Rue Bricabrac

Coups de dés

Tu fais rouler les dés sur mes reins au garde-à-vous.
Des dés de toutes couleurs aux facettes multiples. Six, comme au 421, mais aussi douze, dix-huit, vingt, des dés de jeux de rôle. J'endosse celui qui me va le mieux, maso, et qui sait te dérider. Je suis à la fois la table à jouer, celle que tu roueras de coups consentis, celle qui roulera pour fuir après avoir rué d'importance. Ce qui fait rouler les dés, la soirée va se prolonger.
D'un coup de dé, le jeu est décidé. Parfois tu les additionnes et te saisis de l'instrument de ton choix. D'autres, tu décides que le dodécaèdre permettra de choisir l'instrument, le cube de marquer les minutes, et les restants, selon ton bon plaisir, qui sait si tu ne les multiplieras pas un jour. C'est formidablemet excitant de savoir que le jeu et le hasard décident de ma correction.
Tu fais rouler les dés sur ma croupe cramoisie et défaite.

Rue Bricabrac, bdsm, hasard, Catherine Jamieson

Photo Catherine Jamieson
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B(otanique)DSM

Cela ne dure que quelques jours chaque année, pendant la chute des feuilles. Sauf que ce ne sont pas des feuilles. Les feuilles, pennées, sont tombées en avant-garde. Ne restent que ces pétioles (si tant est qu'il s'agisse de pétioles et non de tiges) de ce que j'appelle peut-être à tort acacia (il en existe tant d'espèces que si ça se trouve, c'est l'une d'entre elles. Peu importe. Enfin, si, toute information sera la bienvenue. Mais je ne parle pas vraiment de botanique, comme d'habitude, tout converge (encore un mot bien placé) vers le bdsm.

Rue Bricabrac, bdsm, verges

On trouve ces arbres dans les villes, à foison. Il suffit de se baisser pour ramasser (on ne remerciera jamais assez les concierges de se soustraire à l'obligation de balayer les trottoirs devant leurs immeubles), ces cinglantes badines qui font vite un bouquet, vertes verges. Et comme dit le proverbe, changement de fouettage réjouit les masos.

A celle qui me souhaitait en guise de bon week-end et de tout son coeur des fesses bleues (de peur ? de froid ? ), je dois avouer qu'"il" a un peu triché, la bougie était marine. Mais la fin de semaine ne se termine que demain aux aurores (qui sont roses comme chacun sait).

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Le collant déchiré

Il n'aimait pas (doux euphémisme) les collants. Comme souvent les dominateurs qui aiment toujours porter haut le flambeau du porte-jarretelles et autres fétiches féminissimes désuets.
Pourtant, ce jour-là, il m'avait demandée de l'attendre exclusivement vêtue d'un collant, me prévenant que le vêtement allait être sacrifié (son côté économe, très panier de la ménagère) sur l'autel bdsm, se proposant même de me fournir la chose habituellement innommable, achetée sur ses deniers.

Rue Bricabrac, bdsm, sm, collant

Je me suis exécutée, glissée dans le nylon fumé jusqu'à la taille, j'ai pris sa position favorite, courbée sur la table, les seins écrasés sur le bois, les jambes écartées pieds à pieds, les yeux bandés par mes propres soins, et je l'ai attendu, avec cet habituel frémissement délicieux de peur, ne sachant pas quel tour il me réservait, et pressée du premier contact, seul capable de briser cette électricité.

Le toucher a été polaire, métallique, tranchant. Muni de ciseaux, il a entrepris, effleurant ma peau sans jamais lui infliger la moindre égratignure, de découper le collant. Aux endroits stratégiques, laissant couvert mon creux poplité et mon astragale. Une fesse, ma fente, l'autre fesse. Parfois, d'une main impérieuse et impatiente, il agrandissait la découpe, le tissu crissait, je frémissais. Et de nouveau, le froid de l'acier, dont je découvrais pour la première fois, les vertus excitantes. Jusqu'au bruit sec des lames qui se referment, ce son particulier qui ne ressemble à aucun autre, que l'on pouvait entendre dans les ateliers de couturière, un son clair et grave que je n'oublierai jamais.

Je n'ai joué avec personne d'autre au collant découpé. Je ne le regrette pas, je ne cherche pas à reproduire avec des hommes interchangeables des situations passées, fussent-elles plaisantes. Je préfère inventer des nouveaux rites, leur laisser la mise en scène des petits cailloux blanc que je sème, créer ensemble des nouveaux jeux, on ne dira jamais assez le goût des premières fois, même si, plus petit commun dénominateur, il s'agira toujours de panpan cucul et fariboles de cet acabit.
Mais je regrette l'attouchement inoxydable.
Je comprends, qu'en lieu de fouet ou de cravache pour disperser en confettis la cire des bougies, certains aiment sentir une lame émoulue détacher les larmes écarlates de leur peau.
Un couteau affilé, affûté, chirurgical, pour une cérémonie barbare sans table de dissection.
Alors de nouveau, sur ma peau, l'acier glacé.

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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