Rue Bricabrac

7 ans de réflexion (grosse fatigue)

Rue Bricabrac, bdsm, vrac

JE me suis mise en pause.
Ou plutôt, ça c'est mis en pause.
Automatique. Pas sympathique.

Ai-je encore autant d'enthousiasme à traquer les femmes réifiées sous leur abat-jour dans la vitrine d'un Monoprix, alors que je l'ai fait tant de fois, et que tant d'autres l'ont fait encore plus de fois ?

Ou de débusquer une carte postale coquine qui colle à l'actu de Maîtresse Rachida qui s'offre une nouvelle robe.

Ou de mettre en scène la chaise au dossier tapette, à ranger parmi les objets du culte.

Ou de chroniquer le dernier défilé Dior, total look j'enlève le bas, mais pas mes bas, visez un peu les jarretelles, à l'ancienne, la haute couture ne saurait se satisfaire de stay-up.

De dire combien la main qui sait, qui tient, qui aime, qui force l'admiration, m'est essentielle, combien certains regards qui ont envie de savoir, de forcer, de dresser m'excitent ?

De dire et redire que la soumission adorée n'a rien à voir avec la forcée, qu'une femme fouettée n'est pas une femme battue, et qu'on ne me mettra jamais un sac en papier sur la tête.

De me demander ce qu'on trouvera dans le cabinet secret de Ratzinger, du même niveau que la ceinture de Jean Polski.

À quoi bon radoter ?

L'impression de déjà écrit se fait de plus en plus fréquente.
L'absence de désir (libido autant qu'envie) est telle que l'amour m'est interdit, que les fantasmes sont à mille lieues, que le plaisir est impossible.
Mon corps m'emprisonne pire qu'un carcan, me pèse, repousse la jouissance autant que l'idée de jouissance.
Est-ce bien honnête de faire des jongleries avec les mots pour dépiauter une idée avec de la poudre aux yeux ? (Ou la poudre de riz qui sert au maquillage).

Sept ans que ce blog existe, un bel âge, tandis que le mien atteint aussi un multiple de sept, que j'aie rarement tourné sept fois ma langue dans ma bouche ou mes doigts sur le clavier, mais est-ce une raison pour écrire une septième fois les mêmes choses.

Et puis il y a la réalité, et ses pesantes contingences, tellement mordantes que j'en reste pétrifiée. Mes révoltes, mes coups de gueule (le coeur est absent), vont dans d'autres directions. La réalité me plombe, m'entrave, me désespère. Je ne suis pas joyeuse.

Je redécouvre des combats prioritaires, des lieux d'écriture plus nécessaires. Mon ego émietté ne trouve plus d'abri dans cette rue.

Je passe devant les Vanités exposées au musée Maillol, je m'y mire. Sachant que ce blogue n'est jamais que l'expression exacerbée d'un narcissisme abondant, le temps n'est-il pas venu d'écrire ailleurs, autrement, à d'autres heures ?

Ou convertir cette rue qui m'est et me reste chère au statut de ruelle, en profitant de la vogue du microblogging et de ses 140 signes. Je twitte pour garder le fil, je m'exprime en aphorismes, je gonfle le nano-ego.

Je ne sais.

(Texte mis en ligne 15 jours après avoir été écrit, c'est dire le rythme frénétique qui m'habite.)



Résolution 7ème : pratiquer le microblogging ici et maintenant.

Rue Bricabrac, bdsm, twitter
photo Bakerella

C'EST trop reposant, j'adore. #feignasse

(On aura remarqué que j'ai récupéré mon mot de passe Google Analytics)

(Google rit de nouveau)

(Colonne de droite droite)

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Dahlia en prise

Rue Bricabrac, bdsm, livre Rue Bricabrac, bdsm, livre
photo Kelly B.

DAHLIA est une voisine de blogue, une fleur qui pousse parfois dans les grains de sel, une amie et aujourd'hui une écrivaine qui publie son premier roman.

Elle écrit comme elle pense, elle écrit comme on sait qu'elle sait faire quand on la lit depuis un moment, elle écrit comme on parle, elle écrit comme on se venge.

Un jeune écrivain la largue au bout de deux mois par SMS (très tendance). Ils se connaissent depuis peu, mais leurs jeux comptaient triple. Au moins. Pour reprendre la main, la voix et l'ascendant, elle le drogue, le bâillonne, le ligote, et lui balance son ressenti(ment) tandis qu'il se refait le film.

Il se souvient de leurs étreintes vénéneuses, elle lui crache son amour.

J'avais hâte de le lire et je l'ai lu comme il est destiné à l'être, je pense, d'un souffle et un seul, jusqu'à être moi aussi haletante. Je l'ai lu comme si je l'avais écoutée, je l'ai lu comme si on m'avait largué par SMS, je l'ai lu comme si elle m'avait vengée, et j'y pense encore souvent.

C'est d'emprise qu'il s'agit, ce lien invisible qui attache et suspend mieux que les shibaris les plus sophistiqués.

Et je l'ai refermé, excessivement heureuse de connaître cette brune fetish model et aussi black devil (sous des airs angéliques) que les cigarettes noires qu'elle se plaît à fumer.

(Pour les grincheux, oui, j'adore Dahlia et son "Adore", et re oui, l'objectivité n'existe pas.)

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Ma fesse (pas vraiment) cachée

Rue Bricabrac, bdsm, fesse cachée

LA suite demain.

Ici.

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On mème* encore (et pourtant...)

Rue Bricabrac, bdsm, màme
photo Freddy Moraz

L'OISEAU siffleur m'a "taggée", comme on dit maintenant, à l'anglaise. J'aurais pu filer. J'aurais peut-être dû. Mais j'ai accepté la contamination. Se définir en trois billets.
Qu'il énonce comme suit :

La plupart des burpeurs ont de nouveaux visiteurs tous les jours [NDLR, tu m'étonnes ! 46 % du trafic en provenance des moteurs de recherche]. La plupart de ces visiteurs ne se tapent pas tout le burp à rebours [NDLR, tu m'étonnes, ils tombent sur une page qui n'avait rien à voir avec ce qu'il cherchait dans 68 % des cas alors ils se barrent vite fait – et puis y a quand même plus de 600 articles postés ici déjà]. Un burpeur a souvent deux ou trois billets passés qu’il aimerait qu’on lise pour mieux le comprendre. Il est temps de les ressortir.

Comme même dans tes rêves il est hors de question que je me relise, ou que je parcoure quelque table des matières, ce n'est pas négociable, voici de mémoire (avec l'aide du moteur de recherche pour localiser les billets) trois bidules qui peuvent donner une photographie de mon univers fantasmatique, narcissique, obsessionnel.

Le premier, c'est Un dom et une femme (Anamnèse) qui, comme son nom l'indique raconte, surtout si on clique sur le lien qui mène à un numéro du Fessogramme que la douce Mélie m'avait demandé de rédiger, mon besoin d'avoir un "d'homme" plutôt qu'un amant vanille. On y croisera la comtesse de Ségur et Sade (je les confonds tous les deux), et surtout moi, moi et moi. Ce qui est le but du jeu.

Le deuxième, qui pourrait être de saison en cette période d'Avent, c'est Le calendrier de l'avant. Pendant ce mois de mai là, j'étais amoureuse comme je l'ai rarement été avant et plus jamais depuis, d'un homme que son métier avait appelé ailleurs pendant quelques semaines. Pour que son désir de moi reste aussi intact que possible, voire se creuse encore un peu plus, j'avais décidé, vaniteuse, de lui envoyer chaque jour un fantasme. Le mois terminé et l'homme revenu, j'ai compilé les trente courriels. Nous nous sommes quittés peu de temps après. Il a été mon dernier homme marié. J'espère qu'il ne sera pas mon dernier amour fou.

Le troisième, je pourrais le botter en touche et renvoyer à la rubrique rétroviseur, dans la colonne de droite, qui ressort au petit bonheur la chance, un billet ancien, à chaque fois que l'on recharge la page. Mais pour ce dernier, je vais choisir le premier. Quand j'ai commencé à tenir ce blogue, c'était sur une autre plate-forme, celle d'un chat en ligne. Pour amorcer ce que j'ignorais alors n'être que le début de plus de 5 ans d'écriture, j'avais repris une lettre envoyée à un amant. Car de tout temps, j'ai écrit à mes d'hommes, pour les faire bander, pour les obséder, pour les retenir, pour les séduire, pour les esbaudir et pour leur dire mon désir. Cent lignes est une histoire que j'avais envoyée à P***, qui m'a téléphoné dès réception du poulet érotique. "Je te vois quand ?" Et en lui donnant un jour et une heure, j'espérais qu'il se souviendrait de ce texte pour que nous le jouions ensemble... avec ses didascalies pour me surprendre.


* Ce titre pour faire plaisir à CUI qui subodorait un énième jeu de mots à deux balles sur mème

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Ma vie en l'air

J'AURAIS aimé raconter des jolies choses et non point faire des entrées étiques et d'un intérêt discutable.

J'ai plein de sujets en tête, la crise des maîtres aussi dégonflés que l'économie, le rôle essentiel du nom comme existence, comme baptême (j'ai lu un énième "Vous m'avez fait ce cadeau, vous m'avez nommée."), la cinquantaine bien tapée (mais alors vraiment bien), les décorations de gâteau de mariage...

Tout cela viendra, et bien d'autres choses encore, mais là, ma vie est bousculée, chahutée, très à l'Ouest, et à c't'heure, je ne me suis pas encore lavé les cheveux.
C'est dire.

Rue Bricabrac, bdsm, fesse
photo Godlike86
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Soudain, un homme vous offre une coccinelle

Rue Bricabrac, bdsm, Gotlib
Gotlib

IL y a même une fille qui dort le dimanche aprème.
Allez, j'y retourne.

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Sexe bavard

Rue Bricabrac, bdsm, magazine

À part le blog d'Agnès Giard, et parfois Sexactu mais je commence à décrocher, je ne suis pas très lectrice de la prose sexuelle, quelle qu'elle soit, ludique, graphique, poétique... Cela doit se voir puisque même mes élucubrations, je les relis de moins en moins laissant des coquilles que M*** relève parfois dans un rire, 48 heures minimum après mes monstrueuses co(q)uilles.

Mais depuis que Stéphane Rose (un garçon forcément bien puisqu'on lui doit les indispensables et déconnants "Gérards") a lancé un webzine "L'autre sexe" (à ne pas confondre avec "Le second sexe" où j'ai musardé, mais malgré les moyens mis en oeuvre, il me laisse un peu sur ma faim et mon quant-à-soi, et qui clôt sèchement le débat en supposant qu'il n'y a que deux sexes...), je sens que je vais devenir une assidue.

Notamment parce qu'il présente ce site comme, entre autres, militant. Et la militance, ça me manque. Pas pour faire un plaidoyer pro domo (le sm, ça va fort, surtout rapport à la jouissance, refrain connu des connasses en mal de reconnaissance) mais parce que dans une époque tiède et fade, il faut ressortir les piques. Et les discours. Il prône aussi une sexualité joyeuse, ce qui me va comme un monogant.

Parlant de discours, le mien n'a aucun intérêt, donc je laisse le maître des lieux s'exprimer, il fait ça de belle façon.

Ne nous en cachons pas: notre ambition est également militante. Parler cul, certes, mais d'abord en parler à tout le monde: les hommes, les femmes, les hétéros, les homos, les bi, les travestis et les transexuels, mais aussi les enfants, les ados, leurs parents et grands-parents, sans oublier les grosses et les gros, les pas beaux, les chauves, les nains, les handicapés et autres exclus du marché de la séduction. Parler à tous sans discriminer, chômeurs et patrons, strip-teaseuses et mères au foyer, athées et pratiquants, ni-putes ni-soumises, putes et soumises, dominatrices, fétichistes et paraphiles divers... tout le monde est le bienvenue dans nos pages, y compris les serviteurs passifs ou actifs des modèles dominants de la sexualité que nous entendons bousculer, pour ne pas dire combattre. Car qui dit militantisme dit combat, et le nôtre est bien résolu à se décliner sur tous les fronts: pornographie fascisante, sexualité consommatrice, uniformisation des codes de séduction, individualisme libertin, eugénisme, âgisme, hygiénisme, homo-phobie, bi-phobie, hétéro-phobie (les minorités ne sont pas exemptes de critiques)... la guerre à l'uniformisation sexuelle est ouverte.

C'est fou ce que je les aime déjà ! La rubrique mondo sexo a pour le moment ma préférence, mais je crois que je n'ai pas encore fini le tour du propriétaire. M'sieur Rose a raison, un tel sexzine manquait dans le paysage.


La route du sel est réparée

Rue Bricabrac, bdsm, perles
Digital DI

EN principe, les commentaires sont comme neufs et désormais, sauf s'il reste encore des effets de bord de mes tentatives de remettre ce blogue en état de marche, chacun peut laisser son grain de sel sans page blanche, essais pas forcément transformés et autres capcha désagréables.

Il y a bien un autre anti-spam en place qui fera sûrement des siennes... N'hésitez pas à m'écrire si des grains de sel récalcitrants vous font monter la moutarde au nez !

Ce qui me dispense de délirer sur les dernières perles d'un été sur la pente finale, malgré le vrai talent d'un suppositoire volontaire pour me travailler analement avant de m'asperger de son sperme abondant qui gicle très fort et loin ou de celui qui se demandait s'il ne risquait pas de faire du mal à sa soumise qui réclamait toujours plus de douleurs et voulait être suspendue par les seins alors qu'elle pèse 60 kilos.

Quant à l'amoureuse audacieuse qui fait richement rimer yeux perçants avec chat persan (la poésie m'insupporte, à de très rares exceptions près), il faudrait qu'elle sache que le chat, particulièrement le persan qui compte-tenu de son nez quasi-inexistant a les canaux lacrymaux toujours embouteillés, n'a pas le regard perçant du tout. Le chat est presbyte. Et daltonien. Mais il voit très bien la nuit, quand les humains peuvent seulement voir la lumière dans ses yeux, mais pas son regard.

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Histoire d'A...mertume

Rue Bricabrac, bdsm, blogobulle
photo Mecca8

ALORS que je travaille (mollement) à la V2 de ce blogue (en fait, il me faudrait des talents de webdesigner, je sais exactement ce que je veux mais je ne sais pas attaquer le code de manière à l'obtenir) et (tout aussi mollement) à la V3 de ma vie (ce qui est sans doute infiniment plus important qu'un blogue de cul et d'états d'âme), je rumine et je me sens des envies d'aquoibonisme.

Je n'ai jamais, mon narcissisme étant sévèrement borné par un sens relatif du ridicule, fêté quelqu'anniversaire de ce blogue. N'empêche qu'il a bientôt 5 ans (ou quatre, la première année ayant été dilettante) et que je frôle les 750 entrées (articles, pas places de cinéma). Tout ça pourquoi ?

- Pour me mettre en valeur, évidemment
- Pour partager quelques choses, des coups de gueules notamment
- Pour savoir un peu mieux ce qui me meut
- Pour faire bander les mecs, notamment ceux dont la bandaison me profite
- Pour me la péter grave

Oui mais non.

- Aucun de mes amants ne l'est devenu grâce à ce blog
- Des gens que j'aime ne le lisent pas (alors que souvent j'écris pour eux)
- Il accentue une tendance schizophrénique
- D'autres gens que je n'aime pas y puisent matière à griffonner leurs médiocrités
- Les blogs ça tue, c'est écrit dans le NY Times

Donc comment faire évoluer ce blogue en collant autre chose que

- Une boîte à meuh dans la colonne latérale
- Des photos de mon cul sur la commode
- Mes adieux au music-hall à chaque coup de grisou
- Des google ads pour payer les croquettes du chat
- Des échanges de lien avec des sites de daube

Il faudrait trouver des pistes créatives

- Travailler sur le langage et cesser de radoter
- Faire mes photos moi-même
- Jouer du podcast
- Sortir de la "maladie infantile de la page perso"
- Dire plutôt que réagir
- Et tout ce que à quoi je suis hélas incapable d'imaginer et qui me ferait passer l'aquoibonisme.

(Pour éviter de faire passer ce billet pour une grossière pêche aux plébiscites et autres téteries flagorneuses, les commentaires seront exceptionnellement fermés sur ce billet.)



Charme point con (ça rime avec poisson)

Rue Bricabrac, bdsm, sirène
photo Sayla Marz

APRÈS le bdsm pour les nuls, voici le bdsm par les nuls. Avec des propos comme ça, pas la peine de se fouler pour trouver des poissons d'avril.

Les pratiques BDSM (sigle pour abréger : bondage- domination / soumission et sadomasochisme) constituent un ensemble d’activités sexuelles marginales, fondées sur un rapport (consentant) de dominant à soumis.
La domination dont il est question peut être psychologique ou s'exercer par moyen de contraintes physiques. Les pratiques BDSM peuvent avoir lieu au sein d’un couple mais aussi entre partenaires qui ne se connaissent pas, ou même entre groupes de plusieurs dominés et dominants.

(Chic une touze.)

Les pratiques BDSM comportent deux sortes de rapports : domination et domination avec deux composants en plus : douleur et humiliation.

(Le lecteur aura rectifié de lui-même. À moins qu'on ne parle du catch.)

Les sexologues et les psychologues ne se sont pas mis d’accord sur le caractère normal ou pathologique de ces sortes de pratiques mais le pourcentage de leurs adeptes est plutôt important.

(On remarquera la construction intéressante de cette phrase et son incontestable apport documentaire mais hier mon cousin m'a offert un pull. Quand Jacques-Alain Miller sera réconcilié avec ce gogologue de Tordjman, qu'on m'envoie un pneumatique.)

Quelquefois on y est adepte sans le savoir, puisque les tendances domination soumission, typiques de ce type de pratique, sont implicites dans les jeux sexuels ordinaires du couple.

(Monsieur Jourdain me confiait récemment faire du sadomasochisme sans le savoir. Le joyeux contribuable cher à Droopy, parfois doublé d'un citoyen responsable, est aussi un adepte à l'insu de son plein gré, et à ce que j'ai entendu dire, sauf s'il a un gros paquet... fiscal, il payerait le K.Y.)

J'ai trouvé le lien vers ce site de cul charme dans la blogoliste d'un garçon habituellement de meilleurs goûts. Je sortais des bras photos de Sappho, et j'étais encore en train de me demander si l'on pouvait juger en aveugle de l'écriture/regard féminin ou masculin.
Et pouf, je tombe sur Natacha (la tenancière du blogue attenant à l'entreprise charme point con, la preuve qu'elle blogue et qu'elle existe, c'est qu'elle est en photo, une bombasse à lunettes que même dans tes rêves les plus fous le dernier numéro de FHM tu la trouves pas). Seulement, au bout de quelques lignes du blog, et du wiki (oui, on trouve tout chez charme point con, même une boutique avec un mini canard vibrato de voyage en panoplie de pirate... my name is Colomb, Donald Colomb), j'ai eu la sensation que la femme censée rédiger ces âneries aguichantes (je parle du blogue là, pas du wiki où les âneries sont à caractère désinformatif, un parc à huîtres tant les perles y profusent) était en fait un homme qui essayait d'écrire comme il pensait que les hommes imaginent que les femmes écrivent.

En fait, c'est mal écrit. Juste mal. Entre la précision clinique et l'humour de Femme Actuelle (je ne sais pas pourquoi je prête de l'humour à Femme Actuelle, ne l'ayant jamais lu, mais comme j'ai appris que ce magazine allait lancer une gamme de vélo, je me suis dit qu'il devait y avoir de l'humour là-dessous), entre mon cul sur la commode et non ce n'est pas sale.

Une fois défini chaque rôle, les partenaires se mettent d’accord sur les moyens et les accessoires qu’ils vont utiliser.

Alors, je propose sir Stephen dans la salle des colonnes avec un bullwhip. Non, je préférerai Paulette la plantureuse dans la bibliothèque avec les verges de la comtesse de Ségur. Et pourquoi pas dans le jardin, breath control, au milieu des bambous ? Hmmmm...

(Chérie, tu peux me jurer que tu t'appelles vraiment Natacha, je m'en fiche... à la limite, si tu es une fille, c'est encore pire...)



Toujours la mème chose

Rue Bricabrac, bdsm, mème
Graphisme Linzie Hunter

IL faut s'attendre à tout de ses soi-disant amis, surtout qu'un jour où l'autre, ils vont vous coller de trop près et vous filer des saloperies qui se développent en chaîne. Donc concomitamment à une invasion de puceron sur mon genêt que j'aime tant (alors que merde, il gèle la nuit, le puceron est vraiment une saleté qui résiste aux températures négatives et qui vient bouffer mes futures floraisons avant l'heure des amours des coccinnelles), Fièvres (avec un tel nom, j'aurais pu me douter de sa non-innocuité) vient de me passer une maladie contagieuse avec règlement.

Voici les oukases :

- Mettre le lien de la personne qui vous tague (c'est fait. J'appelle pas ça tague, mébon).
- Mettre le règlement sur votre blog (c'est fait).
- Mentionner six choses/habitudes/tics importants chez votre petite personne (ci-fait ci-dessous).
- Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant le lien de leur page perso (ça va viendre)
- Avertir directement les personnes taguées (ça aussi).

Or donc, pour les psychiatres et les abritres des élégances qui me lisent :

1) Je dors la fenêtre ouverte et avec une bouillotte. Mais pas le premier soir. Je me contente d'attendre qu'il dorme pour aller entrebâiller la fenêtre.

2) Je me parfume deux fois par jour (mais je n'ai jamais d'atomiser sur moi pour les raccords qui empuantissent un entourage qui n'a rien demandé et qui porte déjà son propre poison qui cocotte le litchi et le poivre rose, les deux grandes tendances du moment), le matin/midi avant de sortir et la nuit avant de dormir, mais seulement si je dors seule.

3) Je ne cire jamais mes chaussures, j'ai horreur de ça, je ne sais d'ailleurs pas le faire malgré un apprentissage poussé à l'enfance, ça esquinte mon vernis et salit tout, donc je m'en sors avec les éponges dépoussiérantes vendues au rayon cirage, et je ruine mes pompes en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Un soumis m'avait proposé de venir le faire, mais les soumis, il faut leur donner quelque chose en échange et regarder leur corps souvent disgracieux seulement vêtu d'un risible tablier de soubrette. Je préfère avoir des chaussures moches. Ou en nubuck.

4) J'ai toujours un petit et ravissant Laguiole sur moi, à manche en argent ou en verroterie, juste pour faire genre, et parfois pour le sortir dans les restaurants chics ou pas où les couteaux sont juste bons pour du beurre. Mais comme je préfère la cuisine japonaise ou thaïlandaise, il n'a pas servi depuis longtemps, sauf à ouvrir les pages du Robbe-Grillet.

5) Je ne peux pas vivre sans le Canard Enchainé dans lequel j'ai appris à lire avant l'école et je ne supporte pas qu'on l'ouvre avant moi. Ça me rend féroce.

6) Je jette tout ce qui pourrait me rendre sentimentale, les photos, les souvenirs, les cadeaux inutiles (alias attrape-poussières). Pas tout de suite, non, mais assez vite, et bien avant la rupture.

Je passe la maladie contagieuse à (pour changer de mes habituelles victimes qui seront bien assez tôt contaminées, sinon, qu'elles vivent heureuses et en bonne santé) :

July

Utena

Maïa
(Parce que je la lis avec un plaisir infini et que je n'ose pas le lui dire).

Vagant

M

Comme une image
(Monsieur CUI trouvera bien 5 minutes dans sa migration d’H&F à WP pour faire plaisir à son auditoire féminin en haleine.)

Personnellement, j'aurais bien envoyé le bébé à Jean-Luc Mélenchon, Guy Birenbaum, La morue, L'apathique Mouloud Achour et Jean Véronis, mais je n'aime pas les râteaux plus que cela. Pourtant, eux six, je les aime et j'ai envie de mieux les connaître.

(Je suggère à tous, infectés ou non, d'aller voir le travail, sur les spams ou les livres pour enfants de Linzie Hunter, l'un de mes récents et absolus coups de coeur.)

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Brève interrruption de programmes

Rue Bricabrac, bdsm, interruption

POUR cause de maladie pasagère (non, Fièvres, ton mème n'y est pour rien, pas plus que ma décision de réaliser la V2 de RueBricabrac sous Wordpress), il n'y aura pas de blabla aujourd'hui.
Commentaires et trackbacks sont volontairement fermés , je n'ai pas besoin de commisération, juste d'un médecin ou d'un médicament (parce que le médecin, je m'en tamponne un peu).

Il ne s'agit évidemment pas de faux adieux visant à mesurer ma cote d'amour (ct'e blague) ni d'une inondation intempestive suite à une chatte fontaine qu'en peut plus de baver de bonheur.
Juste un malaise passager.

Logiquement, demain, la suite des émissions et mème au programme, mais zappez tant que vous voulez.



Blogomania (on me mème par le bout du nez)

Rue Bricabrac, bdsm, blog
photo Turtblu

DAHLIA, en bonne enquiquineuse copine, m'a refilé le questionnaire du moment. Comme j'avais passé mon tour la fois précédentes (je ne sais combien de fois quatre livres...), je m'exécute cette fois-ci.
Pourquoi je blogue, en cinq réponses.

- Par exhibionnisme masqué. Je m'en suis rendue compte réellement quand j'ai commencé à poser pour quelques photos. Etre soi sans que l'on puisse être reconnue. Le blog, c'est le zentaï de l'écriture. Je n'ai jamais tenu de journal intime, mais je tiens un journal extime. CQFD.

- Par vanité, évidemment. Je n'ai pas vraiment de message à passer, pour cela, il y a le facteur. Ferré l'a dit, même qu'il l'avait piqué à Céline. Mais j'ai envie de briller (ce qui ne veut pas dire que j'y arrive). Je ne suis même pas prosélyte. J'ai mes deux mètres carrés de presque vedetteriat. Lisez-moi comme je suis belle.

- Parce que j’aime les textes à contrainte. Beaucoup de blogueurs le diront, sur le strict plan de l'écriture, c'est très intéressant. Le blog donne une immense liberté mais il a aussi ses passages obligés. En ce qui concerne le mien, c'est le bdsm au sens le plus large du terme. C'est une manière supplémentaire et quasi obligatoire d'être sans cesse en éveil, curieuse, sur le qui vive. De prendre un petit morceau de sucre et d'en faire une barbapapa.

- Parce que j’en ai eu marre de lire des bêlements de soumise sur des blogues à la noix ou d'autres de mémètres piqueurs de photos et d'articles de presse. Cette phrase est gratuitement méchante. C'est hélas ce que je pense. Disons qu'après avoir lu sur la toile certains récits en rouge sur fond noir, ou d'autres couleurs mais d'une laideur militante, j'ai eu envie de dire ce que je vivais, comment je le vivais, en vert et violet (couleurs de mon premier thème), avec des images pas volées, sans enjoliveurs et sans complaisance. Parfois, c'était presque comme un monologue extérieur pour débrouiller (des liens, des clefs, des serrures) des situations auxquelles je ne comprenais rien. Je ne sais pas si je comprends mieux aujourd'hui.

- Parce que je suis incapable de fermer ma gueule plus de soixante secondes chrono. Parce que c'est ma danse des sept voiles à moi. Parce que c'est le seul endroit où je me permets la véritable impudeur.

J'en profite pour signaler que contrairement à certain Valmont (voir ci-dessous) de burposphère qui attire les Cécile grâce à son beau style, en ce qui me concerne, les mecs ne tombent pas sur les talons de mes points d'exclamation. D'ailleurs, parmi deux/trois (quatre ?) qui me tannent (au figuré, le propre et le popotin, ils ne risquent pas de s'en approcher) en ce moment, je crois que pas un seul n'est passé par ici. Je pense d'ailleurs que beaucoup d'hommes ne sont pas du tout intéressés par qui je suis mais par comment je pourrais être avec eux.

Je refile le bébé à Mélie, CUI, Fièvres, Sakura qui revient des limbes et ... Dame, quand elle aura fini de faire douze fois le tour du monde avec Albert.

Pour ceux qui ne bloguent pas, je pique l'idée d'Eric le presse-citron qui la tient d'un certain Ronan : trois raisons pour lesquelles vous ne bloguez pas. (Marrant, comme si bloguer était devenu une norme...)

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Le fossé des séparations

Rue Bricabrac, bdsm, microcosme
photo Agnieszka

ON connaît bien la théorie des six degrés de séparation qui explique qu'entre chacun de nous et un quelconque autre qui vit aux antipodes, il n'y a tout au plus que six intermédiaires. Ainsi X, ce petit veinard de néo-zélandais ou Y, un péquin Chinois, peut être accointé à Dick Rivers, Jean-Luc Delarue ou Nicolas Sarkozy.

Quand on entre dans un microcosme, de six, on passe souvent à un. Quand je parle de microcosme, ce n'est ni du village globlal qu'est internet ni de la blogobulle (dont la chaîne se rompt par afflux de blogues zombies), mais des tchattes bdsm, forums du même métal et lieux virtuels- ou pas - affiliés.

De plus en plus, je me rends compte qu'entre moi et les autres, soeurs de coeur, amants d'un soir, inconnues, connus, aimées ou détestés, il n'y a le plus souvent qu'un seul degré de séparation. Et pour une obscure raison, cela me gêne. (Ce genre de réflexion est sans doute tout aussi valable dans un lycée ou une entreprise, mais j'ai le bonheur de n'être ni dans l'un, ni dans l'autre.) À tort, je pense vivre à la Brassens, loin de la rumeur publique et jamais à plus de trois pour éviter la bande de cons.

Je ne fréquente pas les clubs à donjon, dont tout le monde me dit grand bien, qui en vantant leurs qualités équipementières, qui en louant leurs formidables opportunités de rencontre. Je n'y mets pas les pieds parce que je tiens non point tant à mon anonymat qu'à mon intimité. Je n'ai pas envie de connaître une foule de monde, et encore moins envie qu'eux me connaissent, ou plutôt, pour gommer ce que la première partie de cette phrase peut avoir de péjoratif (non voulu), je choisis qui je veux qui me connaisse. Ce qui est impossibe en club. Alors, quand je chasse, je vais sur les tchattes. C'est un peu comme les ventes sur catalogue, mais c'est ça, ou laisser faire un hasard qui cumule les malvoyances, presbyte, myope, astigmate, strabique... En tous cas, j'ai l'illusion de créer mon club privé à moi que j'ai, et de dresser les chevaux de frise derrières les douves quand bon me semble.

Et je chasse de nouveau. Donc je retourne dans la zone ad hoc. Et depuis le temps que j'y reviens à intervalles irréguliers, ça crée des liens. Il y a celles qui disent tout, avec qui, dans quelles positions et en quelle année (ou quel mois). Il y en a d'autres qui ont un beau réseau de copains/copines dont on fait partie et qui détiennent sur chacun et chacune une fiche à peu près à jour, ce qui permet d'éviter les pénibles notoires, les menteurs pathologiques et les pique-assiettes (c'est assez hallucinant de voir la propension de certains centimaîtres à vivre aux crochets de leurs soumises). Il y a celles qui ne disent rien et dont on peut supposer qu'elles sont en train de se faire servir la même soupe par le même individu qui repasse les mêmes plats à tout ce qui porte jupe et baisse culotte, et qui mouline dès que ça mord, ne sachant plus laquelle il a happée, mais du moment que ça porte jupe etc. Il y a ceux qui ont des amis qu'on méprise ou dont on se méfie.

Exemples...
Lorsque j'avais rencontré P*** il y a quelques années, je savais qu'il papillonnait aussi du côté de chez C*** et E***, qui ne sachant rien de mes relations, ne s'étaient pas privées de me donner des détails. Quant à F***, il voyait aussi E***. Puis A*** et P***, peu avares de détails elles aussi. E***, rencontré récemment sans suite, m'a proposé de contacter C*** pour qu'elle me donne toutes ses références. E***, un autre, n'a rien proposé, mais fréquente avec grand plaisir l'un des petits marquis de la scène parisienne, personnage qui m'est antipathique au possible. P***, quand il sort de chez C*** se précipite chez V*** puis chez E***, chacune persuadée d'avoir l'exclu. Et N*** tient la gazette, mêlant aux vérités quelques extrapolations et mensonges, pour être sûre de garder la main sur son monde. Quant à M***, l'ex de T***, je suis si proche d'elle que (le cas ne s'est pas produit et ne se produira pas, mais il faut bien des hypothèses d'école) jamais, sans me sentir incestueuse, je ne pourrais même me laisser taper sur les doigts par cet homme. Enfin, concernant J***, et apprenant quelques-uns de ses secrets par le clavier d'une jacteuse, je lui ai signifié que désormais, je préférais faire bite à part de cette dame. (Les initiales ont été distribuées au petit bonheur la chance, en choisissant dans les plus répandues des prénoms français, le P*** pouvant donc signifier Pascal, Patrick, Paul, Philippe, Pierre... et les C*** Caroline, Chantal, Claire, Clotilde, Chiara, Clara.... Pas de clefs ni de "f" à trouver ici.)

So what ?

Rien de bien grave, sauf que la promiscuité me dérange à un tel point qu'un seul et unique degré de séparation n'est pas assez. Je crois que je hais l'idée que par le jeu de marabout-bout de ficelle, d'aucuns puissent soulever mes draps (on peut montrer son cul sur internet et garder certaines autres choses privées, que ce soit la couleur des poils du chat ou des serviettes éponges, la modulation de ses gémissements ou les confidences entre oreille et oreiller).
Un degré, seulement, de séparation, et j'ai la sensation (sm évidemment) de laisser ces personnes entrer dans ma vie. Et cela me dérange infiniment.

La théorie veut que six soit le max. J'aimerai mieux que ce soit un minimum.



Fetish Earth

Toujours prompte à essayer les mises à jour, j'ai fait mumuse avec le dernier Google Earth, celui qui donne encore plus de 3D. Après avoir fait un petit tour dans le New Jersey pour voir la nouvelle maison, plus proche de l'océan, d'une amie, je suis revenue tournicoter autour de Madame Eiffel.

Et puis, au lieu d'entrer le nom d'un monument, ou une adresse précise, j'ai, confondant sans doute Google Earth et les pages jaunes, rentré comme seule indication le nom de la boutique de référence : Dèmonia.

Rue Bricabrac, bdsm, Demonia

Et là, surprise, pas de Dèmonia, mais un paquet de lieux fetish friendly, qui par le jeu des liens (pas le chanvre, les adresses réticulaires) apparaissaient sur la carte. Les Furieux, ça allait de soit, Christie's, c'était déjà plus byzantin.
Une manière de comprendre par l'exemple comment marche le bouzin.

Tiens, et si j'essayais avec Tamiflu et Ibuprofène, j'aurais la carte de la grippe ?

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Bonnes résolutions (eco-bdsm 4)

Rue Bricabrac, bdsm, Apocalypto
©Icon Distribution - D.R.

Primitifs modernes, fan de tatoos, piercings, brandings, j'aurais pu vous conseiller Apocalypto, le film bête, méchant et plein de nature sauvage de Mel Gibson sur la fin de la civilisation (accessoirement vaguement Maya, mais on t'a vu, Mel, le vrai signifié est ailleurs), mais au prix de la place, autant aller sur le site du film.
Ce sera bien suffisant pour voir à quoi ressemblent les vraies modifications corporelles, les os dans le nez ou le bois dans les lobes, qui sont tout de même autre chose que les fantaisies pour pucelles effarouchées de chez Abraxas et compagnie, et les marquages de feu qui pissent un peu plus loin qu'un duo d'initiales sur la fesse ou la motte...

Mais puisqu'il est question de bonnes résolutions et d'écologie, il serait meilleur de commencer par son trottoir, celui de ma rue en l'occurrence. La fin de l'année et le début de la suivante marquent l'heure des bilans, des listes, des annonces, des effets. Panurge je suis, mouton, j'ouvre le bec.

Un commentaire ici, et l'on parle de plagiat par anticipation, un autre là et c'est de pompe qu'il s'agit (et je ne vise nullement cette pauvre créature adolescente qui ne parle même pas de cul et qui a trouvé mignon d'appeler son machin "le bricabrac de meliemelo", parce que je crois au hasard. Si elle avait voulu vraiment ratisser au plus large, elle aurait dû l'appeler "Quand Britney rencontre Loïc".). On peut se rassurer en se disant qu'on ne copie que ce qui est bon, que ce qui compte, ce n'est pas le sujet mais son traitement (ou son absence de traitement dans le cas de ces blogues qui copillent/collassent des galeries préexistantes sous prétexte de compilation pour l'édification des foules, la postérité et le j'aime-et-vous ?). De toute manière, la plupart du temps, on ne déniche rien qui n'ait déjà fait trois fois le tour du ouaibe, à l'image de ces mèmes entêtants. (Actuellement, sur les blogs francophones, c'est "cinq choses que vous ne savez pas de moi"... Deux ou trois choses que je sais d'elle, de Godard, ça c'est du bon. Godard, c'est un cinéaste qui a toujours cherché, souvent trouvé et qui dit des choses justes, comme, dans le film précité, "le langage, c'est la maison dans laquelle l'homme habite".

Rue Bricabrac, bdsm, plume, plug

Le langage, c'est aussi de cela qu'il s'agit dans les blogues. Et c'est tellement une maison, le langage, qu'il y a des gens qui finissent par se confondre avec leur blogue, à commencer par le soi-disant roi des co^Wblogues, qui a déclaré à la radio ou à la télé quelque chose d'existentiel genre "je carnète donc je suis". Mais alors pourquoi certains, toujours en cette fin d'année début d'une autre, ont récapitulé leurs nombres de visiteurs (en hausse, évidemment), de pages lues, de... comme s'il s'agissait non pas d'avoir du sens (et de l'essence, de l'esprit) mais de l'audience, du chiffre, la plus grosse queue, se soumettant à une loi de l'audimat que personne ne leur impose. Bien sûr qu'on écrit pour être lu, mais n'écrit-on pas avant tout, parce qu'on a quelque chose de brûlant, de pertinent, à dire ? Sinon, la plume, autant se la coller au cul !

Perso, j'ai envie de continuer mon petit bloguomme de bricabrac. En fonction de l'humeur du jour, à condition d'avoir quelque chose à dire. Donc, ce n'est pas parce qu'un homme, ou deux, porte la main sur moi que cela me semble indispensable et vital de le relater ici. En revanche, si au détour d'une étreinte, entre deux volées de strap ou de ceinture, quelque chose de l'ordre de l'émotion affleure, qu'une pelote commence à se dérouler avec des morceaux drôles ou signifiants dedans, si des images me touchent vraiment et me donnent envie de rentrer dans le cadre, alors là oui, au clavier et que ça saute. J'aime l'idée d'écrire pour faire bander les hommes, mouiller les femmes, donner des pistes à mon partenaire ou à d'autres, mais je sais que je m'éloigne (et que je vais encore) de l'explicite. Parce qu'au contraire du sieur jonebi et de son explicite.com, où les modèles, sincères, sensuelles, souriantes, se renouvellent et se donnent, je reste la même, avec le même homme depuis un moment (et quand bien même ce dernier changerait, je ne m'en métamorphoserais pas pour autant). Et j'ai peur de radoter.

Mais pas de m'épuiser. Mes étonnements, mes sens, se nourrissent de l'air du temps, du quotidien, de mes conversations, de l'actualité, de l'art, de mes lectures. Le Gartner a prédit la fin des blogues pour mi-2007. Sûr qu'il y aura décroissance, comme après toute explosion. Il y en a des tas qui bougent encore (et pas seulement des skyblogs), qui sont déjà morts et qui le savent. Ici, a priori, ça va continuer, en respectant l'écosystème et le biotope en vigueur. Pas de stratégie, de compteur et de maquereautage pour faire fructifier les Google AdSense et ramasser quelques dizaines de roros par mois. Pas plus de réelle wishlist, genre puisque je prends du temps pour donner la becquée à mon public-chéri-mon-amour, à ce dernier de me rétribuer par de menus cadeaux (livres, DVD, sextoys) en cliquant sur le bouton qui clignote. Si vous voulez me faire plaisir, abandonnez Internet Explorer (66,5% des visiteurs), une microsofterie pénible pour Firefox (20,58%), un mozilla malin. (Là, il y a vraiment un bouton à droite.)

Rue Bricabrac, bdsm, fleurs, chocolats

Cela dit, le facteur m'a apporté un whish pas listé, je ne m'y attendais pas, et ce bouquet de chocolats et de calissons m'a fait drôlement plaisir. C'est une folie douce, merci ma Dame !

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Dame patronnesse

Allez, on pose le fantasme de côté 5 mn, on lâche le fouet, on rajuste ses jaretelles et on va lire la prose du monsieur qui se presse très fort le citron.

J'ai lu, j'ai collé le macaron, j'ai fait mon don, mais comme plein de gens, je le fais depuis un moment... Impossible de reverser un quelconque prorata des annonces Google que je n'ai pas ou des revenus que ne génère pas ce blogue. Mais propager l'idée, inciter aux dons, se donner l'illusion qu'on a un tout petit petit petit jeu de levier, quelque part dans cette mare pas marrante.

Faites tourner !

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RueBricabrac2.0 (Le gant de crin)

Also sprach Monsieur B.

Le gant de crin.
Bien appliqué avec sérieux et glissement progressif entre les cuisses, sur les fesses et les seins. La peau devient si douce et si rose que la cravache s’impose.

À défaut de gant de crin (objet banni pour cause d'agression caractérisée sur les vaisseaux sanguins les plus chétifs), je possède un gant en loofah, plus fin que le sisal, et qui n'avait pas été détourné de sa fonction exfoliante depuis longtemps.

Dominamant a pris sa mission très à coeur, passant et repassant le gant, cherchant le muscle sous la chair, cent fois sur le derrière et les seins remettant son ouvrage (enfin, vingt-cinq). Ce genre de friction tient plus de la caresse (certes, mon point de vue est certainement un peu biaisé, de la même manière que je mange trop de piments, j'aime trop me faire tanner pour que mon échelle des valeurs érogènes ne soit pas un peu bousculée) que d'autre chose. Une caresse en cercles et en volutes, un manège qui monte et descend, qui réchauffe, qui déshabille, qui chamboule, et si l'on est loin des flammes, la plénitude qui monte fait penser à la torpeur face à un coin de feu qui meurt, quand les bûches sont d'un rouge sombre. Derrière et roberts, eux, passent au rose, le sang et les sens montent à fleur de peau, une invisible armure mille fois plus fine qu'une feulle de papier tabac est tombée. Quand il me caresse du bout des doigts, je sens ses empreintes digitales.

Rue Bricabrac, bdsm, loofah
Photo Oneras

Mais Monsieur B avait aussi parlé de cravache, et j'avais pris soin, à la demande de P. de la mettre de côté, avec le loofah. Cravache fût donc donnée, avec la même conscience rigoureuse et sévère. J'ai voulu compter (sm2.0, je ne sais plus s'il faut des stats ou pas ?) mais j'ai perdu mon arithmétique après la première centaine, ou la deuxième, ou la demi-dizaine, pour ne plus respirer, gémir, grogner, sursauter qu'au rythme de ses coups.

Comme il a déjà été dit, la version était boguée, et Dominamant soucieux du respect de son sobriquet, notamment de la première partie d'icelui, n'a pu s'empêcher de hisser un peu plus haut les couleurs d'un martinet XXL qui a largement débordé du train arrière.

Mes seins n'ont dû leur salut qu'à l'état d'échauffement corollaire de P. qui a rendu justice à la deuxième partie de son nom de code.

Les corps apaisés, nous avons eu ensemble une pensée évidemment chaleureuse pour le sm2.0. Très prometteur.

(À suivre ?)

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SM2.0

Spéciale dédicace au presse-citron

Depuis des mois, le web bruit d'un écho persistant qui serine 2.0, 2.0, 2.0... Tout le monde n'en parle pas, parce que beaucoup s'en fichent, d'autres l'utilisent sans même le savoir (par exemple en ayant un compte Netvibes ou Flickr ou Dailymotion), certains n'y comprennent rien et vivent admirablement sans aucune notion à la geek.
Alors en gros, en très gros (pour le très fin, c'est ici), le web 2.0 sera bourré d'ajax (non point la poudre à laver mais un langage qui permet de faire plein de trucs rigolos mais pas très W3C friendly comme repositionner ou redimensionner des étiquettes), avec des logos arrondis couleur bonbecs aux légers reflets, et plus d'interactivité, d'interopérabilité, moins de surcharge.

Par exemple, et en restant dans le domaine du BDSM, avant, on avait ça. C'était vieillot, lourdaud, pas très sexy et assez moche à regarder.

Rue Bricabrac, bdsm, web2.0

Rue Bricabrac, bdsm, web2.0

Avec la version 2.0, tout s'allège, s'épure, et surtout, ça participe. Si vous en avez le temps et l'envie, vous pouvez maintenant faire du RueBricabrac 2.0 en écrivant à dominamant arobase gmail point com (je pense que tout le monde saura reconstituer avec ces éléments une adresse gmail valide). Faites-lui part de vos suggestions de châtiments, tourments, scénarios... Et en retour, je raconterai comment il est passé à l'acte.

C'est comme ça, le BDSM 2.0. C'est peut-être encore bêta, mais c'est pas bête du tout.

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Sois érotique !

Puisqu'on a eu la grande bonté de considérer ma rue en vrac, en brac, de brique et de broc, comme un blog érotique, je me retrouve confrontée à cette existentielle question, mission, sois érotique ma fille.
Or voilà quelques jours, semaines, que je suis sortie de mon zentaï pour éplucher les petites annonces de la plus X des B, lire des livres imagés, jouer aux boules avec James, réfléchir au web2.0 (à cause de "on" justement, à suivre ici même dans la prochaine entrée)... tandis que l'érotisme passe pas mal à l'as.

Non point que je me sois faite nonne, ou sainte, ou vierge (je crois que je ne l'ai jamais été, mais c'est une autre histoire), ou mère, ou froide. Mais c'est vrai que j'ai oublié de mettre des piles chargées dans le canard, que je n'ai pas de fantasmes dévergondés en stock, que nos ébats sont d'une banalité à pleurer (panpan cucul, dis tu la sens bien ma grosse queue, allez reviens), que nos sentiments ne regardent que nous et que décidément, entre contingences domestiques et préoccupations laborieuses, je n'ai pas la plume érectile, même en la trempant dans le sperme ou le stupre, elle la joue tortue dans sa carapace.

En tous cas si j'en crois les récits que je lis, je suis à marée basse. Je dis récits (vécus ou fictions), omettant délibérément les pouyèmes et autres O...des de basse facture.

Rue Bricabrac, bdsm, récits
Photo Hermann Förstering

Alors, pour maintenir mon audimat intact et permettre aux p'tits gars kinenveu de dessiner des jolies cartes de France sur leur écran, je livre ici deux phrases dénichées (et copiées/collées telles quelles, juré) dans un recoin de la toile (pour la précision historique, il s'agit d'une fiction). Tout en m'inclinant et en prenant des leçons de stylistique.

Afin de bien me préparer, vous écartez largement mes jambes, vous jouez de mes lèvres frémissantes, vous agacez mon clito bandant, vous ouvrez mon vagin aux senteurs nulles autres et aux parfums qui irritent votre sang et qui redonne vigueur au territoire de votre glaive baisé par ma bouche.
Cette toilette exquise m’élève vers les ondes du plaisir, mes fesses se contractes, un flot de jouissance s’empare des plis de ma chair femelle, je jouis dans un râle et dans des souffles, vous voilà à présent désaltérer de mes sucs….

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Clavardage

Au hasard de mes lectures dominicales, je vois qu'un digg-like de plus s'est ajouté à la déjà longue liste des digg, del.icio.us, fuzz... (ce sont des sites, parfois spécialisés, tendance web 2.0, qui permettent aux internautes de proposer, et donc de classer, les nouvelles qu'ils lisent et de les envoyer sur des sites qui les collationnent). Chez les grands maniaques (et je n'en suis pas, si l'on trouve au niveau des commentaires un lien digg, c'est qu'il était fourni avec le thème et que je ne suis pas arrivée à l'enlever sans tout casser au contraire d'autres options, statistiques par exemple, que j'ai pu effacer sans douleur), voilà ce que l'on peut trouver en bas de certains billets.

boutons digglike

Dans le tas, je vois une petite main, fatalement, mon oeil de buse obsédée zoome avant, suivi de près par la souris, et que lis-je, le lien renvoie vers un site nommé tapemoi. J'y clique, plutôt deux fois qu'une, espérant trouver un repaire de sites orientés bdsm, un palais de blogs doms et soums. Nada. Ce n'est qu'un digg-like comme un autre, dont la seule spécificité semble être une traduction pour le moins exotique autant qu'ésotérique.

Comment j'obtiens le lien 'au TapeMoi!' sur mes liens de la barre d'outils ?

Le lien 'au TapeMoi!' est réellement un 'bookmarket' qui signifie qu'il y a Javascript dans le lien et que c est lui qui rend TapeMoi si facile à employer. Pour ajouter le lien 'au TapeMoi!' à vos liens de la barre d'outils dans votre navigateur, suivez ces étapes:

1. Clic droite sur ce lien 'au TapeMoi!' et choisi ajoutez ce lien aux favoris ou bookmark (selon votre navigateur)
2. Dans l'Internet Explorer tu peux avoir un avertissement de sécurité au sujet d'ajouter le lien, tu dois cliquer OUI pour continuer d'ajouter le lien
3. Si vous avez des liens dans la barre d'outils, placez le lien dedans et il apparaîtra sur votre barre d'outils
4. Quand vous trouvez une nouvelle que vous aimez, sur n'importe quel site Web dans le monde, cliquez sur le lien 'au TapeMoi!' dans votre favouis/bookmarks/barre d'outils
5. Finissez d'écrire la nouvelle et ça y est!

C'est méchant de se moquer, mais c'est dimanche, un dimanche moche, triste, nul (sauf le jeu oulipien de Richard, mais sa saleté de blog a mangé par participation écrite à la volée et hautement spirituelle, donc je suis en train de recommencer). Et rien qu'à l'idée de penser aux fous du référencement qui vont lire ce que précède, lancer leur maître Gougueule et passer la soirée à se lier à tapemoi, scoopeo, pioche, blinkbits, NewsVine, Furl, rawsugar... je me gondole.

En vérité, je préfère quand toi vous tape moi, en cadence et hors blog.

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Trous de mémoire(s)

Hier, c'était la journée consacrée à la maladie d'Alzheimer, pour qu'on pense 24 heures à ceux qui oublient. Alors, avant-hier, je me suis blogué un petit pense pas bête musical, et aujourd'hui, je reviens sur de drôles d'habitudes blogueuses, façon trou de mémoire.

Rue Bricabrac, bdsm, mémoire
photo BrightsoulPhotography

Soit deux mémètres et une soumise. Qui n'ont pas de lien particulier entre eux, je ne sais pas s'ils se connaissent (la suite prouvera qu'ils auraient peut-être intérêt à faire affaires entre eux, leur rapport aux traces étant très complémentaire). Pour préserver leur anonymat, les noms des protagonistes ont été changés. Je n'ai que trois exemples, ne fréquentant pas assez la blogobulle pour lister de manière exhaustive les comportements des uns et des autres, mais je pense que ces trois-là sont représentatifs.

Les deux hommes, Angedevin et ManantNoir, pratiquent une forme de révisionnisme, pas celle du passé table rase pour mieux construire mais celle bien stalinienne des déchus effacés de la photo. Ils sont amoureux, ou accouplés en tous cas, et se disant amoureux. Leurs blogues deviennent le temps de la liaison une carte du torride et du mordant, tout entier dédié à leur soumise (c'est à dire à eux, elle n'est qu'on objet transitionnel). Laquelle est évidemment ce qui se fait de mieux, de plus beau, de plus chien, de plus souple. Et puis comme les histoires d'amour finissent mal en général, un jour vient la rupture. Parfois, l'un ou l'autre vient encore nourrir son espace de ses larmes et regrets, d'appels à Pomponette pour qu'elle revienne. Et puis le deuil fait, disparaît soudain du blogue toute trace de l'ancienne aimée et malmenée. Comme si elle n'avait jamais existé. Elle a fait pschitt, comme dirait notre président plébiscité.
De la même manière qu'on déchire des lettres et des photos devant sa cheminée ou son cendrier, entre une boîte de kleenex, un tube de Lexomil, une serpillière et une bouteille d'alcool fort (le tout ou en partie, ou juste la colère, la rage, la haine), ce qui reste du domaine privé, les bits sont éradiqués, ça va plus vite à virer qu'à édifier. Le visiteur se pointe un soir ou un matin pour trouver toile blanche.
La bloguerie reprendra, au même endroit ou ailleurs (l'avantage des skyblogs et assimilés, c'est qu'on en ouvre aussi facilement que si c'était une boîte de sardines, deux doigts et un mouvement de poignet suffisent, plus simple qu'une branlette), lorsqu'il y aura de nouveau une femme dans le paysage.
Ce qui laisse penser que certains aimeraient effacer de leur mémoire comme ils gomment d'un clic de souris les traces exhibées de leur passé arrogant et la honte de ne plus être "à la hauteur". Je te raye, non pas de ma mémoire, mais de l'exposition. Nous n'existe plus, je est de retour. Et je, c'est peu. Comme quoi, l'adage à raison, sans soumise, le mémètre n'existe pas. Quand elle a servi et n'assure plus le SAV, aux oubli...ettes ! Le roi est nu et flacide, et il n'aime se montrer qu'en cuir, la flamberge au vent.

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photo BrightsoulPhotography

Neptuuna, elle, est une soumise. A la manière de la mer dont elle porte le nom du dieu, elle est surtout soumise à des flux et reflux. Vagabonde menstruelle, elle cherche son maître comme le marteau. Elle s'en rend marteau d'ailleurs. Parfois elle en trouve un. Elle lui dédie poèmes, séances de webcams, textes mal ponctués et rêves mouillés. Tout ce qui est liquide en elle s'enflamme. C'est lui, le bon, le majuscule, le capital, le cardinal. Le lecteur met parfois du temps à comprendre que le monsieur en question n'est parfois qu'une ombre nyctalope qui hulule sur la toile, quand les enfants et leur mère dorment, ou qui noie sa solitude et son Weltschmerz sur la messagerie instantanée de la première poire qui passe. Neptuuna retombera vite d'aussi haut qu'elle est montée, pauvre soufflé que les gifles morales qu'elle reçoit font peine à lire (sincèrement). Et puis quinze jours plus tard (ou 2 mois, ou 3 heures), à se demander s'il n'y a pas eu de copié/collé dans le processus, la dame a rencontré le seul, le vrai, l'intégral, le définitif. Da capo.
Et depuis des années, je ne peux que l'imaginer tristement comme un hamster dans sa roue, parcourant le même chemin, mais heureusement dotée d'une mémoire de poisson rouge, ce qui lui fait dire à chaque tour "oh, chic, une mangeoire !". Et au contraire des deux lascars ci-dessus, elle n'efface rien, garde tout, compilation d'échecs compulsifs, répétition sisyphienne et douloureuse de l'échec comme une fin en soi, comme l'ultime meurtrissure.

Moi aussi, j'ai jeté des cadeaux, cessé de fréquenter des restaurants, évité certains lieux, noyé des petits mots. Je suis seule à le savoir. Depuis que je narcissise à électrons ouverts, sans accorder plus de valeur à ce blog qu'il n'en mérite, ni moins non plus, je n'ai pas changé une virgule (éventuellement rajouté une espace avec certaines), un iota. Je ne sais pas où va ma vie, ma relation, ma plume et ce petit caillou dans le village global. Un jour, comme une épave, il dérivera peut-être tout seul, abandonné. Parce que ça prend du temps, de l'énergie, de l'imagination, des émotions. Mais jamais parce que je renierai quoi que ce soit de mes actes, pensées, rêves.

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Miscellannées

Un billet quasiment sans sm, et pas érotique pour deux sous. Juste des informations de service, genre affichage sur panneau syndical.
Vous aurez, je l'espère, remarqué le petit post-it dans la colonne la plus à droite. Le contenu en change peu souvent, mais il est destiné aux petites bricoles blogotechniques, genre installation de la lightbox qui permet de voir (dans la plupart des cas, et quand l'original le permet) les images en grand format ou alors, de prévenir des nouvelles mesures anti-spam que j'essaie de prendre, comme les exercices de calcul presque mental ou la fermeture provisoire des trackbacks qui sont envahis maintenant que les commentaires ne peuvent plus l'être. Si d'ailleurs parmi les visiteurs de ce site, il y en a qui ont compris la mise en oeuvre de ce bel outil qu'est Spamtimeout, ils peuvent se présenter au parloir, je pense que j'ai raté une marche.

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logo Murdoc

Un peu plus sexy, sous le post-it, une nouvelle rubriquette, "la googlerie du jour". Il s'agit de la recherche la plus saugrenue qui a permis à un quidam d'arriver sur ce blogue, donc pas de femmes nues à enculer dans la rue (la femme nue dans la rue, fessée, fouettée ou en string est le leidmotiv des requêtes qui aboutissent chez moi) ou à baiser sous la burqa (ça, la burqa, pour baiser peut-être pas, mais pour un cunni ni vu ni connu...) , pas plus que de femmes pénétrées par la bite d'un cheval (j'ai rétabli l'orthographe, certains arrivent au même résultat avec une bit, sans doute des informaticiens) ou de calotte de gland coincée (on ne dira jamais assez de mal des canapés clic clac, voir plus loin), mais un déluge de pièce détachée pour canapé clic clac et autres tête de sanglier empaillé (là, j'avoue ma perplexitude. Je n'exclus pas le recours aux ex-æquo le jour où je n'arriverai pas à me mettre d'accord avec moi-même sur le vainqueur.

Rue Bricabrac, bdsm, sceau, main

Enfin, cet été, un troll velu était passé m'accuser de vouloir, en compagnie de deux amies espiègles avec qui nous avions déblogué en trio et en rires, monter une multinationale, et demandait "A quand le logo ?".
Justement, grâce à l'un des milliers de sites gadgets qui fleurissent chaque jour sur la toile, voilà le sceau. J'ai pas eu le temps de soigner les couleurs, c'est vite fait sur le gaz et pour rire.

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Le grand bluff de l'été

Rue Bricabrac, bdsm, pipeau, moquerie
Photo Daffodil

BàB : Dites-moi, quinze jours après, j'en reprends à peine mon souffle. A défaut d'avoir été chaud, août a été drôle. Quelle rigolade tout de même, et à épisodes !

Dame : Un rien nous amuse ! MaîtreDAF et MaîtreTBM en vacances, nous n'avons pas eu beaucoup à chercher pour tomber sur le premier couillon de service.. Qu'est-ce que nous sommes moqueuses tout de même...

MélieMélo : C'est cela les vacances, l'été foisonne de pauvres maîtraillons à la petite semelle qui s'ennuient et souillent les forums, d'autres ont l'ennui chronique et s'inventent toute une vie. Ce qui nous a donné, j'avoue, des occasions de fous rires inextinguibles.

BàB : Et forcément, de bloguer en triplette... Alors, pour clore notre supercherie, voici quelques verres à l'adresse de notre mirliton.

Maître Corniaud sur un blog perché
Tenait en son bec un pipeau
Dans quoi il soufflait fort et haut
Ses louanges en mode auto et ego

Maître Mallec, un soumis en vérité
Mais doté d'une trique affûtée
Aussi belle que son savoir informatique
Lui tint à peu près ce bolobolo fantastique

Maître Corniaud, comme votre pipeau
Me semble gros
Mais voyez mon flûtiau
S'il n'est pas encore plus beau

Maître Corniaud
Pas malin, et juste idiot
Se soumit au langage
Et à la lance d'arrosage

Tout petit tout raccorni
Tout riquiqui
Il avoua sa bêtise
Sans même y voir l'énormité de sa sottise

Une poulette de passage
Lui susurra à son tour un doux ramage
Et au fossé tomba encore plus bas notre Corniaud
Qui lui dit n'avoir d'amour que celui des mots

Moralité :
Les mots, qui eux ne se payent pas de mots
Le rendent bien mal à Maître Corniaud
Lequel gagna un sobriquet en cet été
"Un mètre debout, deux centimètres couché"

Mais pour dauber le bouffon au pet trop haut, faire presque pipi de rire avec les copines complices, on n'en est pas moins tendre. Je garderai de cet été la mémoire des rendez-vous manqués avec O., des sushis réussis avec O., de l'émerveillement devant les machines extraordinaires avec L. et K., des conseils plomberie de C., toutes ces petites choses quotidiennes et conviviales partagées avec certains de ceux que j'ai croisés sur des tchattes bdsm et avec qui j'ai décidé de faire l'amitié.
Et aussi, last but not least, les coups de fils quotidiens de dominamant, sa belle complicité à distance qui m'ont adouci ces trois semaines sans soleil et sans ses yeux.

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Vintage

De liane en liane, je me suis arrêtée dans l'équivalent ouaibesque d'une cabane dans un arbre. Un site exclusivement dédié aux images vintage, images de fessées presque exclusivement. Un site où l'on s'installe pour feuilleter ces pages toutes d'images pas sages, mais en understatment. Elles donnent peu à voir, mais beaucoup à rêver. Elles sont les prémices de scènes à venir, cuisantes et jubilantes.

La plupart du temps, ce sont des femmes entre elles, avec une bonne humeur et un sourire comme on en trouve dans les séries Bettie Page (laquelle Bettie a une place de choix sur le site, postergirl du bdsm sans façons). Pyjama parties ou matronnes châtiant leurs petites bonnes, duo de fesses sur canapé ou dentelles qui découvrent des lunes comme s'ouvre un rideau de théâtre, c'est une valse de postérieurs rebondis et rayonnants. Quelques messieurs manient les verges, mais ils sont minoritaires (et mes préférés).

Un petit teaser ci-dessous (pour la voir en plus grand, cliquer sur l'image) qui me permet aussi de tester les raffinements de la technique.

Rue Bricabrac, bdsm, vintage
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De blogue et de bogue

Rue Bricabrac, bdsm, bogue
photo alterednate

La plupart des habitués de ce lieu auront remarqué les lenteurs languides de ces dernières semaines et des pages à se dérouler. Ce n'était en rien dû aux premières chaleurs ou à quelque coup de bambou, ni même du lapin, pas plus qu'une gueule de (paddle en) bois*.
C'est simplement que Free, mon hébergeur, migre, une fois de plus, ses serveurs (on peut reprocher ce qu'on veut à Free, mais ils sont victimes de leur munificence puisqu'ils offrent un espace perso d'1 Go, un serveur MySQL, le php... ce à multiplier par un nombre à 6 zéros d'abonnés, dont un grand nombre à titre gratuit, et sans doute publicitaire) vers des nids plus vastes.
Il paraît que quand ça sera fini nini, déboggué, briqué, baptisé <geek inside> à la bière et à la pizza froide, ça ira tellement vite qu'on n'aura même pas le temps de dire merci à ce Free qu'on engueule en ce moment pour retrouver autre chose qu'une fatal error ou une 500 unable to connect quand on essaye de se brancher sur des sites de cul-ture.
Et pendant les travaux, j'en ai profité pour peaufiner, sur mon site de test en tous genres, un nouveau thème (emprunté comme le gris acidulé, au talent de Romuald Le Peru, qui a la gentillesse de ne pas me vouer aux gémonies quand je lui demande des conseils pour mieux massacrer ses designs remarquables). Bientôt, ce sépia callypige viendra rejoindre le violet printanier, le rouge énervé et le gris sus-cité.

*ou de cuiller, puisque la dernière fantaisie primesautière de dominamant a été de faire une virée dans le magazin M. et d'en rapporter deux cuillers en bois assorties dont il se sert pour apprendre le tambour. Malgré notre désir mutuel de ne pas mélanger les cuillers et les cuillères, fussent-elles de ce bois dont on fait les beaux bleus, l'une d'entre elle a été récupérée derrière le lit par la femme de ménage, qui dans un silence qui en disait long sur ses arrières-pensées, est venue la rapporter dans la cuisine tandis que j'y petit-déjeunais tardivement.

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Comme un nuage

Parmi les sites qui jonglent avec les mots, les signes, le sens, que je fréquente autant que possible, sans les avoir mis en lien dans le souci de laisser ce blogue dans un pâturage au plus près du bdsm, il y a Technologies du langage. À Jean Véronis qui l'anime, on doit (entre autres, il n'y a que des pépites chez lui) le Nébuloscope qui permet à partir d'un mot, masochisme en l'occurrence, de construire un nuage des référents les plus fréquents (la couleur, la graisse et le corps des caractères permettent un classement selon les répétitions).

Au-delà de la ludicité évidente (trop fort le coup d'assis, du banc, du parc et des photos) , il y a de quoi réfléchir (quel est le rapport de nécrophile avec la choucroute ?). L'amour, le jeu, la relation, le corps, les coups, la souffrance(ceux-là au plus bas niveau, m'enfin !!!), sont évidents. L'angoisse, dont la psychanalyse a montré les connexions avec le masochisme, est elle aussi reléguée en bas de tableau, avec les maîtres (chic) et les sens (franchement...). Petite, peur, sexuelle, discussions, blague, nom, tout mon portrait. En orange gras, je hurle, pyromane (à moins que la bougie ne soit ainsi décrite) et zoophile (mon chat peut témoigner qu'il n'y a rien entre nous, que de l'amitié) ! Tueur dépasse suicidaire, et j'espère que les seconds, nombreux dans la confrérie, ne rencontreront pas les premiers, tout au plus des pervers (au sens propre du terme, pas au galvaudé) qui veulent en faire leur chose. Ou alors, qu'ils aillent faire cela chez skyblog.

Les nuages changent de forme et de contenu selon les jours, allez donc dessiner le vôtre, et dépiautez les mots. C'est un strip-tease tout aussi jouissif que la sensuelle sensation de la soie d'un string qui glisse jusqu'aux chevilles.



Histoire d'O...mbre (Atchoum)

Comme il se passe des choses un peu plus importantes, un peu plus préoccupantes, j'ai laissé notre amie XXXB dormir pendant le ouiquende, alors qu'elle avait reémergé samedi, pour le compte-rendu des manifestations du fantôme.

Rue Bricabrac,

Esprit es-tu là ? Atchoum répondit l'écho.

À ces annonces que je guette malgré ma seule résolution de l'année nouvelle, je préfère encore le petit blogworm, gadget petit pois de quelques pixels qui joue à voir combien de blogues vont souscrire à la contagion volontaire de cet inoffensif virus. Comme quoi, on peut se revendiquer mouton à cinq pattes et panurger à qui mieux mieux.

Blog.Worm

Lui au moins sait dire au revoir...

Enfin, ça n'a rien à voir, mais une manière de résister à l'obscurantisme hurlant est d'aller, pour les parisiens, à la galerie Templon voir le dernier accrochage de Gérard Garouste, un homme qui s'interroge sur la représentation du religieux, grand connaisseur du Talmud par ailleurs, ce qui ne signifie pas que les adorateurs aveugles du Talmud et autres Bibles aimeront L'ânesse et la figue.

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J'aime/j'aime pas

Rue Bricabrac, bdsm, mots Photo Sandra Mofat

Mélie m'a refilé sa boîte, je l'ai ouverte, et il y avait une théorie de petits papiers (de riz, d'Arménie, oui oui) qui dormaient là depuis longtemps. Hélas, les papiers étaient usés, délités, déchirés, dessinés. Il restait des mots ici et là, la plupart, ceux trop longs sûrement, avaient vu des syllabes disparaîtres dans la gueule de souris papivores, comme les verbes,les articles, les pronoms. Voici ce que j'ai tenté de reconstituer. J'ai fait du tri, des piles, des bulles. Ce qui est j'aime, ce qui est je n'aime pas, non lo so. Après tout, je ne suis là qu'en pâle copie d'une Pandore (et pas d'un pandore, d'où l'absence d'enquête reconstitutive) armée des ciseaux d'Anastasie (aurais-je en coupant trop avidement le ruban saboté les phrases ?). À croire que les mots ne voulaient plus se soumettre à une autre, après avoir été tant sublimés par Mélie l'orfèvre.

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Commentaires à terre

Hier, je découvre un commentaire d'Entredeuxrimes, sur un texte déjà ancien. Il me dit (des tas de choses belles, sincères, touchantes... mais je ne garde ici qu'une phrase, laissant à chacun le soin et le plaisir de découvrir son intervention) "J'aurais plaisir de découvrir une réponse de votre part, un simple écho dans vos prochaines lignes.".

Et ça me pose toute la question des commentaires, et des blogues. Je commente peu les blogs des autres (j'en lis de moins en moins, le manque de temps entre autres). Non pas que l'envie me fasse défaut, mais à moins d'avoir quelque chose d'essentiel à dire, je préfère me taire. Il en est de même des commentaires que je trouve ici. Je les lis, mieux je les bois, je les guette. Ils m'émeuvent, ils me font rire ou réfléchir, ils me remettent en question, ils m'agacent... Et j'y réponds rarement, pour toujours les mêmes raisons rabâchées (procrastination, travail, paresse...). Et aussi par pudeur sans doute, j'occupe sur ce blogue suffisamment le devant de la scène pour ne pas en remettre une couche en commentant les commentaires. Et quand je les commente, je fais en sorte que mes propres réponses échappent aux fils rss en m'insérant en italique comme on dirait en loucedé dans le commentaire initial.

Pourtant, l'un des principes du blog est la possibilité de commentaires (je ne comprendrais jamais la modération a priori, autant faire une page web avec un livre d'or, s'il s'agit juste d'accepter les fleurs), et l'interaction entre le blogueur et ses lecteurs. C'est un drôle d'objet en mouvement, comme ça, qui a ses flux, que l'on lit comme un CV américain, à rebours. On peut s'y rassembler en communauté. On peut entretenir la flamme. J'entretiens la flemme. Hier, je voulais dire à Saïda que j'imaginais avec beaucoup de joie son tourlourou chastetié dans le métro, et toutes les dominas de Paris lâchant leurs voitures avec chauffeur pour passer le portillon et voir dans quel équipage ce beau jeune homme se transporte. Il y a quelques jours, j'aurais aimé avoir la saillie digne du trait d'esprit de Stéphane. Ou remercier Columbine de ses compliments trop grands pour moi. Siffler d'admiration devant les textes de L'île lettrée. Cligner de l'oeil à l'un, faire un geste de la main à l'autre. Et je n'ai rien fait de tout cela. Parfois, sur des blogs que je lis, pas forcément sm (oui, j'en lis encore quelques uns), les commentaires occupent plus de place que l'entrée du blog et sont tout aussi intéressants, sinon plus, il y a un cheminement, une réflexion, un questionnement. Souvent d'ailleurs, c'est un un messenger quelconque ou par courriel que se poursuivent les discussions... à l'abri. Ou aussi sur un forum, ou encore sur un chat où j'ai mes habitudes. J'ai donc dans ma tête, en plus de quelques grelots de folie, des petites cases pas très étanches mais cases tout de même, et je répartis les épanchements ici, les échanges là, les discussions plus loin.

Il me semble déjà tellement impudent, je me répète mais parfois, je n'en reviens pas d'avoir à mon tour cédé à cet exhibitionnisme masqué, de s'étaler ainsi, tout narcissisme dehors, via ce journal extime qu'est le blog, que de redonder en surchargeant la parole de ceux qui passent et se penchent sur leur clavier, parfois avec talent, m'est difficile. Ce qui ne veut pas dire que j'y suis indifférente.

Je ne sais pas si ces mots sont l'écho qu'espérait Entredeuxrimes, mais à lui comme à tous, merci de passer dans ma rue.



Fait aux pattes (ou l'affaire est dans le sac)

L'une des raisons pour lesquelles je vais un jour arrêter de lire (sauf par amitié, évidemment) les blogues bdsm, du moins ceux de femmes soumises et masochistes (style "moi, mon con, ses aiguilles"), en tous cas, proches de mes préoccupations, de mon univers, c'est qu'on s'aperçoit, après le chaleureux réconfort à n'être pas seule dans son coin avec ses désirs et ses plaisirs, la confrontation des regads et des rêves, qu'on nage toutes dans la même mare, et qu'on raconte, avec plus ou moins de synchronicité, les mêmes choses. (Chacun est libre de trouver ce raisonnement idiot, à ce compte, les cordonniers marcheraient nu-pieds et les écrivains ne liraient aucun livre. J'assume.) Et on imagine la barbe que ce doit être pour le lecteur. (Déjà que j'ai parfois l'impression de radoter, alors quand je me rends compte que je ne suis que l'écho sonore d'une miniplanète montée en boucle... ça tétumesce mon ego en un rien de temps.)

Au point, la microcosmique studette, que via le cache de Google, incapable de garder un secret celui-là !, j'ai lu sur un forum le questionnement peu existentiel d'un participant, relayant l'info qu'un drapeau sm avait été inventé, dévoilé (jolie action, pour un drapeau, dévoiler le drapeau... envoiler plutôt) quelque part à une convention, sur la côte Ouest peut-être. L'homme demandait laquelle de nous quatre (Aurora, Mélie, Naybuleuse et moi-même), je cite tel quel, allait en parler en premier, en première. Comme si nous étions les bloggy girl de quelque hulky bdsm, à tirer le fil des mêmes infos et à se tirer des bourres comme le font les magazines féminins pour avoir la bonne couv' et le bon sujet avant les autres. Sans chercher à penser que derrière tout blog, qu'il soit d'une jeune geek ou d'une vieille photographe amatrice, il y a une personnalité qui a envie de s'exprimer, et qui ne chasse pas le scoop le soir à la veillée. Juste un narcissisme en jachère et qui a trouvé un clavier sur son chemin. Et que la société de l'information, surtout quand elle prend l'autoroute, butine fatalement le même miel. Comme tout organe d'information. La situation en Louisianne est tragiquement identique quel que soit le media. Ce qui change, c'est l'angle de traitement, le point de vue, la singularité de chacun.

Cuffz by Linz, Rue Bricabrac, bdsm, menottes

Donc retour à la mare (qui parfois devient marigot, comme ces piscines japonaises quand trop de monde s'y baigne). Et aux sac menottes puisque c'est de cela qu'il s'agit. Outre le site qui en fait commerce, ces minaudières ou besaces atame en diable, je les ai vu ici, et , comme quoi, le people a précédé le sm sur ce coup là... et les petites fourmis sm ont suivi leur reine. Donc, à l'image de tout un tas de blogs bdsm et vanilles, j'y vais de ma note d'humeur sur ces - assez vilains à y regarder de près (mais laids de toutes les couleurs et de toutes les matières, ce qui finit par être fascinant... dans le genre Dynasty meets Dallas, pas étonnant que la très distinguée Paris Hilton pose avec...), sacs.

Cuffz by Linz, Rue Bricabrac, bdsm, menottes

Cuffz by Linz, Rue Bricabrac, bdsm, menottes

Fashionista, j'adore les sacs à main, j'en ai une collection. Mais le Oh Bondage ! (c'est son nom), n'aura jamais sa place à mon poignet ni à mon épaule. Pour ne rien aimer tant qu'être attachée, je suis définitivement allergique aux menottes (mais donne moi du chanvre, du coton, des chaînes, ta cravate, de la soie qui brûle...). Même si, à sa manière, je ne crois que le jeu de mot ne marche qu'en français, il est cohérent, ce moche sac. Sac à main, sac à menotte, puisque c'est ainsi qu'on parle des mains, surtout aux enfants. Les menottes, c'est quelque chose qui n'appartient pas à ma mappemonde érotique. C'est un accessoire de répression, un insigne de police, un ustensile de vigile, une décoration de faf. Les menottes appartiennent à ceux qui tabassent Rodney King, qui jettent (il y a 44 ans, qu'on s'en souvienne toujours) des algériens à la Seine, qui prennent le train dans une sale aube, en uniforme, avec un type blême, ainsi entravé entre eux. Je suis partiale ? Oui. La police est nécessaire à une démocratie ? Sans aucun doute. Mais je ne bat pas la campagne électorale. Ce sac ne me renvoie pas, avec un clin d'oeil coquin, au sexe et à mes goûts. Il me parle des forçats, il me parle des keufs, il me parle de répression. A ce sac, j'ai envie de dire mort aux vaches (ça tombe bien, il est en cuir).

A quoi ça tient tout de même...

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Erogs (friponnes nippones)

Erogs

C'est la nouvelle folie japonaise. On les appelle les erogs, contraction on l'aura deviné d'erotic et de blog.

Généralement, on y trouve des portraits aguicheurs de ravissantes jeunes femmes (qui font souvent tout pour avoir l'ai mineures) en écolières ou à oualpé (mais avec les orifices soigneusement floutés souvent, codes locaux obligent), en maillot mouillé ou en dessous dentelles, avec socquettes tire-bouchon ou porte-jaretelles.
Le bdsm, même si minoritaire, n'est pas oublié.

Exhibitionnistes sans fards, ces erogs sont aussi pour ces filles une manière de se lâcher et de proposer à des boyfriends potentiels une autre image que celle polie, lissée et policée que la société japonaise impose. Et le fossé, comme on le voit, entre l'insipide social et la sensualité cyber, est immense.

Ces erogs vont sembler bien innocents à des yeux occidentaux aguerris par des piments plus corsés. Il y a pourtant chez ces innocentes perverses une charge érotique et des promesses échauffantes...

Si le besoin d'une traduction se faisait sentir, les non-japonisants auront évidemment recours au poisson Babel, imparfait mais secourable. Ceux qui préfèrent l'aventure n'ont qu'à cliquer au petit bonheur la chance.
Parlant de clic, il suffit de titiller le mulot sur chaque image pour être transporté illico sur l'erog kivabien.



Histoire d'O...phioglosse

Je lis ce matin, sous la plume acérée, autant que la langue, n'en doutons pas, de ma cousine blogueuse Aurora, une analyse affutée d'un récit (ou roman), Les liens du plaisir.

Ma librairie érotique favorite ne disposant pas de l'ouvrage, enfin, on y trouve bien Les liens du plaisir (et ici aussi), une gentille chose de Romain Peyret, avec des zoulies illustrations, mais ces liens-là datent d'il y a pile deux ans et quelques semaines, je n'ai pas lu les mêmes liens.
Je ne saurais donc rebondir sur les propos dépourvus de plaisir d'Aurora. Qu'importe ! Si je me présente comme masochiste, j'ai en revanche un véritable délice à l'ophioglossie, fût-elle le fruit des autres. C'est hélas le dur lot des critiques, on peut dire cent fois du bien et une fois du mal, c'est cette dernière effusion que tout le monde retiendra, et qui fera rire. Ou grincer. Comme diraient les gens qui confondent tout, ce doit être le goût de la transgression. Comme diraient les fans de Starwars, c'est le côté obscur de la force qui réjouit. Humain, trop humain. Et vivent les vipères !

Mais la curiosité me consume (et la grippe aussi, que l'on excuse mes coq à l'âne, blame the bacteries). C'est qu'il me semble bien (je suis hypocrite là, ophioglosse un jour, ophioglosse toujours, non je sais) que dans ces liens que je n'ai pas lus, on parle d'un lieu, un tchatte essème et même bédé, que j'ai fréquenté et que j'ai récemment quitté, autant par ennui (je ne cherche plus rien) que par, hum, idéologie, on va dire.
Je ne dirai toutefois jamais du mal de cette auberge virtuelle puisque le jour même de mon inscription, et le lendemain ou surlendemain de la sienne, j'y ai rencontré dominamant (son seul sourire en m'apercevant la toute première fois, m'a remis sur des rails que j'avais quittés quelques mois auparavant, donc total respect le tchatte). Cybères ou espagnoles, les tavernes, c'est bien connu, sont aussi ce qu'on y amène, pas exclusivement le reflet de leurs Thénardiers.

Parenthèse perso (c'est comme pendant la pub, vous pouvez aller faire pipi).
Au bout d'un moment, il faut bien se rendre à l'évidence, même si j'aimerais en théorie être libertine (Fuck them all, comme dirait la vilaine fermière), la pratique veut que je préfère explorer une relation, et une seule, dût-elle se fracasser dans le mur, plutôt que de me constituer un harem de doms variés qui viendraient, à tour de rôle et de bras, combler mes avidités masochistes, avant de me faire reluire comme l'adamantine princesse que je suis.
Donc je n'avais plus rien à faire là-bas, mais j'y restais, soi-disant pour bavasser avec les copains/copines et ironiser sur les fora. Jusqu'à ce qu'Anastasie joue un peu trop du coupe-coupe. La récitante (auteure donc) est sans doute aucun maintenant une femme avec qui j'ai, très peu, échangé, parfois croisé le fer et qui a balancé, on appelle cela modération, quelques unes de mes saillies chez dev/null (poubelle en langage informatique). Ce qui a le don de m'énerver et de me faire claquer la porte. Qu'on se rassure, personne n'a été maltraité, pas même la porte qui n'a rien senti.
Fin de la parenthèse perso (merci de ne pas avoir zappé).

Alors, la langue de pute qui sommeille (que d'une demi-oreille) en moi, à lire que cette "grande prêtresse" écrit comme un pied schizophrène déformé d'oedèmes made in Delly, bondit d'allégresse et fait sept fois le tour de ma bouche en exultant. Je l'avoue sans rougir. Même s'il commence à virer poujado, j'adore quand Guy Carlier descend des pitres mondains (si seulement il pouvait quitter Fogiel et retrouver son vrai moi...).

Je précise que quand la dame en question blogue (pas Aurora à l'écriture si fine, non, je parle évidemment de la narratrice du livre que je n'ai pas lu), je dois convoquer tous mes neurones pas encore en coma dépassé (deux donc) pour essayer de comprendre ce qu'elle raconte, tant le message est brouillé et la forme brouillonne, entre mots manquants et poussées de moijesme, sous-texte venimeux et onctuosité douteuse. Sachant que toute critique serait inacceptée (et renvoyée chez Dave Nul qui n'en peut mais), je m'en vais lire autre chose, en pestant contre ces gens avec qui la discussion, dût-elle prendre la forme d'une joute oratoire, n'est point possible. J'ai la culture du pilpoul, que voulez-vous.

Aurora, en décortiquant cet ouvrage qu'elle qualifie de tout sauf de bel, me venge d'une certaine manière de tous mes commentaires ravalés. O...phioglosse elle est, et comme j'aimerais l'être avec son talent et sa précision.
Tout ça pour ça, mais oui ! Entre la langue de bois et la langue de serpent, j'ai choisi mon camp. Depuis longtemps. Celui des langues sans couture (ni piercing).

Dans le monde botanique, les ophioglosses sont des espèces protégées. Comme nous sommes dans la vraie vie, je sors le casque lourd.



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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
Flash-back
À lire
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L'oeil
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Le cliquodrome
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