Rue Bricabrac

Le collier au cou

Rue Bricabrac, bdsm, collier Si un jour, quelqu'un, qui ne s'appellera pas maître, faut pas déconner, veut me passer le collier au cou et plus seulement la corde à la taille, je verrais bien quelque chose dans le genre de cette chaîne oversized de la maison Margiela.
(Juste pour le plaisir geek, il faut absolument aller voir le site de Margiela qui est un modèle d'humour informatique.)
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L'attache et le moment (part 1)

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photo Rod99

ÊTRE attachée, c'est reposant.
Le poids des chaînes rassure comme le ferait un drap. Elles protègent comme une armure, veillent sur le sommeil, complices de rêves plus libres que jamais.
Elles entourent commes les bras d'un amant, elles serrent juste ce qu'il faut à chaque systole, et le cadenas renvoie les battements du coeur.
Elles me disent que je suis en sécurité, comme un trésor bien gardé, elles sont des bijoux, je m'en sens l'heureux joyau.

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Encore une histoire (vraie) de chaîne

Allô, c'est BàB, vous pourriez venir ? Je viens de déchaîner sur l'avenue. J'y connais rien, je suis en roue libre, je ne sais pas quoi faire !

 

 

 

 

Rue Bricabrac, bdsm, chaîne de vélo Vous n'y connaissez rien en chaînes ? Hum... je ne vous crois pas... Allez, bougez pas, j'arrive.
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Le chant de la clé

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S'IL y a tellement de cadenas, de menottes, sous forme de bijoux, de bagues et bracelets lourdement allusifs sur ce blogue, c'est que je n'en finis pas de chercher la clé. Ce qu'avait tout de suite compris F*** alias Marc Chênes de chez Virtualie.
Quelle clé ? Je ne le sais même pas. Si je le savais, je n'en parlerais sans doute pas si obsessionnellement.

Etre attachée, enfermée, liée, enchaînée sont des sensations plus qu'agréables... quand c'est un autre, non pas tiers mais double de confiance, qui maîtrise aussi bien les cordes que les noeuds, les boucles que les clés, les maillons que le maillet. La liberté est entre ses mains, et ses mains d'hommes sont belles et bonnes.

Là où les choses se gâtent, c'est quand on remet les clés à des doigts gourds et maladroits, à un porte-clés qui n'en veut pas, charge trop lourde. Là où c'est pire encore, c'est de ne même pas posséder la clé à remettre, la chercher de préférence là où elle n'est pas, l'avoir peut-être devant les yeux (ou autour du cou et entre les seins).

D'ailleurs,ce problème est tellement gravé en moi que je ne comprends même pas les romans à clés, enfin, disons plutôt qu'ils m'énervent autant que ces jeux vidéos où il faut inspecter chaque coin et trouver des énigmes pour avancer. Je ne franchis jamais le premier niveau et si je n'ai pas le décodeur ou la soeur tourière, le roman reste avec son trousseau intouché.

J'ai écrit clé(s). Alors que la graphie qu'en vérité je préfère, c'est clef(s), avec ce f qui a été la dernière lettre que j'ai su écrire, butant sur sa double boucle (évidemment piquée),n'en finissant pas de faire des lignes sans fin de ce satané f cursif, enfant du l et du j. Un f comme fuck, fouet, fesse, ferronnerie. Un f comme clef, finalement.



Ca tend (pas) la bite

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CHRISTINA Ricci, amaigrie au look white trash, Samuel Jackson en bluesman, une chaîne qui fait des tours et des détours pour les lier dans ses boucles sensuelles, son boulot de chaîne en somme, et un titre qui nous parle du gémissement du serpent noir, ça sent le sud, le chaud, et mon esprit délié mais obsédé m'assure que je vais tenir là une bonne petite série B crypto SM possiblement excitante.

Déception. En fait, elle est une pauvre petite paumée qui parce qu'elle a été violée par son père est devenue une nymphomane dont seul son fiancé arrive à canaliser les débordements. Mais il part, c'est son devoir, sauver le bushisme en Irak. Et là voilà, reprise par ses démons (le mot est choisi à dessein), quelque part entre une crise d'épilepsie du temps de Charcot et la gamine à la tête giratoire de L'exorciste, il s'en faut de peu qu'elle ne vomisse de l'écume verte et qu'un curé se précipite, missel et gousse (d'ail) en bandoulière. Faute de représentant de Dieu sur terre, c'est un brave homme, croyant et pieux, la recueille, et pour qu'elle n'aille par courir le gueux et se faire mettre par tous les ploucs du coin, l'enchaîne au radiateur. C'est thérapeutique. On attend qu'il aille à la grange chercher le fouet, ou dans sa salle d'eau récupérer le cuir à affuter les rasoirs. Déception. Quand elle se tord à ses pieds, lui offrant tout ce qu'elle a l'habitude de donner aux hommes, il prie Dieu. Pour un peu, il lui collerait le silice pendant qu'il se flagelle.

Alors, série B, pour sûr, mais moralo bigote gnangnan. Et l'affiche joue à fond l'ambiguïté, puisque la scène représentée est une photo posée, et n'existe pas telle quelle dans le film (dont la scène finale donnera des idées d'alliance, l'objet, aux futurs mariés sm, n'en doutons pas, enfin, ceux qui se marient bondieusement).

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L'agronome, Delacroix et Gorée

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© Zootrope films

ALAIN Robbe-Grillet avant d'être écrivain, scénariste, réalisateur et immortel est agronome. Avec une affection particulière pour les fruits. C'est ainsi que dans Gradiva, son nouveau film, on trouve des seins en poire, en pomme et en melon même (la minçotte Ally McTiana de chez John B. Root revenue au cinéma traditionnel avec une paire de nouveaux nichons pleins d’ostentation et son patronyme d'origine, mais toujours à poil dans le rôle de la servante-maîtresse), des culs en pêche et même des abricots.
Alain Robbe-Grillet a 84 ans, sa femme Catherine est mieux connue comme Jeanne de Berg (domina à voilette des salons privés germanopratins), et ils partagent quelques fantasmes sm. Ici, sous prétexte d'exploration de l'oeuvre orientaliste de Delacroix, un historien se retrouve membre d'un Cris et Chaînes sis à Marrakech sur mystères et nommé plus artistiquement (et clin d'oeil, en souvenir...) Club du Triangle d'or, où des hommes en habits chassent des proies dressées à leur obéir. Au gré de tableaux vivants, ce ne sont que femmes enchaînées, fouettées, marquées. Certains regretteront qu'Arielle Dombasle n'en soit pas, les rôles de Gradiva ou écrivaine, c'est selon, lui étant réservés.

Un peu pervers pépère, un peu rigolard tendance surréaliste, tissant toujours son érotisme de violence, monsieur de Berg montre assez bien comment des aveugles, impuissants et consorts tirent quelque potence de la mise à bas des femmes. Leur esclavage, réel ou simulé.

Ce qui m'amène à Gorée, parce que nous sommes le 10 mai, et à Gor, cette planète de roman dont les habitants s'appellent pareillement les Goréens. Si le premier est un lieu bien plus symbolique que rigoureusement historique, Gor sur Second Life est bel et bien une île aux esclaves, où le jeu de rôles permet, sous l'influence d'un mauvais roman de SF en une vingtaine de tomes, d'être kajira. Je n'arrive pas à décoller l'un de l'autre, mais je suis du genre à rester scotchée au fond du paquet par les connotations.



Teaser

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UN aperçu, pas vraiment une histoire de l'oeil, mais un clin d'icelui, du travail de Chênes.
Et un petit bout de moi, pour la première fois ici.

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Vertuelle

IL a glissé ses doigts sous le bandeau, repris deux mèches de cheveux ici, trois autres là, avec délicatesse et précaution.

"Dites-moi si je vous tire les cheveux."

Il a ébouriffé la frange.

"J'ai l'impression de jouer à la poupée".

Et il aimait cela. Justement, c'est ce que voulais. Ce que j'étais. Vraiment. Celle qu'on habille de chaînes et de cordes. Et plus encore. Être modèle, ça voulait dire être modelée, être à modeler. Être glaise, sa glaise, sa bonne pâte. Prendre la pose comme on fait une pause, en arrêtant le temps.

Il a commencé par des photos simples, chastes, pour la novice que j'étais. Une chaîne de marine très lourde à tenir devant les yeux. Je ne m'attendais pas à la brûlure des biceps. Il fallait que mon regard soit dur, je n'ai pas eu de mal.
Au début je n'ai pas senti le froid ambiant. Sauf mes seins qui étaient glacés lorsque je les effleurais. Il paraît pourtant que j'ai réchauffé les chaînes.

Plus tard, quand d'une main, il accentuait une cambrure, étirait la colonne, me déplaçait ici ou là, s'excusait de toucher un mamelon, je profitais de cette chaleur.

Se laisser aller.
Seulement, je ne suis pas fetish model (au contraire de cette belle fleur), pas plus qu'il n'est un pro de ces photos (au hasard). C'est la galaxie bdsm qui nous a rassemblés, nos désirs et nos sexes complémentaires, une grande amie commune, un sens de l'humour qui n'a pas peur du mauvais goût et une longue correspondance. On se promenait sur la même marge, faut croire.

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Lâcher prise. Ce que je cherche dans d'autres circonstances aussi.
Je l'ai fait dans la contrainte. Dans un autre plaisir. Je ne suis pas de ces femmes dont on fait les tables ou les tabourets. Je bouge tout le temps. Je parle encore plus... Pourtant, gageure, j'ai stoppé le sablier, respiré sans le moindre mouvement, parfois au bord de l'apnée, tendu la pose jusqu'à la courbature.

Il n'y a pas eu d'impudeur ou de sentiment d'icelle. L'impudeur, s'il faut en parler ainsi, avait été toute dévoilée, disséquée, dans les longs échanges épistolaires. Bataille disait quelque chose comme ça, il est plus violentant d'être lue que vue, et parlée que lue. Ces courriels depuis des semaines, et déjà il y a quelques années pour nous trouver un univers, un lieu commun, mais pas banal.
Dis-moi ce que tu as dans le ventre !
Accouche-moi, toi !
Je cherchais la clé et la serrure, il pense que c'est une main dont j'ai besoin.Donne moi un coup de main ?

Je n'ai pas osé lui dire

"Si vous voulez des "vraies" marques, vous pouvez m'en faire."

Il a failli me dire

"Ne me tentez pas"

Chacun a pris soin de respecter une frontière invisible. Ou de marcher sur un même fil, funambules. Avec la conscience de la totale ambiguïté de tout ce qui se passait. Nous nous sommes donnés beaucoup, je crois. (D'ailleurs, jamais même dans la décentralo, on a vu Pygmalion chevaucher Galatée.)

Parlant de mains, en voyant dépasser de mes manches des poignets, un peu rougis et râpés, presque meurtris et marqués, mes amis m'ont demandé : mais qu'as tu fait de ton week-end ?
"Du jardinage, un pierris à fleurs roses à déraciner et replanter, un conifère urticant et vengeur..."
Le pire, c'est que je n'ai pas menti. J'ai juste oublié de parler du principal.

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La mire

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À la suite de l'immobilisation d'une partie du personnel à moins qu'il ne s'agisse en vérité de toutes les parties du personnel, il n'y aura pas de billet ce week-end. Les programmes reprendront bientôt sur cette même chaîne.

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Enchaînée (part 2)

L'AVANTAGE quand on ne cherche personne ni rien, en tout cas rien d'autre que du temps de cerveau disponible pour faire causette (et non pas Cosette ou Calimero, même si l'humeur est parfois au bleu), c'est qu'on croise tout un tas de gens charmants, décontractés, avec qui les idées se crochent comme les notes d'une partition très libre.

C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de Riff, photographe, avec qui j'ai entre autres échangé sur mon obsession de la semaine, les chaînes. Très aimablement, il m'a informée que ce que je prenais pour une chaîne rouillée était une chaîne de marine, made in BHV.
Une occasion de se rendre sur la riffzone.

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Et une autre d'aller au BHV dont je me demande pourquoi ils ne profitent pas des travaux en cours pour se décider a ouvrir un corner BDSM ce qui éviterait de courir en tous sens pour trouver la chaîne galvanisée à froid, tout en ayant à portée de main liens divers, cadenas, martinets...

Car ces derniers (très festifs avec leurs lanières multicolores) se trouvent rue de la Verrerie où le BHV a ouvert à grand tintamarre un Magasin Homme, et plus discrètement, deux numéros plus haut, une Niche (sic) pour chiens et chats. La caissière à qui je suggérais qu'ils auraient pu faire d'un magasin deux coups n'a pas eu l'air de trouver ça drôle. La Samar pourtant, en son temps, le déclin commençait, avait rangé le chien sous l'homme. D'un étage.

Et pendant que je continue mes studieuses révisions, que je n'insastisfait pas de la rareté de l'intermittent, que je me soûle d'images de chaînes et de conversations avec des photographes (mon futur enchaîneur qui va enfin sortir de la virtualité, Riff le fan de catacombes et M. l'inconnu si bien conu), il y en a une qui continue de traîner son boulet.

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(Spéciale dédicace ubuesque à nos amis polonais qui vont ranger cette petite annonce d'un érotisme immarcescible dans leur partie "fessée".)

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Enchaînée

DANS une semaine, plus ou moins vers cette heure, avant sept heures d'été, j'aurais fini de poser avec des chaînes, comme promis, pour m'sieur Virtualie.
Alors, le dimanche d'avant, je révise.

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photo Chained by TheShadowsAreRising
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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
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L'oeil
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Le cliquodrome
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