Rue Bricabrac

De l'inconvénient d'être masochiste

Maso est-ce que cela revêt un côté très physique pour vous, du genre fouet pinces poids cire et autres plaisirs?

NON, non, je suis maso juste dans ma tête, pas besoin de me toucher, il suffit de me lire (avec si possible la voix de Sami Frey et surtout pas celle de Jean d'Ormesson) des récits de flagellation. Ma peau se couvre de stries, mon dos est un damier, mes fesses un Pollock, mes seins ont enfin une aréole digne de ce nom et mes lèvres sont purpurines comme si elles avaient été trop mordues. Et bien sûr, j'ai eu mon quarté d'orgasmes réglementaires jusqu'à finir pantelante.

Rue Bricabrac, bdsm, maso
photo ?

C'est chiant les masos, il faut le savoir. P*** à propos de lui-même parlait d'addiction, il lui fallait sa dose, il se reconnaissait drogué. En ce moment où je suis nonne, pas d'addiction qui tienne, au contraire, un désir qui s'amenuise. Mais quand je suis en activité, pas question que mon dominamant me dise "Non chérie, pas ce soir, je crois que je démarre un Dupuytren à l'annulaire droit". Plus j'en ai, plus j'en veux.
Les masos sont aux chats ce que les soumises sont aux chiens. Le chien aime faire plaisir à son maître, dès lors que celui-ci a réussi à s'imposer comme tel. Le chat, lui, aime que le maître qu'il s'est choisi lui fasse plaisir. Et quand il a fait le plein de jeux, de câlins, de gratouilles sur la tête ou le ventre, il s'endort dans son refuge (qui peut être vos genoux tout comme le panier à linge). Tandis que le chien ira chercher la baballe jusqu'à l'épuisement ou rejoindra son panier quand on le lui ordonnera. Le chien est reconnaissant. Le chat est repu.

Et c'est ainsi que les masos, parfois malgré eux (en ce qui me concerne, oui, malgré moi, mais je n'ai que rarement trouvé des compléments parfaits, quoique deux dans une vie, c'est pas si mal), doivent attiser la flamme de l'autre, parfois l'aiguiller vers les composants de leur plaisir. Bref, garder la main, jouer les deux rôles, être le scénariste et l'acteur, quasiment instrumentaliser l'autre. Le maso est chiant mais pas feignant. Le maso est assez dominant aussi.
Mais surtout très très chiant.

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Je ne suis pas Jalouse

Rue Bricabrac, bdsm, chienne

BOMBASSE mode d'emploi, c'est le dossier du mois, paraît-il sérieusement étayé par les garants modernes de la mode, de la culture, du savoir-vivre et de l'élégance.

De la même manière que je ne doute pas une seule seconde des qualités de coeur de la demoiselle entre les lettres roses, pas plus que de son intelligence soigneusement cultivée. Toutefois, quelque chose dans la posture et dans les shoes (torture plus que platform) me laisse penser que la beubon est une ienche dont la laisse et la gamelle sont restées hors-champs.

Le nom de la conseillère ès séduction (autoproclamée grande-prêtresse de l'amour) réquisitionnée pour faire de la lectrice la vraie bombasse promise en première de couv', Betony Vernon, qui chérit autant le végétarisme que le SM (son amour du cuir lui mettant le fouet entre deux chaises), est l'explication de cette pose plus soumise que cagole.

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La jupe qu'il te faut

Rue Bricabrac, bdsm, chiennes

LE temps peu clément ne permettant pas aux chiennes d'aller cul à l'air comme il est habituel l'été, et comme j'aime rendre service aux espèces protégées, voici une adresse tout ce qu'il y a de chou, qui propose quelques petits modèles de jupes (mais aussi de colliers dorés et strassés, de laisses à motif dentelle dans un rose qui ferait vomir une pouponnière et de pendentifs en forme de couronne qui feraient un joli piercing sur les bijoux de famille) tout ce qu'il y a de seyant.

On n'en fera jamais trop pour ses chiennes. Qui sont, c'est connu, les meilleurs amies des hommes. Au contraire des femmes.

(À titre personnel, et hors des blagues bdsm alacon, si j'étais MAM, je rajouterai un petit article à sa loi contre les chiens méchants, l'obligation pour les pit de porter le petit débardeur marcel et les rot le pantalon turquoise avec le collier star. Avec un peu de veine, il bouffera son maître qui essaye de lui enfiler ces monstruosités.)



Reviens !

SI tu reviens...

... je porte un collier de chien.

Rue Bricabrac, bdsm, collier

(J'adore la réactivité ludique d'Internet)

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Durs temps pour les chiennes (Post scriptum)

Rue Bricabrac, bdsm, chienne

Tasha, si elle avait porté l'un de ces colliers, d'un bling-bling absolu et dans les matières les plus connes nobles, telle la fourrure, aurait-elle pu monter à bord du fameux bus ?

Bien que vendu par Doggidog, une de ces échoppes qui voguent sur la dog attitude, autrement dit sur le fait que l'homme préfère son chien à son voisin, je n'arrive pas à croire que ces colliers soient destinés aux clébards. Ils sont évidemments pensés pour les chiennes, quel que soit le sexe d'icelles puisque nous avons le modèle bad boy et bad girl.
Mais ce qui prouve défintivement qu'ils sont pour humains et non pour canins, c'est que jamais au grand jamais un ami des animaux n'ira affubler sa bestiole chérie d'un collier, tout svarowski qu'il soit, le présentant en toutes lettres comme loser (avec l'inévitable faute d'orthographe de bon gros franchouillard en prime). En revanche, un soumis pas bien fini, en guise de punition, ira à la soirée Donjon et Drague ainsi minervé.

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Durs temps pour les chiennes (Goth, au pied !)

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D.R.

CE que j'ai d'emblée remarqué en voyant cette photo dans la toujours très classieuse presse britannique, c'est qu'il faisait drôlement doux dans le West Yorkshire fin janvier, un micro-climat sans doute, parce que la jeune dame s'y promenait fort décolletée et les bras nus, au contraire de son compagnon aussi engoncé dans sa redingote qu'un hassid, à la même saison, mais il y a quelques années dans son schtetl de la Mittel-Europa.

Le chauffeur du bus dans lequel ils voulaient monter l'a vu d'un autre oeil, lui. C'est la laisse qui l'a rendu pantois, et il a refusé de laisser monter à son bord ce gentil couple, ami depuis l'enfance, ) la colle depuis juillet, fiancé depuis novembre. Il a traité les deux tourtereaux de monstres, réservant le qualificatif de chienne à Tasha, et les deux, blessés au plus profond de leur style de vie gothique et plus parce qu'entente, ont porté plainte pour discrimination.

Tasha, une étudiante de 19 ans, est ravie de son statut d'animal domestique. Elle se comporte ainsi au quotidien, et n'y voit que des avantages, notamment d'être dispensée de cuisine et de ménage.

Finalement, chienne, ça n'est pas si mal que cela. Comme les jeunes gens bénéficient en ce moment de l'équivalent britton du RMI, on peut supposer qu'ils n'ont pas un train royal, et que c'est Dani (le wanabe Marilyn Manson) qui se tape les tâches domestiques. En plus de suer sous son burnous.

(Oui mais non.)

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La baballe à Garros

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QUE fait la Société Protectrice des Enfants ? N'est-ce pas scandaleux, révoltant, de voir ces pas encore ados, tétanisés sur la ligne blanche, les pieds comme dans des starting blocks, le cul en l'air, guettant la fin de l'échange pour aller vite vite ramasser les balles. Il paraît même que c'est un honneur que d'être choisi par la FFT pour cette tâche ingrate et épuisante mais qui permet de voir les joueurs de près. Trop de la balle !

Tandis que cette petite chienne si fashion (chapeautée comme il faut rue François 1er) est toute dressée à ça, et en prime, elle remuera la queue, ce qui est toujours bon à prendre (à ce qu'on m'a dit, je ne parle que par ouïe dire, puisque je suis plutôt ouille-aille que ouah-ouah).

En ces temps de ace, smash, vlan, haaaan, j'aime m'imaginer suspendue à une haute branche tandis que munis de paddles, deux vaillants gaillards se renvoient mon corps via le train-arrière, imprimant des jeux, set et match hauts en couleurs. A concurrencer la terre battue.

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Journée de la chienne

Matthew Gale est un designer qui a de la suite dans les idées, et beaucoup d'idées, trop parfois pour leur donner une suite.

Comme par exemple cette ravissante laisse, totalement surréaliste avec ses piquants côté poignet, qui ne sera jamais commercialisée.

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Rue Bricabrac, bdsm, chienne, laisse

 

Je la dédie aujourd'hui à tous les hommes qui traitent les femmes comme des chiennes (sans le consentement d'icelles, car même si je refuse les appellations chienne, pute ou salope, chacun sa vie, ses désirs, ses plaisirs et leurs satisfactions).
Et il y en a beaucoup plus hors du bdsm que dans le microcosme (parce que dans le microcosme, le mémètre est plus souvent un branleur qu'un oppresseur, et qu'une pichenette le fait tomber de son socle (voir chapitres précédents).



Nom d'une chienne ! (2e partie)

Or donc, la chienne est sortie de sa pochette, elle permet à son opposé de se définir comme maître ou maîtresse (au sens où l'entendent les vétérinaires qui parlent parfois de propriétaire (sur les certificats de vaccination antirabique du chat, il y a "appartenant à") alors qu'il serait plu approprié de parler d'humain. Mais pourquoi ce nom, glissement de bitch ou clone de clebs, je n'arrive pas à trouver la réponse.

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Photo William Wegman

En tous cas, chienne elle est, et c'est ainsi qu'il faut la nommer. Quel que soit le choix, Lassie ou Laïka, chiennes de légende, Slavka ou Lara, presque prénoms, on retrouvera beaucoup d'"a", signe féminin dans nos pays latins. Si je deviens Zaza, pour une heure ou pour la vie, je suis une autre, ce n'est pas moi, c'est cette chiennasse lubrique de Zaza. Moi, je suis une femme équilibrée, dircom ou proviseure, dentiste ou infirmière, je mange au self avec assiettes, couteaux et fourchettes, et j'en retourne une bonne au premier qui me file une poignée de bonheur (ainsi appelaient-ils une main au derrière, y en a qui ont le bonheur bien bas). Mais une fois verrouillé le collier de Zaza, j'agite le clit et je lui lappe les pompes (j'espère qu'aussitôt après, elles lui roulent une pelle d'importance).

Et si la chienne était un cliché de plus ? Si personne n'y croyait vraiment, à cette pauvre chienne de bazar et de circonstance ? Si c'était juste pour fuir ce qui serait trop difficile à accepter d'humain à humain ? Si c'était comme un Nintendogs sans les électrons et la morale à deux balles ?

Si je suis chienne, je peux faire ce que la femme ne ferait pas. On y revient.

Mais voilà, mon problème, c'est je veux tout faire en tant que femme. Je veux assumer. Je veux être moi, mille fois moi, moi concentrée à l'extrême. Lui lécher l'anus non pas parce que c'est l'orifice "sale" mais parce que ça le fait jouir, et qu'il se jette aussi sur le mien avec une gourmandise goulue. Si je dois devenir animale, je veux que ce soit par lui, parce qu'il saura fouiller la pulsion, parler à l'instinct, faire surgir ce que je cache si bien, peut-être à moi-même. Ca ne lui confère pas de pouvoirs particuliers, ça n'en demande pas non plus, c'est juste une histoire de diapason, d'accord, de vibration, de confiance.
Pas besoin d'aboyer.

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Nom d'une chienne ! (1ère partie)

Les chiennes donc...
Pourquoi chiennes ? Je n'ai pas le souvenir, quand j'ai débarqué dans le sm, d'avoir rencontré ce terme ou ces comportements. Etait-ce dû aux hommes qui m'ont accompagnée dans cet univers, au fait que je n'ai jamais participé à quelque société microcosmique en rapport avec mes inclinaisons, qu'à l'époque, la référence était "O", que je n'ai jamais été soumise mais maso à soumettre ... ?

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Photo William Wegman

Il y a des années, à la suite d'une rupture, j'avais enfourché le minitel et d'un clavier fébrile je contactais tous azimuts. Je rencontrais beaucoup, comme on fait passer des auditions. Jusqu'à la lassitude. Parfois, un seul café suffisait à prendre une décision (dans un sens comme dans l'autre). C'est ainsi qu'un soir, je me suis retrouvée face à un type plutôt charmant et spirituel jusqu'à ce qu'il m'ordonne de me mettre à quatre pattes et de faire le chien (dos rond assorti d'un ouah sonore) et le chat (dos cambré et miaou feulant). Le mouvement, je connaissais bien, c'est le basic de l'assouplissement du dos, on ne fait pas mieux après une journée devant son ordi ou une après-midi de shopping intensif. Les ouah et les miaou, c'était ma foi assez ridicule. À mes yeux. Ensuite, heureusement qu'il a sorti sa main et qu'il s'est occupé de mes fesses, ce qui m'a remise en train. Si je puis dire.

M'étirer comme le fait mon chat lorsque je rentre et qu'il se réveille pour venir quêter câlins et croquettes, les yeux plissés de sommeil et de volupté, les épaules à terre et le cul en l'air, avec ce mélange de souplesse et de tension, mille fois oui. Tendre ainsi la croupe le plus haut possible pour implorer les claques, pour présenter à l'homme mon sexe de la plus obscène manière, pour lui dire que je suis à lui, pas de problème.
Agiter le derrière en pissant trois gouttes de plaisir exprimé et me promener en laisse à m'en démettre les ménisques ne me fait rien retrouver de mon animalité. Si c'est de cela qu'il s'agit (le numéro de juin de la revue Philosophie, avec une photo de William Wegman en couverture en parlait très bien, de l'animalité). Parce qu'en fait, je n'en sais rien. Les chiennes sont une terra incognita. Mais je ne crois pas qu'il s'agisse d'animalité.

Le chien, donc la chienne, est un animal reconnu pour sa fidélité, son besoin de maître, d'être dressé. Une fois cela fait, il devient le meilleur ami de l'homme (ou est-ce le cheval donc la pony girl ?). Le ou la propriétaire d'une chienne est donc investi de ce pouvoir d'éducation. Tout bénèf. Il aboie ses ordres, elle jappe en reconnaissance, on retourne au néanderthal, c'est excitant. Une régression un peu plus appuyée, dans le fond, que ceux qui jouent à grand homme et petite fille.
Finalement, ce n'est qu'en faisant de la femme une chienne qu'on peut se sentir son maître. Le reste du temps, on est homme et femme. Une hypothèse, tiens !
(Je sais, c'est un jeu, et c'est de ce jeu que j'essaie de parler, pour comprendre.)

Dans le petit monde des saigneurs, on remarquera que si la première concubine est l'esclave, la deuxième concubine sera la chienne, un cran en dessous, dépourvue de son humanité, juste bonne à lécher les pieds et dormir par terre.
La chienne (plus que la vache ou l'ornithorynque ?) a des chaleurs, et ce ne doit pas être pour rien dans le choix de cet animal.

D'ailleurs, j'ai longtemps cru à un glissement de sens. Au début était la salope, celle à qui l'on dit "tu aimes ça, ma bite dans ton fion, hein grosse cochonne ?" et qui a intérêt à répondre le rouge au front, aux joues et aux hémorroïdes "oui" mezzo voce, pour que l'autre bourrin en rajoute dans le coup de rein "plus fort, salope !". De salope, on passe à l'anglais bitch (le microcosme est depuis longtemps beaucoup mieux structuré, organisé, labellisé là-bas), et comme bitch est polysémique, voilà comment après un aller-retour transatlantique, la salope est revenue en chienne. Comme dans un tour de prestidigitation.

(À suivre)

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Nom d'un chien !

Voilà longtemps que je tourne autour des chiennes, me disant qu'il faudrait que je me colle rapido devant une feuille (de style) blanche pour laisser filer tous les questions et touters les métaphores qui voudront bien venir, afin d'y voir un peu plus clair dans mon appréhension de la chose.

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Photo William Wegman

Je ne connais pas les chiens, j'entretiens des rapports courtois et affectueux quoique lointains avec ceux de mes voisins ou amis, je les laisse saloper mes jupes de leurs pattes avant en folie en échange de quelques gratouilles derrières les oreilles et sur les dos. Je trouve leur exubérance, souvent assortie d'incontinence, un peu gênante, je préfère la réserve des chats.
Le chat est un régal pour les yeux, qu'il passe sa langue entre les griffes et les coussinets de sa patte avant, qu'il se pose sagement comme une statuette ou qu'il dorme le ventre à l'air, toute confiance offerte, il a la grâce d'un petit rat... de l'Opéra. On le dresse pas, tout juste peut-on le décider à daigner nous autoriser à habiter chez lui, moyennant la fourniture d'une nourriture goûteuse et l'absence de bibelots fragiles, l'assurance d'un calme de bon aloi, d'un mobilier confortable et de notre présence non intrusive (le chat adore n'être pas seul quand il dort, savoir son humain dans les parages mais à distance). Pas chien pour autant, il viendra quand bon lui semblera quérir quelques caresses.
Rien à voir avec un chien, ce qui ne m'aide pas pour parler des chiennes (dans le vernaculaire sm comme dans l'astrologie indienne, la chienne est aussi bien mâle que femelle, ce qui est un indice sémantique intéressant).

Coup de chance, une adorable petite crapule de 10 ans m'a confié pour quelques jours ses sacs à puces virtuels. Me voilà donc censée prendre soin de (par respect pour l'anonymat des chiots, les noms ont été changés) Zaza, Coco et Nini (peau de chien, évidemment). Jeux, arrosage, coiffage, gavage, promenade et câlins, me voilà, via une minuscule console, en contacts avec trois chiens, dont une chienne. Première remarque, le chien, mâle ou femelle, a l'habitude dans des moments de joie naissante, de se tourner et d'agiter cul et queue vers le régent de service. A part ça, mais je le savais déjà, ça mange et boit dans une gamelle, voire par terre sans gamelle (mais le jeu ne prévoit pas cette option), ce qui est assez logique pour un quadrupède sans pouce opposable.

Dire que je me sens mieux armée pour aborder la prochaine fois la thématique "je suis une chienne et je prends garde à ne pas coincer ma laisse dans les portes automatiques du métro" serait exagéré, mais voilà un début.

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Corzéame (post auditum)

Rue Bricabrac, bdsm, musique, Marianne James

J'adore Marianne James, depuis Ulrika, et même avant, du temps du théâtre de rue. Les People, premier single de l'album éponyme qui passe en boucle à la radio, au clip follement wahrolien, plein d'entrain file la pêche.
Il faut descendre six titres plus bas, avec Corps et âme, la plus longue chanson de l'album, pour voir qu'on peut vivre, par amour, une histoire sm qui n'a rien de bdsm. Et qu'être traitée comme une chienne, ce n'est jamais plaisant. Quoiqu'en disent et pensent les aboyeuses.

Quelques paroles, hors contexte, mais dans le CD, il y a le livret.

Il me traitait moins bien qu'un chien,
Mais je m'en foutais.
Plus d'une fois il m'a fait
Mordre la poussière


Une nuit il m'a jetée dehors
Il a brisé mes liens
Et j'ai gardé sur la gorge
La marque du collier

Rue Bricabrac, bdsm, Marianne James, Corps et âme

Elle est peut-être quelque part par là, la différence entre le bdsm et le sm...

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Des vies de chien

Rue Bricabrac, bdsm, chiennes

Comme disait un copain, si j'étais plus souple, je me les mordrais. Je n'arrive même pas à en rire. Cette image n'est pas un gag, c'est une invitation d'une rare vulgarité pour une vente de produits pour clebs et minous. Des produits qui s'appellent, d'où sans doute la photo, Alter Ego. Tu quoque mi cani.

Or donc, on en revient aux chiennes. On en revient toujours aux chiennes, faut croire. Puisque c'est ainsi que mémètres et dominas aiment parfois appeler leur soumis(e). Qui sont chiennes (lubriques, forcément lubriques) quel que soit le sexe de départ. Chien doit encore être trop noble (le machisme, où ça va se nicher tout de même) et couillu. En voyant cette photo, je sais pourquoi je n'aime pas l'idée de chienne, d'être chienne (encore une fois, chacun fait ce qu'il veut de son collier, et moi je dis ce que je veux, je ne dicte pas, j'explore). Au nom de l'obéissance et de l'appartenance, elles abandonnent toute dignité. C'est leur pied, enfin leur patte, ok. Mais pas ma came.

Aparté. Avoir honte, c'est différent, ce peut être sexy même. En fantasme en ce qui me concerne, je ne suis pas prête de sauter le pas. Mais hier, en cherchant je ne sais quoi sur Google, une référence, la couverture d'un livre de Mac Orlan quand il signait Sadie Blackness, je me retrouve sur Doctissimo, rayon fantasmes, open space fessée. Un homme racontait comment il aurait aimé être fessé en public, devant des joueurs de l'équipe adverse, et devant des femmes. Je mourrais plutôt que de subir pareille honte. Cette histoire m'a excitée. Si dominamant avait été là et mon rhume ailleurs, je vous raconte pas le festival. Je n'en aurais pas fait ouah ouah pour autant (manger sur le sol dans une gamelle m'indiffère, me déplaît, me rase, mais ne me fait pas honte). Fin de l'aparté.

Ailleurs, hors du cadre sexe et consensuel (heu, baiser sa chienne, c'est de la zoophilie ou pas ?), un centième de l'humanité en traite 80% pire que des chiens. Pas même de doggy bag, juste des coups de pieds au train, du mépris, de l'arrogance, des ordres, des crachats.

Autre aparté. Etre animale, c'est aussi différent. C'est ce que je recherche. Que je trouve parfois, comme un moment de grâce. Une sauvagerie venue du plus profond, au delà du laché prise, au delà de la quête du plaisir. Une perte temporaire de l'être social, du langage articulé et de la pensée structurée. Un ailleurs de tempête et de feu, un tapis volant de sensations. Toujours pas de chienne à l'horizon. Juste un moi reptilien, comme le cerveau du même nom, qui sort de la caverne. Fin de l'autre aparté.

Peut-être d'ailleurs que ces oppresseurs ont un carlin ou un bouledogue, qu'ils accessoirisent de petits cirés écossais ou de manteaux en cashmere quatre fils. À qui ils offrent thalasso, griffes de couleur, pâtées de lusque. Au moins, ceux-là ne seront pas abandonnés (ce n'est plus un animal de compagnie, c'est du foncier), et n'ouvriront pas de blogs pour narrer leur errance en collier desserré. Et leurs femmes ont des perles trois rangs. Et eux portent le noeud pap' parce qu'ils trouvent que ça fait classe.

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Un dimanche de chien

Année du chien, Rue Bricabrac, bdsm
photo hwn222

Tandis que certains arrondissements de Paris résonnent d'explosions des pétards et de rugissements de dragons, je tiens tout particulièrement à donner un peu de voix pour souhaiter une bonne année aux chiens.
C'est à dire à tous ceux qui arrivent à faire croire à des femmes qu'elles sont chiennes.

Si jamais leurs compagnes ne se prêtaient pas à cette collaboration ou si la période de disette se prolongeait, bientôt les différents modèles de Nintendogs ne seront plus en rupture de stock. (Ravie d'avoir aidé.)

Rendez-vous le 18 février 2007 pour l'année du Porc.

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Histoire d'O...phioglosse (le retour)

C'est irrésistible. Ce n'est pas charitable, ce n'est pas honorable, ce n'est pas méchant, même pas critique, c'est juste moqueur. Et totalement ophioglossique, donc drôle.

"Je cherche une chienne soumise.
Qui sait ou est ça place,
et qui est preste à tout pour son Maitre.
"

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Si le ça dans "ça place" laisse penser qu'on est tombé sur un lacanien, ça place pour toi, ça te place dans la position que je veux, le ça et la place, ça (c'est) ta place... Si le "preste à tout" est trop beau pour être vrai, tant il nous dit en ancien françois que la chienne doit être de chasse, une rapide canine sprinteuse, prompte à exécuter les ordres et à prévenir les désirs de celui qui dans sa hâte à oublié un accent sur le ou, le reste de la courte conversation avec l'auteur de ces lignes dément les présomptions d'analyste brillant à la pensée affutée.

Toutefois, comme j'ai envie de jouer les cupidons, je crois que je lui ai trouvé la donzelle qui saura faire fissa. Attention toutefois, et c'est là que la mise en place du ça sera essentielle, à ce que son esprit si véloce ne joue les filles de l'air, entraînant le corps qui enveloppe l'âme au diable vauvert. A lui de trouver qui est celle qui déclare, dans le mouvement (elle se serait relue, ça se serait vu) :

"mon esprit, mon âme se meuvent avec une certaine agilité à Sa demande".

Marions-les, marions-les, je crois qu'ils se ressemblent, comme disait la chanson.

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Tenue de soirée

Demain, il y a des hommes et des femmes qui vont se mettre sur leur 31. Les présentateurs des journaux télévisés porteront des smockings désuets, tout comme les animateurs des soirées du même métal, enregistrées généralement le 10 octobre ou le 15 novembre, c'est dire le dérisoire de leurs voeux. Il y a aussi des boutiques qui ont sorti les robes à flonflons, du satin et du noir à la pelle. Strass, sequins, paillettes seront de la fête.

bdsm, collier, chienne, rue bricabrac

Je ne peux m'empêcher d'envoyer toute ma compassion (teintée de rigolade, faut l'avouer) à celle(s) qui portera ça (photographié à Paris dans la vitrine d'une boutique fetish moins célèbre que celle qui trône quelques numéros plus haut, dans la même rue). En plus de faire kling quand la lumière tombe dessus, ça doit gratter, et ne même pas pouvoir se laver avec Mir Laine pour être doudou. Un cauchemar. Paraît qu'il existe les mêmes pour toutous à mémères.

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Chiennerie ELLEstivale

En accroche à la Une, un peu éclipsée par une mannequine qualifiée, c'est excessif, de ronde, le magazine ELLE, ne sachant plus quoi faire de son été nous a dégotté une astrologie indienne, radicalement différente de l'occidentale et de la chinoise. On va le voir. Pourtant, plutôt que de nous demander si nous étions rate, guenon ou bufflesse, ELLE qui sait comment harponner son lectorat propose, en dessous du sein de la grosse, n'ayons pas peur des mots, le choix suivant : "chatte, chienne ou tigresse".
En omettant soigneusement un choix tout aussi valide, "chat, chien ou tigre", puisque cette astrologie indienne "nourrie de sensualité", non contente de brasser 27 signes, les affecte indifférement au masculin ou au féminin, quel que soit le sexe de l'intéressé. Bref, à part la mangouste qui n'a pas d'équivalent mâle, mais peut concerner un garçon, voire un TBM, les 13 animaux se déclinent tous en deux genres. Quant à la chienne, c'est écrit en toutes lettres, elle est attribuée à quiconque a vu le jour entre le 21 juin et le 4 juillet, un point c'est tout, quelle que soit l'année du millésime. Millimètres et dominettes, on vous ment, on vous spolie, on vous arnaque, celle ou celui que vous affublez de cette appellation est peut-être un cerf ou un étalon.

Je sais, c'est dur à avaler, mais à la manière d'un Premier ministre et de ses lois, les mauvaises nouvelles, c'est toujours au coeur de l'été qu'il faut les asséner.

Signé : un éléphant



L'homme chienne

Lu ce jour dans la chronique Nuits blanches d'Eric Dahan, Libération.

C'est un certain Marc, amateur de culs de footballeurs, pour remettre la phrase dans son contexte, qui parle.

"Il s'est empalé comme une chienne avant de se renverser les quatre fers en l'air. On dit que l'homme s'abaisse parfois au niveau de l'animal, mais c'est faux. Les animaux ont bien moins d'imagination. Une chienne ne hurle jamais "bourre-moi la chatte", en prenant des poses. Alors que l'homme, oui."

Spéciale dédicace ˆ Bitch, dont j'ai appris qu'avec lui, les godes ceintures ne faisaient pas long feu.



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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
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À lire
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L'oeil
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