Rue Bricabrac, bdsm, blog
photo Turtblu

DAHLIA, en bonne enquiquineuse copine, m'a refilé le questionnaire du moment. Comme j'avais passé mon tour la fois précédentes (je ne sais combien de fois quatre livres...), je m'exécute cette fois-ci.
Pourquoi je blogue, en cinq réponses.

- Par exhibionnisme masqué. Je m'en suis rendue compte réellement quand j'ai commencé à poser pour quelques photos. Etre soi sans que l'on puisse être reconnue. Le blog, c'est le zentaï de l'écriture. Je n'ai jamais tenu de journal intime, mais je tiens un journal extime. CQFD.

- Par vanité, évidemment. Je n'ai pas vraiment de message à passer, pour cela, il y a le facteur. Ferré l'a dit, même qu'il l'avait piqué à Céline. Mais j'ai envie de briller (ce qui ne veut pas dire que j'y arrive). Je ne suis même pas prosélyte. J'ai mes deux mètres carrés de presque vedetteriat. Lisez-moi comme je suis belle.

- Parce que j’aime les textes à contrainte. Beaucoup de blogueurs le diront, sur le strict plan de l'écriture, c'est très intéressant. Le blog donne une immense liberté mais il a aussi ses passages obligés. En ce qui concerne le mien, c'est le bdsm au sens le plus large du terme. C'est une manière supplémentaire et quasi obligatoire d'être sans cesse en éveil, curieuse, sur le qui vive. De prendre un petit morceau de sucre et d'en faire une barbapapa.

- Parce que j’en ai eu marre de lire des bêlements de soumise sur des blogues à la noix ou d'autres de mémètres piqueurs de photos et d'articles de presse. Cette phrase est gratuitement méchante. C'est hélas ce que je pense. Disons qu'après avoir lu sur la toile certains récits en rouge sur fond noir, ou d'autres couleurs mais d'une laideur militante, j'ai eu envie de dire ce que je vivais, comment je le vivais, en vert et violet (couleurs de mon premier thème), avec des images pas volées, sans enjoliveurs et sans complaisance. Parfois, c'était presque comme un monologue extérieur pour débrouiller (des liens, des clefs, des serrures) des situations auxquelles je ne comprenais rien. Je ne sais pas si je comprends mieux aujourd'hui.

- Parce que je suis incapable de fermer ma gueule plus de soixante secondes chrono. Parce que c'est ma danse des sept voiles à moi. Parce que c'est le seul endroit où je me permets la véritable impudeur.

J'en profite pour signaler que contrairement à certain Valmont (voir ci-dessous) de burposphère qui attire les Cécile grâce à son beau style, en ce qui me concerne, les mecs ne tombent pas sur les talons de mes points d'exclamation. D'ailleurs, parmi deux/trois (quatre ?) qui me tannent (au figuré, le propre et le popotin, ils ne risquent pas de s'en approcher) en ce moment, je crois que pas un seul n'est passé par ici. Je pense d'ailleurs que beaucoup d'hommes ne sont pas du tout intéressés par qui je suis mais par comment je pourrais être avec eux.

Je refile le bébé à Mélie, CUI, Fièvres, Sakura qui revient des limbes et ... Dame, quand elle aura fini de faire douze fois le tour du monde avec Albert.

Pour ceux qui ne bloguent pas, je pique l'idée d'Eric le presse-citron qui la tient d'un certain Ronan : trois raisons pour lesquelles vous ne bloguez pas. (Marrant, comme si bloguer était devenu une norme...)

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