Rue Bricabrac

Dîner aux chandelles

LES bougies sont dans le cellier, chéri !

Rue Bricabrac, bdsm, bougie
D.R.
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Miroir

Ce gros pervers verse de la cire de bougie sur les seins de la blonde. Lorsqu'il a terminé de torturer la blonde il fait de même à la brune. C'est à dire cire de bougie sur les nichons. Les deux filles sont recouvertes de cire de bougie des seins jusqu'au pied et le mec les fouette. Il les dresse avec des coups de tapette et pince même les tétons des demoiselles.

Ou encore

Une maîtresse sadique et sa soumise pour une séance sado-maso hard. La soumise Suzy se fait enchaîner sur une chaise en forme de croix et se faire fouetter. Puis elle se fait tapoter les fesses et se fait dénuder par la ravissante Clara. La bouche bien pleine et les tétons emprisonnés par des le plaisir peut commencer en forant le doigt dans le minou bien en attente.

Rue Bricabrac, bdsm, miroir
photo Zippythesimshead

ADMETTONS que je sois novice.
Avecl'esprit furieusement tirlipoté par des fantasmes clairement sadomasochistes.
Un samedi après-midi, profitant de deux heures de calme, je tape sadomasochisme sur google.
Je laisse tomber wikipédia et je saute sur la liane suivante, aux promesses plus juteuses (hum).

Ai-je vraiment envie qu'un gros pervers m'apparie avec une blonde pour le recouvrir de cire ? Une tapette sera-t-elle suffisante pour me dresser ? Un doigt de femme va-t-il arriver à forer mon sexe pourtant étroit ? Pourquoi IKEA ne vend pas de chaise en forme de croix ?
Je fuis ou je suis ?

J'aime bien, au détour d'une page ou d'une image, triviale ou sophistiquée, voir comment le sm est interprété. Dans la mode, on a compris, talons de hérons et cuissardes de dominas, le sm a été dévoré, assimilé, récupéré, au point de devenir glacé, bourgeois, lisse. Chez les voyeurs qui jouent les affranchis, il est un peu dégoûtant, mais suffisamment attirant pour aller mater des vidéos. Toutefois, le vocabulaire utilisé va permettre le triomphe de l'hypocrisie chez les ceusses qui peuvent se branler devant mais pas s'en foutre (assumer). Les femmes sont des salopes, les hommes des pervers. Regarde ce qu'elle prend. Vois ce que je ne peux lui mettre.

Et moi, comment me vois-je ?
(Encore faudrait-il que je me regarde)

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Underground

Rue Bricabrac, bdsm, caves
photo Riff

DROITE dans mes bottes (rayon chasse, pêche et tradition), je me suis glissée, suivant mon guide, par une porte dérobée. J'avais envie d'entendre la mélodie des sous-sols, de sentir l'odeur humide des caves voûtées, de voir si les crochets du cabinet de minéralogie tenaient serrés quelques belles soupirantes ou si les murs du château résonnaient de gémissements d'angoisse extatique.
Je pensais au Marquis, le seul DAF qui vaille, à Casanova prisonnier des plombs, à la conspiration du monde du dessous.

Rien de tout cela.

Aux crochets, des hamacs. Les bougies ? Des loupiottes charmantes qui font danser des fantômes d'ombre. Des cris ? Quand la tête en l'air heurte un plafond bien bas. Des chuchotements ? Pas vraiment, point besoin. Dans les labyrinthes obscurs, calcaires et humides, on peut parler haut.

Le monde d'en bas est peuplé de gens gentils, qui ne sucent pas forcément des glaçons, mais qui sont très doux et accueillants. Dans le brouillard des fumigènes, ils passent et repassent, à moins que ce ne soient d'autres, débardeur et cheveux longs. D'autres, à la file, en bonnets et lampe à acétylène, semblent sortis de quelque Blanche-Neige.

Quand je demande à mon compagnon si parfois, las des clubs, quelques pratiquants de l'art de la lanière ne viennent pas tenir congrès dans quelque salle secrète, maison ou chaumière, il me répond que non, c'est trop ardu, trop pentu, qu'ils préfèrent le confort des donjons aménagés.

Tiens, il n'a pas tort, dans mon rücksack, ne laissant que peu de place à une thermos de thé, j'avais une couverture en mohair.

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Weltschmerz

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photo Kaos Beauty Klinik

PARFOIS, je me sens double, comme si une partie de moi s'excentrait un peu, drôle de vertige désagréable, perte de point. Je suis une et deux, pas schizo, non, en écho qui ne résonne ni ne raisonne.
Alors, je te demande d'allumer une bougie et de me redessiner, une et une seule. Le feu qui me contoure et me cerne me réunit, ramène le sosie fugueur au giron. Monos à nouveau, je peux t'aimer.

Souvent, je me rencogne au fond de moi, dans un tréfonds planqué, une cave intime, inaccessible, ma peau, mes muscles, mes entrailles comme armure, pire qu'un mur. Plus rien ne m'atteint, ni les cris, ni les mots, surtout pas les sourires.
Alors, je me livre à tes coups, et ce n'est (presque) plus du jeu. Les outrages des lanières font tomber lentement les barrières. L'enfant effrayé s'apprivoise et se déterre de sa cachette pour que tu puisses le bercer.

Il y a des soirs, pas forcément de pleine lune, où je sors de moi, sorcière vociférante et éructante, méduse mal embouchée, toute de douleur et de haine. Le dos gros, les cheveux en bataille, les ongles menaçants.
Alors, tu m'entoures de cordes et d'affection, m'attachant étroitement en silence avec une immense patience. Tu bouches mes yeux, réunis mes poignets, fait jaillir mes seins, sépare mes lèvres, affine ma taille, arrondit ma croupe. Ainsi contenue, je te laisse m'aimer.

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Quelqu'un pour me fouetter ?

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Photo Spankemeeehard

Comme une envie d'être attachée
avec méticulosité
Menée par le bout des nénés
et de tout autre bouton
Saucissonnée et découpée
Malmenée tranche par tranche
Redessinée à la bougie
aux ongles ou au chat
jusqu'à perdre ma peau
Muer en Arlequine
des triangles qui racontent
chacun une histoire différente
sur une autre musique
Cri de surprise glacée
Gémissement pour baiser salé
Souffle coupé haleté

Pour enfin, enroulée sur mon incendie, collée par la sueur et les pleurs, je trouve le souffle pourpre du sommeil lourd.

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Clichés avec un B comme Bougie

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photo MaDGi®L

"Vous respirez les odeurs des bougies parfumées..."

Aaaaah... Les bougies parfumées, qui ont fait la réputation de la maison Dyptique, si souvent copiée, avec plus ou moins de bonheur, et qui, fragrance figue ou parfum foin coupé, sentent toujours, au bout du compte, la bougie, cire chaude et suave. Car pour être parfumées, surtout éteintes et à quelques centimètres des narines, elles sont rarement sinon jamais, parfumantes. Adieu réséda, freesia, gardénia, mimosa, choisya, seringa...

En la matière, l'hyperbole est souvent de mise. Le cinéma n'est pas innocent dans cette histoire où par souci de bien marquer une ambiance romantique (et qu'on le veuille ou non, le bdsm est fichtrement romantique), pléthore de bougies éclairent souvent des scènes de bains ou de lit. Je ne parle pas de Barry Lindon. À se croire dans un temple, à avoir envie de reproduire cela chez soi, en achetant à foison, quelques cartons de cierges incarnats, de chauffe-plats chaudron, de veilleuses vermillon. Ce que l'on oublie, c'est qu'au cinéma, il y a des assistants et des petites mains pour allumer tout ça. Chez soi, c'est déjà plus délicat, les premières s'éteignent ou se noient avant que les dernières n'aient pris feu.
La bougie ne supporte pas plus le courant d'air que le singletail, le premier la mouche, le second la décapite.

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photo eye2eye

Qu'on n'aille pas croire que je n'aime pas les bougies. Je les adore. Elles font le teint poudré et des ombres vacillantes, elles donnent de la fragilité et du mystère aux gestes, leurs flammèches se couchent si l'on parle trop fort, elles sont un pied de nez à eDF. Je suis prête à leur trouver toutes les qualités. Mais à un décorum fastidieux, à quoi il ne manque que l'encens pour que Jésus revienne, et qui a un soir frisé deux vibrisses d'un chaton trop curieux, je préfère le sens figuré et les usages dérivés.

J'aime imaginer un homme, une chandelle dans chaque main, de couleurs et de tailles différentes, pour la beauté du geste et les nuances de sensations, qui jonglerait avec les flammes au dessus de mon corps solidement arrimé. Sur la chair, les gouttes en fusion dessineraient des serpentins sinueux au gré de sa fantaisie et de mes tressaillements. J'aime la conscience de mon corps dans ces jeux, quand des méridiens nouveaux et peu orthodoxes le réveillent et le redessinent.

Ou alors, des lumignons au sol, barreaux fumants doucement d'une horizontale prison, seraient les garants de mon immobilité tandis qu'il ferait brûler ma peau d'une cravache précise. Comme dans ces bras de fer hypermacho (souvenir flou de quelque western ou pire encore), où de chaque côté de la table, une bougie ou pire feu encore, sonnerait une deuxième fois le glas du vaincu. Sauf que je sais être docile et que je n'ai pas de goût pour le branding, donc je resterais, douloureuse mais confinée, dans mon espace imposé.

L'odeur, loin du parfum supposé des bougies, serait alors celle, aigre, de la peur et de la sueur.

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Quizz

Qui a dit
"Elle a le croupion qui sent le cramé ?"



- Dominamant à P. qui téléphonait hier soir pour prendre de mes nouvelles
- MarquisRiquiqui à propos de sa nouvelle automobi^Wsoumise
- Le monsieur de Mélie après le troisième passage en boucle du Boléro de Ravel
- Jacques Chirac à propos de Michèle Alliot-Marie
- Un éleveur à propos de sa dinde préférée, juste après le vaccin anti H5N1

La réponse est après cette lumineuse photo de Red Charls.

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Alors, vous avez trouvé ?
(Que ceux qui éprouvent des difficultés à lire n'hésitent pas à retourner leur écran)

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Lux

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© don2g

Demain, deux parmi les principales religions monothéistes vont allumer des bougies, pour des raisons différentes, la coïncidence n'est que calendaire. Et aux Etats-Unis, sans souci des religions, les afroaméricains célèbrent Kwanzaa, cette fête des fruits dont les lumières ne sont pas absentes non plus.

Ce blog, comme ma vie, étant garanti sans dieu (ni maître), les bougies ne seront pas de la triste cire dont on fait les chandelles ou les votives, mais de celle en confettis qui constelle les corps. J'ai envie, c'est de saison, d'une célébration. Toute païenne. Dyonisaque. Orgiaque.
Les bougies sont prêtes, rouges, violettes, oranges, gai bouquet. Leur contact est mat pour t'être agréable à la paume, leur allure patinée, pour avoir l'air d'être venues d'un temps lointain.

S'il y a, pour moi, une pratique où l'aveuglement est indispensable, c'est la bougie. Quand tu passes devant mon visage pour attiser mes tétons, j'en perçois l'éclat, malgré l'épais bandeau noir. La chaleur m'égare, parfois proche de mes omoplates, mais la brûlure est pour mes reins. La surprise fait partie de la fête.

Mon corps, en général, je le sens de l'intérieur. Articulations, muscles, nerfs, organes. Quand il va bien, je ne le sens pas d'ailleurs. Quand nulle fièvre ne provoque des courbatures, quand aucune affection ne vise la vésicule, quand les mouvements ne braquent pas le dos, on oublie qu'on possède un corps. On ne sait pas forcément qu'un éclat de rire mobilise plus de muscles que le développé couché. Certains font du sport, et prennent ainsi une conscience, souvent trop narcissique, de leur corps. Ils s'y font mal aussi, et aiment cela. Les endorphines sont leurs amies. La douleur fait des danseurs et des acrobates les plus belles anatomies du monde. Il y a des passerelles entre les sportifs et les masochistes. Dans cette conscience aiguë du corps, dans ce façonnage à la dure.

Je te parlais, pour l'avoir lu dans les récits fulgurants d'un certain Sanclar, que les marques laissées par quelque martinet mordant ou chat à une longue queue, était des "traces de vie". Et une bonne fouettée, sans que je sois dans la position idéale pour en lire les empreintes immédiates, me réveille à la vie dans ce qu'elle a de plus coruscant, comme quand on la chevauche tout en haut d'une grande roue ou d'un roller-coster qui ne descendrait jamais. Les jeux avec bougies participent de ce principe. Les détours, les contours, les pleins et les déliés de ma géographie sont mis en exergue par ces gouttelettes ou coulées de cire, le corps prend sa vie propre, parcouru des ondes sensuelles des frémissements de peur puis des mouvements endiablés des réflexes incontrôlables.
Alors je te supplie de m'attacher pour qu'une chandelle dans chaque main, tu l'envolutes contre sa volonté, dessinant ces guirlandes incandescentes qui me rendent serpentine. Enfiévrée et affolée, déconcentrée par l'éparpillement des pointes de feu, j'oublierai tous les autres maux, les cauchemars quotidiens, les angoisses routinières. Mon immanquable inquiétude fondra sous la fusion. Comme elle le fait sous la chaleur de tes fouets.



B(otanique)DSM

Cela ne dure que quelques jours chaque année, pendant la chute des feuilles. Sauf que ce ne sont pas des feuilles. Les feuilles, pennées, sont tombées en avant-garde. Ne restent que ces pétioles (si tant est qu'il s'agisse de pétioles et non de tiges) de ce que j'appelle peut-être à tort acacia (il en existe tant d'espèces que si ça se trouve, c'est l'une d'entre elles. Peu importe. Enfin, si, toute information sera la bienvenue. Mais je ne parle pas vraiment de botanique, comme d'habitude, tout converge (encore un mot bien placé) vers le bdsm.

Rue Bricabrac, bdsm, verges

On trouve ces arbres dans les villes, à foison. Il suffit de se baisser pour ramasser (on ne remerciera jamais assez les concierges de se soustraire à l'obligation de balayer les trottoirs devant leurs immeubles), ces cinglantes badines qui font vite un bouquet, vertes verges. Et comme dit le proverbe, changement de fouettage réjouit les masos.

A celle qui me souhaitait en guise de bon week-end et de tout son coeur des fesses bleues (de peur ? de froid ? ), je dois avouer qu'"il" a un peu triché, la bougie était marine. Mais la fin de semaine ne se termine que demain aux aurores (qui sont roses comme chacun sait).

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Retour de flamme

Tu as dit vouloir me faire souffrir. Avec tes mains. Sans autre accessoire.
Tu m'a fait souffrir, pour la première fois depuis trois semaines, tes vacances, ton absence, m'auraient rendue douilette ?

J'ai regardé tes yeux pendant que tu écoutais mes cris.
Et je les ai fermés.
Tu ne me bandes presque jamais les yeux, grâce à quoi je connais les tiens par coeur.
Mais je les ai fermés. (Combien de fois avais-je expliqué à H. que loin de me mettre à sa merci, d'avoir les yeux bandés me permettait de m'enfoncer dans mon monde, peut-être dans ce subspace dont les érudits parlent...)
Tu as exigé que les ouvre, que je puisse témoigner de l'élan de ta paume, que je vois la douleur avant de la sentir.
Comme je n'y arrivais pas sans interposer les miennes, de mains, pour stopper le grand huit de tes cinq doigts, j'ai regardé tes yeux et tu as fait semblant de croire que je suivais ton bras.

Tes pupilles, tes prunelles, m'ont raconté une histoire.

J'étais attachée au trapèze, tête en bas, bras croisés liés dans le dos, pieds très écartés, mais pas assez pour que le plus tendre de mes cuisses ne sente la chaleur de la bougie noire que tu avais fichée dans mon sexe, m'interdisant de plier les genoux vers l'intérieur. Ton fouet me faisait danser comme il envoyait valser les goutelettes de cire sur mon corps.

Photo Drogolus

Y as-tu vraiment pensé, à ce même moment ?

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Bouge (pas) de là !

Il m'installe dans un coin stratégique, comme une petite princesse précieuse, avec une vue imprenable sur le thé‰tre des événements. Ca me va bien. Je suis terriblement mateuse. Et ma jouissance commence par anticipation. Je vois qu'il a sorti la cravache, et le menaçant chat ˆ neuf queues. La cravache, c'est ce que je préfère. J'aime quand il m'en badine, m'émiettant, me ventilant façon puzzle, m'envoyant en l'air, m'éparpillant en mille et une particules de plaisir.

J'adore aussi l'étau de sa main, cette manière unique, solide et douce, d'enserrer ma taille, de me manipuler comme si j'étais une plume, de me réchauffer, de m'allumer. S'il me caresse avec tendresse, c'est sans détour qu'il m'impose la pose.

Il approche son briquet, tout feu tout flamme, la chaleur s'approche, je sue un peu. On peut dire que je mouille. Je me réveille de ma torpeur songeuse, toute jouasse, j'en esquisserais presque un pas de polka. Ca va être ma fête, enfin ! J'en avais marre de faire tapisserie, ma mèche commençait même ˆ prendre la poussière.

Sinueuse, sensuelle, parée d'or et d'outremer, je me dresse, serpentine, des promesses de feu dans le coeur, une Salomé débarrassée de ses voiles. Enfin droite et fière, je lui envoie un petit signe de fumée qui dit Vergiss mich nicht.

Sur ce, avec un sens du timing digne de la capsule ˆ Polo, elle arrive, trop altière pour une soumise, triomphante avec sa chute de reins arrogante en signe extérieur de sexualité, fièrement cambrée, le cul fait pour la fessée. Elle le sait qu'elle est diablement irrésistible, qu'aucune main ne peut lui résister, elle en use, en abuse. Elle le tient par ces deux lobes. Son cul lui sert de coeur. Elle n'a même pas besoin d'injonction sévère, ni de claques préliminaires pour se courber et lui proposer sa croupe amorale, bombée, un peu grasse et p‰le. Ce cul proposé crie de toute son ‰me « mets-moi le feu !". Elle est lˆ pour cela. Et pour plus encore. Le plus, c'est lˆ que j'ai ma partie ˆ jouer. Parce que le feu, ce n’est pas pour me vanter, c'est mon rayon.

J'en brûlais d'impatience.

Je me suis léchée les babines, la cire luisante, ˆ la voir rougir progressivement, gémissant de plaisir sous la férule métronomique, il se prenait pour Gene Krupka, d'ailleurs, le CD qui passait était un best of du batteur de légende. Et elle était un tambour aux mille sonorités. À eux deux, ils composaient une symphonie concrète, tap taboum, bang schlak, shiiiz, très "viens-petite-fille-dans-mon-spanking-trip" qui m'émoustillait, la flamme swinguant de tous c™tés, fumante comme une chaudière fourragée.

Comme elle gigotait trop, elle le faisait exprès, elle est coutumière de ce genre de minauderie du train arrière, il l'a sèchement arrimée serrée aux pieds du lit, un coussin sous le ventre pour mettre encore en plus en valeur ce derrière avide de supplice. Et les claques de reprendre leurs percussions rythmiques, tap bang, schlak shiiiz... boum tandis qu'elle y allait en colorature, encore, c'est trop, stooooop, ne t'arrête pas... Elle en avait les fesses ˆ l'envers, la chérie.

J'en frétillais de plus en plus de la flamme, répétant mentalement mon entrée comme une diva, special guest star du soir, bonsoir. Mon r™le, je le sais par coeur, serait, quelle ironie, de rendre ces chairs rutilantes ˆ leur alb‰tre d'origine. Car blanche comme une vierge, comme un cygne, comme une vestale, comme une communiante, comme un lys... je suis. Il aime ce genre d'humour. Les flambeaux amarantes, les rats de cave purpurins, les lumignons vermillons, les candelas incarnats, il s'en fiche comme de sa première bandana. Je l'attire par mon c™té cierge et salope ˆ la fois. Bient™t, je serais une gangue nacrée qui tout en incendiant le derche déjˆ bien dérouillé ferait dispara”tre les traces du ch‰timent.

Je pouvais toujours frétiller. Sans un même un regard vers moi, il attrape la cravache d'une main, le chat de l'autre, et comme un sorcier dans quelque rituel dansant lui flanque une tournée qui m'a donné le vertige. Et pourtant, il m'en faut beaucoup. Impuissante, verte de jalousie, condamnée ˆ me faire tartir, je me consume tandis qu'il l'embrase. Bref, je brûle pour des prunes. Je ne peux même pas bailler, sous peine de mourir.

Ajoutant, l'outrage ˆ l'insulte, il lui fait l'amour, devant moi, elle pousse ces petits cris d'effraie qui ponctuent d'habitude mon oeuvre. Et lui, l'ingrat, l'égo•ste, le jouisseur, pas un regard pour moi, pas un clin d'oeil, pas un signe de connivence. Demander ˆ une bougie de tenir la chandelle, si ce n'est pas du sadisme, ça !

Bien plus tard, alors que je n'étais plus que l'ombre de moi-même, aussi fluette et naine qu'une bouginette d'anniversaire, en se tortillant pour remettre son string, sans même me laisser le temps d'un grésillement réprobateur, elle m'a soufflée.



Shining (Ma première bougie)

(Lire la suite)



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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
Flash-back
À lire
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L'oeil
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