Rue Bricabrac, bdsm, Roc

L'ÉTÉ (au sens calendaire) profilant son nez caniculesque et les congépés commençant à fleurer bon le monoï et l'ambre solaire, les marques de produits pour gogo fleurissent en façade, avec des publicités et des molécules encore plus bouleversifiantes que l'année dernière.
Même les pharmacies s'y mettent.

Effet corset, qu'ils disent. Autrement dit, c'est comme quand on rentre le ventre ? J'ai bon ?

Rue Bricabrac, bdsm, corset

Parlant de corset, deux écrivaines intéressantes, Éliette Abécassis et Caroline Bongrand, viennent de sortir chez Albin Le corset invisible. Et quitte à flanquer 20 euros dans un corset (ceux en tissu, victoriens ou non, coûtent bien plus), le second vaut mieux que le premier.
Car il y est dit, entre autres choses plus civiles et moins futiles, le thème en étant les aléas de la condition féminine, que la cellulite (mal nommée, c'est en vérité une maladie très grave), alias le capiton, est indélogeable. Si tu en as, tu te la gardes. Mince ou grosse, danseuse ou odalisque. C'est comme ça, c'est primitif. Ensuite, on peut masser, encrémer, palper rouler, ça fait la jolie peau, mais le capiton, tintin, il s'accroche. Même sur le muscle.

En revanche, si quelqu'un trouve la crème miracle (non, le semtex n'est pas une option) pour nous débarrasser du corset (celui qui ferme à droite) qu'on vient de se décrocher pour 5 voire 10 ans, je (et 47% de la population) suis preneuse. Parce que depuis dimanche soir, j'ai dû mal à respirer. Le fond de l'air effraie.