Rue Bricabrac

Une partie de jambes en l'air

JE n'ai pas épluché le kama-sutra depuis bien longtemps, je ne connais pas bien le nom des positions, je confonds toujours avec celles du hatha-yoga de toute manière.
Mais qu'il s'agisse de caresses, de coups, de pénétration, de gamahuchage, d'agaceries diverses et de posture singulière, une chose est sûre, je jouis plus fort les jambes en l'air.

Rue Bricabrac, bdsm, érotisme
photo MHK annai

Agenouillé près de moi, il m'avait relevé les jambes suffisamment haut pour que le cul et les reins se soulèvent aussi, mes chevilles derrière son épaule, un bras autour de mes genoux et l'autre, la main telle un infatigable et implacable battoir, s'abattant avec la rapide régularité d'un automate de chair.
Il était tellement plus fort et ferme que moi, que mes tortillements n'avaient pas plus d'effet que mes couinements. Mes bras ne me servaient qu'à presser un oreiller contre mon visage pour étouffer mes cris. Je me serais défendue qu'il aurait saisi la cravache.
Il l'a saisie tout de même.
Mon sexe s'ouvrait dans la discrétion de mon aine fermée, réclamant, palpitant, une pitance qui ne venait pas.
Il n'a pas changé de bras, continuant son mouvement, monotone s'il n'avait pas été déchirant.
J'adorais vraiment cette position.
Il m'a ordonné d'écarter les cuisses, n'en maintenant plus qu'une serrée contre son corps.
La peur, follement excitante, au ventre, j'ai obéi. Je lui ai toujours obéi. Ses sanctions étaient trop cruelles. Sans appel.
Les secondes ont soudain duré des heures.
Un bambou sifflait dans l'air près de mes oreilles, torturant un oreiller.
La peur, toujours, comme une tenaille.
Sa main s'est posée sur mon sexe.
Son doigt a trouvé son chemin vers mon minuscule bouton qui craignait tant les coups.
Il a fait des 8, il a fait des O., il a fait je ne sais quoi.
Les pieds cambrés, les muscles le plus étiré possible, je tentais d'allonger et de hisser plus haut encore mes jambes, alors que sa bouche avait pris la place de ses doigts qui eux avaient trouvé un fourreau glissant où s'agiter.
Et quand j'ai joui, mes orteils touchaient le plafond, j'en suis sûre.



Hot dog

Rue Bricabrac, bdsm, piment
photo Terry Lea

QUAND je pense qu'il y en a qui se damneraient pour un tel compagnon et qui roupillent à côté d'un mari vanille qui par ailleurs ne poivre même pas ses plats. La vie est mal faite. (Et la dépêche a une bonne quinzaine de jours mais je me la gardais pour un jour de flemme. Ci-fait.)

LE HAVRE

Un Congolais de 30 ans soupçonné d'avoir écrasé du piment sur le sexe de sa compagne pour soi-disant éloigner les mauvais esprits a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel du Havre (Seine-Maritime) à huit mois de prison ferme, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

L'homme qui comparaissait dans le cadre de la comparution immédiate a expliqué à la barre que, dans son pays, apposer du piment sur le clitoris de sa compagne favorise une vie sexuelle épanouie.

La justice à quant à elle assimilé cet acte à une torture compte tenu de la violente douleur causée à la victime et de la brûlure qui en a résulté.

L'auteur présumé des faits qui réside en France depuis plus de vingt ans a été condamné à 18 mois de prison dont dix avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans. Il a été écroué au Havre.



Cochonne pendue

Rue Bricabrac, bdsm, Chantal Thomass
Hilton McConnico

Au départ, il y avait un dessin mutin d'Hilton McConnico qui essayait de faire rimer glamour, puisque telle est cataloguée la lingerie très froufrou de Chantal Thomass, avec humour, une jeune femme faisant du trapèze sur une corde à linge, jusqu'à en perde son chapeau et montrer ses dessous, tandis que leurs jumeaux, sans personne dedans, sèchent à deux pinces à linge de là.
Sur le papier, il n'y a rien à dire, c'est plutôt primesautier, pas de quoi fouetter une chienne, fut-elle de garde.

Rue Bricabrac, bdsm, Chantal Thomass

À l'arrivée, ce "sans dessus dessous" n'est plus qu'une confusion entre signifiant et signifié, la femme ne valant pas mieux que ses dessous, pareillement attachée sur la corde, cochonne pendue aux cuisses écartées, plus même de robe, objet de consommation offert en pâture comme la parure.

Et votre culotte en dentelle, vous la prenez avec ou sans femme ?

 

(Merci à Serac)



Un marcel nommé désir

J'AI demandé à Marcel, l'autre jour, alors qu'il venait de garer son camion dans une rue de piétonne et de chasser à coup de lattes un roquet qui compissait sa roue, s'il savait que le tricot de peau (comme dit si délicatement dans un portrait de Libération, la ministre Christine Albanel, agrégée de lettres modernes, je n'avais pas entendu cette expression depuis longtemps, rien que pour ça, grâce soit rendu à Tsarkozy de l'avoir nommée à la Culture) homonyme se traduisait en anglais par "wife beater". Évidemment, Marcel n'en savait rien, c'est un révolutionnaire qui chie à la raie de l'impérialisme tazunien.

Rue Bricabrac, bdsm, marcel

Sur l'affiche d'Un tramway nommé désir, enfin, sur certaines affiches, Marlon Brando porte le marcel sérieusement déchiré et sa musculature est dessinée comme par Michel-Ange. Dans le film, je ne l'ai pas revu depuis un moment, c'est mauvais pour mon coeur, son t-shirt (nommé ainsi à cause de sa forme en T) est maculé, trempé de sueur, marquant des pectoraux très touristiques et dispensant phéromones et testostérone à la tonne, l'écran n'empêche rien. Son t-shirt dis-je, car possédant des petites manches. Point de marcel. Pourtant, wife beater, il l'était sans aucun doute dans le film. (Des féministes grondent là-bas que c'est un scandale d'appeler ainsi un maillot de corps). Comme quoi, l'habit ne fait pas forcément le moine. Si le marcel bien dégagé derrière les aisselles porte ce nom aux USA, c'est en référence à leur quart-monde WASP (oxymore ?), les whites trash. Mais la mode, Jean-Paul Gaultier et Gymnase Club sont passés par là, et le maillot marcel se retrouve, depuis qu'il n'est plus utilisé pour des raisons d'hygiène et de pudeur sous une chemise (cachez ce torse poil que je ne saurais voir et gardez votre transpiration pour vous), en vêtement à part entière, symbole gay (avec la petite manche est plus classe sauf si on veut faire le kakou avec ses triceps) ou prolétaire (marcel congépé).

Marcel m'harcèle, chantait Boby mais dans deux chansons différentes (la harceleuse avait deux l, et Marcel le masculin n'était pas un intellectuel, mais ça m'arrange mieux comme ça pour mon jeu de mots à deux balles)... Je ne fétichise ni sur les marcels, ni sur les wife beater, mais un beater en t-shirt pourquoi pas, s'il a la bestialité brute d'un Brando ? Pour le plaisir de courir des doigts sur un biceps et de remonter sournoisement sous la manche, sentir le jeu des muscles à l’aveugle. En matière de deltoïde comme d'entre cuisses, en cacher un peu de nuit pas.



Clap de faim

Rue Bricabrac, bdsm, fessée
photo Shadowjumper

Voilà longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Je ne fantasme que rarement sur les acteurs, je le faisais à 6 ans, à 12, à 18, faute d'un imaginaire encore assez développé ou de manque de support valable dans mon quotidien. J'ai dû le faire à trente. Le fantasme a beau être un magnifique pays de fées où tout est possible, j'ai besoin d'un minimum de réalisme. D'un champ du possible. Je suis terre-à-terre.

Et puis il y a quelques jours...
C'était un film. Un film de pas grand-chose. Un film qui est passé dans tout un tas de festivals mineurs, mais nombreux et qui y a récolté des prix. Un film qui s'il avait américain plutôt que briton et réalisé par un metteur en scène chevronné et pas par un débutant serait passé à la trappe. Un film, quoi, pas méchant, pas déshonorant, pas crapuleux, pas racoleur. Un film de plus. Soudain, au détour d'une scène, un homme plein de cheveux gris, mais plus jeune que sa chevelure, un regard bleu qui traverse la salle, un sourire qui donne envie de pleurer tellement il est franc. Pas même sûr qu'il est acteur, sans doute un voisin, un technicien, quelqu'un de la production, venu dépanner le temps de deux séquences et quatre mots pas plus.

Je suis moite, je m'éveille, je m'évade. Je sens ses mains qui font la connaissance de mes contours, qui dégrafent ici, dézippent là, soulèvent plus bas. Il n'y a plus que lui et moi, un scénario écrit encore plus vite qu'un Bulle Caisson. C'est fou ce qu'on peut faire en peu temps, avec presque rien. Voilà une ceinture qui n'en finit pas de tanner une peau fine qui n'a rien d'un cuir récalcitrant. Et chaque coup de lanière est comme un coup de queue, il atteint le juste centre de mon corps. Comme aucun coup, de main ou de bite, ne le fera jamais.
Ses cuisses m'emprisonnent et évidemment, elles sont un étau parfait, confortable et inéchappable. Ses mains viennent parfaire ce que la ceinture a oublié. Ma tête résonne du plus beau des bruits, et je pars en transe comme dans une cérémonie vaudou. Les ondes me parcourent des orteils qu'elles chatouillent à la pointe des cheveux qu'elles font dresser. Mon corps danse un truc pas répertorié, bien plus remuant que le tecktonik, plante plissée, paume plate, taille anguille, hanches ivres.
Venus de nulle part, de ses yeux peut-être, des cingleries succulentes attaquent mon dos, des doigts par dizaines malaxent mes seins, des tentacules d'incube caressent dehors dedans, je ne sais plus. Je suis juste un corps qui jouit, enfin, qui se la raconte.
Je n'en finis pas de décliner mes dadas, je n'ai pas plus le sens du temps que de la mesure, la raison n'a rien à faire ici, je frotte mes sens (à défaut d'autre chose) comme une lampe d'Aladin, je m'invente des septièmes ciels à répétition, des cordes volantes, des tapis dans quoi on m'enroule, je deviens un tapis, une corde, une liane vivante, une peau vibrante. Nous ne sommes plus que trois, lui, moi et le fantasme qui entretient la flamme.

Fin brutale comme un réveil. La lumière est revenue, je me frotte les yeux, pas la peine de me demander quel était le film. Et la photo de mon partenaire malgré lui n'est même pas sur internet.

Quand j'entends quelques accords de Light my fire, ou la voix de Leonard Cohen, je ressens une mise à feu assez similaire.



Histoire d'O...mbre (Quand la mer descend, je l'attends...)

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

APRES le vert, le bleu. Qu'on aille chercher le commandant Cousteau. Les carapaces qui fondent, la marée, encore une histoire de crevette...
Je trouve tout de même étrange de ne pas entendre la voix de quelqu'un qui appelle, et d'être à ce point sûre que les appels muets sont bien de tel ou tel.

Untel est au tél, numéro masqué et touche mute enfoncée. Sauras-tu reconnaître qui est au bout du fil ? Est-ce que le silence de son aimé est comme celui qui suit du Mozart ?

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Hello Dolly !

Rue Bricabrac, bdsm, zentaï, poupée
D.R.

LE résultat est d'une laideur rare, mais l'idée est tellement tordue qu'elle pourrait être presque sublime (dans le sens durassien, forcément...).

C'est l'histoire d'un zentaï qui s'appelle Dolly, comme la brebis clonée, mais aussi comme poupée en anglais. Un zentaï qui reprend le dessin d'une poupée gonflable, couleur rose soi-disant chair, yeux écarquillés, bouche grande ouverte dans un étonnement factice.
À l'entrecuisse, une ouverture permet en revanche de retrouver un authentique vagin (ou une tulipe si c'est un monsieur, car cela existe pour hommes).

Je me demande qui utilise des poupées gonflables. Pour ce que j'en connais, c'est à dire pas grand-chose. Je me souviens du dauphin gonflable que j'avais gagné à un concours de plage et qui crissait de tout son plastique. Le contact n'en était pas super agréable, à l'époque, certains matelas pneumatiques de luxe avaient un petit aspect velouté pour éviter ce méchant plastique peu amène. Mais je m'éloigne, quoique, tenir dans ses bras une poupée gonflable, c'est quand même un peu comme tenter de copuler avec un flipper gonflable, les trous en plus.
Je serais un homme, je pense que je préférerais un gant de toilette rempli de spaghettis tièdes plutôt qu'une poupée dans laquelle j'aurais forcément craché mes poumons, ce qui ne doit pas être l'idéal pour se mettre en condition.

Mais je ne suis pas un homme.

Je suis une femme qui aimerait, parfois, être une poupée, qui ferme les yeux quand on la couche, qui ronronne quand on la touche, et qui se laisse faire et défaire, fers aux mains et aux pieds.
J'aime aussi les zentaïs. Quand bien même je n'aurais pas encore le mien, qui me suffit largement, je ne suis pas sûre que j'aurais envie de me glisser dans un tel appareil. Se faire foutre comme un objet, rien d'autre.
Qu'est-ce qui différencie ma pelure de lycra noire, dans quoi je me sens mystérieuse, à la fois exposée et cachée, de l'autre. L'humiliation ? La mocheté ? Le kitsch ? Le ridicule ?

Et si c'était encore le bon Tom Ford qui donnait la bonne réponse ?

Rue Bricabrac, bdsm, parfum, pub, Tom Ford
D.R.

Quelque chose du domaine de la vulgarité...

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Blogomania (on me mème par le bout du nez)

Rue Bricabrac, bdsm, blog
photo Turtblu

DAHLIA, en bonne enquiquineuse copine, m'a refilé le questionnaire du moment. Comme j'avais passé mon tour la fois précédentes (je ne sais combien de fois quatre livres...), je m'exécute cette fois-ci.
Pourquoi je blogue, en cinq réponses.

- Par exhibionnisme masqué. Je m'en suis rendue compte réellement quand j'ai commencé à poser pour quelques photos. Etre soi sans que l'on puisse être reconnue. Le blog, c'est le zentaï de l'écriture. Je n'ai jamais tenu de journal intime, mais je tiens un journal extime. CQFD.

- Par vanité, évidemment. Je n'ai pas vraiment de message à passer, pour cela, il y a le facteur. Ferré l'a dit, même qu'il l'avait piqué à Céline. Mais j'ai envie de briller (ce qui ne veut pas dire que j'y arrive). Je ne suis même pas prosélyte. J'ai mes deux mètres carrés de presque vedetteriat. Lisez-moi comme je suis belle.

- Parce que j’aime les textes à contrainte. Beaucoup de blogueurs le diront, sur le strict plan de l'écriture, c'est très intéressant. Le blog donne une immense liberté mais il a aussi ses passages obligés. En ce qui concerne le mien, c'est le bdsm au sens le plus large du terme. C'est une manière supplémentaire et quasi obligatoire d'être sans cesse en éveil, curieuse, sur le qui vive. De prendre un petit morceau de sucre et d'en faire une barbapapa.

- Parce que j’en ai eu marre de lire des bêlements de soumise sur des blogues à la noix ou d'autres de mémètres piqueurs de photos et d'articles de presse. Cette phrase est gratuitement méchante. C'est hélas ce que je pense. Disons qu'après avoir lu sur la toile certains récits en rouge sur fond noir, ou d'autres couleurs mais d'une laideur militante, j'ai eu envie de dire ce que je vivais, comment je le vivais, en vert et violet (couleurs de mon premier thème), avec des images pas volées, sans enjoliveurs et sans complaisance. Parfois, c'était presque comme un monologue extérieur pour débrouiller (des liens, des clefs, des serrures) des situations auxquelles je ne comprenais rien. Je ne sais pas si je comprends mieux aujourd'hui.

- Parce que je suis incapable de fermer ma gueule plus de soixante secondes chrono. Parce que c'est ma danse des sept voiles à moi. Parce que c'est le seul endroit où je me permets la véritable impudeur.

J'en profite pour signaler que contrairement à certain Valmont (voir ci-dessous) de burposphère qui attire les Cécile grâce à son beau style, en ce qui me concerne, les mecs ne tombent pas sur les talons de mes points d'exclamation. D'ailleurs, parmi deux/trois (quatre ?) qui me tannent (au figuré, le propre et le popotin, ils ne risquent pas de s'en approcher) en ce moment, je crois que pas un seul n'est passé par ici. Je pense d'ailleurs que beaucoup d'hommes ne sont pas du tout intéressés par qui je suis mais par comment je pourrais être avec eux.

Je refile le bébé à Mélie, CUI, Fièvres, Sakura qui revient des limbes et ... Dame, quand elle aura fini de faire douze fois le tour du monde avec Albert.

Pour ceux qui ne bloguent pas, je pique l'idée d'Eric le presse-citron qui la tient d'un certain Ronan : trois raisons pour lesquelles vous ne bloguez pas. (Marrant, comme si bloguer était devenu une norme...)

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Bye, Bizot, bye

Rue Bricabrac, bdsm, Actuel, Jean-François Bizot
D.R.

JEAN-FRANÇOIS Bizot est mort il y a presque une semaine, et j'ai de la peine. Non pas parce qu'il allait lancer un journal que j'aurais bien aimé lire, consacré aux gens de mon âge, et du sien, dix de plus que moi, Si Señor (c'était le titre du projet), mais parce qu'Actuel, son premier bébé m'avait accompagnée. Plein aux as, il avait préféré lancer journaux et radio, renifleur du temps comme personne, aimant la culture quand elle était contre.

Mon petit cas perso et Actuel, c'était au début des années 70, quand je ne savais pas comment me dépêtrer ce qui était ma sexualité, n'ayant que lu Pierre Daco et Freud, déclarée perverse, n'osant m'en ouvrir à personne... Un jour, après quelques planches de Crumb et avant un reportage en Afrique du Sud, quelques pages sans doute écrites en jaune sur fond blanc à moins que ce ne fût violet sur fond noir, racontaient les coulisses sm de l'Amérique, San Francisco, Los Angeles, les deux, je ne sais plus, mais après avoir lu au moins quatre fois l'article (et pas à cause des couleurs psychédéliques), je me suis sentie mieux. Minoritaire, certes, mais pas bonne à enfermer.

Je pense que pour ceux qui débarquaient en adolescence et dans les années 70, pour qui les sentiers balisés n'étaient pas le paradis auquel ils aspiraient, Actuel était une source, un signe de piste, des pistes culturelles et sociales, des portes vers d'autres perceptions (et je ne pense pas à l'article sur la culture des haricots sauteurs en appartement). Actuel était libertaire et libérateur. Actuel nous a aidé à mieux vivre les années Pompidou si peu pou pou pidou.
Plus tard, avec Radio Nova, il a fait la même chose. Il aimait le monde, il en a souvent fait le tour, ça se lisait, ça s'entendait. Il était tellement curieux de tout qu'il a essayé le cancer, mais comme pour Desproges, c'est le crabe qui a gagné.

Je n'ai plus ma collection d'Actuel (ni de Zoom, ni de Cinématographe, ni de Fluide..), mais dans ma tête, il doit y avoir une zone du cerveau en forme de champignon hallucinogène avec des drôles de coloris et plein d'infos stockées par là. Un champignon qui se sent un peu orphelin tout d'un coup.



La Californique

CALIFORNICATION, présenté en deuxième partie de soirée sur la chaîne payante Showtime (à qui l'on doit déjà l'excellente série Weeds), est comme son titre l'indique une série qui se passe en Californique, à Lalaland précisément, et où l'on fucke à gogo et assez explicitement, sans que les dames n'y gardent leur soutien-gorge comme dans Sex and the City et où le héros (joué par un David Duchovny plus qu'excellent) se demande, entre autres, ce que les femmes font de leur corps, entre silicone et épilation totale (merci pour cette réplique où il réclame non point une chatte foisonnante à la seventies, mais un minimum de pilosité de manière à être sûr qu'il pratique un cunni sur une femme et non sur une enfant).

Il y a quinze jours, surprise, à la fin du troisième épisode, cette scène fessatoire nettement plus osée que son équivalent en tailleur strict et main molle dans le film La secrétaire.

Rue Bricabrac, bdsm, Californication, fessée

Plus osée pas vraiment parce que la demoiselle a le cul nul, et quel cul, mazette ! Ce qui est gonflé (dans la bousculade des stéréotypes) c'est que sous ce qui ressemble à première vue à un retour aux rapports ancillaires avec droit de cuissage pratiqué par un personnage diablement avunculaire (Evan Handler, déjà vu dans le sus-cité Sex and the City où il jouait déjà un avocat sexuellement favorisé), se trouve l'exact opposé. C'est la jeune assistante qui a demandé, aguicheuse, provocante, à son boss de bien vouloir, à chacun de ses faux pas, avoir l'amabilité de la châtier comme bon lui semblera. Et de renverser le café dans un oups (de fausse contrition) avant de s'allonger en relevant sa jupe, sur ses cuisses. Après quelques secondes d'hésitation très judéo-crétine (mon dieu, ma femme et les droits de l'homme), il a mis à exécution l'invitation tentante avec une vivacité roborative.

Depuis le temps qu'on dit que les séries télévisées US sont nettement plus décoincées que leur cinéma... Bientôt, Californication abordera une chaîne française. J'ai entendu Canal et M6. Dans le premier cas, on aura la chance de l'avoir en VO, dans le second, il faut prier pour que le doublage ne rime pas avec sabotage.



Ca ne s'oublie pas (tu parles !)

Rue Bricabrac, bdsm, baguette, Vélib

J'AI sauté sur l'occasion et sur la selle, et je me suis abonnée dès les premiers jours à Vélib, trop contente de pouvoir me déplacer en dehors des heures de pointe tout en faisant du sport (22 kilos, faut les traîner, surtout sur des plats montants) sans avoir le souci de posséder un deux-roues, de me le faire piquer, de ne pas savoir où le ranger ni le réparer.

N'empêche, il y a une erreur quelque part.
Les voitures je crois.
C'est incroyablement effrayant une auto, surtout quand on les frôle (ou plutôt l'inverse) de près. Ce n’est pas le pot de terre, c'est le pot de verre, une cycliste... surtout si elle est un peu gauche. Tenir sa droite dans ces conditions, c'est pas commode.

Je cherche donc des accompagnateurs plus aguerris que moi pour m'entraîner un peu, et surtout m'entourer en bonne garde prétorienne. C'est cela ou me lever le dimanche matin pour aller apprendre à faire du vélo au Parc de la Villette. Ce qui est peu vexant parce que je sais faire de la bicyclette (même si depuis que papa a enlevé les stabilisateurs, ça c'est un peu gâté, je me suis rattrapée en passant des vacances sans quasiment descendre de selle).
Mais contrairement à l'adage, j'ai un peu oublié.

Le rapport avec le SM ? C'est que ça fait mal au minou, presque autant que quand I*** m'empoigne et tord.
En fait, il n'y a pas de rapport, c'est juste pour rester en charte. Et passer cette carte postale du temps jadis.

Oui, évidemment que j'ai pensé que comme pour d'hypothétiques footings à la campagne, le fait de savoir que je suis suivie par quelque dhomme muni d'une baguette serait un stimulus qui me ferait rouler droit et vite (et vive la "poussette")! Mais c'est tout sauf réaliste.
Le principe de réalité m'ennuie de plus en plus.

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Tiens ta tulipe droite !

Rue Bricabrac, bdsm, érection
photo Yoshiko 314

ENFIN, j'en tiens un !

Oui je suis ttbm et j'aime défoncer sans concession

Jour de chance, décidément, puisque non seulement il est TBM mais mieux, TTBM. Et ainsi muni de sa perceuse, il affirme sans rougir aimer "défoncer sans concession".
Sujet de dissertation : Koidonkèce défoncer sans concession ? J'imagine, depuis mon corps de femme égocentré (j'aurais pu mettre un e supplémentaire à égocentré, mais là, je parlais plus de mon corps que de moi-même) que Maître Caterpillar ne va se laisser arrêter par un bête col de l'utérus (qu'il s'apprête à franchir avec l'allant d'un Hannibal, mais sans les éléphants, il a dit défonce, pas défenses), et qu'il vise bien au-delà de la matrice (sur son passage, les trompes de Fallope, pas des éléphants on a dit, faut suivre, s'inclinent), plus loin que l'oesophage même, que son but de têtu monté comme un âne (et en matière d'âne, il est pareillement équipé au niveau du cerveau), ce sont les amygdales.
Pas moins.
Une sorte de gorge profonde, mais à l'envers. Une profonde gorge. Un fantasme à la Vlad Tepes meets dis tu l'as vu mon gros pal.
Ça donne envie. À la folie.
À moins qu'il n'ait oublié le pronominal, et qu'il n'adore rien tant que se défoncer jusqu'à s'en taper la queue contre les murs.

Allez, au coin avec le bonnet à grandes oreilles :

J'aime la chasse séduire puis après oui jeté Traiter les femmes comme elles le méritent.

Et pendant ce temps-là, le point G ou ce qui en tient lieu susurre tout doucettement "forget me not" (oui, le point G est anglophone, il paraît que c'est lui qui le tout premier a affirmé "size doesn't matter").

Ceux qui veulent peuvent plancher sur ce que serait une "défonce avec concession".

(Le titre est évidemment un clin d'oeil à la tulipe des derniers blogues, certes, mais surtout à la célèbre réplique de Saturnin Fabre dans Marie-Martine : "Tiens ta bougie droite !")

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Histoire d'O...mbre (Quand cara passe)

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

JUSTE pour la forme, le coeur n'y est plus, reste un rien de curiosité lassée... Or donc, les "carapaces fondent", sous l'effet du fameux mais mystérieux virus. Nul besoin donc d'aller quérir Claude Allègre pour qu'il nous assure que les réchauffement climatique et autres calembredaines n'y est pour rien.

Tout de même, je trouve qu'XXXB dépasse largement la moyenne des SMS anonymes... enfin, d'anonymes inconnus. Il y a des niches comme ça, qui défient les statistiques. C'est un peu comme le nombre incroyablement élevé d'hommes mariés en goguette sur les tchattes et qui n'ont pas de téléphone fixe au logis, surtout par rapport aux chiffres communiqués par l'ART.

Revenons à Mme B. Toutes les pistes s'épuisent. Adieu zonzon, Sophie Calle, numéro tendu à un presqu'inconnu, Roméo et Juliette victime de la fracture numérique...

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Nitouche

Rue Bricabrac, bdsm, bijoux, Locher's

ON jurerait des médailles pieuses pour babies, mais à y regarder de plus près, sous leurs dehors angéliques, les breloques sont nasty nasty nasty...

Mon coeur balance. Pas pour la petite salope, mais si la casse-pieds me va comme un gant, la petite coquine est adorable, et pas uniquement parce qu'elle a, côté fermoir, un petit ciseau doré.
J'en verrais bien deux sur la même chaîne...
Elles sont juste craquantes, ces fillettes d'un autre âge, avec le détail qui tue, le petit trait noir qui caviarde les yeux, comme des photos de presse de caniveau.

De la même maison, il y a des tops délurés, non point par leur coupe on ne peut plus bon enfant, comme d'ailleurs les petits médaillons dignes d'un baptême ou d'une communion, mais par leur message, lui aussi saute-au-paf et, pour le paradoxe, finement brodé en pures cursives, entre des frises fleuries. En anglais cette fois-ci (à noter que si le site web est américain et en dollars, Locher's est une marque française que l'on peut trouver à Paris chez Joy, rue du roi de Sicile), ce qui les rend un peu plus portable en ville : Insatiable Little Thing (les macarons ne sont pas fournis avec le modèles), I don't play nice, Dirty Little Lovemaker, I like it rough...
À porter évidemment en toute ingénuité, avec l'air de n'y pas toucher.

(Sur la wishlist, of course)

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Cazzo !

Rue Bricabrac, bdsm, érection, ciseaux
photo Christie Hill

TANDIS que je me réfugie au coin avec ma plume d'oie et mes parchemins pour torcher mes cent lignes "je suis une castratrice" (car je me suis pris, en privé plus que sur blogue, quelques chaleureuses apostrophes "vengeance anonyme", "haine des hommes", et autres "c'est çui qui dit qui y est"), voici de quoi renarcissiser tous ceux que mes derniers propos ont ramollis.
Comme je ne sais pas écrire ces choses-là, non point que je n'en ai point vue de dure et rigide récemment, mais que cela m'ennuie prodigieusement de le rapporter, et surtout, ne regarde que moi, l'émotion m'intéressant plus, sur le plan littéraire, que l'érection (le coït étant sur un plan technique ou syntaxique plus ou moins très répétitif, et c'est aussi pour cela qu'on l'aime), j'ai emprunté à une femme visiblement plus douée que moi ces quelques extraits. Merci à E*** que je n'ai pas consultée (usant de mon droit de citation) et dont l'intégralité des fictions se trouve à la page récits de sensationsm.

tu bandes .tu vas et viens entre mes fesses avec ta belle queue dure et d'un coup, tu plonges dans le gouffre. Tu me déchires.. J’ai un petit trou de cul, tu le sais, alors, je crie. Tu touches le fond de mes entrailles .je goûte à cette excessive volupté. Je gigote et là tu m’inondes.

Encore ?

mon pubis, ma touffe drue qui cogne contre ton bassin, nos poils
se mêlent, des bruits mouillés sortent de nos sexes rivés l'un à l'autre qui
fonctionnent comme une merveilleuse machine. Nous sommes devenus une
monstrueuse et belle machine à jouir.

Ce n'est pas fini.

Ta main sous mes fesses, le majeur
profondément enfoncé dans le trou de mon cul humide de mes humeurs qui
coulent de mon con écarté par ta queue, tu sens, au travers de la fine paroi de
chair qui séparent les deux conduits, oui tu sens ta queue aller et venir
dans les profondeurs de mon ventre. Tu butes sur le fond tellement je m'ouvre.

Un dernier pour la route, je ne suis pas chienne.

tu cognes comme un forcené dans ce sexe sublime.
à ce moment t'effleure le regret de ne pas avoir trois queue pour me remplir partout à la fois.

Enfin, une image pour les garçons pas sages. Les filles, vous pouvez allez ailleurs, c'est au delà du pire, c'en deviendrait presque sublime tellement c'est ring'art et vulgos (et daté).
Tom Ford, couturier, est en pleine parfum mania. Après une douzaine d'exclusifs (dont les plutôt agréables Noir de Noir et Japon Noir) sortis dans une discrétion inversement proportionnelle au prix du flacon, le revoilà tonitruant, pour un parfum pour hommes. Pour zhommes même.
Cette branlette espagnole sur poupée sicilicono-gonflée donne une idée de l'image que Tommy (et le photographe Terry Richardson) se fait des hommes qui aiment les femmes. Mais après ses robes aux découpes censées évoquer le sexe des femmes (pour y penser, il fallait toutefois qu'il explique), assortie de colliers avec pénis pendentif pour les malcomprenantes (de la métaphore), finalement, ce garçon reste assez cohérent.

Rue Bricabrac, bdsm, branlette espagnole, parfum
D.R.

Et ... CUT !
(Comme on dit au cinéma)

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
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presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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