Rue Bricabrac

Si avec ça le sapin n'a pas les boules... (4 - tamponnant)

POUR donner du cachet à une enveloppe, pour claquer une en-tête, pour mettre la main au bas de la page, pour se faire des tatoos lavables, pour afficher ses couleurs ni en rougen ni en noir mais en bleu admin', quoi de mieux que ce tampon "Châtiment corporel" ?

Rue Bricabrac, bdsm, fessée
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Si avec ça le sapin n'a pas les boules... (3 - tapant)

Rue Bricabrac, bdsm, cul

SOUMISE Nespress'O n'est pas dispo ? Esclave Geisha n'est pas là ? Ta main te démange ? Un cul, il te faut un cul, fut-il d'une bouteille ?

Qu'à cela ne tienne, un sticker et hop, pan !

Avec les sous-bocks façon écrans d'iPhone (pour les amis geeks), on tient là (pour les amis sm) un de ces exemples de cadeaux à la fois sobres, exquis, consensuels et surtout d'un goût à toute épreuve.

(Et qui en rappellera une bien bonne sur la branlette aux amateurs de blagues fines.)



Si avec ça le sapin n'a pas les boules... (2 - foulonnant)

Rue Bricabrac, bdsm, sport Rue Bricabrac, bdsm, sport

AMUSANTE manière de présenter une corde à sauter, le dos de femme comme un présentoire, je ne dois pas être la seule à avoir l'esprit mal tourné.

En regardant qui est à l'origine de cette nouvelle société d'articles de sport (luxueux, forcément luxueux, obscènement luxueux), il y a un prof de gym. Qui d'autre aurait pu parler de cordes (en cuir camel), de bâton (en veau noir) ou d'haltères (en autruche bleu iris) de cette manière et faire du boulon sa signature, because la mécanique des corps ?

Ces objets ainsi réinventés, raffinés à l'extrême, augmentent le plaisir lors de leur utilisation car agissant directement sur les sens.

Les sens, c'est cela même.

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Elfetish

Rue Bricabrac, bdsm, Noël

EN guise de convalescence, petit tour chez les voisins, admiration et applaudissements devant l'arbre de Noël tout frais décoré avec opulence et générosité.

Et toi qui m'envoie cette photo. Je n'en ai pas eu le temps depuis quelques semaines, mais en parcourant les galeries, les sites, je suis souvent étonnée, un peu émue même, du soin que certains apportent à nourrir leur délire. On est au delà du pur fétichisme, pour rejoindre quelque chose qui tient de Valérie Damidot, déco über alles.

Cette fraîche jeune fille par exemple, avec ses deux globes parfaitement conçus par la chirurgie. N'est-elle pas choucarde en elfe aux cuisses bondagées de vert printemps, pour s'accorder au feuillage qui lui sert de jupette ? Le premier Bébert venu se serait démerdé avec les moyens du bord, une vieille cravate, le cordon des rideaux, les ailes du spectacle de la cadette, et clic clac, en route pour les galeries. Ou alors, s'il avait voulu gagner ses galons de décimètre Bébert, il l'aurait attifée de cuir, l'aurait baillonnée d'une boule rouge enfournée dans la cagoule, peut-être semé quelques paillettes, écarlates toujours, pour l'esprit de nouelle.
Mais pas ici. Il y a du ruban, il y a un souci d'harmonie (même si on ne partage pas ces goûts-ci), ça a été pensé, préparé, je l'imagine, content de sa trouvaille, dévalisant une mercerie.

Soudain, loin de tout cynisme, je trouverai cela attendrissant. Ils sont à donf', ils s'éclatent. Son baillon tombe, alors elle l'accompagne, baisse la tête, lève les yeux, et dévoile un regard charmant.

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Miscellannées liées de juin

J'AVAIS envie de broder, à partir d'un parfum, sur la Vénus à la fourrure, ambre épicée, freesia et vanille, rien de bien gothique ni de dominatrice à l'évocation de ces trois notes mais peut-être une forme de masochisme olfactif à supporter tant de sucrosités sur un renard argenté, celui qui hiver comme été étreint le cou de Madame .

J'avais envie mais j'ai découvert, comme si le tankini de l'an passé n'avait pas suffit, les tongs montantes.

Trop c'est trop. Pauvre Vénus, à bas la fourrure, heureusement que Barbarella a été tourné il y a longtemps (imaginons Anna Mouglalis en tongs montantes silver)...

Rue Bricabrac, bdsm, miscellanées Rue Bricabrac, bdsm, miscellanées

Heureusement, Locher's fait tourner le code pour bénéficier de leurs soldes, 30% de réduc moyennant un SUGARDADDY bien placé.

(Je suis presque mûre pour les blogues de filles)

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"I didn’t discover curves; I only uncovered them." (Mae West)

TU penses que les courbes attirent plus coups et caresses que les mornes plaines qu'on aurait juste envie de fesser.
Je suis de l'avis contraire, je pense qu'un corps androgyne aux frêles os si proches de la peau appelle un toucher plein de tact, un frôlement de plume, des chatouilles d'aigrette, tandis que des géographies plus joufflues réclament de la pogne, de la poigne, du pétrissage.

En fait, tu rêves, mais tu ne sais pas.
Tu as vu bien des films, lu encore plus de livres, plus que moi qui n'en connais presque pas, mais qui vis cela, cahin-caha, depuis toujours.
Parfois, tu passes dans ma rue, et tu regardes par le trou de la serrure, puis tu t'éloignes, tu t'interdis comme si j'étais un casino (et tu peux prendre l'acception italienne).

On s'est enfin parlé dans un éclat de rire, pour tout à fait autre chose, on a fini par se croiser et se crocher. Aux antipodes du bdsm. Mais avec moi, mais avec toi, on y revient toujours. Surtout avec moi.

Rue Bricabrac, bdsm, anniversaire, courbes, cadeau
photo Erospainter

Je t'explique que coups et caresses, comme pleins et déliés, les creux et les monts, c'est la même chose. Seule change l'intensité. La main se lève, et retombe. Vitesse, force, appui. Les neuf queues du chat caressent aussi bien que dix doigts et font vibrer un corps comme un violon en quête de maître. Deux doigts froissent un téton jusqu'à le rendre cliton ou le pincent dans un tour cruel. Et ainsi avec un foulard de soie, une cravache, la mèche ou le manche du fouet, les lèvres et les dents.
Du moment qu'il y a un homme et une femme, un Adam et une Eve qui ont envie de faire un chemin sensuel en oubliant le divan, le ça et les autres. En apprivoisant l'enfer qui en vérité est le seul paradis sur terre qui se puisse trouver.
Laisse aller, c'est une valse, à mille temps au moins, et ce soir on improvise.

Je me demandais ce qui te ferait plaisir pour ton anniversaire. Je te l'ai demandé en espérant la réponse. Un rendez-vous. A date.
Avec plaisir.

Et c'est en rougissant que je t'écris qu'au cours de ce rendez-vous, au long cours j'espère, tu auras carte blanche. Ce pourra être du thé vert ou des bleus en forme de main. Ou ce qui te siéra. Sans boîte ni bolduc, je m'offre.

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Pourtant, je ne suis pas un cadeau !

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photo Lestrim Rose

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COMME chaque année, au fur et à mesure qu'on approche de Noël, je me sens agressée, j'ai hâte que cela finisse. La joie factice, le faux faste bling bling, la débauche de triglycérides en vitrine, le gâchis absolu que cela représente me flanque la nausée.
Par chance cette année, une surcharge de travail m'a tenue écartée des prémices de la "fête". Laquelle n'a pas le bon goût de tomber un dimanche, ça ferait du deux en un, allez hop, pesé (lourd), emballé (bolduc), plié (kitsch), et on en parle plus. Il ne restera plus qu'à zapper le Nouvel An, et c'en sera fini, les jours rallongeant, on pensera à l'été en ouvrant les cartes de voeux.

Rue Bricabrac, bdsm, sapin

Je n'ai pas envie d'un conte de Noël (je parle de Nicolas et Carla pour faire monter les stats ? Naaaan...). Je n'ai pas envie qu'un géronte mal sapé en surcharge pondérale manifeste s'agite dans ma cheminée. Je n'irai pas chez Mickey chercher le sorcier (contrairement à, non, j'ai dit que je n'en parlerai pas).
Tout au plus aurais-je envie de m'offrir. De me déguiser en cadeau. Passive, offerte, à déballer, du bout des gants au shorty, du chapeau aux babies.
Fermer les yeux, ouvrir la bouche pour accueillir le bâillon. Accepter les poses comme un jouet mécanique. Obéir aux ordres comme un robot.
Exceptionnellement, faire le chandelier et la chandelle. Être flambée et le flambeau.
Clignoter, un coup tu m'allumes, un coup je hurle.
Bégayer des mercis.
Mendier la pitié.
Prier pour être insérée.

Alors, je ferais l'ange et l'agnelle, tu n'auras plus les boules, ma fesse de minuit sera rôtie à point et mes caresses seront juste un peu piquantes pour te redonner de l'ardeur.

(La robe "Christmas Couture" réalisée par Oriane Fischer, Margaux Aroug et Soo-Rim Kim , étudiants d'Esmod International, a été primée le 4 décembre dernier.)

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Et une belle paire de plus !

Rue Bricabrac, bdsm, Corpus Christi, menottes

CORPUS Christi, une marque de bijoux fantaisie a connu récemment quelques menus soucis quand une association bien pensante a trouvé que franchement, ce n'était pas des manières d'associer le corps de Monsieur Jésus, présumé fils de Dieu dit le Père, à des futilités de fashionistas. Tout ça à cause d'un squelette en argent (depuis qu'Alexander McQueen a relancé la tête de mort dans le colifichet et la fanfreluche mainstream, c'est plus que hype) avec une couronne de guingois, que vantait Mademoiselle Lou Doillon, people invitée pour booster les ventes et rajeunir l'enseigne. Oui, mais la marque, ventrebleu ! La marque, ces choses-là ne peuvent exister dans notre beau pays laïque, républicain et politiquement correct, nom d'une hostie ! Du coup, La Redoute a retiré, sans retirer, tout en retirant de la vue des ouailles papistes et néanmoins titulaires d’une connexion internet, le collier incriminé.

Mais avant la vogue des squelettes, Thierry Gougenot, le créateur de la marque blasphématoire a un petit pendentif tout simple, dont la beauté résidait justement dans cette épure.

(Note à l'attention des monothéistes militants, les menottes ne sont pas une métaphore des clous, mais comme les têtes de mort, c'est un truc de gothopouf.)
(Note pour celles et ceux qui voudraient se procurer le bijou online pour 90 écus et la joie d'emmerder le F haine, il suffit de le commander avec la référence du catalogue papier, soit 5922372.)



(Dé)culottée

Rue Bricabrac, bdsm, culotte
photo Mélimélo

QUI l'eût cru ? Mélie, qui à force de parier ses petites culottes à tout va et à tout bout de champ, les a hypothéquées jusqu'à la 7ème génération, m'a envoyé ce très joli présent, qu'on croirait taillé sur mesure, à l'aune de mes fantasmes.

Une culotte, chinée dans un vide-grenier.

J'étais déjà vêtue de probité candide, je pourrais enfin, zeugme oblige, l'être aussi de lin blanc. Ou de coton brodé.

En sortant le vêtement très découpé de son papier de soie, j'ai immédiatement avisé les jambes mi-longues, me réjouissant de cet atour qui viendrait compléter ma panoplie de Vélibérée (robes courtes, talons effilés ou Doc coquées, réflecteur à la cheville). Je n'avais pas tout vu. Ce ne serait pas prudent, on est quand même trop loin du cuissard. Vêtue de coton et de candeur, mais surtout cul nul.

Parce que de culotte, certes fendue, si elle en a le nom, cette pièce s'intéresse à tout, c'est-à-dire la taille et les cuisses, mais pas au cul. On devrait l'appeler lotte, mais c'est déjà pris par un succulent poisson. Jamblotte ? On pense plus à de la charcu(l)terie qu'à des froufrous. Alors, va pour culotte.

Alors, je la garde précieusement, comme un signe d'amitié et comme un signal de fessée. Un dessous qui permet de porter la culotte tout en étant parfaitement déculottée, voilà un joli paradoxe. Une culotte blanche qui ne soit pas un souvenir d'enfance mais une remontée dans le temps autrement plus de sept lieues, une culotte blanche de ces arrières arrières grands-mères qu'on n'a pas connues. La culotte d'une autre, échappée d'un trousseau de campagne, une culotte qui va retrouver une vie libertine et prendre des bonnes couleurs, celles des joues qu'elle refuse de cacher. Une culotte entre quatre murs, entre quatre yeux, entre les mains et les fesses. Une culotte à fessées. Une culotte presque pour rire, et pour crier.

Une déculotte.

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Nitouche

Rue Bricabrac, bdsm, bijoux, Locher's

ON jurerait des médailles pieuses pour babies, mais à y regarder de plus près, sous leurs dehors angéliques, les breloques sont nasty nasty nasty...

Mon coeur balance. Pas pour la petite salope, mais si la casse-pieds me va comme un gant, la petite coquine est adorable, et pas uniquement parce qu'elle a, côté fermoir, un petit ciseau doré.
J'en verrais bien deux sur la même chaîne...
Elles sont juste craquantes, ces fillettes d'un autre âge, avec le détail qui tue, le petit trait noir qui caviarde les yeux, comme des photos de presse de caniveau.

De la même maison, il y a des tops délurés, non point par leur coupe on ne peut plus bon enfant, comme d'ailleurs les petits médaillons dignes d'un baptême ou d'une communion, mais par leur message, lui aussi saute-au-paf et, pour le paradoxe, finement brodé en pures cursives, entre des frises fleuries. En anglais cette fois-ci (à noter que si le site web est américain et en dollars, Locher's est une marque française que l'on peut trouver à Paris chez Joy, rue du roi de Sicile), ce qui les rend un peu plus portable en ville : Insatiable Little Thing (les macarons ne sont pas fournis avec le modèles), I don't play nice, Dirty Little Lovemaker, I like it rough...
À porter évidemment en toute ingénuité, avec l'air de n'y pas toucher.

(Sur la wishlist, of course)

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Considérations cul...inaires

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J'AI bien senti qu'on m'en voulait, çà et là, d'avoir joué avec de la nourriture. Je vais donc persister, mais d'une manière beaucoup plus orthodoxe, tout en restant ludique et sexuelle.

Je profite de la sortie d'un livre de recettes, Les cuisines de l'amour" pour tenter de piquer des idées de menus (et je ne remercierai jamais assez l'adorable Ph*** qui depuis son île, tente de me guider pour que je sorte de ma routine roquette/poivrons/poulet/riz).

Fatalement, je feuillette ce livre tête bêche qui se la joue 69 pour offrir sa face rose aux filles et l'autre bleue aux garçons, et je tombe sur quelques recettes sado-maso, dont les intitulés sont prêts à rivaliser avec les périphrases des grands chefs. L'humour en plus.

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Chez les filles, j'apprends l'existence d'un champagne Marquis de Sade, lequel donne aussi son nom à un côte du ventoux plus rouquin mais sans bulles, ainsi qu'un petit vin de table, La soif du mal (le A ligoter, je connais déjà, j'en ai encore une bouteille). Pour la crème d'ortie, la recette suggère que madame aille les cueillir avant de s'en faire fesser par monsieur, puis d'en passer les tiges (pas celle de monsieur) à la casserole, largement accompagnée de crème fraîche (la fouettée, ce sera pour le dessert).,

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Après cet amuse-gueule et croupe, suivent des queues (décidément) de langoustines bondées aux rubans de jambon cru, puis du cul de petite cochonne de lait (tout mon portrait) laqué aux épices fortes (il s'agit de piment d'espelette, pas de gingembre, on se calme Columbine), sodomisé (n'ayons pas peur des mots) avec du bois de réglisse et des brindilles sauvages.

(Les auteurs, des érudits que ne se la jouent pas péteux, notent que le bois de réglisse fait d'excellentes baguettes magiques et qu'en porter sur soi attire l'amour et attise le désir. )

A suivre, de la beurrée de chou, de la purée de castagnes, de la salade d'herbes amères (tiens, je pensais que Pessah était passé) et une battue de fruits du péché associée à la crème fouettée.

Chez les garçons, les menus sont tout aussi drôles, mais plus miso/macho que maso.

Bon appétit les gens !
Quant à toi, je suis bonne pâte, alors fais ce qu'il te plaît. Play-moi tant que tu veux même.

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La mire

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À la suite de l'immobilisation d'une partie du personnel à moins qu'il ne s'agisse en vérité de toutes les parties du personnel, il n'y aura pas de billet ce week-end. Les programmes reprendront bientôt sur cette même chaîne.

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Le kitsch ne tue pas

OU alors très lentement, comme le ridicule.

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Reléguée, au fond du magasin, de la vitrine où elle trônait au milieu de tout ce qu'on pouvait trouver de rose et de sucré une fois la saint décapité passée, chez le marchand de couleurs, cette lampe d'un goût et d'une facture exquises n'a toujours pas trouvé acquéreur. On se demande vraiment pourquoi. Les fétichistes seraient ils devenus des poètes (n'oublions pas cette merveilleuse parole dans Paris Match du taulier du club de référence "tous mes clients sont des poètes.") ou des écolos, et refuseraient d'orner leurs intérieurs de plastoc et de nylon peinturé en criard ?

Plus sobre, plus jeune designer aussi, voici une table basse qui va bien et qui les soirs de murge, peut laisser penser qu'une soumise est chaude et prête, les quatre fers au sol, et le dos prêt à accueillir repas ou talons.

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Bague en fête chez Tiffany's

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C'est pas pour faire ma snob, mais c'est tout de même autre chose que la bagouze soi-disant d'O, non ?

Dans une autre collection que la 1837™, il y a quelques bracelets chaînes pas mal du tout non plus?
C'est quand mon anniv' déjà ?

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Que d'emotions !

Ils sont sans conteste ravissants, extatiquement nommés (abandon, esclave...), subtilement différents (s'attache à un bondage, flatte le clitoris)... mais titane ou pas, ce ne sont pas des Fabergés.

Et pourtant

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+
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=
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la dernière création de Mauboussin (et aussi l'une des moins clinquantes).

Le hasard veut que les oeufs vibratiles tout comme la fleur de diams fassent chacun partie d'une collection qui s'appelle émotion.
J'ai très envie d'être émue. Très très très émue même.

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Mauvais esprit de nouelle (10)

Puisque la fête du consumérisme d'hiver se termine, voici les derniers objets qui traînaient dans ma hotte, parodie de liste à Rockenfeller de la part d'une Cinderella qu'en peut plus, mais alors plus du tout, de ces célébrations sur commande.

À 1369 € le godemiché en obsidienne (en or, il faudra compter le double) ou 1500 € celui en argent et verre, à 370 € la cravache de m'as-tu-vu et 310 € le martinet en vrai cheveux (au moins, il pourra finir en toupet pour les chauves et en touffe pour les relapses de l'épilation laser), ça finit par filer un peu la gerbe...

Je n'ose penser aux frais de bouche d'hier soir, on doit frôler, peut-être pas le PNB du Malawi (avant les prodigalités de Madonna) mais sûrement ceux de la rombière Bernadette C. quand elle avait table et Danette ouvertes à la mairie de Paris.

Je préfère applaudir la geste spectaculaire, qui fit hausser les épaules à Chantal Vautrin (si vous trouvez, à raison, qu'il serait mieux de faire dormir les sans abris au chaud que les avec abris au froid, ouvrez les portes de votre ministère, il y a sûrement de la place en rab), des bien nommés enfants de Don Quichotte, qui se battent contre le vent glacial, le général hiver et l'indifférence quasi générale en dressant des tentes au bord du canal Saint Martin.

Année après année, la goberge et les cadeaux ont un goût de plus en plus amer. Qui sait, un jour ils comprendront qu'à l'image de dieu avec qui il partage une grosse barbe blanche, le père noël n'existe pas.

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Mauvais esprit de nouelle (9)

L'indispensable culotte rouge de bonne augure est cette année un petit modèle façon corset de chez Damaris, styliste grand-breton.
Sexyssime, elle renvoie tous les strings aux oubliettes, même fermée, elle est ouverte, et donne envie de tirer sur le cordon pour lever le rideau sur des plaisirs rubis. A celui qui saisira, des doigts ou des dents, le lacet couleur sang, on dira "que votre volonté soit fête !".

Quant au petit Jésus, dont certaines voix vaticanes prétendent qu'il aurait existé, il sera en culotte de velours, ou sans-culotte, simplement paré de sa peau carnation nouveau-né. Parlant de culotte, celle-ci est en soie. (280 €)

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Mauvais esprit de nouelle (8)

J'ai souvent cherché un bracelet d'esclave, quelque chose d'ancien, ou plutôt une copie d'ancien, qui parlerait de Rome ou de Nubie, qui se porterait à la cheville (passant pas mal de temps sur un clavier, je me débarrasse de tout ce qui est bracelet aussi souvent que possible, ce qui ne m'empêche pas d'en avoir une collection respectable), et qui serait assez lourd pour ne pas se confondre avec l'habituelle chaînette. Un bracelet qui obligerait à mesurer ses pas pour ne pas se fracturer la malléole, un bracelet qui ne se laisserait pas oublier, à la limite de la gêne.

J'aime les symboles, j'aime que dans les objets que j'offre, ou que je reçois, il y ait une histoire, une autre histoire que le décrochez-moi-ça-nouelle-réclame-son-dû. L'objet peut-être anodin en apparence, c'est sa charge qui m'importe. Charge, poids... Le poids des symboles, la charge des bracelets ? Dans ce qui peut lier une femme à un homme, une soumise à son dominant, une maso à son bourreau, il y a les symboles. D'où tout le foin du mariage, et le rituel encore plus lourd de la rupture. Mais quand on ne veut pas se marier, mais pourtant porter sur soi ce qui ne représente pas une alliance mais une emprise, quelque chose de lourd s'impose à moi (donc pas la médaille + qu'hier - que demain, qu'est-ce que Rosemonde Gérard et son "Car vois-tu chaque jour, je t'aime d'avantage..." a pu inspirer la joaillerie et les amoureux de Peynet-like).

J'aime sentir le poids d'un homme. Au propre autant qu'au figuré. J'aime quand il s'écroule sur moi, que ma respiration se fasse plus courte sous l'oppression de son laisser-aller. Je me sens bien sous ce corps un peu trop pesant pour le mien. J'aime que mes muscles s'endolorissent sous sa force de frappe, et c'est sans doute pour cela que je préfère les instruments de bois ou de cuir épais aux fines lanières et badines champêtres. Je préfère être meurtrie que cinglée. J'aime que quelque chose dans ou sur mon corps, me rappelle ce poids à chaque instant, courbature ou bijou.

Ces bracelets de Ben, aux lignes pures, déclarent de son écriture ronde, esclave pour toujours. Selon la manière dont il sera porté, dont le poignet bougera, dont le regard le saisira, on en lira tout ou partie. Pour toujours. Toujours esclave. Esclave. Pour. On en lira peu car il n'en existe que huit exemplaires. (3 000 €)

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Mauvais esprit de nouelle (7)

En cette journée internationale de l'orgasme (chais pas comment ils vont faire, déjà, se synchroniser à deux, c'est pas de la tarte et ça en coupe la chique à plus d'un) et de départ en grasses agapes, certaines peuvent se retrouver seules et vouloir quand même participer.

Une solution simple, qui ne demande pas de sortir de chez soi, est le vibro. Mais en ces temps de dépenses, pas n'importe quel vibro ! Le Minx, toujours designé par Shiri Zinn, n'a que des avantages. Son présentoir, pour commencer. C'est vrai, à force de planquer ses godes, on ne les retrouve jamais. Celui-ci, bien installé sur la coiffeuse avec sa queue rose, entre la houpette et le vaporisateur de parfum, les onguents et les brosses, laisse oublier l'objet du délit (le fameux coup dit de "la lettre volée") pour devenir accessoire de déco.
Ensuite, il est facile, pour peu qu'on soit distraite, ou comblée, ou les deux, d'oublier godes ou vibro en fin de piles. La queue de David Crocket trouve alors son usage, celui de memento (l'usage du dit vibro recommande de détacher la fourrure, dont j'espère qu'elle est fausse, pour la branlette, et de ne se servir de la chose complète que pour prodiguer des agaceries avec le vison sur le corps du partenaire).
Enfin, il est silencieux et furieusement bling bling. (239,95 €)

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Mauvais esprit de nouelle (6)

Allez, on attaque le LEP et on s'envole au Japon. Une des spécialités locales, en sus des origami, maiko, sushi, pachinko, kokeshi... sont les love-hôtel. On y va pour une heure ou deux, ou une courte nuit. Il y en a à thème S&M.

À l'hôtel Adonis d'Osaka, il y a la célèbre chambre 501, très demandée, très rose, dédiée à Hello Kitty (avec chaînes en plus de la chattoune à grosse tête) donc en ce qui me concerne anti-érotique au possible. Il y a aussi une chambre bibliothèque, une autre salle de classe. Ma préférence, forcément, ton sur ton comme je suis, va à la chambre japonaise, et ses beaux liens rouges. (En plus des 100 € de la chambre, hors suppléments divers, compter entre 1 600 et 4 500 € d'avion pour deux, parce que tout seul là-bas, ça n'aurait aucun sens.)

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Mauvais esprit de nouelle (5)

Ni cuir ni noir, encore moins vinyl et rouge, mais chocolat (le nouveau noir) et en croco, ce kit de bondage pour lit signé Kiki de Montparnasse (qui tient boutique kinky à New York) a de quoi combler les plus sophistiqués des adeptes de la scène sm.

Si le paddle tient plus de la décoration de sapin de Noël que de l'instrument sévère qui tatouera ses écailles sur la chair de poule de fesses effrayées, les menottes aux fermoirs d'or (plus classieux que les diams) ne dépareront pas un lit aux draps de soie et brilleront longtemps dans la nuit. (450 €)

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Mauvais esprit de nouelle (4)

Trouver un beau baillon est presque aussi difficile que de trouver un beau parapluie. Dans les deux cas, la fonction prend le pas sur l'esthétique.

Le baillon-boule donne une bouche de poupée gonflable, la poire d'angoisse fait disparaître la bouche et le mors, le plus beau des trois, cache mal la bave qu'il déclenche. Un joli foulard ou une cravate ont du style, même s'ils n'assourdissent rien.

Et puis un jour vint le baillon bouche. Lèvres de geisha (existe aussi en version ouverte, mais je trouve celui-ci infiniment plus aimable), beaucoup de blanc et une tache de rouge. On l'embrasserait volontiers. (112 €)

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Mauvais esprit de nouelle (3)

Les bricoleurs n'auront besoin que de quelques jours, d'huile de coude et d'une descente chez Bricorama pour customiser un innocent sommier en lit à baldaquin qui cache bien son jeu.

Les autres iront se fournir de l'autre côté de la flaque où quatre styles de lits/Janus les attendent, tous avec montants imposants et anneaux soigneusement dissimulés. Ils permettent, quand on n'y dort pas, d'avoir un donjon dans la chambre à coucher. Evidemment, ça ne s'accorde pas vraiment avec tous les intérieurs et ça pourra jurer avec une décoration Jugendstyl ou André Saraiva, mais on peut y attacher une femme, un sling, deux hommes...

La finition rouillée est du plus bel effet, si jamais les anneaux grincent, l'illusion sera parfaite. (De 1900 à 2500 € selon le modèle et la taille, plus les frais de transport depuis les USA).

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Mauvais esprit de nouelle (2)

Nettement plus offensif que le martinet petit poney d'hier, mais toujours dessiné par Shiri Zinn, en turquoise pour changer un peu d'horizon et des couleur girlie, et en pur serpent. C'est une cravache qui se prend pour un fouet, à moins que ce ne soit l'inverse, c'est un bel objet qui se la pète, dont le pommeau pourrait trouver sa place sur le sapin ou au plafond d'un endroit où l'on danse le tango. Et ce qui brille, ce ne sont pas des Swarovski mais des zircon, c'est dire si ça blingue sérieusement.

On doit danser sous les sifflements de ce python-là et le bleu-vert de son pelage doit appeler un violet complémentaire. (1194 €)

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Mauvais esprit de nouelle (1)

Le son des jingle bells et la profusion de vieillards affublés d'une surcharge pondérale et d'uncostume rouge ramène à la nouelle, même si on n'aime pas, on ne fête pas, on boycotte, on boude. Cadeau, cadeau, cadeau... je compte les cadeaux pour m'endormir.

Alors, dans une cheminée virtuelle devant laquelle quémandent des torture shoes, il y a des rêves de joujoux chics et surtout chers. Comme disait un jour, cité par Paris Match, journal exemplaire d'information, un participant du bal de la Croix Rouge à Monaco "ici, j'oublie la crise". Rue Bricabrac se met à ce diapason obscène. Ca va être pétasse, bling bling, coûter un bras, même pas faire mal. Mais c'est décidé, Moumoune, on fait péter le Codevi.

Le carrousel aux cadeaux commence par ce qu'on n'ose tout de même pas nommer un martinet, des crins roses tressés comme Mon petit poney et un manche en ébène recouvert de croco. Les longues soirées d'hiver, si mémètre a dû retard, on pourra se désénerver les doigts à tresser et dé(s)tresser les poils rose, qui poussent peut-être comme ceux de Mon petit poney... (249,69 €, création de Shiri Zinn, dont on reparlera ici.)

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Nom d'un chien !

Voilà longtemps que je tourne autour des chiennes, me disant qu'il faudrait que je me colle rapido devant une feuille (de style) blanche pour laisser filer tous les questions et touters les métaphores qui voudront bien venir, afin d'y voir un peu plus clair dans mon appréhension de la chose.

Rue Bricabrac, bdsm, chienne, Wegman
Photo William Wegman

Je ne connais pas les chiens, j'entretiens des rapports courtois et affectueux quoique lointains avec ceux de mes voisins ou amis, je les laisse saloper mes jupes de leurs pattes avant en folie en échange de quelques gratouilles derrières les oreilles et sur les dos. Je trouve leur exubérance, souvent assortie d'incontinence, un peu gênante, je préfère la réserve des chats.
Le chat est un régal pour les yeux, qu'il passe sa langue entre les griffes et les coussinets de sa patte avant, qu'il se pose sagement comme une statuette ou qu'il dorme le ventre à l'air, toute confiance offerte, il a la grâce d'un petit rat... de l'Opéra. On le dresse pas, tout juste peut-on le décider à daigner nous autoriser à habiter chez lui, moyennant la fourniture d'une nourriture goûteuse et l'absence de bibelots fragiles, l'assurance d'un calme de bon aloi, d'un mobilier confortable et de notre présence non intrusive (le chat adore n'être pas seul quand il dort, savoir son humain dans les parages mais à distance). Pas chien pour autant, il viendra quand bon lui semblera quérir quelques caresses.
Rien à voir avec un chien, ce qui ne m'aide pas pour parler des chiennes (dans le vernaculaire sm comme dans l'astrologie indienne, la chienne est aussi bien mâle que femelle, ce qui est un indice sémantique intéressant).

Coup de chance, une adorable petite crapule de 10 ans m'a confié pour quelques jours ses sacs à puces virtuels. Me voilà donc censée prendre soin de (par respect pour l'anonymat des chiots, les noms ont été changés) Zaza, Coco et Nini (peau de chien, évidemment). Jeux, arrosage, coiffage, gavage, promenade et câlins, me voilà, via une minuscule console, en contacts avec trois chiens, dont une chienne. Première remarque, le chien, mâle ou femelle, a l'habitude dans des moments de joie naissante, de se tourner et d'agiter cul et queue vers le régent de service. A part ça, mais je le savais déjà, ça mange et boit dans une gamelle, voire par terre sans gamelle (mais le jeu ne prévoit pas cette option), ce qui est assez logique pour un quadrupède sans pouce opposable.

Dire que je me sens mieux armée pour aborder la prochaine fois la thématique "je suis une chienne et je prends garde à ne pas coincer ma laisse dans les portes automatiques du métro" serait exagéré, mais voilà un début.

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Plaisir d'offrir, joie de recevoir

C'est sous cette bannière, Plaisir d'offrir, joie de recevoir, que j'ai toujours envisagé les relations bdsm. Le plaisir d'offrir et la joie de recevoir pouvant (devant) d'ailleurs switcher, dans un va et vient sensuel, même si les partenaires ne le font pas. Je reçois avec toute la joie possible tes offrandes plaisantes, et j'espère qu'en retour, tu reçois dans la joie tout le plaisir que j'ai à t'offrir ma douleur, mes couleurs.

Rue Bricabrac, cadeau, bdsm, plaisir d'offrir

Sur l'un des paquets cadeaux d'hier matin (et d'avant-hier soir par la même occasion), l'un de tes cadeaux, l'un de ceux à ne pas ouvrir devant des enfants, portait en deux ou trois exemplaires, c'est dire si le plaisir était grand et le paquet large à fermer, cet auto-collant.
Avant même de l'ouvrir, je savais que je serais heureuse de le recevoir. Même si telle étiquette n'existe pas (encore).
Et si au lieu de dom/soum, de sado/maso, le couple bdsm était celui-ci, plaisir d'offrir/joie de recevoir.

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
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presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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