Rue Bricabrac

Miscellanées liées de novembre

Rue Bricabrac, bdsm, miscellanées
photo Rankin

QUATRE des huit parfums (le sex-toy étant porteur, il y a une expansion du marché en ce moment qui permet de trouver tout et n'importe quoi) de ce retardateur (sans doute une crème genre Emla, ou d'un quelconque menthol fugacement désensibilisant) sont liés à l'alcool. Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux proposer à l'éjaculateur précoce quelques mojitos ou coupettes (disclaimeur : l'alcool est mauvais, trois verres etc., ne pas abuser, femmes enceintes, Borloo, toussa...) afin de le ralentir sans lui faire l'insulte de lui enduire le sexe d'un produit qui met le doigt (et pas seulement) sur son big bog problème, ce qui suppose par dessus le marché une manipulation qui le fera partir avant même que l'onguent n'exécute son effet supposé (et je ne moque pas, j'en ai connu un dans ma vie, j'étais amoureuse en plus, c'était un calvaire, encore plus pour lui que pour moi, un simple baiser et quelques caresses à peine préliminaires et pouf, fini).

Une enquête récente a expliqué pourquoi l'homme préférait à toutes les couleurs le rouge (Desmond Morris dans "Le zoo humain" avait déjà donné les mêmes pistes) dont on se colle du lipstick Russian Red de chez M.A.C., oui, le même que Dita, pour rappeler aux hommes que s'ils s'y prennent bien, on aura les tétons, les aréoles et les autres lèvres pareillement cramoisies, et pour les bdsmeurs, ce seront des parties du corps encore plus étendues, tout comme la guenon en chaleur). Mézalors, que dire des si tentateurs et sensationnels bas noirs ? (Dommage que ce site ne soit plus maintenu, il était beau, pertinent, coquin, intelligent, évident quoi.)

Le lien de cul explicite, il en faut, c'est Public Disgrace, pour tous ceux, dont je ne suis pas, qui fantasment sur l'humiliation publique. Quelques teasers gratos, le reste évidemment contre rétribution. Ces images qui choquent et font débat entre sites pourtant bien dessalés prouvent que quand les États-Unis ne sont pas puritains, ils y vont à fond.

Enfin, le titre de "marquis du mois" revient à l'auteur de cette précision

Homme dominateur, voyant le BDSM comme un pigment de la relation

On peut choisir la couleur ? (Oui, moi aussi je lapsusse, ce qui n'est pas une raison pour ne pas se moquer des autres. Nomého.)



Une queue grosse comme le Ritz

Est-ce que je peux ouvrir mon pantalon ?

??? C'est inédit, ça. On ne me l'avait jamais faite celle-là. Mais OK, pour voir, comme on dit au poker...
... c'est ÇA la grosse teube dont tu parlais hier au téléphone ?

IL faudra un jour qu'on m'explique pourquoi des hommes, qui sont de toute évidence pressés de l'exhiber, tiennent à se vendre comme TTBM alors que franchement, ce n'est pas précisément un produit d'appel pour les femmes et qu'en plus, ils sont plutôt dans le registre du TTMM. (Et qu'a contrario, certains soumis jouent de leur modestie comme objet d'humiliation.)

Heureusement, Maître TTTTTBM existe, on a croisé sa trace du côté de la place Vendôme. Raide comme la justice, il n'y a pas à mégoter. Les couilles un peu en désordre, certes, mais tellement très très très très bien monté, qu'avant d'aller prendre possession de sa suite au Ritz, lui et ses camarades de touze ont été obligés de laisser leurs queues sur (la) place. La colonne de bronze en est verte de jalousie.

Rue Bricabrac, bdsm, justice, Frank West

(On me murmure dans l'oreillette qu'il ne s'agit aucunement de symboles phalliques, mais de "Pommes d'Adam" signées Franz West, rescapées de la FIAC pour un mois de sursis. On cherche toujours une corrélation entre la présence de ces, heu, oeuvres et les fréquents voyages en province de Maîtresse Rachida. Les, heu, totems étant partis, elle va pouvoir retrouver sa vue intacte sur Dior et Boucheron.)

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Tiens ta tulipe droite !

Rue Bricabrac, bdsm, érection
photo Yoshiko 314

ENFIN, j'en tiens un !

Oui je suis ttbm et j'aime défoncer sans concession

Jour de chance, décidément, puisque non seulement il est TBM mais mieux, TTBM. Et ainsi muni de sa perceuse, il affirme sans rougir aimer "défoncer sans concession".
Sujet de dissertation : Koidonkèce défoncer sans concession ? J'imagine, depuis mon corps de femme égocentré (j'aurais pu mettre un e supplémentaire à égocentré, mais là, je parlais plus de mon corps que de moi-même) que Maître Caterpillar ne va se laisser arrêter par un bête col de l'utérus (qu'il s'apprête à franchir avec l'allant d'un Hannibal, mais sans les éléphants, il a dit défonce, pas défenses), et qu'il vise bien au-delà de la matrice (sur son passage, les trompes de Fallope, pas des éléphants on a dit, faut suivre, s'inclinent), plus loin que l'oesophage même, que son but de têtu monté comme un âne (et en matière d'âne, il est pareillement équipé au niveau du cerveau), ce sont les amygdales.
Pas moins.
Une sorte de gorge profonde, mais à l'envers. Une profonde gorge. Un fantasme à la Vlad Tepes meets dis tu l'as vu mon gros pal.
Ça donne envie. À la folie.
À moins qu'il n'ait oublié le pronominal, et qu'il n'adore rien tant que se défoncer jusqu'à s'en taper la queue contre les murs.

Allez, au coin avec le bonnet à grandes oreilles :

J'aime la chasse séduire puis après oui jeté Traiter les femmes comme elles le méritent.

Et pendant ce temps-là, le point G ou ce qui en tient lieu susurre tout doucettement "forget me not" (oui, le point G est anglophone, il paraît que c'est lui qui le tout premier a affirmé "size doesn't matter").

Ceux qui veulent peuvent plancher sur ce que serait une "défonce avec concession".

(Le titre est évidemment un clin d'oeil à la tulipe des derniers blogues, certes, mais surtout à la célèbre réplique de Saturnin Fabre dans Marie-Martine : "Tiens ta bougie droite !")

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Cazzo !

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photo Christie Hill

TANDIS que je me réfugie au coin avec ma plume d'oie et mes parchemins pour torcher mes cent lignes "je suis une castratrice" (car je me suis pris, en privé plus que sur blogue, quelques chaleureuses apostrophes "vengeance anonyme", "haine des hommes", et autres "c'est çui qui dit qui y est"), voici de quoi renarcissiser tous ceux que mes derniers propos ont ramollis.
Comme je ne sais pas écrire ces choses-là, non point que je n'en ai point vue de dure et rigide récemment, mais que cela m'ennuie prodigieusement de le rapporter, et surtout, ne regarde que moi, l'émotion m'intéressant plus, sur le plan littéraire, que l'érection (le coït étant sur un plan technique ou syntaxique plus ou moins très répétitif, et c'est aussi pour cela qu'on l'aime), j'ai emprunté à une femme visiblement plus douée que moi ces quelques extraits. Merci à E*** que je n'ai pas consultée (usant de mon droit de citation) et dont l'intégralité des fictions se trouve à la page récits de sensationsm.

tu bandes .tu vas et viens entre mes fesses avec ta belle queue dure et d'un coup, tu plonges dans le gouffre. Tu me déchires.. J’ai un petit trou de cul, tu le sais, alors, je crie. Tu touches le fond de mes entrailles .je goûte à cette excessive volupté. Je gigote et là tu m’inondes.

Encore ?

mon pubis, ma touffe drue qui cogne contre ton bassin, nos poils
se mêlent, des bruits mouillés sortent de nos sexes rivés l'un à l'autre qui
fonctionnent comme une merveilleuse machine. Nous sommes devenus une
monstrueuse et belle machine à jouir.

Ce n'est pas fini.

Ta main sous mes fesses, le majeur
profondément enfoncé dans le trou de mon cul humide de mes humeurs qui
coulent de mon con écarté par ta queue, tu sens, au travers de la fine paroi de
chair qui séparent les deux conduits, oui tu sens ta queue aller et venir
dans les profondeurs de mon ventre. Tu butes sur le fond tellement je m'ouvre.

Un dernier pour la route, je ne suis pas chienne.

tu cognes comme un forcené dans ce sexe sublime.
à ce moment t'effleure le regret de ne pas avoir trois queue pour me remplir partout à la fois.

Enfin, une image pour les garçons pas sages. Les filles, vous pouvez allez ailleurs, c'est au delà du pire, c'en deviendrait presque sublime tellement c'est ring'art et vulgos (et daté).
Tom Ford, couturier, est en pleine parfum mania. Après une douzaine d'exclusifs (dont les plutôt agréables Noir de Noir et Japon Noir) sortis dans une discrétion inversement proportionnelle au prix du flacon, le revoilà tonitruant, pour un parfum pour hommes. Pour zhommes même.
Cette branlette espagnole sur poupée sicilicono-gonflée donne une idée de l'image que Tommy (et le photographe Terry Richardson) se fait des hommes qui aiment les femmes. Mais après ses robes aux découpes censées évoquer le sexe des femmes (pour y penser, il fallait toutefois qu'il explique), assortie de colliers avec pénis pendentif pour les malcomprenantes (de la métaphore), finalement, ce garçon reste assez cohérent.

Rue Bricabrac, bdsm, branlette espagnole, parfum
D.R.

Et ... CUT !
(Comme on dit au cinéma)

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On ne badine pas avec la Sainte Trique !

Rue Bricabrac, bdsm, érection
photo Shutter-Bugg

C'EST ce qu'il faut croire à lire les commentaires du billet précédent. (Merci à Novice Accomplie de m'avoir fourni une partie de ce titre)

Lorsque j'avais parlé, toujours en me basant sur des récits triomphaux et hyperboliques où des femmes se décrivaient comme littéralement liquides (au contraire de leurs solides amants et maîtres) et multiorgasmiques, du fait que la femme n'était pas nécessairement un distributeur à orgasme capable de s'envoler dans des cieux qu'aucun ascenseur ne peut atteindre (donc bien au-delà du 7e) sur la simple injonction "jouis maintenant, je le veux !", il ne me semble pas avoir suscité autant de réactions (je ne sais plus dans quel billet, ayant plus de goût pour le radotage involontaire que pour l'auto-citation fière, et si ça se trouve, j'en ai parlé à mon partenaire et pas à mon blogue...).

Je voulais, avec La débandade, parler du plaisir que l'homme n'arrive à atteindre malgré son envie, ou alors qu'il se refuse. Je connais bien des, enfin, un homme qui ne me prend pas. Je pressens le pourquoi, j'espère son plaisir, il me l'a confirmé. La relation est telle que je n'en ressens ni frustration, ni souci.
En revanche, quand je vois, ou certaines de mes amies, des hommes qui ont choisi la pénétration comme moyen de transport, par envie de va-et-vient, ou que sais-je, et qui n'y arrivent pas, j'ai de la peine souvent, envie de rire d'autres fois, ou même juste envie de me téléporter ailleurs, parce que je jure qu'il n'y a rien de sexy, d'érotique et de confortable à assister au spectacle de quelqu'un pour qui on a affection, tendresse et reconnaissance du sexe et qui est là, suant, ahanant, soufflant, le visage tordu, la bouche en rictus et les sourcils dans les paupières, Sisyphe de l'érection.

Or, dans les récits, on ne parle jamais de cela. Je me doute bien (brain inside) que cela doit arriver aussi dans les relations vanilles, je ne parle pas de cela, et le bandeur mou du samedi soir ou du mardi entre midi et deux vaut en effet bien l'anorgasmique qui lui sert de compagne, là n'est pas le propos.
Il est tout simplement, entre une émission de radio et quelques souvenirs, de faire de l'humour et d'enculer les mythes (ça fiche la paix aux mouches pendant ce temps).
Si ça se trouve, tous ces hommes ne sont que des précurseurs de la décroissance, ce mouvement qui me semble la seule solution valide pour l'à-venir.
En plus, j'aime bien les tulipes parce que ma mère les aimait.

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La débandade

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photo Toshio

AUX alentours du 15 août, dans une émission d'après-midi sur France Inter qui se penchait cette semaine-là sur le plaisir féminin tant que masculin, quelque sexologue dont le nom m'a échappé, comme une partie des propos, j'avais la tête ici et là, a déclaré en substance, parlant des effets de la domination chez l'homme, et dans une partie caverneuse d'icelui, qu'elle ne procurait que des érections fugaces, au contraire des caresses longues qui sont, elles, les garantes d'une bandaison béton, et donc, que cet ersatz de dopant qu'est ce que nous appelons le bdsm n'est que cautère sur une jambe de bois, pissage dans un violon et peinture dans l'eau.
Comme le lendemain, dans cette même émission, le jobard docteur Christian Leleu était invité, je me suis dit que vacances obligent, la qualité des intervenants n'était peut-être pas la meilleure, et j'ai continué de compter les mains pour m'attendrir.

Et puis hier, en rangeant le ventilateur que j'avais sorti pour une occasion bien particulière, je me suis souvenue de celle-ci, et de quelques autres anecdotes du même tonneau.

Il était une fois un partenaire, un homme qui m'excitait follement, dès le premier baiser, le premier toucher. Il me comblait, il me faisait mal si bien que la douleur se transformait instantanément en plaisir, mieux, il y avait plaisir avant même que je perçoive la moindre douleur. Je n'avais pas vécu cela depuis un moment. Il semblait de son côté tout à fait heureux. Parlant d'heureux, quand venait le moment du happy ending comme disent les masseuses thaïlandaises, ce n'était pas la fête pour lui. J'en étais bien désolée, et je ne savais que faire pour favoriser son plaisir (sucer, oui, je sais, mais une fois la mâchoire décrochée, on fait quoi ?). Il avait chaud (le thermomètre affichait 21° dedans). J'ai donc sorti le ventilateur. J'ai aussi coupé FIP, mes contre-mesures antibruit des cris, parce que la musique le déconcentrait (il était très musicien). Il prenait des forces et son souffle à grand renfort de respiration du petit chien. Coup de bol, le ventilateur n'était pas trop bruyant, et point ne fut besoin d'attendre le général Hiver.

Dans les récits érotiques, ou voulus tels, témoignages de soumises, odes aux maîtres, narcisso-shows des messieurs, l'érection se porte dure, turgescente même, dressée comme un menhir (au moins), c'est Hercule dans sa gloire verticale, l'Obélisque n'est pas son cousin. Et quand ça jouit, c'est Versailles un soir de fête, une pub pour les produits laitiers, toute l'écume des mers...

Dans la réalité le coup de rein ou de boutoir, le coït vigoureux et la queue qui tape au fond, c'est moins flagrant.

Il y a ceux qui n'éjaculent pas, comme ça, c'est plus simple. Parce ça coupe l'influx. Parce qu'un maître ne mélange pas. Parce que je ne sais quoi, comme les footballeurs ou les sprinteurs.
Il y en a un autre qui, côté cul ou con, n'y arrive pas. Rien ne remplace la paluche. Comme il faut tout de même justifier cela face à madame, c'est "parce que je veux t'arroser". Ou le retour de la revanche de l'éjaculation faciale comme alibi d'un bon vieux coup de veuve Poignet, l'inégalable.
Il y a ce psy, dont tout un chacun qui le connaît dans le civil vante l'urbanisme et l'intelligence, et qui saisissant ma main pour la poser sur son entrejambe dûment pantalonnée, me serine "Tu la sens la bite, tu la sens la bite" sans jamais la montrer ou en faire autre chose que de crier son existence.
Il y a ce maître TBM qui débande toutes les 30 secondes et qui a besoin de coller sa bite dans la bouche de sa partenaire sans arrêt pour pouvoir continuer à limer.
Il y a encore ce garçon aux mains d'or, aux doigts godes et à la langue agile qui est plus qu'heureux qu'on en oublie son pénis qui ignore tout de la notion de rigidité.
Il y a enfin celui qui pour se redonner de la vaillance et se sentir plus optimal essaie toutes les positions pour finalement n'en adopter aucune.

Alors parfois, en rangeant un ventilateur qui n'avait même pas servi l'été dernier, en avril, on se demande si la dame sexotruc n'aurait pas, hélas, un peu raison. Ou si certains hommes, un peu fragiles de l'érectile, ne viendraient pas chercher soumise pour retrouver un peu de la superbe qu'ils ont perdue face à des femmes qui ne ressemblent plus à leurs arrières grands-mères.

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Verson scalpifiée

(À toutes fins utiles et pour éviter que l'on ne me suspecte d'être la cause de tous ces recroquevillements, je précise que certaines des anecdotes ci-dessus m'ont été rapportées par des amies à la sexualité jumelle de la mienne.)

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L'oreille
Juke Boxabrac
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aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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