rien entendu.



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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
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presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
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