Rue Bricabrac

Capotaction

J'IGNORE si Jan Vincenz Krauze, le petit chimiste ci-dessous, commercialisera un jour son invention lépinesque (ça dure depuis deux ans bientôt), et une fois cela en vente, si les messieurs introduiront volontiers leur contondance la plus intime et précieuse pendant 10 à 20 secondes dans une espèce de thermos pour se faire recouvrir de latex, mais le coup de la capote sur mesure qu'on ne risque pas de bousiller avec les ongles où qu'on ne sent pas obligée d'enfiler avec la bouche pour la jouer affranchie (et garder un goût de vieu pneu au fond de la gorge) est suffisament farfelue pour qu'on lui souhaite moult vœux de réussite.

C'était évidemment ma modeste et dérisoire contribution au Sidaction qui, s'il se termine ce soir, ne doit pas faire oublier que le SIDA court toujours, et que ça n'arrive pas qu'aux autres, et que toute forme de sexualité est à risque.

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Sapphotographe

Rue Bricabrac, bdsm, photographie
photo Sappho

J'AI pris hier soir en cours l'émission d'ARTE sur le porno au féminin, et je l'ai malheureusement regardée/écoutée distraitement, occupée à finir le journal du matin ou à essayer de comprendre pourquoi Éric/Fuzz avait été condamné, glanant quelques images ici, apprenant que l'éjaculation faciale était considérée comme humiliante pour la femme (je trouvais cela juste collant en général et enfantin de la part de l'homme, genre j'aime salir mes jouets et j'adore mater mon foutre), écoutant Ovidie et une militante et réalisatrice allemande. Je ne suis pas très cliente de films pornos, mais quelques-unes des scènes que j'ai entraperçues hier soir m'ont excitées. Je me suis même demandée, pourtant farouchement hétérosexuelle parce que j'ai fini par trouver du goût à la pénétration et que la force physique de certains hommes me chavire, si j'aimerais me faire dominer et câliner par une femme, si j'apprécierais de boire entre ses lèvres et de caresser ses seins avec ma joue, ses tétons avec mes cils.
(Il me faut avouer que la brochette d'hommes que je croise en ce moment ayant , je suis prise par un léger ras-le-bol de la gente masculine, entre l'ex passé en coup de vent vérifier que je ne m'étais pas ouvert les veines et qui se cure les oreilles en m'écoutant et l'inconnu, qui le restera, incapable d'aligner douze phrases...)

Je suis toujours gênée quand il s'agit de définir une écriture, ou un style, comme féminin. Je vomis la chick lit, et comme je l'ai dit il y a peu, les blogs de filles me gavent rapidement, les parfums présumés "très féminins" me saoulent... alors que j'adore la compagnie des femmes. En attendant l'occasion de voir les films de Catherine Corringer que j’ai loupés à Créteil (si tu me lis, c'est quand tu veux), je suis allée sur les galeries de Crowgirl (également peintre) regarder des photos sm prises par une femme.

Rue Bricabrac, bdsm, photographie
photo Sappho

Il y a une série, Elle, avec brune, gants, corset, éventail, qui cache pour mieux montrer, à la texture claire et granuleuse qui donne envie de toucher, comme on le fait avec certaines statues, qui s'attache à des détails qui parlent plus de l'abandon que de pornographie.
(Ou n'y vois-je que ce dont j'ai envie ?)
Une vraie et belle sensualité, de la pudeur, de l'évocation. Les corps comme des paysages, et les paysages, perdus et patinés, comme des corps. Le regard de Sappho caresse ses sujets, donne de la vie à l'immobile, et du minéral au vivant.
Des photos qui, si elles ne tutoient pas le sublime de la technique, donnent envie d'aimer.

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Là-bas si j'y suis (piquant !)

Rue Bricabrac, bdsm, porno
photo Selvynbear

PARMI les liens qui mènent vers moi, il y en est un qui revient régulièrement (beaucoup moins que les perles du chat) et qui semble violemment spécialisé dans la chose sexuelle et explicite (et qui est aussi beaucoup mois agréable à feuilleter que les perles du chat). Ce qui m'intrigue, c'est que je ne vois pas comment je suis tombée dedans, je ne m'y suis pas autoréférencée, et quand je m'y cherche, je ne m'y trouve pas, ce qui est troublant dans un premier temps, et dans un second m'ouvre, non point les cuisses, mais un abîme existentiel.

Je l'ai parcouru ce matin, et à défaut me trouver, je ne dois pas avoir les bons mots clés en ce moment, abstinente que je suis, en me demandant si le cadavre était exquis.

Queue noire enorme pour une blonde etroite en anal

Je ne suis pas blonde, même si certains de mes gestes pourraient le laisser penser.

Le con !!!!!!!!!!!!!

L'admirable est évidemment dans les points d'exclamation (13 pile poil, non point à table mais alignés comme à la parade)

Jolie petite chatte mouillée

On y revient toujours. Que d'eau. Qu'on les envoie au Sahel, vite !

Rouquine aux gros nichons se godant

Que voilà de nombreux prérequis.

Une asiatique sexy suce une longue queue, elle la branle, l'avale entièrement jusqu'à ce que le keum déverse son foutre chaud dans sa bouche....

On se croirait au cinéma. (C'est Pierre Bachelet qui chantait Emmanuelle, aussi...)

Une chatte fontaine défoncée au maximum!

Au Sahel, disais-je ! Je salue l'allitération au passage.

Cette fichue belle meuf, munie d'un bas filet et de son collier au cou, a tout pour être une vraie chienne!! Dotée d'un arrière-train parfaitement rond et ferme et de nibards tout à fait radieux, elle a su attirer...

Pour savoir la suite, il faudra l'aide de Google... du croustillant de cette tenue, ça se mérite. Rhôôôô, le cliffhanger qui déchire !

Blonde en corset prete pour la levrette

Han ! Ouah ouah.

Une blondasse super bonne avec un corps parfait et très sexe . Elle a une paire de seins magnifique et un cul bien rond qui n’attend qu’à se faire défoncer.

Les blondasses, c'est toujours comme ça (voir supra)

Mon prof me gode bien à fond

C'est purement éducatif.

Ce qui nous donne mis bout à bout (puisqu'il faut bien se rendre à l'évidence, il s'agit de mettre non pas les bouts mais le gros bout)

Queue noire enorme pour une blonde etroite en anal. Le con !!!!!!!!!!!!! Jolie petite chatte mouillée, Rouquine aux gros nichons se godant, Une asiatique sexy suce une longue queue, elle la branle, l'avale entièrement jusqu'à ce que le keum déverse son foutre chaud dans sa bouche....
Une chatte fontaine défoncée au maximum! Cette fichue belle meuf, munie d'un bas filet et de son collier au cou, a tout pour être une vraie chienne!! Dotée d'un arrière-train parfaitement rond et ferme et de nibards tout à fait radieux, elle a su attirer... Blonde en corset prete pour la levrette, Une blondasse super bonne avec un corps parfait et très sexe . Elle a une paire de seins magnifique et un cul bien rond qui n’attend qu’à se faire défoncer.
Mon prof me gode bien à fond

Ma vie sexuelle, même dans ses élans les plus débridés n'a jamais ressemblé à cela.
Ni mon blogue.
Mais en deux minutes, j'ai bien compris que la blonde défoncée et trempée était une valeur très sûre.

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Viens faire des bulles

Rue Bricabrac, bdsm, bubble girl
Pour jouer avec BB, c'est ici

TOUT commence par cette animation en flash (plutôt drôlement bien ficelée, si j’ose dire, maligne et tout ça) qui fait le tour de fessebouc en ce moment. Et puis, ce "Filles désarticulées en contorsion" dans les mots clés par lesquels quelqu'un est arrivé sur mon blog (pour en repartir aussitôt, je l'avoue, mais si tu reviens, tu l'auras ta fille, et j'arrête rien).

Je ne sais pas s'il parlait de cette bubble girl que j'ai regardée chuter, s'arrêtant dans des postures hallucinantes (d'ailleurs avec Fièvres que j'ai branché illico sur la meuf en bikini, mais sans ailes, nous avons fait un concours de positions le plus sm).

Malgré mes clics, ou peut-être que ceux-là m'aidaient à mieux fouiller la plaie avec le doigt, cette animation me mettait terriblement mal à l'aise.

Elle me rappelle tous ces rêves de chute sans fin que l'on fait enfant, surtout quand on a un peu abusé du dîner. Sauf que dans les rêves, il n'y a pas de bulles. Enfin, il n'y en avait pas dans les miens. Juste un réveil en sursaut qui faisait office de parachute ou de matelas. Seul Icare s'écrase.

Elle me rappelle les récits des soumises "jetées" par leurs maîtres qui pleurent des larmes rondes comme des ballons et ballottent à tout va. (Je ne me moque pas, je lis juste ici et là des textes souvent maladroits, mais toujours empreints d'un vrai désarroi. Et sachant mes fréquentations, les larguées sont plus souvent des soumises que Cécilia A. née C.) Son chemin sans but ni sens ni fin, Sisyphette damnée, et plus douce sera la chute, est un peu la métaphore du sentiment qui saisit n'importe qui lorsqu'il perd un être aimé, quelle qu'en soit la manière, que l'on soit soumise ou pas. La soumise, habituée qu'elle est de la chose liquide, en parle plus facilement que le maître qui lui ne mouille jamais. (Non, je ne parlerai pas du travail de deuil qui peut commencer quand on a fini de rebondir comme un pantin sans liens.)

Bubble girl est un corps sans maître, tellement laxe qu'il en devient dérangeant (comme le sont les contorsionnistes, ça manque d'os et de freins, tout d'un coup), elle n'a plus d'épine dorsale, ou si peu.
Et si, avant de trouver maître, dhomme, dominamant, sub, esclave, chienne, partenaire, complice, désiré(e), amour, il ne fallait pas avant tout autre chose, être vertébré, un minimum au moins. Pour ne pas être une bubble girl, à la merci de la moindre claque.

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Le jour où l'on a voulu jouir (sans entraves)

Rue Bricabrac, bdsm, 22 mars

Si vous avez des problèmes sexuels, plongez dans la piscine !

ALSO sprach le ministre Missoffe au mois de janvier, un jour d'inauguration de petite bleue à Nanterre, à un jeune étudiant en socio, roux et charismatique (Dany, je t'aime indéfectiblement depuis, encore, et toujours) qui lui reprochait d'avoir omis de parler de sexualité dans un gros rapport sur la jeunesse commandé par mongénéral.

Les plus jeunes ne savent peut-être pas que mai 1968 a commencé par une histoire de sexe, de garçons et de filles, les uns voulant aller dans les dortoirs des autres, même si l'allumette a été l'arrestation de manifestants contre la guerre au Vietnam. Le 22 mars, un tract, Nanterre, 300 étudiants, l'occupation de la tour centrale.

La radio, et peut-être la télévision, du moins certaines chaînes du câble(je ne parle évidemment pas de Direct8) se chargeront de rappeler tout cela, Dominique Grange sort un disque dans quelques jours, j'ai entendu hier chez Mermet ou pas loi, une chanson d'Évariste qui depuis, sous son vrai nom, est professeur au collège de France. Il y en a suffisamment qui se souviennent, des plus âgés et plus lettrés, je ne vais pas jouer les anciens combattants ou les profs d'histoire, on est sur un blogue de cul, merde.

En mars 68, j'avais encore 13 ans, je fantasmais plus que jamais, délirant sur tout ce qui pouvait alimenter ma libido en devenir, films de pirates et de cow-boys, en me sentant terriblement étrange dans mes goûts que je ne retrouvais pas vraiment dans les livres que je lisais, ou qu'on me faisait lire. J'étais évidemment vierge comme toutes mes camarades de classe, pourtant plus âgées que moi. Je crois que je n'avais pas encore eu d'orgasmes, juste des décharges d'adrénaline (dont je me demande aujourd'hui si elles ne dépassent pas la plupart du temps en intensité les orgasmes, ce qui pourrait expliquer le succès des sports de blaireaux extrêmes).

Deux mois plus tard, ce sera la grève, les enragés et L'enragé, les cocktails Molotov, Prenez vos désirs pour des réalités sur un mur, des AG à la Sorbonne (oui, j'y suis allée), les employés de l'Opéra de Paris en grève et en occupation qui jouaient à la pétanque avec leurs consoeurs des Galeries Lafayette, pas de lycée (et un BEPC réduit au minimum, ouf pas de couture, mon point — de croix ou de chausson — faible), des prises de conscience tous azimuts, les soirées avec deux transistors pour savoir ce qui se passait au Quartier Latin...
Je n'avais pas encore l'âge de découvrir les matraques des flics et les triques des mecs, mais je sentais qu'il se passait quelque chose d'essentiel et que toute ma vie allait en être bouleversée, socialement, sexuellement, philosophiquement, politiquement.

Deux ans plus tard arriveraient le MLF (Mouvement de libération de la femme) et le FLJ (Front de Libération de la Jeunesse), portés par un vent maoïste un peu spontex.

Si aujourd'hui, et depuis 30 ans, je vis, en femme libre parce libérée, mes désirs, mon métier, mes pulsions et que la fille Rykiel fait son beurre sur le dos vibrant de canards pas pour enfants, c'est grâce ce jour-là.

J'ai adoré 1968, particulièrement mai, j'en suis l'enfant ravi, et je compisse Sarkozy (et consorts) de vouloir en nier l'héritage (qui ne concerne évidemment pas que les canards, qu'ils soient dans le bassin l'Elysée ou dans les sex-shops).
Un petit coup de chienlit, là, je ne dirais pas non.


(Précisions pour éviter les commentaires déplacés, malgré la teneur de ce dernier paragraphe, il n'y a aucun désir uro/scato, et je suis aussi au courant que Jan Palach avait 20 ans que que Martin Luther King n'en aurait jamais 40.)

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Histoire d'O...mbre (bla bla bla)

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

LE SM est en grève aujourd'hui. J'en suis. No pasaran !
(Le SM est évidemment le syndicat de la magistrature qui commence à en avoir ras la toque de maîtresse Rachida — une switch en vérité, puisque la voix de son maître Nano à ses heures, maire du VIIe, fumeuse de cigares, amaigrie égérie Dior, accessoirement gardienne des Sceaux et dont le nom tapé dans Google m'apporte quelques lecteurs, alors, non, je n'ai pas de photos de Rachida Dati en robe du soir bleue, j'ai juste celle, bien suffisante, de Match, panthère fuchsia, bas résilles et bottes, putadonf'.)
Ça tombe bien, c'est l'heure d'XXXB.

Comme XXXB est toujours dans la répétition, j'en profite pour rappeler à ceux qui se demandent ce que ces scans de petites annonces foutent dans ce blogue consacré à "mes états d'âme" comme me l'a fait judicieusement remarquer le tenancier d'un blogue sérieux et professionnel, d'une haute tenue intellectuelle.

Depuis six ans (plus ou moins, plus je crois), je tombe sur ces annonces étranges dans Libération. Une femme, du moins je l'ai toujours considérée au féminin malgré ce triple chromosome, qui tous les quinze jours publie un texte toujours sorti d'un identique moule, comptabilité d'appels reçus (appels en absence, comme ils disent maintenant sur les écrans LCD des mobiles), affirmation d'un amour sans faille, repères calendaires, qualification de l'autre comme un fantôme timide...
Je n'avais pas de blogue quand cela a commencé, et un jour, il m'est apparu que si je devais un jour pontifier sur le masochisme, XXXB serait ma femme lige, mon paradigme premier.
XXXB pourrait aussi servir, toujours dans la pontification sociétale, à l'émergence du diarisme télégraphique, précurseure du sms. Et en même temps, dans le refus des formes électroniques et modernes de communication, ayant choisi Gutenberg plutôt qu'internet.

Pour ceux que ce feuilleton un poil intrigue ou intéresse, il n'y a qu'à cliquer dans le nuage de tags ci-contre sur XXXB et tous les billets s'y rapportant apparaîtront comme par magie. Enfin, comme par informatique.

Aparté qui n'a rien à voir, si tant est que ce billet ait à voir avec quoi que ce soit, Nicolas Sarkozy, après sa branlée aux municipales, qui ne sont pas des élections politiques évidemment, a rajouté quelques breloques à son gouvernement. Outre la Morano à la Famille (si c'est pas du retour à la tradi, ça), nous avons désormais un cyber-renifleur, un surveillant général en la personne du jeune (24 ans) HEC Nicolas Princen. Je propose à tous les blogueurs de surcharger de charmant garçon jusqu'à lui épuiser les neurones en taguant du Sarko à tout va. Pour cela, voici quelques mots clés que je lui jette comme on donne des miettes aux piafs : Sarkozy, Si tu reviens, Rolex, Carlita, Quelqu'un m'a dit, Rachida nue, Talonnette 1er, nain de jardin de l'Élysée, Casse-toi pov' con.

Last but not least, pour les franciliens, c'est ce soir que Catherine Corringer présente ses films au festival de films de femmes (à la belle affiche fetish imaginée par Karine Saporta). Les détails sont sur le Bricabrac Express, là-haut à droite, sous le presse-citron.

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Impure cherche futur

Rue Bricabrac, bdsm, impur
photo Eros Centurioni

le sado maso c'est pas votre truc, vous êtes une fille propre vous.

TU l'as dis.
Insomnie, télécommande, power toggle. On est sur la 5, puisque j'avais enregistré Nip/Tuck, même si mon coeur est définitivement acquis à Dr House, et que Troy a trop la même bouche d'un homme qui m'a tant fait chavirer. (Et puis il faut savoir s'arrêter quand il n'y a plus de jus, et Nip/Tuck ne mouille plus, c'est clair.)
Le type qui parle, c'est Guy Marchand, on est dans un (vieux, forcément) Nestor Burma. Il y a même une maîtresse en chambre sortie de l'absence d'imagination d'un scénariste qui lui a collé la casquette "papy était nazi" d'un lederschwuhl berlinois. Gott sei dank !

La fille à qui il s'adresse, une pute ou une call-girl, est propre (chez Léo Malet, on aime les horizontales, il n'y a pas de mépris envers les frangines) donc ne trafique pas dans le marigot sado-maso, les gapettes en vinyle, les bodys en plastoc, les coups, les gnons, les michetons à croupeton.

Si je file l'axiome comme s'il était une métaphore, je ne suis pas propre. Je suis sale. Impure. Comme souvent les femmes quand les hommes les considèrent. Et je ne parle pas que des talibans et autres orthodoxes de toutes sortes de calottes.

J'avoue que ça me plaît assez.
On a longtemps lutté contre la loi de la normalité.
Le temps est venu de se battre contre la pureté, la vertu, l'asepsie.
Merci, Nestor, d'être passé par là, merci Morphée de m'avoir rejetée.

(Je crois que les deux bellâtres ont aussi frôlé le bdsm dans l'épisode d'hier rediffusé ce soir, mais l'enregistrement a foiré, trop de sm sûrement...)

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Le pouvoir des chats (2)

Rue Bricabrac, bdsm, panoplie
photo Sharpereye

J'imagine que vous avez votre propre matériel ?

OUI, bonhomme, t'inquiètes, tu n'auras pas à te coltiner ton petit sac de gym désuet caché au coffre avec les précieuses reliques acquises entre chien et loup à la boutique de référence (cuir code : black only) plus la cuiller en bois que ta femme cherche encore (je suis un peu énervée sur le marié en ce moment, j'ai eu une avalanche de "marié mais libre et je ne le cache pas, mais je ne vais quand même pas le mettre dans mon annonce) et le vibro en solde chez Concorde (sous pli discret). Je suis du genre meilleur ouvrier de France, de mes années de compagnonnage et de mon tour des pratiques, j'ai un trousseau bien complet, des choses exotiques qui viennent de pays étrangers ou du sous-sol du BHV, des cadeaux de dominamants attentionnés et des cuirs de couleurs chinés à l'arrache sur eBay.

Le diction du jour est donc : à bonne maso, dodue dot.

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Égoïsme

Rue Bricabrac, bdsm, égoïsme
photo Carlinlazo

PRENDRE, juste prendre.
Donner peut-être, j'espère, mais je n'ai pas envie de m'en préoccuper, en creux, par rebonds, malgré soi, parce que l'autre se sert, parce qu'il trouve son compte.
Pas de parité, du partage évidemment, mais essentiellement de l'égoïsme. Forcené.
Attachée ou pas, cela m'est égal. Ce qui compte, c'est de recevoir. Tout ce qui m'a manqué depuis des semaines, des mois, des années.
T'oublier comme je m'oublie aussi, n'être que peau et muscles, cyprine et larmes, nerfs et cordes vocales.
Ne pas t'entendre, juste te sentir.
Ne pas te parler, éventuellement te supplier.
Être bâillonnée, qu'importe.
Les yeux bandés ou pas, ils seront fermés.

Prendre, juste prendre, prendre avec insatiabilité, prendre jusqu'à ce que chair se fende.
Confortablement offerte, lovée, nichée, encocoonée.
Durement fouettée, cravachée, dilatée, pincée.
Délicatement caressée, sucée, léchée, bue, embrassée, entourée, câlinée.
N'existent plus que tes lèvres, tes doigts, tes dents, tes poings... ta queue si tu y tiens. Aujourd'hui, je saurais m'en passer. Demain aussi d'ailleurs. Parce que demain, il y aura une suite, à l'identique, sur mon corps meurtri.
Je n'aurais aucune attention, je veux qu'elles soient toutes pour moi.
Je suis un objet, c'est-à-dire une machine, à jouissance.
C'est moi qui jouis.
C'est toi qui me fais jouir.
Il faudra que tu t'en contentes.

Ensuite, je n'aurais toujours pas ouvert les yeux, je m'endormirais au creux de toi, sous ta bienfaisante protection, comme dans un ventre. Si tu veux te branler sur mes reins, ne me réveille pas.

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Le pouvoir des chats

Rue Bricabrac, bdsm, panoplie
Mirka Lugosi

Vous êtes dans le sm depuis longtemps ?

TENTATIVE de réponse (qui n'a évidemment que peu à voir avec la réalité et la vérité, juste pour le foutage de gueule, passé l'éclat de rire qui a été la seule réponse à ce questionneur).
Heu, j'ai commencé missionnaire, comme papa et maman, paer tradition familiale et sociale. Et puis, dans un grand mouvement de révolte et pour coller à l'époque qui se piquait de transgression, j'ai fait homosexualité, deux/trois ans. Agréable, souvent marrant, ça choquait le bourgeois, mais un poil ennuyeux (la lesbienne se portait alors très très jalouse et reproduisait le schéma homme/femme avec l'exagération des convertis). Là-dessus, j'ai découvert la zoophilie, mais au niveau budget véto, c'était somptuaire, j'assurais plus, sans même parler de demander à un hamster de descendre le sac à malice si haut-perché ou à un doberman de faire couler le bain... Quant au food for mind dans ces conditions, c'était pauvret. Fatalement, le sadomasochisme est devenu il y a cinq ans une solution médiane d'un bon rapport frisson/humanité.

(L'homme brun et inconnu qui a visité mon rêve, alors qu'attachée en croix sur une table, nue, sexe, seins, ventre et cuisses offerts je le suppliais d'alléger la dure correction qu'il s'apprêtait à m'infliger, et qui m'a fait jouir de son seul regard qui disait non, est prié de prendre contact avec moi par tous les moyens, y compris la télépathie.)

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Histoire d'O...mbre (vers le vert)

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

Y a des vacances scolaires le 21 mars ? Une réunion MGEN spéciale solstice ? Des soldes à la CAMIF ? Un départ en classe verte pour prendre un verre au diable vauvert ?
Sinon, la piste ed nat prend du sacré plomb dans l'aile.

Pour le reste, la même chose que d'habitude. Serait-on dans la compulsion de répétition et le fort-da ? Des freudiens dans la salle ?

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Fashion submissive

DONC journée des femmes, blabla, chaque 8 mars ça recommence, c'est aussi les Victoires de la musique, d'où un nouveau jukebox qui fout pas le souk (mais pourra mettre du zouk) avec Flickrbadge et cette grosse daubasse d'Internet Explorer (pléonasme redondant) et ouverture de la pêche (on mangera des sushis, mais pas au thon rouge en voie de disparition).

La femme.
L'autre moitié du ciel qui ne fait pas pipi debout (même si nos ancêtres paysannes écartaient les cuisses et hop).
Numéro 2 à la sécu.
Les fendues.
Une journée, pas deux, sauf si on compte la fête des mères, mais la camarade Kolontaï n'est plus là pour nous dire si tout cela est compatible.

Rue Bricabrac, bdsm, journée des femmes, escarpin

Naturellement et socialement opprimée, la femme en rajoute. Modasse, elle va se jucher sur des talons de 12 cm parce que c'est le diktat de l'hiver 2009. La fashion victim est une fashion submissive. Et comme la fashionweek est terminée, j'ai eu envie de comparer deux modèles tout aussi sexy l'un que l'autre, un Miu Miu (qui a en ce moment en vitrine des robes de rêves) avec son talon torturé avant même d'être crucifiant (sans doute est-ce pour cela que dans la campagne de pub, Kirsten Dunst est à moitié allongée) et un Repetto, l'éternelle ballerine qui se décline dans tellement de couleurs, toutes et les autres, et de matière, bout plat ou rond, lurex ou chèvre, qui donne une démarche libre et légère.
Cet après-midi, je brûle mes stilettos.

(J'aurais pu évidemment gloser sur Ingrid Bétancourt à qui cette journée est dédiée, mais j'aurais trouvé cela vraiment obscène ici, compte tenu de la futilité de mes habituels propos. Et je n'ai pas besoin de surligner mes idées qui me semblent assez évidentes pour quiconque a lu trois lignes de ce blogue.)

Rue Bricabrac, bdsm, journée des femmes, Repetto


Surmission et sphincters (et art moderne, le cas échéant)

LA soumise n'a pas de journée, ou en tout cas, surtout pas celle de la femme, donc demain, ceinture chérie !, puisqu'elle n'a plus de papiers, plus d'identité, plus de rond de serviette (allez, les soumises, protestez que non seulement vous l'avez votre bon rond de serviette, mais aussi le lave-vaisselle, et ne voyez dans ces lignes qu'infâme jugement et surtout pas la provoc déconnante) tout au plus peut-on lui accorder celle, vers fin juin, où l'artiste précédemment connue sous le nom de Brigitte Bardot, demande à ce qu'on n'abandonne pas ses chiennes sur le bord de la route.
Quant à la, en hausse de fréquentation, soumise rebelle, l'oxymore ne vaut pas tripette.
Néanmoins, à celles qui se réclament de cette étiquette, voici une petite idée de loisir créatif.

Je lisais il y a quelques années un ou deux récits, signés du même homme, présentés dans une rubrique témoignage ce qui incitait, même s'il s'agissait de fictions, à les prendre pour argent comptant. Connaissant un peu l'individu, s'il n'avait jamais encore pratiqué ce qu'il racontait, il n'attendait qu'une oiselle disponible pour passer le fantasme à l'acte.

Or donc, il était une fois une soumise ou une chienne ou une esclave ou une demeurée qui venant dans son donjon, acceptait le lavement, le buttplug, l'huile de ricin ou les dragées Fuca, bref, un bon laxatif pour avoir une incoercible envie d'aller mais l'ordre de seigneur et maître, pas du genre laxiste, de tout garder. Ce qu'évidemment elle faisait pour éviter l'humiliation supplémentaire de se conchier, de nettoyer la chienlit, de «décevoir» mémètre et si ça se trouve, de se faire jeter pour cause de mauvaise soumission.

En lisant cela, je me demandais pourquoi (il faut croire qu'il y en a qui se sont juste trompées d'addiction) la jeune personne ne lâchait pas les vannes, envoyant la purée au nez et à la barbe de son tortionnaire avant de le laisser la serpillière à la main et la pince à linge sur le nez.

En ce moment, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (celui siamois du Palais de Tokyo où l'on peut voir des oeuvres moins originales, mais plus reposantes), les Gelitin m'ont vengée (les Gelitin, ou Gelatin en français, sont très scato/uro régressif enfantins et totalement insoumis, ceci explique cela), avec une joie champagnisée, comme on peut le voir (la toile initiale doit faire une douzaine de mètres, ceci n'est qu'un détail, mais on doit la trouver sur le site de la galerie Perrotin ou des Gelitin eux-mêmes)

Rue Bricabrac, bdsm, soumission, scatologie
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Miscellanées liées de mars

Rue Bricabrac, bdsm, fanfreluche
Serre-taille Louise Feuillère

COMME tout le monde, j'ai lu voilà un mois cet article de Libération, ensuite relayé par à peu près tous les médias dits sérieux, sur ce nouveau mode de location à prix d'amants, tu me fais une, deux, trois, quatre, douze gâteries.... par jour, semaine, mois, année, et tu as la studette ou une pièce dans l'appart entre pas cher et gratos, de la main à la queue. De la belle grosse soumission sociale en Sarkozye, aux nouveaux pauvres les rapports ancillaires. Plus je lis cela, moins j'aime les soumises, je ne peux m'empêcher de faire des liens épais entre sexe et politique. Sauf que dans le premier cas, c'est l'économie libérale galopante qui porte le bada et pas une pauvre brêle qui se pique le cul avec une fourchette parce qu'un demeuré le lui a ordonné.
Quand même, je suis allée mater à la lorgnette le site craspec (use the web, Luke, celui-ci, je le linke pas) où l'on trouve ces charmantes et peu onéreuses propositions de logements sans baux. Dans la partie plus directement sexuelle de ce site de petites annonces, le masochisme se monnaie. Finalement, en Sarkozye, la misère est aussi sexuelle.

Pour chasser cette légère envie de vomir puis de mourir, je suis partie en Italie où le sport national est désormais réprimé, réglementé et pénalisé. Le mâle transalpin, celui qui quand il ne serre pas la mamma dans ses bras, ne mange pas la pasta all'arrabiata, ne chante pas l'opera ou n'enfourche sa mythologique vespa, se tripote les oeuvres vives pour les remettre d'aplomb ou conjurer le mauvais oeil (chat noire, chatte blonde, échelle, sel...). Le maschio italiano, subit une nouvelle castration, ni symbolique ni chimique mais inique : 1000 euros pour attentat à la pudeur (on parle bien de replacer ses propres couilles et pas celles d'un camarade). On ne saurait trop leur conseiller de sortir accompagné de leur cage de chasteté pour coincer les gosses une fois pour toute, et de se mettre des élastiques aux épaules pour éviter l'automatisme de ce geste ancestral. Vergogna ! Bon, dans un sens, faudra surveiller de près voir si le taux de demande de ballbusting en provenance des pénis péninsulaires augmente.

Le célèbre monsieur Darkplanneur (j'en ai été flattée deux minutes avant de me rappeler que c'est sans doute Maître Google qui nous a dénoncés, moi et mon passage en Enfer) m'a envoyé une électronique missive me faisant savoir qu'il allait continuer sa série de podcast dans le cadre de l'Enfer, cette prochaine fois avec Maïa Mazaurette, qui bien que peu civile en matière de correspondance, n'en reste pas moins une sexblogueuse de compète, drôle comme tout. Quitte à lire des blogues de filles, mieux vaut dix mille fois le sien que celui où des nanas, certes souvent dotées de jolies plumes qu'elles se gardent toutefois de se fourrer dans le cul, comparent les mérites du démaquillant X et de Jex Four spécial contour des yeux. En attendant, ici l'interview "sérieuse" avec les commissaires de l'expo et le 10 mars prochain, celle de Maïa.

Google, qui ne manque pas de ressources, scelle dans un coin ses trends, amusants en matière de bdsm et qui permettent de perdre un bon moment de productivité en jouant avec les graphiques et les articles (à condition de ne pas chercher bdsm a Antingua en 1997 ou au Botswana en 2002, le graphique resterait plat). Et l'on y apprend que certaines soumises ont échappé à la mort en jouant avec un serial killer qui respectait leurs limites. En vérité, il n'aurait dû avoir commerce qu'avec des sub. Ou encore une interprétation tout à fait exhaustive (façon monsieur Plus) des quatre fatidiques lettres qui deviennent 6 tout en restant quatre Bondage and Discipline, Domination and Submission, Sadism and Masochism et que l'on pourra, si l'on veut faire son cuistre, écrire désormais ainsi, BDD/sSM. CQFD etc.

Parlant de bdsm mais pas seulement, un site lancé depuis quelques mois propose une sorte de portail du sexe, attention, du sexe chicos, livres bien écrits, serres-taille en tulle transparent réalisés par Louise Feuillière meilleur ouvrier de France, sex toys bling bling, films à télécharger faits par et pour des femmes... Pour dire si c'est chic, au rayon sm, on y trouve le bandeau de soie, le masque de cuir et la cravache à cristaux. L'anti sous-sol du BHV, le contre-pied de Concorde, tout aussi germanopratin mais plus web 2.0 que le boudoir de la fille Rykiel.

Allez, je retourne à mes coloriages (mais pour ceux qui aiment l'habillage de mon blog, il faut acquérir dans la minute ce très rétro recueil à lire sous le manteau disent-ils).



Séduire, dit-elle (un soupçon de vanille et une tonne de désir)

Rue Bricabrac, bdsm, séduire
photo Könrad

JE regardais une comédie américaine des années trente, peu importe le titre, ou les acteurs, ou le scénario. C'était une de ces comédies bâties sur le même patron, lui séducteur presque sur le retour (45 ans de l'époque, faut penser en anciens francs genre), elle quasi-suffragette donc vieille fille (30 ans à tout casser). Dès la première séquence, ils se chicorent. Alors, le spectateur se carre confortablement dans son fauteuil parce qu'il sait qu'ils sont en train de tomber amoureux comme on disait alors pour parler de désir charnel.

Et puis, à mi-film, ils dansent ensemble, malgré. Il a posé une main sur sa taille, l'autre à plat sur sa paume, comme font les prisonniers et leurs femmes à travers la vitre des parloirs. Close-up sur ces mains. Il plie la sienne, enserre ses doigts. La magie a eu lieu, les corps se sont reconnus, les peaux se sont aimantées, les phéromones ont taillé une de ces discrètes bavettes dont elles ont le secret.

Dans l'électricité tellurique de ce geste ténu, il y a l'ouvrage de la séduction.

Quelques heures après, en retournant sur les terres qu'on espère giboyeuses de mon tchat habituel, j'ai encore rajouté des bricoles, en deux temps, à mon annonce.

Voilà en fait ce qui manque aux tchats sm, c'est la séduction (cela dit, je ne sais pas ce qui se passe sur les autres, sans doute la même chose). La partie mes-phéromones-téléphonent-à-tes-phéromones et ma-bouche-a-soudain-envie-de-baiser-l'intérieur-de-ton-poignet est évidemment shuntée par la forme même, virtuelle. Ce pourrait avoir lieu lors d'une rencontre, sauf que pour certains, faut pas déconner, on est pas là pour ça, ça étant séduire, évidemment. Il semble que l'on soit plus dans la mathématique que dans la rhétorique. Et puis 1+1 = je te vois dans l'heure est nettement plus fainéant compatible que titillons-nous, jouons au chat et à la souris, créons le désir.
Le désir, bordel !


(spécial dédicace à J*** qui sait ce que signifie avoir envie d'un cou(p) pour nicher son nez)

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aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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