Rue Bricabrac

Yoyo

Rue Bricabrac, bdsm, masturbation
photo ṪṦϘ

M*** s'est approché de mon sexe qu'il a dévoré jusqu'à ce que sa soif s'étanche et que j'arrive à l'orée de l'orgasme.
Là, il s'est éloigné, à posé sa joue contre ma cuisse, a proféré des douces menaces tout en m'empêchant de serrer les jambes, ou de glisser une main.

Quand l'idée de l'orgasme s'est retirée suffisamment loin, il a recommencé le même jeu, mon plaisir à venir comme un yoyo.

Fort - Da.

Pour me faire monter plus vite, il torturait mes seins tout en continuant de jouer de sa langue entre mes lèvres.

Fort - Da

Au bout d'un temps, je ne sais le compter, j'étais languide, pantelante, désarmée. Une crêpe... qu'il a retournée vivement, sèchement. Avec les mêmes conscience et constance, il a fouetté mon verso.

Fort - Oui

Les coups de plus en forts m'ont plaquée contre le matelas, et ces frottements pourtant si légers sur mon sexe agacé m'ont procuré au centuple le plaisir qu'il m'avait refusé.

Fort - Oui



Perdre pied

Rue Bricabrac, bdsm, tranquillité
photo Christian Marogg

Que cherchez-vous dans le bdsm ?

JE n'ai pas réfléchi. J'ai répondu, immédiatement, instinctivement.
La tranquillité !
C'est le mot. Au-delà de l'abandon, du lâcher-prise, du subspace (dont il faudra bien un jour se demander si ce n'est pas du bourrage de crâne de soumise ou de la légende urbaine de dominateur), de la jouissance, de la transe. La tranquillité. En toute simplicité.

Quand, et cela est arrivé suffisamment souvent dans ma vie (c'est à dire 5 ou 6 fois) pour que je pense que cela puisse encore arriver une 7e (et dernière ?), je rencontre un d'homme qui colle, aussi singulières soient nos relations (je n'ai jamais croisé deux fois le même type de d'homme, même si dans les grandes lignes, et je n'ai jamais reproduit un scénario type, même si...), je trouvais cette tranquillité. Celle d'un moi qui aurait oublié l'angoisse, le contrôle, l'inquiétude, le spleen. Celle d'un ça repu temporairement. Celle d'un surmoi aux abonnés absents.

Quiétude de me remettre entre ses mains, entre ses liens. La jouissance de mon corps devenait sienne. Mes mots (criés ou pleurés ou murmurés) étaient ceux qu'il avait envie que je dise et qui fusaient, ordonnés par ses impulsions, scandés par ses pulsions. Mes rires, mes soupirs, mes prières également.

Sérénité de voir mes pensées tourbillonner sans aucun sens, m'envoyant des images écarlates comme un soir de fête, déchirant de leur lumière bordélique mes yeux clos, tournoyant tant et plus que j'en perds la tête, tandis que mes sens s'affutent.

Calme sous la douleur qui me remplit, me nourrit, me surprend, m'attise, m'aiguise, qui m'aspire dans sa spirale vicieuse et délicieuse, que j'essaie d'apprivoiser, à la rencontre de quoi je vais, qui est immédiatement suivie d'une bouffée de volupté mouillée.

Lui appartenir ? Je ne sais pas. Je ne crois pas cela possible. Gardons raison. Mais ne plus m'appartenir, ça oui, j'en suis sûre. Redevenir ce que je n'ai jamais été et que je ne peux donc nommer. Ni enfant, ni animale, même si ça peut y ressembler.

Tranquille.
Enfin apaisée.
Jusqu'à ce que les flammes renaissent et réclament un feu plus infernal pour s'éteindre.

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Hématomes crochus

Rue Bricabrac, bdsm, bleus

IL n'aime pas le bleu, ou le bleu ne l'aime pas, ou les deux. En tube ou en poudre.

De ses dents dans ma chair complaisante et abondante, de ses doigts en crabe sur mes tétons, avec insistance, persévérance, il me fait des noirs.
Qu'on appelle bleus.
Et qui ne sont ni noirs ni bleus.

(J'ai cherché, il n'y a pas de belles photos d'hématomes, pour employer la terminologie dépoétisée de la médecine. Il en a de superbes de femmes fouettées parfois avec une cruauté écarlate, mais pas de bleus. Elles ressemblent toutes à des pièces à conviction sur le bureau d'un commissaire.)

J'ai souvent aimé être (ou imaginer être) une toile sur laquelle on écrirait ou peindrait. C'est P***, le premier du nom (du moins dans ma vie sexuelle) qui m'a appris à aimer les marques tant il les aimait lui-même. Je l'ai rencontré à la sortie d'une relation avec H*** qui m'en laissait tellement qu'elles mettaient une semaine à passer, que j'avais dû acheter un maillot de bain à petites jambettes pour continuer à nager sans jouer les exhibs. Ces marques alors me gênaient, témoins de ma condition, que je n'assumais pas encore totalement, tellement en fracture avec ce que je pensais. P*** avait eu une manière de parler de ces marques, de les caresser, de les aimer, de chercher à en faire de belles que j'acceptais ses coups avec la boucle de la ceinture (de sa main, celles-ci n'étaient pas aussi féroces qu'on aurait pu croire). Il ne trouvait pas la boucle de ceinture sexy, juste les marques qu'elles laissaient. Et je ne me suis jamais sentie maltraitée par ces coups-là.
Il ne s'agissait pas d'un concours d'intensité, mais d'esthétique. Si l'on peut dire.

Il a mordu, aussi fort que possible, aussi longtemps que tenable. Et ailleurs. Encore ailleurs. Sans doute par là-bas aussi.

Je ne me suis pas regardée, je me suis endormie.

Le lendemain, surprise. Mon corps, qui sait si bien somatiser, qui déclenche les maux les plus baroques sans autre forme de procès, m'avait réservé une nouveauté. J'ai dans le haut du bras gauche (et du droit aussi, mais dans une moindre mesure) un "noir" qui m'interdit de dévêtir mes bras. Je ne l'ai pas vu tout de suite, ou plutôt, je ne l'ai pas senti. C'est noir, grand, moche, violent. Mais ça ne fait pas mal. Il faut appuyer très fort pour sentir un rien. Si ça se trouve, c'est l'appui qui fait ce petit mal. J'en ai d'ailleurs deux autres dans le dos, tout aussi insensibles. J'ai eu bêtement mal pendant l'action, désagréablement, mais là, rien. Nib. Macache bono.
Je me souviens que le lendemain, le surlendemain, et encore un ou deux jours par dessus, après certaines nuits de pleine lune et de chaleur rousse, le simple fait de porter un pull ravivait souvenirs et douleurs exquises, et m'asseoir était une douce torture.

J'écoute ce que me raconte mon corps. Et je cherche aussi une paire de manches pour demain soir. Parce que là, ça ne ressemble vraiment pas à la compil Tom of Finland de chez Taschen qui me serait tombée dessus, trop grande qu'elle était pour la Billy de base. Un prothésiste dentaire pourrait même en tirer deux gouttières sans avoir besoin du bonhomme. Juste le bleu. Noir.

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
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aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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