Rue Bricabrac

Histoire (presque) sans paroles (Part 1)

ON dirait une idée de drapeau, d'emblème, de bannière revendicative, l'un et l'autre, le paradoxe et l'oxymore pour une harmonie heureuse.

Rue Bricabrac, bdsm, drapeau
photo captain Orange


Deux en un (clac & go)

Rue Bricabrac, bdsm, canne-fouet

EN ce jour de votation, j'ai les yeux tournés vers Bruxelles. Ce qui est faux, puisque je regarde en ce moment le sud, donc mes pensées vagabondent en Belgique.

Il y a des tas de choses qui se passent là-bas, notamment l'Organisation Mondiale des Douanes qui m'emporte en l'Afrique, dans la zone franc et des cannes fouets, cet objet que l'on pouvait croiser dans les romans touffus des feuilletonnistes du XIXe, ancêtre de la canne de combat ou dans un vieux film de Robbe-Grillet.

Cette cousine de la canne épée prend une existence économique.

Section XII :
Chaussures, coiffure, parapluies, parasols, cannes fouets, cravaches et leurs parties, plumes et articles en plumes, fleurs artificielles, ouvrages en cheveux
Notes explicatives du Chapitre 66:

Parapluie, ombrelles, parasols, cannes, cannes-sièges, fouets, cravaches et leurs parties

1.- Le présent Chapitre ne comprend pas :

a) les cannes-mesures et similaires (n° 90.17);

b) les cannes-fusils, cannes-épées, cannes plombées et similaires (Chapitre 93);

c) les articles du Chapitre 95 (les parapluies et ombrelles manifestement destinés à l'amusement des enfants, par exemple).

2.- Le n° 66.03 ne comprend pas les fournitures en matières textiles, les fourreaux, les couvertures, glands, dragonnes et similaires, en toutes matières, pour articles des n°s 66.01 ou 66.02. Ces accessoires sont classés séparément, même lorsqu'ils sont présentés avec les articles auxquels ils sont destinés, mais non montés sur ces articles.

Pour ceux qui en douteratit, on a la confirmation que des objets ne sont pas destiné à l'amusement des enfants.
Un tour de plus dans les profondeurs d'un moteur de recherche. La canne fouet est revenue au goût du jour, il existe des sections fouet et bâton du côté des arts martiaux et de l'escrime. À moi, compagnons des Brigades du Tigre !

Et que mète Mimile, qui me lit en ce moment, parce qu'il a tapé le mot kivabien dans Google (à moins que pour le son, il n'utilise Bing, la nouveauté de chez Micromou), va se dire que merdalors, il n'a pas ça dans son donjon perso, et qu'il convient dès demain de chiner pour trouver l'objet convoité. Et s'inscrire aussi.
Car... (et le site comme la tenue sont en, je vous le donne en cent, rouge et noir)

Il s'agit d'une escrime physique et esthétique recherchant à la fois finesse et efficacité. Chacun doit pouvoir discipliner son corps pour tendre vers la précision du geste et la maîtrise lui permettant de se confronter à travers des assauts courtois.
Cette confrontation apprend à mieux se dominer avant de vouloir dominer les autres.

S'il se trompe, on le retrouvera à la pêche.



Tendre les verges...

Rue Bricabrac, bdsm, verges
photo Ghudd

IL n'y a rien de plus délicieux que tendre les verges pour se faire battre.

Sauf peut-être se faire inopinément retourner sur des cuisses solides par un bras rugueux, mais cela n'arrive que dans les rêves.

Tendre les verges, ou quelques roseaux, bambous ou cravache, un peu honteuse parce que tout de même, c'est aussi impudique que, à table, reculer sa chaise et écarter les cuisses en regardant l'homme en face dans les yeux, c'est aussi dévoilant que n'importe quel désir qui se dit, se crie, sans détour.

Tendre les verges, c'est assurer sans susurrer, c'est assumer sans minauder, c'est affirmer sans asservir.

Tendre les verges c'est prendre le risque qu'elles ne soient pas acceptées. Parce que c'est dire à l'autre "Fais-moi ce que je veux".

Il n'y a rien de plus dangereux que tendre les verges pour se faire battre.

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Le bon usage

Rue Bricabrac, bdsm, canne
photo China Hamilton

J'ADORE les modes d'emploi.

Rue Bricabrac, bdsm, canne

De la même façon que les verges doivent séjourner dans l'eau vinaigrée pour garder leur verdeur (si j'en crois la comtesse de Ségur et quelques récits cheap de flagellations), que le cuir garde sa souplesse et son mordant quand bien nourri avec le lait idoine, les cannes réclament elles aussi leur hydratation.
Ce pourrait être une publicité pour un nouvel élixir de beauté, tiens... Tonifier, nourrir, hydrater, le secret de longévité de vos jouets.

Je sens à quoi je vais employer ma soirée...

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Ca ne s'oublie pas (tu parles !)

Rue Bricabrac, bdsm, baguette, Vélib

J'AI sauté sur l'occasion et sur la selle, et je me suis abonnée dès les premiers jours à Vélib, trop contente de pouvoir me déplacer en dehors des heures de pointe tout en faisant du sport (22 kilos, faut les traîner, surtout sur des plats montants) sans avoir le souci de posséder un deux-roues, de me le faire piquer, de ne pas savoir où le ranger ni le réparer.

N'empêche, il y a une erreur quelque part.
Les voitures je crois.
C'est incroyablement effrayant une auto, surtout quand on les frôle (ou plutôt l'inverse) de près. Ce n’est pas le pot de terre, c'est le pot de verre, une cycliste... surtout si elle est un peu gauche. Tenir sa droite dans ces conditions, c'est pas commode.

Je cherche donc des accompagnateurs plus aguerris que moi pour m'entraîner un peu, et surtout m'entourer en bonne garde prétorienne. C'est cela ou me lever le dimanche matin pour aller apprendre à faire du vélo au Parc de la Villette. Ce qui est peu vexant parce que je sais faire de la bicyclette (même si depuis que papa a enlevé les stabilisateurs, ça c'est un peu gâté, je me suis rattrapée en passant des vacances sans quasiment descendre de selle).
Mais contrairement à l'adage, j'ai un peu oublié.

Le rapport avec le SM ? C'est que ça fait mal au minou, presque autant que quand I*** m'empoigne et tord.
En fait, il n'y a pas de rapport, c'est juste pour rester en charte. Et passer cette carte postale du temps jadis.

Oui, évidemment que j'ai pensé que comme pour d'hypothétiques footings à la campagne, le fait de savoir que je suis suivie par quelque dhomme muni d'une baguette serait un stimulus qui me ferait rouler droit et vite (et vive la "poussette")! Mais c'est tout sauf réaliste.
Le principe de réalité m'ennuie de plus en plus.

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Le grand bleu

Rue Bricabrac, bdsm, bleu
photo Auntie P.

QUAND il y a trop de bleu, sauf celui du ciel, Bataille, reviens !, ça me fait mal et j'ai le blues. Pour ne plus l'avoir, une seule solution, des bleus.
Ces bleus-là sont enfants du rouge, de l'écarlate, du cramoisi, du vermillon, de toute cette palette pourpre qui réjouit et réchauffe.

Ne m'a-t-il pas écrit (avant de se rencogner dans l'oubli la minute suivante, ou alors 500 lui faisaient peur, il faut dire qu'il y a de quoi, et je ne parle pas de ma peau...) :

Histoire de se remonter le moral, un coup de badine par député UMP élu, qu'en penses-tu ?

( Que de la gueule !)
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Une après-midi de pluie (chaude journée)

Rue Bricabrac, bdsm, photographie, rouge
photo Swirlingthoughts

IL a plu sur mon corps comme il a plu sur Paris. Et ça m'a plu. Plus que plu. J'étais en eau.

Bruine légère d'une badine, averse claquette d'une baguette de noisetier ou orage grondant de quelque règle rigide, vent d'un martinet tournoyant ou tempête d'une cravache à cru, j'en ai vu des bleues et des trop mûres, oh la belle rouge, et quelle confusion quand de la même main, les plus douces onctions rendaient mon corps confit.
À l'heure de la messe, j'étais à con-fesse, j'ai hurlé quand ses doigts ont tordu mon mont, j'ai ronronné quand son index a caressé mon bouton.

La Callas chantait Casta Diva, la camera obscura lançait des éclairs.

Il y a des hommes, des magiciens, des qui aiment tellement s'en servir sensuellement que ça devient un don, qui devraient assurer leurs mains, tant elles semblent animées d'un esprit propre. Un petit génie sadien et câlin qui connaît toutes les étapes de chair à cuir et les nuances d'ivoire à incarnat, qu'aucune branlée, gamahuchage ou fouettage, ne leur est inconnue. Des mains de mateur, d'amateur, de masseur. Des mains comme j'en redemande, à genoux s'il le faut, que je bisse, trisse, ho et hisse, pour qu'elles reviennent applaudir et jazzer sur ma peau.

Je pensais être verte, je suis violette.

(Tout cela ayant évidemment été fait pour l'art, et uniquement pour l'art, même si celui-ci n'a pas été, pour des raisons évidentes d'espace-temps, répertorié par Hegel, il reste à savoir qui a été le plus impressionné de la pellicule - des électrons plutôt - et des participants - un Rouge et une Prune, question purement rhétorique et destinée à rester sans réponse.)

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First Blood

Rue Bricabrac, bdsm, sang

AZRAËL est venu à mon secours, en dessin, mais aussi en mots. Ma perle de sang qu'on se partage comme une framboise trop mûre a été la goutte de raisiné qui fait déborder le Graal...

Le sang, on ne le cherche pas, il vient sans prévenir, parfois quasiment sans douleur (encore une fois, je parle de nous, c'est à dire ceux qui ne cherchent ni à faire délibérément éclater la peau, ni n'usent de cutter ou de couteaux et ne considèrent pas l'hémorragie comme une fin). La preuve par Azraël :

Sans forcément l'avoir cherché, il m'est arrivé de fouetter jusqu'au sang notamment en utilisant des verges de genêt. La tige fine est particulièrement mordante (bien que peu douloureuse) et sans appuyer particulièrement les coups, il arrive fréquemment qu'un peu de sang perle. Et je dois avouer qu'y tremper mes lèvres pour venir ensuite prendre la bouche de celle qui vient d'être fouettée procure à l'un comme à l'autre des sensations particulièrement voluptueuses.

J'avoue que si parfois le sang a affleuré, de souterrain est venu prendre l'air à même la chair, si galamment l'homme l'a léché, sucé aspiré, cette action de s'en barbouiller la bouche comme des enfants gloutons dans les ronciers ne m'est jamais arrivée. Mais en regardant les images de ce couple sur fesrouge, en imaginant mes fesses dans le même état que les siennes, j'ai trouvé subitement sensuel qu'on partage ce fluide. Sans plus de dégoût, de mystique ou de chichis que quand on s'embrasse à pleine bouche, boit aux lèvres d'un sexe, avale une giclée de sperme. Ou même quand on se suce le bout du doigt, piqué plus qu'au vif.
Ou pourrait appeler cela se rouler une perle...
Et rire, en regardant nos lèvres maquillées.

Et en cette journée de Sidaction, je précise que lorsque j'ai proposé à l'intermittent du fesstacle ce partage purpurin, je lui ai bien mentionné que je pouvais me faire faire un joli test tout neuf. Parce c'est la moindre des choses et qu'on ne déconne pas avec ça.

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Primesaut

JE lui ai écrit, en rentrant d'une promenade olfactive

Mon jasmin ne fleurit pas encore, mais un peu de l'odeur sucrée et suave de l'osmanthus commence à envahir terrasses et rues. Et je pense à la canne, réflexe pavlovien.

Il a répondu d'un ton ô combien badin et faussement menaçant

La canne, hummmm. À voir. C'est assez douloureux. Mais tu pourrais faire une expérience intéressante. Faire une virée à moto dans une forêt. Chercher une belle tige de bois vert. Mince et flexible. Et puis, te pencher en avant pour recevoir une correction. Tous les vingt pas, tu devrais t'appuyer à un arbre, relever ta jupe et tendre ta croupe. Recevoir un nombre de coups à déterminer par un jeu. Et ensuite, tu rapporteras la branche chez toi. Tu la planteras ou tu t'en serviras comme d'un tuteur. Comme ça tu pourras la contempler à loisir. Une branche d'arbre au milieu d'autres, personne ne pensera à mal. Sauf toi, bien sûr.
Et puis, le retour de la promenade cannée se fera à moto. Un délice pour des fesses copieusement traitées....

Rue Bricabrac, bdsm, marques, cannephoto Andreas Andersson

La canne est douloureuse, dit-il. Oui, nous le savons tous deux, longtemps, il ne voulait pas me donner du bambou. C'est pourtant bien le même homme qui, deux jours avant d'évoquer les souffrances cannées, m'envoyait ici, comme en présage, voir ces cent six photos-là, cent coups de badine cisaillant la chair d'une belle et saisis par l'objectif de son d'homme (chênes a raison, on va parler de d'homme)les uns après les autres. J'ai regardé ces photos, troublantes dans leur décomposition méthodique, un "work in progress" mille fois plus excitant que ces photos "finales" qu'on connaît trop bien sans pour autant qu'elles laissent indifférent, loin de là. J'ai senti les coups, chacun, j'ai imaginé le tic-tac du temps pendant le clic-clac, l'attente tandis que la brûlure faisait son chemin, entendu l'appareil qu'on pose et le sifflement du rotin.
Il m'avait particulièrement parlé de la dernière, celle où perle le sang.

Je ne suis pas pour les jeux de sang, lui non plus, même s'il s'agissait de s'arrêter au first blood comme dans les duels. Aucun de mes partenaires ne l'a été, même si parfois, presque par hasard, sans qu'il y ait eu violence particulière, le sang soit apparu, incongru sur une hanche ou gouttant d'un téton. Comme beaucoup de femmes, j'ai un rapport assez décontracté avec le sang, je n'en ai pas peur, même si je ne le recherche pas. Alors, j'ai imaginé ces gouttes de sang qui, au bout du bout de la correction, à l'ultime coup, à l’antépénultième pourquoi pas, les deux derniers n'en étant que plus cruels, affleureraient en effet sur une chair trop meurtrie, rendue fragilissime par tant d'attentions.
Et sa langue, ses lèvres, viendraient lécher ce sang, s'en maquiller et m'embrasser d'une bouche rubis et brillante, pour qu'à mon tour, je le goûte sur ses lèvres.

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La tentation du store vénitien

P., parfois également connu sous le nom de code de gougnafier, pour le différencier de dominamant, m'envoie quelques clichés dénichés je ne sais où sur la toile, tout en me demandant des nouvelles de mon endorfinolorissement.

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Malgré la mauvaise qualité des photos, peut-être à cause de ce rendu médiocre, je suis littéralement hypnotisée par ce store, à la fois écran d'un théâtre d'ombres et magicien qui griffure la lumière. Il y a quelque chose de pas naturel, comme les images d'un rêve.
Et cette canne, quatrième personnage, qui s'apprête aussi à laisser, en chaleur rougeoyante, d'autres rais sur les fesses en chair de cette femme.
Comme un écho.

Et si le store servait de modèle et le cul de toile prête à un facsimilé ? Un rouge pour un noir ? Une marque par ombre ? Le store est le patron, la peau le canevas.

J'ai envie d'un store, de multiples lamelles, d'une canne, de deux hommes, de peau blanche pas pour lontemps, de sifflement, de soleil, de Venise.

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D'humeur badine

Bien que n'ayant toujours pas maté une seule minute de foot depuis le début de panem and circenses vont au stade, je suis perméable à tout ce que j'entends. Comme les exploits de cet anglais qui, mécontent d'avoir été collé voire plus au maillot par deux adversaires, aurait hier piétiné des crampons les organes reproducteurs d'un portugais. Ce qui dans la bouche d'un commentateur sur iTélé a donné "écrasé les joyeuses".

J'avais presque oublié ce mot, si rond en bouche, qui qualifie les couilles, les boules, les gonades, deux tiers du service trois pièces, les valseuses me susurre Mélie, les noix (ou les noisettes si on veut être désagréable). Les joyeuses. Merveille. Admirable vocable. À force de tremper dans le sm où l'on ne traite le sexe masculin que de dard glorieux, de sabre défouraillé ou de fier étendard, et où, même lorsqu'il est question de les prendre en bouche pour leur prodiguer cette infusion que les anglais appellent "teabag", jamais le mot joyeuse ne vient casser l'ambiance hiératique.

Joyeuse, ça doit faire trop école du rire pour un organe noble qui est prêt à beaucoup de choses, mais certainement pas à ressembler à un nez de clown (pourtant, c'est rouge et c'est rond, enfin, plus ou moins).

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J'en étais là de mes considérations délirantes autour de ce mot qui me met, c'est son boulot, en joie, quand Monsieur Bélino m'a fait passer une image de sa considérable bibliothèque à fantasmes (hélas, anonyme, non commentée mais issue d'un livre qui se nomme Le musée des supplices) .

Je la trouve formidable, très Allemagne années trente pour l'impression de grotesque, presque une esquisse pour une photo de Jan Saudek, quelque chose d'intéressant dans la position de la dame, la chaise aura du mal à basculer, quant à l'homme, négligemment accoudé au dossier, il semble d'humeur badine mais pas plus concerné que cela, si ça se trouve, il regarde le foot tout en caressant les pulsions maso de la dame. D'une pierre deux coups, des coups pour un cul, d'une cannée deux fesses.

Ca me donne des idées pour mercredi prochain, un soir où l'on pourra faire du son, surtout à Paris, où les deux équipes en lice ont leurs bruyants supporteurs. Ça va être joyeux.

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Ca badine pas mal...

La belle rouge aux cent queues a fait plus de bruit de que de mal, si lourde et peu cinglante, trop de lanières douces, mais un excellent warmup, comme nous avait dit, à propos d'un autre flogger, la charmante propriétaire de la boutique de référence, qui te permet d'user de la force et parcourir tout mon corps sans peur des blessures.

Nous avions envie de plaisirs plus pimentés, je voulais des marques, les marques de ton attention, les marques de mon affection.

Tu as sorti la badine, celle qui siffle aigu, qui fait bomber les fesses pour qu'elle rebondisse plus vite, sursauter haut et crier fort, celle qui me donne envie de fuir et te donnes envie d'arrêter, Elle m'imprime et t'impressionne. Elle me tord, tu crains d'avoir tort. Ne nous laissons pas faire. Chacun son rang. Je me tends, tu me cingles. Ordonne-moi de compter, je dirai un, deux, six, dix, plutôt que aïe, non, stop. Je puiserai mon plaisir dans l'impossibilté d'échapper à la torture, dans ton refus implacable de la pitié, tout juste si, entre des volées trop blessantes, tu plongeras tes doigts dans mon puits généreux, caresse sur ma honte. Tu lècheras mes larmes qui seront ton excitant nectar. Et de ta langue encore salée, tu parcoureras les rails enflés et parallèles.

Photo China Hamilton

La badine n'est pas une farceuse. Elle mord, même sans élan. Elle fait mouiller, avant même de mordre. Elle dessine les tartans intrigants d'une tribu qui n'a que les rouges à sa disposition. Elle est insupportable et convoitée. Elle se manie comme une épée, elle se marie avec le paddle. Elle s'accommode d'une peau opaline et calme comme d'une croupe déjà rubiconde de méchants traitements. Elle arrive sans prévenir pour punir. Elle se glisse entre deux étreintes pour constraster. Elle clôt un bal comme un dernier mambo.

Elle déconcerte la position assise pour quelques jours.

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Le chanvre est un songe

© Chiho Aoshima

Être attachée dans un arbre. Pas à un arbre. Dans. Non plus tronc contre tronc, doublure d'écorce mais pas de bois.
Comme un nid d'oiselle, là-haut nichée, bras et branches confondues, le temps d'une nuit, ou le temps d'une vie, enfin, la vie comme elle est dans les songes, cette éternité de quelques dixièmes de seconde.

Au delà des nuages, au delà du réel, un rêve de bondage, un bondage de rêve. Glacée par la seule lumière des étoiles, mouillée de rosée, torturée par le cerisier tortueux, transie dans le désir de devenir végétale.

Dans l'attente de ta délivrance, de tes réchauffements, le souffle de ta bouche, le sifflet de la badine.

Au réveil, il y a moins de fleurs, bien plus d'oiseaux, et je t'attends.



Sauvez les arbres !

Quelques hollandais poilants, dignes descendants des Korrigans, ont pris l'initiative de marier la pornographie à l'écologie, de mettre du rose dans le vert. (N'essayez pas de mélanger ces deux couleurs sur une palette, le résultat ne donne pas envie...)

Leur logo est sans aucun doute la preuve d'un amour des plantes à feuilles lancéolées, des champignons, du malt, en tous cas, ils ne sucent pas du Champomy.

FFF, non ce n'est pas le grouple Fédération Française de Funk, mais le mouvement Fuck For Forest. L'idée est d'une simplicité biblique. Organiser des performances (comprendre baiser en public, grosso modo), exploiter les produits dérivées (galeries, cartes postales, photos, vidéos... explicites) et d'en destiner le produit de la vente à la défense de l'environnement.

En ces temps de froidure où les sapins ont les boules, il m'est venu à l'idée d'un démarquage de cette noble et saugrenue idée. Flog For Forest, ça aurait de la gueule, non ? D'ailleurs, rouge et vert sont des couleurs complémentaires.

Cet hiver, nous irons au bois, en compagnie de notre loup ou louve préféré(e), et qui sait, on tombera peut-être, cul par dessus tête évidemment, sur un arbre prédestiné.

Car Fouetter Pour Les Arbres se marie très naturellement avec fouetter sur un arbre... voire même fouetter avec des arbres, avec l'aide de Mademoiselle Coralie Mistressmodel (commentateuse du 22 décembre, in Ecolo bobo), heureuse voisine de 25 peupliers qu'il faut tailler, et qui me doit (si, si) d'ailleurs la copie conforme du cruel instrument ci-dessous.


les verges ci-dessus viennent de l'excellent site schoolcanes



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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
Flash-back
À lire
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L'oeil
Des images pas sages
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Voici un module Flickr utilisant des photos publiques de Flickr comportant le(s) tag(s) bdsm. Cliquez ici pour créer votre module.
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Le cliquodrome
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