Rue Bricabrac

La tentation du store vénitien

P., parfois également connu sous le nom de code de gougnafier, pour le différencier de dominamant, m'envoie quelques clichés dénichés je ne sais où sur la toile, tout en me demandant des nouvelles de mon endorfinolorissement.

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Malgré la mauvaise qualité des photos, peut-être à cause de ce rendu médiocre, je suis littéralement hypnotisée par ce store, à la fois écran d'un théâtre d'ombres et magicien qui griffure la lumière. Il y a quelque chose de pas naturel, comme les images d'un rêve.
Et cette canne, quatrième personnage, qui s'apprête aussi à laisser, en chaleur rougeoyante, d'autres rais sur les fesses en chair de cette femme.
Comme un écho.

Et si le store servait de modèle et le cul de toile prête à un facsimilé ? Un rouge pour un noir ? Une marque par ombre ? Le store est le patron, la peau le canevas.

J'ai envie d'un store, de multiples lamelles, d'une canne, de deux hommes, de peau blanche pas pour lontemps, de sifflement, de soleil, de Venise.

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Il faut qu'une porte

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photo Face It

Ce pourrait être un rêve récurrent qui emprunterait la forme d'une scène d'Alphaville. Un couloir, des portes. Derrière chaque porte, un tourment, un bourreau, sans doute. Les portes sont les mêmes, en tout cas vierges de tout indice. Mais l'inconnu qu'elles cachent est à chaque fois différent.
Dans les jeux bdsm, et j'insiste sur le mot jeu, l'inconnu est un acteur majeur. Il mériterait presque une majuscule pour le différencier du petit inconnu, être humain ou niaiserie. L'inconnu polymorphe dont je parle n'a ni chair, ni sang, ni coeur, ni os.
Qui ? Toi (ou un autre, qui te représente).
Quoi ? Une exquise souffrance.
Comment ? Quand ? Pourquoi ? Par qui ? L'inconnu est là. L'inconnu, cet immatériel compagnon qui dans sa besace abrite pêle-mêle bandeau, piment, silence. L'inconnu tient la chandelle, en lâche 36, souffle le frisson. L'inconnu, artificier des surprises, champion du contre-pied, coquin de la fausse piste.

(Ce soir, serais-je rudement attachée à la massive table du salon comme un papillon épinglé sur du feutre ? Vas-tu me fendre avec ton sexe ou ta main ? Me brûler à la badine ou à la bougie ?)

Mais dans un corridor, avec tant de (ou même trois seulement) portes à ma disposition, j'ai l'illusion, et le poids, du choix. Un choix en aveugle, mais un choix.
Et si la pièce est vide, vertige de damiers noirs et blancs, c'est moi qui serait en échec.

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Embobinée

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photo Craig Morey

Prends ton temps. Le mien t'appartient déjà. Suspends-le, étire-le, dilate-le. Fais-lui ce que tu aimes me faire. Installons-nous dans la durée. Mieux, abolis-le, tue-le, oublie-le, ce temps qui mange notre plaisir.
Il y a tant de mètres de chanvre qui t'attendent, et des bougies tendres à longues mèches.

Mes jambes disparaissent, mes bras aussi, tout comme ma bouche et mes yeux. L'entourage a pris le dessus, je suis dessous, comme une bobèche. Il ne reste visible de moi que les parties les plus redondantes, quatre balles de chair qui bondissent sous le corset des cordes.

Je suis comme dans un cocon prison. C'est réconfortant de ne pouvoir marcher, parler, voir, toucher. Je suis vulnérable et insouciante. Ce qui était le but.

Comme une cible au centre de la pièce, voguant en toupie au gré des mouvements de la corde qui me tient en équilibre, je reçois pareillement désarmée caresses ou claques.
Commence doucement s'il te plaît, échauffe-moi progressivement, surprends-moi d'une mèche sèche, imagine ma peau comme un nuancier dont il faut respecter les degrés, ma chair comme une pâte qui faut travailler en profondeur. Mesure au fur, à la brûlure extérieure sous ta paume, l'endolorissement des muscles.

Je t'en supplie, aide-moi à dépasser l'agacement des premiers coups, emporte-moi dans ton rêve de dom et laisse-toi enlever par les sensations paradoxales, fais-toi du bien en me faisant du mal, fais-moi bien mal, fais-moi ce mal qui fait du bien, qui nous fait du bien, allons vers un épuisement mutuel, un étourdissement commun, jusqu'à ce qu'enfin apaisés, nos corps collés par des liqueurs d'humeur, nos oreilles résonnent encore longtemps de gémissement et de sifflements.

Mais pour le moment, il faut oublier montre et fatigue, et m'enserrer dans cette grosse ficelle pas encore assez douce. J'en ai déjà le tournis.

Emballe-toi.
Embobine-moi.
Emballe-moi.

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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