Rue Bricabrac

Mange-moi

Cannibale, animal, on est mal, je t'aime je te mange, je fusionne par chair interposée, je bois dans ton verre, je connais tes pensées, tu grignotes mon épiderme, je deviens tienne.
Cannibale, c'est plus de la balle que vampire, connoté parasite, qui prosélyte, suce toutes canines dehors sa proie (souvent vierge, ce qui relève de nos jours du rêve le plus fou) avant de l'abandonner exsangue à l'errance éternelle. Un cannibale, pas Hannibal, il a de l'amour à revendre, à voler et à donner, à échanger et à boulotter. Peut-être est-ce pour cela qu'il les aime un peu boulottes, girondes pour mieux tourner autour, l'aile ou la fesse, l'échine ou le nichon, la hanche ou le jambon.
Il ficelle des proies comme un rôti, et pour égarer l'ennemi, il nomme cela shibari. Elle rira la dernière, l'amour attaché, c'est celui qu'elle préfère, l'anthropophage ne lui fait pas peur, elle est boulimique de ses coups de dents.
Mes tétons en apéro, qui roulent entre tes dents, ta langue fera office de glaçon. Liqueur blanche de plaisir, consommé velouté, ta bouche, symétrique à la mienne qui te bâfre, hampe de chair happée comme une gelati à deux boules. Nous ne nous ferons pas de sushis, après tout, c'est pour de faux, nous ne sommes pas piranhas, même si parfois, le cramé l'emporte sur le braisé, sous tes mots crus, je cuis, cuisses rôties et côtes meurtries.

Rue Bricabrac, cannibale

Vuk Cosic

Cochon de lait qui s'en dédie, sois mon indien et je te taillerai une plume, squaw appliquée et vorace. Croque-madame moi, monsieur. Sur l'air d'Alouette, becte-moi des lobes aux orteils.
Je mijote, fais-moi revenir et sauter encore, j'aime fricoter avec toi.
J'ai faim.


Selon certaines études, ce lundi serait le jour le plus déprimant de l'année. J'espère avoir contribué à alléger un peu l'ambiance.

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Une bonne fessée

Une bonne fessée

Il y a des jours, des soirs, des aprèmes, où il fait bon de revenir aux fondamentaux. Et mon fondamental, bien nommé, trop bien nommé, c'est la fessée (sur quoi toutes mes pratiques, on va dire bdsm par commodité, sont fondées, et qui se passent principalement sur mon fondement). La bonne vieille fessée des familles (quoique la mienne n'a jamais usé de ce châtiment, préférant la parole à la volée, et jamais je n'ai regretté cette option d'éducation ni même fantasmé sur des jeux de rôles père/fille), la fessée classique et indémodable (la petite robe noire du sm en somme), en travers des genoux, à la main, celle qui fait des bruits clairs et des marques sombres, celles qui fait rire autant que crier, celle qui rassure autant qu'elle réchauffe, celle qui agace comme elle excite, celle qui se passe trop près du sexe pour n'en faire point partie.

Rue Bricabrac, fessée, Red Charls

Photo Red Charls

Parce que tout a commencé par l'envie d'une fessée. Et que l'envie n'est jamais partie. Ni après cent, ni après mille, ni après dix mille. Le seul mot me fait encore frémir, mouiller, espérer, échaffauder, réclamer. Quand la nuit, j'en rêve, j'ai un orgasme dans mon sommeil. Je pourrais oublier les chats à douze queues (à vrai dire, je n'en ai pas encore tâté, il est quelque part en chemin vers ma ville) et les bondages, le collier et les échass^Wescarpins, ta queue baillon qui m'oblige à l'ouvrir pour la fermer enfin ou tes doigts curieux fouillant mon sexe baillant dans des clapotis délicieusemnt obscènes, mais la fessée, je ne saurais m'en passer. Basculée la tête au sol et le sang battant dans mes tempes ou plus douilettement étalée sur le lit, ton sexe dur sous mon ventre, tes cuisses maintenant les miennes ou mes jambes affolées comme des pattes folles, mes mains en liberté de taper rageusement du poing ou mes poignets dans ta pogne, ou même sens dessus-dessous, en chandelle, dans un affollement de la géographie et des sens, c'est la fessée que je préfère. Et la ouate dans laquelle elle me plonge.

C'est peau contre peau qu'elle se donne, sans intermédiaire de bois, de latex ou de cuir, avec toutes les sensualités et quelque chose d'artistique. En bas couture ou collant roulotté dans le creux poplité, en déshabillé de soie ou à oualpé, elle est fusionnelle, et comme les cordes d'un instrument de musique, elle permet aux deux corps de vibrer à l'unisson. La main écoute, la fesse parle, le rythme et ses modulations s'imposent d'eux-mêmes, comme une pluie qui passe de crachin à orage, elle se juge à l'œil, forty shades of red, elle se jauge à l'oreille, les supplications de la suppliciée, combien d'octaves pour une plainte ?

Rue Bricabrac, fessée, Red Charls

Photo Red Charls

Sous une fessée, sur ces cm3 dodus et moelleux qu'on appelle valseur, démarre une danse qui se termine à la pointe des cheveux, au bout des doigts. Le centre de gravité devient cercle d'allégresse, le fondement concordat de saveurs tactiles, les globes des mappemondes de sensations contradictoires et radieuses. L'arrière-train mène le bal, le corps se met à son diapason. Elle ne dure jamais assez longtemps, même si je râle et mendie le temps de reprendre mon souffle. Le stop ne veut pas dire arrête, il signifie encore. Une goulée d'air et la batterie peut reprendre. Je veux toujours plus de tes mains, lourdes et lentes comme un cheval au trot qui prendrait mon siège pour un manège viennois. De séant, j'exige d'un mouvement de reins une averse à dix doigts, quitte à me boucher les oreilles pour fuir le tapage de grêle. Je veux de la colère sur mon pétard, un incendie au panier, je veux une lune qui éclaire la nuit de sa lanterne rouge.
Je veux une bonne fessée.

Les images viennent toutes de la galerie La place rouge de Red Charls. Un site ode aux rutilances callipyges. Que je lie de ce pas, parce que ça donne trop envie. Envie de fessée, bien sûr. (Ou envie de fesser, tout dépend de quel côté on se situe.)

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aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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