Rue Bricabrac

Un jour sans

Rue Bricabrac, bdsm, mannequin
Myla Kent

DE plus en plus souvent, des envies comme ça, être sage comme cette image, animale comme cette représentation, pas de bois mais de ce plâtre qui se laisse battre sans s'émouvoir, juste assez fragile pour avoir droit à tous les (autres) égards, une poupée aux yeux qui ne se ferment pas quand on la couche et à la bouche prête à feuler si on la touche.

Prête pour une histoire sans paroles, sans pensées, sans affects.



Sabbat, ça bat

Rue Bricabrac, bdsm, mot à maux
Edgar Degas

NOS festins sont mes fesses teintes.
Tu me bats amour, mon dos lacéré adosse ta conviction.
Je pleure pour étancher ta soif.

Ma peau brûle de ton feu intérieur.
Mes rougeurs t'éclairent et t'allument.
Mes cris et mes suppliques te nourrissent.

Nos sabbats sont des balthazars.
Mes marques sont celles de ton affection.
Tes mots sont mes onguents réparateurs.

Tu n'as pas peur des mots, je n'ai pas peur des maux, rimons ensemble, sans oublier d'en rire, comme des enfants pas sages, des ados sauvages. Dans notre outre-monde, univers d'outrance, nous sommes les animaux rois d'une jungle où je t'autorise à jongler avec mon corps.



Un zeste de frangin

Rue Bricabrac, bdsm, inceste

LES parfumeries à succursales multiples ont le chic pour jouer des codes.
Et non pas des digicodes, puisque c'est une clé chauffée au rouge brillante comme son rubis qui invite à décliner des plaisirs pivoines.

La clé, tout est là.

Je ne suis qu'une serrure. Une serrure dont les ressorts semblent sans cesse en mouvement tant que je ne sais pas les appréhender, tant je ne peux en donner la combinaison, tant personne ne semble pouvoir en trouver la clé.

Passent des hommes qui ne font pas cherrer la bobinette malgré leur souci de ferrer la môminette. Pourquoi pas eux ? Point ne le sais. La vibration n'est pas au rendez-vous, l'onde ne passe pas. Ça ne résonne pas, il n'y a pas de raison.

Un jour, il arrive comme un fol axiome. Mes mots sont dans ses pensées. Ses pensées, je les ai mises en mots avant qu'il ne me les confie. On vogue, euphoriques et incrédules, sur une même vague, en attendant de pouvoir enfin trouver nos désaccords, pour jouer et jouter dans un bras de fer verbal et des éclats de voix.
D'ici là, les deux enfants uniques pourront ensemble commettre l'inceste fraternel rêvé depuis toujours.
Frappe-moi comme si j'étais ta soeur. Baise-moi comme si j'étais ta soeur. Ainsi traitée, je deviendrai vraiment ta soeur, unie à toi dans et par les cris et le foutre.
Je rougirai de plaisir, pas de honte.

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J'ai chaud de toi

Rue Bricabrac, bdsm, chaleur
MFayre

JE lui parlais des coups et des caresses, ces deux faces, pour moi, d'une même action.
A l'exception près qu'un jeudi après-midi, en buvant un thé à la menthe avec des amies en sortant du hammam, on peut dire à la cantonade "mmmmm, je n'ai qu'une envie là, c'est de rentrer et que mon amoureux me couvre de câlins pendant des heures" et elles approuveront ce désir. En revanche, si je dis la même chose en manifestant mon envie qu'il profite de ma langueur molle pour me rouer de coups jusqu'à ce que je sois vraiment moulue, alors là, je n'ose penser à ce qui traversera leurs regards. (Si ça se trouve, j'ai tort, elles pensent à la même chose.)

Il m'a dit

Dans les deux cas, on entoure. Et il y a de chaleur.

C'est cela.

J'étais éteinte, tu m'as embrasée d'une étreinte. Tes mots qui caressent laissent imaginer combien cinglants seront les coups, et il me faut rêver que ta cruauté future sera à l'aune de ta tendresse présente.

Il m'a dit

Je veux vous voir doulheureuse.

J'aime tes mots valises. Je t'ai parlé du sac à malices resté dans le boxe, des crémaillères, des tawses, du chat à neuf queues et de l'autre à rayures, et de l'ex-baba cool qui travaillait si bien le cuir.

Il m'a dit

Tout en moi te tutoie.

Moi aussi, je l'avoue, à vous-toi, cela faisait un moment que je te tutoyais, comme une évidence.



Madeleine est revenue

Rue Bricabrac, bdsm, surréalisme
Luxure - Clovis Trouille

J'AI fait mentir mon nom de guerre : j'ai rangé ma bibliothèque. C'était un sacré bazar, il faut le reconnaître. Doublé d'un nid à poussière. Trois lombaires au champ d'honneur et la surprise de découvrir mon nez toujours en place malgré des éternuements dignes de la saison des foins plus tard, tomba ma récompense.

Sous la forme de la page 245, une reproduction d'une toile de Molinier, qui essayait de s'échapper d'un petit livre au pâle ocre jaune. Suivie d'un décollement de la 247 : chapitre IV, SADO-MASOCHISME.
Publié en 1971 chez Idées/NRF, il s'agit de l'épuisé Surréalisme et sexualité, de Xavière Gauthier. Je croyais l'avoir prêté, perdu, je l'avais pleuré. Je n'imaginais pas le feuilleter à nouveau.

Ce livre a été essentiel dans ma vie. J'avais presque 17 ans, tous mes fantasmes encore intacts, j'oscillais entre un très précis et douloureux sentiment d'anormalité et un solide sentiment de singularité et d'exception. Ce n'était pas le mouvement féministe qui allait me réconcilier avec cette sexualité tellement différente que personne n'en parlait. La liberté sexuelle n'allait pas jusqu'aux "perversions" (peu de temps avant, faire l'amour sans penser à procréer en était aussi une, de perversion). Et voilà que cette femme, professeure, féministe, militante, abordait, à travers les surréalistes, l'Éros sous toutes ses formes. Bien que j'ai tout lu de la première à la dernière page, certaines parties des 247 et suivantes ont supporté mes masturbations (je n'avais besoin que de lire et de serrer les cuisses, look mom, no hands) quotidiennes.

La croupe frémissante se contractait spasmodiquement.

Et toujours dans le même Desnos

La croupe sonore avait été cinglée par le plat de la main et ses muscles seraient bleus le lendemain.

J'étais fascinée par Luxure, un tableau de Clovis Trouille, et son Dolmancé a affirmé mon goût fétichiste pour les costumes XVIIIe, les costumes masculins.

J'aimais déjà les surréalistes. Ils m'ont aidée à aimer ma sexualité. Je me suis mise à en lire certains en pensant trouver mille et un récits de verges, et j'ai découvert des univers littéraires tellement séduisants.
De ces émois restent des paillettes d'orgasmes et des pages de mots. Et c'est aussi depuis Surréalisme et Sexualité que je sais que sans les mots, les maux ne sont rien.
Je peux faire l'amour comme on fait la guerre. Je peux accepter qu'on me fasse l'amour comme on commet un crime.

Ma madeleine aujourd’hui se prénomme Xavière.



Parole de maso !

Rue Bricabrac, bdsm, masochiste
D.R.

HÉLAS, on ne trouve pas ce dessin chez Leroy Merlin à qui MissTic a vendu son pochoir. Il aurait fait une belle tête de lit.



SM...S

Rue Bricabrac, bdsm, écriture
D.R.

Monsieur m'az attaché les jambes et les bras j'ai du ramper juska la porte d'entrée pour ke ceux ki passe sache kil se cachait une chienne derriere la porte.

Il n'y a pas à tortiller, les récits ainsi troussés, ça ne donne pas envie. En même temps, si Monsieur a oublié de la détacher, écrire avec le menton, c'est certainement un handicap. Ouah alors !

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Larmes d'Eros

Chères soumises
Si on se réunit Place de l’étoile le 11 novembre pour ranimer la flamme en hommage aux soldats disparus, que pensez vous de l’idée de se réunir un soir (date à fixer) pour verser dans la Seine quelques gouttes en mémoire de nos larmes inconnues, disparues au champs d’honneur de nos moments de bonheur ?

J'AI lu cela tout à l'heure, et cela m'a touché. Je me suis demandée si les larmes de soumises coulaient plus fort ou pesaient plus lourd que celles des femmes vanilles plaquées, méprisées, oubliées. Goethe a dit quelque chose comme "quand on aime, on n'aime qu'une fois" ou "on reconnaît le grand amour à ce qu'il n'arrive qu'une fois", j'ai un peu oublié. Mais à chaque fois qu'on pleure d'amour, c'est comme si c'était la première fois parce qu'à chaque fois qu'on aime, sincèrement ou non, c'est aussi comme la première fois. Et la soumise, c'est dans le package, a besoin d'aimer. Corzéame même que. À donf' quoi.

Je ne suis pas soumise, mais je sais quel est l'investissement dans une relation, a fortiori si elle est D/s puisque dans le lien de dépendance, pas seulement amoureux, est dans ses prémices mêmes, dans ses fondements. Alors forcément, la rupture est un monde qui s'écroule. Mais n'est-ce pas le principe même de toute rupture et du deuil qu'elle entraîne ?

Rue Bricabrac, bdsm, larmes
photo Lionel Bodilis

Quand on pleure, et les enfants le savent bien, notre chagrin est le plus gros du monde. Sauf de celui de Soraya bien sûr. Et je sais de quoi je parle, je suis une grande pleureuse, j'ai la larme facile, abondante, un caractère chagrin et comme m'a dit le premier homme de ma vie, "tu me fais penser à l'héroïne d'un mauvais roman russe.". C'était méchant, mais parfaitement visé. Je pleure plus que nécessaire, peut-être est-ce parce que je bois beaucoup d'eau, faut bien éliminer. Qu'on pleure l'amour perdu (il est vrai que dans tout ce qui touche aux sexualités particulières, on se dit en prime que cela va être une sacrée galère que de retrouver le complément de sujet direct, minorité oblige). Je crois que la mère de famille, la chômeuse, l'accidentée, la cancéreuse et la soumise pleurent toutes les mêmes larmes. Qu'elles sont soeurs en douleur et en grandes eaux (on peut mettre cela au masculin, c'est juste que je parle mieux au féminin).

La perte du bonheur est une déchirure qui n'est pas soluble dans l'eau salée. Le bonheur a plusieurs noms, visages, formes. Quand il part, c'est l'horreur. Alors, sans réunions, on fait le bouchon sur la vague salée. En attendant de pleurer à chaudes larmes sous la brûlure du fouet.


Édit du 22 novembre : Oyez, oyez !
Comme tous ceux qui lisent les commentaires l'ont remarqué, l'auteure des lignes sus-citées est a.mateuse, et son texte (qui est nettement plus long que les trois lignes que je lui ai subtilisées) ayant été publié sur sensationsm, site privé, payant, et à destination d'adultes majeurs capables de se créer un login et un mot de passe, la convention de Berne ne s'applique pas.
J'espère que la plaignante (au sens de "qui est allée se plaindre pour vol de prose et recel de syllabes) sera rassérénée, et longue vie à sensationsm.
(Et qu'on me fouette sévèrement pour avoir ainsi bafoué un auteur vivant !)

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Le collier au cou

Rue Bricabrac, bdsm, collier Si un jour, quelqu'un, qui ne s'appellera pas maître, faut pas déconner, veut me passer le collier au cou et plus seulement la corde à la taille, je verrais bien quelque chose dans le genre de cette chaîne oversized de la maison Margiela.
(Juste pour le plaisir geek, il faut absolument aller voir le site de Margiela qui est un modèle d'humour informatique.)
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Miscellanées liées de novembre

Rue Bricabrac, bdsm, miscellanées
photo Rankin

QUATRE des huit parfums (le sex-toy étant porteur, il y a une expansion du marché en ce moment qui permet de trouver tout et n'importe quoi) de ce retardateur (sans doute une crème genre Emla, ou d'un quelconque menthol fugacement désensibilisant) sont liés à l'alcool. Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux proposer à l'éjaculateur précoce quelques mojitos ou coupettes (disclaimeur : l'alcool est mauvais, trois verres etc., ne pas abuser, femmes enceintes, Borloo, toussa...) afin de le ralentir sans lui faire l'insulte de lui enduire le sexe d'un produit qui met le doigt (et pas seulement) sur son big bog problème, ce qui suppose par dessus le marché une manipulation qui le fera partir avant même que l'onguent n'exécute son effet supposé (et je ne moque pas, j'en ai connu un dans ma vie, j'étais amoureuse en plus, c'était un calvaire, encore plus pour lui que pour moi, un simple baiser et quelques caresses à peine préliminaires et pouf, fini).

Une enquête récente a expliqué pourquoi l'homme préférait à toutes les couleurs le rouge (Desmond Morris dans "Le zoo humain" avait déjà donné les mêmes pistes) dont on se colle du lipstick Russian Red de chez M.A.C., oui, le même que Dita, pour rappeler aux hommes que s'ils s'y prennent bien, on aura les tétons, les aréoles et les autres lèvres pareillement cramoisies, et pour les bdsmeurs, ce seront des parties du corps encore plus étendues, tout comme la guenon en chaleur). Mézalors, que dire des si tentateurs et sensationnels bas noirs ? (Dommage que ce site ne soit plus maintenu, il était beau, pertinent, coquin, intelligent, évident quoi.)

Le lien de cul explicite, il en faut, c'est Public Disgrace, pour tous ceux, dont je ne suis pas, qui fantasment sur l'humiliation publique. Quelques teasers gratos, le reste évidemment contre rétribution. Ces images qui choquent et font débat entre sites pourtant bien dessalés prouvent que quand les États-Unis ne sont pas puritains, ils y vont à fond.

Enfin, le titre de "marquis du mois" revient à l'auteur de cette précision

Homme dominateur, voyant le BDSM comme un pigment de la relation

On peut choisir la couleur ? (Oui, moi aussi je lapsusse, ce qui n'est pas une raison pour ne pas se moquer des autres. Nomého.)



La Corée plutôt que Gorée

C'EST un film dont on parle beaucoup, toujours, dans le microcosme en tout cas, qui est passé comme un éclair dans les salles au siècle dernier, en 1999, qu'on doit à Jang Sun-woo et pouvoir revoir dans des endroits comme "L'étrange festival". Gotijmal, mensonges, traduit en français par Fantasmes, plus accrocheur.
Ce qui se passe dans le film, une relation sm pure et dure, mais sans folklore, entre une jeune fille et un homme plus âgé vient se superposer comme und décalcomanie sur l'histoire du tournage où rien n'a été simulé, un tournage qui ressemble parfois à un reportage et qui raconte une liaison sado-masochiste on ne peut plus joyeuse. Et c'est cette joie que j'ai aimée.
Même si elle ne dure pas éternellement.

Comme le dimanche, quand j'étais petite, et que je me sens très petite ces jours-ci, il y avait ciné-club, je reproduis le truc, tout en restant en thème. (Alors que le film; par sa construction même et son goût des longs plans séquences ne mérite pas pareil saucissonnage).

Et parce que j'aime aussi les comédies, le cinéma tchèque, les films en costumes, les stucs et les couronnes qui tiennent aux cheveux, y a une grosse bizarreté .
Et une autre scène de Fantasmes/Lies/Gotijmal ici, mais sans rien à manger.



Dans quelle étagère ?

Rue Bricabrac, bdsm, masochiste
photo John Santerineross

ÇA n'a pas raté. Y en a un qui me demande "Vous êtes masochiste ? Jusqu'à quel niveau ?"
(Et trois autres ont suivi avec des questions du même tonneau, c'est la rentrée sur les sites sm, y a un lâcher de nouveaux dont la candeur déconcerte.)
J'avais commis un blogue, y a longtemps, dans l'exubérance de la jeunesse (celle de mon blogue) et d'un nouveau sujet à traiter. Le sm n'est pas un sport de compétition, ça devait s'appeler. Ce n'est pas non plus un sport tout court. Alors, je ne sais pas jusqu'où je vais, ni à quelle vitesse, ni quelle est l'équation parfaite pour me conduire à l'orgasme. Je ne sais pas combien je suis maso. Je sais juste que je le suis.
C'est peut-être un adjuvant pour les uns, un mode de vie pour d'autres, un succédané de suicide pour des rares.
Si je savais ce que c'est pour moi, je le dirais en quelques phrases lapidaires. Mais je ne le sais toujours pas. Je sais que ce n'est rien de tout ce que je viens d'évoquer, ou alors tout cela ensemble, et à bas bruit, et bien refoulé, parce que je ne me sens rien de tout cela.
C'est la forme qu'a prise ma sexualité il y a terriblement longtemps, quand je ne savais même pas ce qu'était la sexualité, la forme, les trucs en chismes et les mots à plus de deux syllabes.
C'est un jeu, parfois dangereux, toujours excitant. C'est une parenthèse terriblement physique qui me détourne un moment de la réalité. C'est la quatrième dimension. C'est un rollercoaster. C'est la peau à l'envers. C'est les nerfs au bout du bout de la tension. C'est la fusion des corps. Ce sont des résonnances qui s'enlacent. C'est une vibration qu'aucun diapason ne donne. C'est un anneau de Moebius, douleur et douceur, qui est pile, qui est face, bien fol le dira.

Alors, à quel niveau, sincèrement, qu'est-ce que j'en sais !(Et ce que m'en bat l'oeil, surtout...) Si le masochisme est un moyen de transport (amoureux, si possible), ce n'est sûrement pas un ascenseur. Un aérotrain, peut-être.



CRS Latex !

Rue Bricabrac, bdsm, cuissardes
photo Millsawm

EN ces temps de crise, et sans avoir jamais regardé l'émission spéciale pauvres de Julien Courbet, je sais qu'il faut rogner sur tout. C'est ainsi que, passant régulièrement aux abords du musée Rodin (ou de Matignon, comme on le voudra, question de références), que je vois gardé par des armadas de CRS (ont-ils peur pour Camille ou pour François ?), j'ai pensé à ces dominas qui ne peuvent plus s'offrir les tenues de leurs rêves.

Ces messieurs ont la cuissarde intéressante, pour qui affectionne un certain fétichisme gothico-cordonnier. Il y a aussi dans le package des espèces de porte-jarretelles où ils accrochent leurs grenades, mais on peut facilement détourner l'objet. Reste à dissocier les pièces convoitées du bonhomme. J'ai bien regardé (le vélo à ceci de pratique qu'il permet de genre de choses. Surtout aux feux.). Sous le treillis, la plupart d'entre eux, s'ils affichent la mine revêche qui convient à la fonction et aux portes de prison, ne sont pas très impressionnants et certains sont si jeunes qu'on leur pincerait le nez qu'ils en pisseraient du lait.

Mesdames, venez en groupe, conviez quelques dragqueens qui cette fois-ci auront exceptionnellement leurs talons aiguilles à la main, décolletez-vous au moment stratégique, demandez votre chemin puis visez les couilles et servez-vous.

Ne me remerciez pas, j'adore rendre service.

(Pour les provinciaux, j'avoue ne pas connaîtrela localisation précise de tels nids, mais je suis certaine qu'à chaque déplacement de Talonnette 1er ou de l'un de ses courtisans ministres, un grumeau de CRS doit pareillement se trouver dans les parages. Attendre qu'ils se soient calmés après le passage de la CGT et attaquez à l'heure du repos des guerriers.)

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La muscu sur le bout de la langue

Rue Bricabrac, bdsm, oraltrainer
D.R.

TANDIS que j'enfile mon petit ensemble haillon chic de lolita écuyère agace-pissette de chez Betsey Johnson, histoire de lui donner des fourmis dans la main dès que je me pencherai trop bas pour tirer sur mes chaussettes hautes, j'espère qu'il est en plein dans sa séance de muscu linguale, car il n'y a pas que le feu au cul dans la vie... il y a aussi l'eau à la bouche et au bouton.

Ignition !



Tendre les verges...

Rue Bricabrac, bdsm, verges
photo Ghudd

IL n'y a rien de plus délicieux que tendre les verges pour se faire battre.

Sauf peut-être se faire inopinément retourner sur des cuisses solides par un bras rugueux, mais cela n'arrive que dans les rêves.

Tendre les verges, ou quelques roseaux, bambous ou cravache, un peu honteuse parce que tout de même, c'est aussi impudique que, à table, reculer sa chaise et écarter les cuisses en regardant l'homme en face dans les yeux, c'est aussi dévoilant que n'importe quel désir qui se dit, se crie, sans détour.

Tendre les verges, c'est assurer sans susurrer, c'est assumer sans minauder, c'est affirmer sans asservir.

Tendre les verges c'est prendre le risque qu'elles ne soient pas acceptées. Parce que c'est dire à l'autre "Fais-moi ce que je veux".

Il n'y a rien de plus dangereux que tendre les verges pour se faire battre.

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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