Rue Bricabrac

À la chmode de chez eux

Rue Bricabrac, bdsm, bondage
photo Bratan

Comme je l'avais envisagé, j'ai changé mon annonce sur sensationsm, brute de décoffrage mais toutefois claire il me semble.

J'ai donc viré mon

Masochiante en quête d'un dominamant, souminante ou soumuse tendance ni dieu ni maître plus que soumise, je rêve d'un esprit frappeur, incarné toutefois dans une chair vigoureuse.
Bagués, mariés, pacsés, collés, passez votre chemin, je suis une femme libre pour un homme libre. Et je cherche une relation, pas des prestations. Pour les séances, j'ai le cinéma !

entre temps amendé d'un

Quête mise entre parenthèses, en pause pour cause de dominamant comblant, mais il reste les discussions avec ceux que ça ne rebute pas d'emblée et la petite bande sympathique rencontrée ici.
Quant aux "maîtres" autoproclamés et ainsi pseudonymisés - valable pour les marquis, les stephen, les DAF et consorts, passez votre chemin, rien que le mot m'écorche les yeux.

pour un primesautier et presque libertin

Femme masochiante éventuellement souminante cherche intellectuel dominateur muni d'un cerveau en état de marche non point pour jouer au bdsm, j'ai l'homme qu'il me faut pour cela, mais pour causer bdsm. Fantasmeuse, pensez-vous ? Oui, aussi. Évidemment.. Comme tout le monde, j'espère. Parce que pour nourrir ma chair et mes désirs, j'ai besoin des mots des maux. Dominamant (aka mon homme) est un taiseux. Et moi, j'ai la pépie. Peut-être que vous aussi. J'ai envie de parler d'images, de libertinages, de choses pas sages, pour comprendre, pour relancer les petits rouages de l'imagination.

J'omettais, tête en l'air que je suis, les restrictions d'usage, genre goliots, nabots du bulbe, UMP, épilés et mémètres, allez voir ailleurs siouplaît.
Du coup, je goûte de nouveau au plaisir d'être assaillie de toutes parts, je me sens très star. Si certains, la majorité, sont des gens de bonne compagnie, dotés d'un cerveau dont les neurones n'ont pas planté, d'une langue alerte et de sentiments délicats, je retrouve ces abordages abrupts que j'adore et qui correspondent tout à fait à ma demande.

salope, posite e tenu

J'imagine que le monsieur est gaucher, et qu'au mot conversation, il a déjà expédié sa main gauche sous le bureau et tandis qu'il se débraguette, il ne tape plus que de la main droite.

suis pervers, très vicieux, sans tabous...

Un coup d'oeil au pseudonyme du quidam, je vous le donne en mille, il y a un gros morceau de marquis dedans (c'est bien, il y a des choses qui ne changent pas, lonlère lonla).

Ma théorie selon laquelle beaucoup de tchatteurs sont en mode écriture seule, ce que mon ordinateur interprète ainsi -w--w--w- (222 vl'à le mémètre trop feignant pour lire), se confirme. Pour les mettre en rw-rw-rw- (lecture et écriture, pour les droits d'exécution, dits x - si, si - ce n'est en aucun cas à l'ordre du jour), il faudrait chmoder. Mais je ne sais pas chmoder les gens. Déjà, la dernière fois que j'ai fait un chmod 666, je n'ai même plus pu ouvrir un fichier texte, toutes mes autorisations avaient disparu, j'ai eu beau clavioter comme une damnée, en braillant que merdalors nomého, j'ai tous les droits sur cet ordi, je l'ai payé avec mes sous, il a fallu faire appel à un vrai geek qui m'a remis tout en place en quelques clics.

Donc si un barbu mangeur de pizza froide et baptisé à la Guinness tiède sait comment chmoder un dom, qu'il n'hésite pas à me contacter. Le meilleur accueil lui sera réservé.

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Les petits brins

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photo Mick Luvbight

Il n'aime pas faire rouler les dés, le hasard l'indispose, il dit. Alors, je fais semblant de le croire. Pourtant, c'est drôle, les dés, ça s'additionne, se multiplie, se juxtapose, ça désigne un instrument, ça définit le nombre des coups, ça peut même indiquer leur force, comme le vent, comme les tremblements de terre. On peut tricher aux dés, les coups trichés sont les meilleurs, ils comptent double. Il existe toute sorte de dés plus extravagants les uns que les autres, avec très peu de faces ou au contraire une vingtaine, dans les magasins de jeux de rôles. Ils ont des ravissantes couleurs ambrées, veinées, nacrées. Les vendeurs me regardent d'un air amusé piocher çà et là pour les assortir.
Mais bon, exit les dés, à moins de s'en servir pour apprendre à jongler. Jongleur de dés à l'heure du thé chez Alice, une idée, comme ça.

Alors, j'ai cherché dans un improbable grenier de grand-mère, une boîte à couture, un panier à tricot. J'ai prélevé tous les brins de laine que j'ai pu trouver. Comme pour les dés, j'ai joué des couleurs et des nuances et des matières. Je les ai chacun coupés un deux morceaux inégaux. Le plus petit pour entourer, faveur à saveur de cadeau, qui la cravache, qui le paddle, qui le martinet. Le plus long pour cercler une fesse, enserrer un sein, marquer le haut du dos, trancher une cuisse, signaler un pubis. Mon corps comme une zone militarisée, des collines à prendre, des terres à marquer au fanion de l'envahisseur, un pied à prendre. Il ne lui restait plus, loin de tout hasard (cette part m'appartenant, puisque je prenais les brins au petit bonheur la chance), à refaire les paires, cravacher un sein, fouetter un dos, se jouer d'un sexe avec une tawse.

Dans mes cris, mes larmes, mes supplications, il n'y avait en effet pas de hasard.

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Les bêtises

Finalement, je suis peut-être une soumise qui s'ignore... Parce que quand tu n'es pas là, en retraite dans un monastère ou en goguette dans un séminaire, en vacances familiales ou en méditation transcendantale, je suis vide comme un petit sac en papier. Le silence me saccage, l'absence m'aspire, la décadanse me manque.
À Cent ans de solitude, j'ai toujours préféré Belle du Seigneur.

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Je n'ai plus mon corset qui m'aide à me tenir altière, je n'ai plus de fil aux pattes et mes gestes sont désordonnés, j'ai n'ai plus ta main dans mon sexe qui m'ordonne la direction, je n'ai plus le bâillon de ta bouche et je dis n'importe quoi.

Alors, je fais rien que des bêtises.

(Puique les vacances sont à la mode, les prochains billets, précuits donc, seront déposés grâce à un plug-in qui quand il tombe en marche les fait apparaître comme par magie. Ou pas.)

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Les dictons à la con (1)

Franchement, comment peut-on dire

Laid comme un cul

?

Tiens, une image au hasard, choisie plus pour l'abandon dans la pose que pour la qualités callipyges de la dame. (Et je ne renvoie mêùme pas au top de mon blogue.)

Rue Bricabrac, bdsm, cul
photo Kangoo117

Aux seins des femmes, je préfère leurs fesses. Et parfois aussi, au sexe des hommes trop souvent garni d'un prépuce qui leur donne au repos une allure de fourmillier, leur derrière, qui sait souvent être d'une beauté élastique.

Mis à part les yeux, et les avant-bras, je ne connais rien de plus beau qu'un cul.

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Rince Cochon

Fêter l'anniversaire d'un dragon de bois un soir de réveillon chinois dans une débauche de plats sichuanais aussi gras que relevés et succulents, ça laisse forcément des traces, année du cochon de feu oblige.

Pour le feu, ma peau qui en a vu d'autres fait très bien disparaître les marques toute seule, mais pour les deux cochons gloutons, il faut voir rose.

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La mère Denis n'y retrouverait pas ses petits, dans ces deux Vedettes barbiesques tunées par Chantal Thomass, fidèle à elle même, liens corsets et rose forever. La première des deux machines n'existe qu'en un seul exemplaire mis aux enchères, la seconde est éditée en 300, pas un de plus.

La vraie paire de manches, c'est comment ne pas salir le satin damassé qui fait de cette machine à laver un meuble de boudoir (ou de pouffoir).

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La ligne claire

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Dans la bande-annonce d'un film de Raphael Sibilla, No Body is Perfect, un documentaire sur les fantasmes hélas visible seulement en Suisse, semble-t-il, un primitif moderne tient ces propos :

Il n'y a pas de souvenir de la douleur

Juste avant lui, un autre adepte des mêmes pratiques (suspension par la chair même) dit que la douleur lui apporte les mêmes sensations que le sexe.

J'écoutais cela en repensant à des commentaires récents, tout en m'interrogeant sur cet oubli de la douleur.

Voulait-il dire qu'elle se confond tellement avec plaisir que ce n'est que ce dernier dont on se souvient ? Dans le masochisme tel que je le vis (ou essaie en tout cas), j'ai un total souvenir de la douleur, et de sa fusion, quand ce miracle se produit. Oui, je trouve que cela tient d'une chimie fragile et en aucun cas du stoïcisme ou de la résistance, chimie étant bien le mot puisque le mélange existe quand les endorphines sont de la partie, endorphines plus difficiles à faire surgir du corps qu'un lapin d'un chapeau.

Je me souviens très exactement de toutes les fois où j'ai basculé dans un ailleurs où j'étais consciente qu'il y aurait dû avoir douleur alors que je ne ressentais qu'éblouissement euphorique.

Mais je ne suis pas un primitif moderne...

Dans le film, enfin, sa bande-annonce toujours, il y a des belles promesses de bougies sur poitrine offerte et un trop rapide aperçu d'une flagellation d'une femme suspendue. Que ce doit être bon d'être ainsi écartelée en araignée, entre sol et plafond, fesses et fente à hauteur des yeux de l'autre, et cinglée/balancée tout à la fois, sans poids ni foi.

Presque à la fin de la bande-annonce, cette citation de Tahar Ben Jelloun

On est tous à la recherche d'une frontière, une ligne claire entre le rêve et la réalité

Ma ligne claire, je l'espère, ressemble à la marque d'une cravache.

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Et plus si affinités...

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Je me souviens du parfum de ma mère. Femme. Il était passé de mode, et il y a quelques années, Rochas l'a remis sur le devant de la scène. Je l'ai senti, et je n'ai pas retrouvé ma mère.
Le parfum, c'est une histoire d'émotion, d'instant, une association d'idées. C'est pour cela que je ne parfume jamais quand j'ai quelque chose d'évidemment désagréable à faire (de l'hôpital à l'enterrement, en gros), de peur que cette odeur que j'aimais jusque-là ne reste liée à cette expérience irritante.
J'ai mille fois raconté comment mon premier coup de canne resterait toujours lié à l'exhalaison d'une fleur de jasmin qui s'est ouverte en même temps que je reprenais mon souffle. Jusqu'à des confusions olfactivo sensuelles. Et au gré de la floraison des jasmins que j'ai plantés depuis, je recherche cette émotion.

La pub étant ce qu'elle est, on choisit de plus en plus un parfum pour son image, son flaconnage, et moins pour son sillage (combien en ont encore, du sillage ?). Alors, pourquoi ne pas s'attacher au nom, et construire une petite muraille de messages.

Je suis née, pensais-je, l'année où Caron lançait Coup de fouet (rose, oeillet et poivre, à la fois rétro et moderne, la rose poivrée revient en force, notamment chez The Different Company). Ca me plaît bien, et tant pis si finalement, ce ne fut que trois ans après.

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Sur la coiffeuse que je ne possède pas, dans mon boudoir virtuel, mon cocon de cocotte rococo, il y aura donc Coup de fouet. Mais pas seulement. Cravache de Piguet ne se trouvant plus (et s'il en restait un, je le laisse à Dahlia), Fracas du même fera l'affaire. Et aussi Rouge d'Hermès. (Il y en a eu un chez Chanel aussi, il y a très très longtemps, Coco était encore jeunette.) L'ambre à Sade (Nez a nez), je l'ai déjà, il me manque Le Marquis de Sade (chez Histoires de Parfums) que je n'arrive absolument pas à trouver. Et peut-être, pour être sûre que l'on comprenne bien mon propos, Empreinte de Courrèges. Et Bambou, de Weil.

Les chiennes doivent encore pleurer la disparition de l'éphémère Chaleur d'Animale, de chez Animale. Musc et ambre, c'est sûr que c'est de la zoophilie, ou pas loin ! Mais la jeune maison État Libre d'Orange leur a concocté un Putain des Palaces, odeur osée (tellement que je n'ose encore aller y pointer le bout du nez) où il ne manque, à en lire la composition, que la cyprine. Ou alors, un petit peu de cet exclusif Corps et Âme (Pierre Guillaume pour Parfumerie Générale)

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Bien que ce ne soit pas l'année des T, celles qui aiment les allitérations ne manqueront par ce quarté vainqueur : Tumulte (Christian Lacroix), Tabu (Dana), Tentations (Paloma Picasso, mais mort au champ d'honneur) et Trouble (Boucheron). Et en guise de ponctuation, J'ai osé de Guy Laroche.

En vrac, un bouquet de Libertine de Viviene Westwood, Metal de Paco Rabanne, Nu d'Yves Saint Laurent, Ô de Lancôme (le problème chez Lancôme, c'est qu'il mettent des circonflexes sur tous les o, c'est leur signe distinctif), Shocking de Schiaparelli et Silences de Jacomo.

(On dit que les parfums n'ont pas de sexe, les nouveaux parfumeurs, notamment de niche, se refusent à cette différenciation, mais classique que je suis, je m'en suis tenue à ceux dits pour femmes. Et je n'ai pas imaginé la panoplie du dom, entre Egoïste de Chanel, Marquis de Anglia Perfumery, Strengh d'Anthony Logistic, qu'ils se démerdent, hein, ils sont dominants, pas besoin de leur expliquer par le menu.)

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En revanche, je n'oublie pas les dominas, très gâtées par de toutes nouvelles fragrances, comme Maîtresse, d'Agent Provocateur, joli flacon, ou Lady Vengeance de la nouvelle marque Juliette has a gun, avec une senteur peu agressive et très vanillée, et enfin, dans la série rouge de Comme des garçons, Guérilla et Harissa.

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Histoire d'O...mbre (Valentine)

M'sieur Stef' l'avait bien dit dans un récent commentaire, pour en savoir plus sur XXXB, il faudrait attendre le 14.

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

Mais ce n'est pas dans le cahier spécial Saint Machin (qui un surtout un Saint Maso puisque juste avant de se faire décapiter, il a fait passer un bouquet de fleurs à la fille de son bourreau, si l'on en croit le livre de Chet Raymo qui vient de sortir chez Belfond) qu'elle a fait passer son annonce (de toutes manières, je ne me serai pas cognée cette fastidieuse lecture) mais en page 21, celle des PA habituelles.
Au delà de l'impression de déjà lu, on peut se demander si ce n'est pas un générateur qui fournit la substance de ces lignes.

Chacun son truc, j'attendrai demain pour mes folles (je l'espère) lupercales.



Parfum de fouet

Un foie qui n'en fait qu'à sa tête, le bête, et me voilà privée, sous peine de nausées, du goût et de l'odorat, et donc d'un beau blog tout frais aux fragrances entêtantes.

Alors, juste un petit teasing avec ce Coup de Fouet de Caron, dont j'ai cru un instant qu'il était né en même temps que moi. C'est en vérité Poivre, son grand frère, qui est mon jumeau. Plus léger, certes poivré comme les baies noires et les oeillets, avec l'indispensable rose, Coup de Fouet a débarqué trois ans plus tard.

Avec des jolies publicités.

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Pour les amatrices, on le trouve toujours, on les trouve tous les deux, dans les boutiques Caron, à même les fontaines à parfum.

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La fausse (donc vraie) soumise

Rue Bricabrac, bdsm, Pygmalion

Dans un mois, le Studio Théâtre de Stains présentera une nouvelle mise en scène de Pygmalion. Celui de George-Bernard Shaw, avec Liza et son prof. Le modèle des relations D/s, le prince dominant étant évidemment un Pygmalion, d'ailleurs, quand ils ne s'appellent ni Marquis, ni Maître, ni Stephen, ni DAF, les messieurs qui veulent être bien placés en tête de gondole dans les allées des tchattes choisiront Pygmalion comme pseudo attrape-soumise.

(En trois mots, le professeur Higgins a parié qu'il pourrait transformer la plus insigne bouquetière des bas quartiers en dame du monde en un temps record. Ce qu'il réussit, non sans tomber amoureux de sa créature.)

L'affiche, qui m'a tapée dans l'œil en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, résume le propos de la metteuse Marjorie Nakache. Certes choucroutée, corsetée, pupettisée, tatouée sur l'omoplate (que j'aime ce détail), Barbie-Galatée-Liza n'en tire pas moins les ficelles de son Pygmalion, et si elle existe, c'est parce qu'elle l'a décidé ainsi. La bonne vieille dialectique du maître et de l'esclave n'est pas morte, et le corset mauve lui va bien.

Alors, m'sieur Pyg, ça fait quel effet d'être manipulé ?

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Quelqu'un pour me fouetter ?

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Photo Spankemeeehard

Comme une envie d'être attachée
avec méticulosité
Menée par le bout des nénés
et de tout autre bouton
Saucissonnée et découpée
Malmenée tranche par tranche
Redessinée à la bougie
aux ongles ou au chat
jusqu'à perdre ma peau
Muer en Arlequine
des triangles qui racontent
chacun une histoire différente
sur une autre musique
Cri de surprise glacée
Gémissement pour baiser salé
Souffle coupé haleté

Pour enfin, enroulée sur mon incendie, collée par la sueur et les pleurs, je trouve le souffle pourpre du sommeil lourd.

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La pépie

Je n'ai jamais réussi à lire ce livre, Les hommes viennent de Mars et les femmes viennent de V énus, et tous les autres du même tonneau, Pourquoi les hommes mentent. Pourquoi les femmes pleurent... Je sais les différences, celles qu'on a apprises en cours d'éducation sexuelle, et celles qu'on a comprises en se cognant contre.

D'une nature fantaisiste, écervelée, instinctive, bavassière et extravertie, je ne supporterai jamais un homme qui me ressemble, je crois. Alors, je suis attirée (n'ayant jamais voulu faire d'enfant, je crois que la théorie du meilleur reproducteur possible ne tienne pas me concernant) par les froids, les introspectifs, les raisonneurs, les cartésiens. Les laconiques et les semi-autistes au final. Après tout, s'ils supportent mes flammèches, mes pétards, mes étincelles, j'apprécie leurs glaçons, leurs monosyllabes, leurs silences.

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photo WomanChild

Alors forcément, au bout d'un moment, moi qui m'abreuve de mots (autant que de maux), qui barbote dedans, qui ne m'en désaltère jamais, j'en manque. Il y a des livres pour cela. Oui, je sais, j'en fait grand usage. Mais ce que je réclame, ce sont des mots tissés pour moi, sur mesure. Des mots dits à l'oreille, zone hautement érogène. Des mots glissés sur des billets pliés en douze, tellement ils sont secrets et impudiques. J'en veux un peu, beaucoup, follement. Tout le temps. Jusqu'à aujourd'hui, où j'ai la pépie. C'est dur à dire, à mendier, à quémander, parle-moi, parle-moi de toi, dis-moi ce que tu ressens, dis-moi ce qui te meut et t'émeut...
J'ai une éruption existentielle et on ne fait pas parler les taiseux en leur jetant du vinaigre sur la queue ou en leur chauffant la plante des pieds avec un reste de bougie.
Je marche sur des oeufs alignés dans une impasse et j'ai peur de casser une coquille. Et ceux-ci ne vibrent pas.

J'ai bien failli changer mon annonce, en déshérence sur sensationsm. La rédiger ainsi peut-être, en espérant attirer chaland de bonne compagnie :

Femme masochiante cherche intellectuel dominateur, non point pour jouer au bdsm, j'ai celui qu'il me faut pour cela, mais pour causer bdsm. Le pourquoi et le comment de votre plaisir et de votre désir m'intéresse, votre parcours, vos envies, votre vie. Pourquoi la vision d'un corps badiné et néanmoins badin vous fait bander ? Ca se passe comment entre le cerveau et le corps ? Et plus d'interrogations si affinités. Je peux répondre à des questions aussi, juste retour des choses.

Bref, le truc idéal pour se faire traiter de fantasmeuse. Alors que le fantasme, loin d'empêcher l'acte, en est la nourriture, le carburant.

Je n'ai pas encore bien formulé tout cela, mais je sais, de chaque fibre qui me compose, par ma peau, mes neurones, mes pores et mes pulpes que si personne ne me parle, je vais me déshydrater et ne plus faire qu'un petit cône de triste poussière.

Alors, pour me tirer d'embarras, P*** (pas Dominamant, l'autre, le troisième homme qui fût naguère le seul) m'a envoyé des rations de survie. C'est un début.

Oui je sais tu as besoin des mots pour les maux.
Le plaisir de recevoir...
En fait, je ne sais pas comment tu ressens les choses.
Quand je frappe, quand je te frappe, ce n'est pas moi qui donne.
C'est toi
Toi qui me donnes ta douleur.
Toi qui donnes ton corps.
Toi qui t'offres. Toi qui fais le don de ta personne.
Tu ne reçois pas. Tu ne reçois pas de coups. Tu n'es pas passive.
Tu es active comme toute personne qui donne.

Quand ta peau vibre et se strie, c'est toi qui vibres et qui veux vibrer. C'est toi qui veux te couvrir de stries.

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En voir de toutes les couleurs (encore)

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Photo Kairos Photo

En ce jour gris, un de plus, nuages plus brume, j'apprends au détour d'une lecture qu'il existe un Comité Français de la Couleur. J'en reste baba, avant de me rappeler qu'il y a sans doute plus de comités, y compris théodules, d'assos et de commissions que d'habitants aux six coins du pays. Mais alors là, je rêve debout, surtout quand je vois leur logo. Collusion !!!

Le Comité Français de la Couleur, voilà des gens avec qui je prendrais volontiers langue. J'aime la couleur, même si j'en porte peu. Je pourrais m'endormir en feuilletant les nuanciers Pantone©. Les noms de couleurs ont toujours chanté à mes oreilles, et je me réjouis quand je découvre l'appellation exotique d'une nuance inconnue. Trouver chez Claesz Heda un jaune de quercitron et ou un jaune de massicot chez Van Gogh me ravit. Apprendre que Les Nymphéas de Monet, sous les cimaises du MOMA, sont d'un bleu zinzolin me grise. La petite Altesse de Diego Velasquez est parée d'un rouge de carthame, et ça m'enivre. Et que dire du vert de vessie parmi les danseuses de Degas, j'en pâlis.

Alors, si ce Comité Français de la Couleur se penchait sur celles du bdsm ?

Je prends soin de choisir mes bougies (ça fait longtemps, tiens, que chair et cire n'ont pas dansé de sabbat ensemble) en fonction de la texture et de la teinture, un vieux rouge passé, un anthracite veiné, un orange d'orage pour que mon dos se fasse crépusculaire.
J'aime, de même, les feux d'artifesses.
Pourquoi ne pas requalifier tous ces bleus, violets, rouges, verts, jaunes ? On dit bien, après une volée bien administrée "j'en ai vu de toutes les couleurs". P*** (le troisième homme), proposait il y a deux jours, en ces temps préelectoraux, de me repeindre la croupe aux couleurs du drapeau populaire.
Je proposerais volontiers au Comité ad hoc, un bleu badine, un rose cire brûlante, un rose rosse, plus soutenu, un rouge cravache, un violet pince sans rire, un rouge, encore, forcément, rougemâtin martine, un autre rouge empreinte...

Tiens-toi prêt, Comité, nos douleurs et nos bonheurs pourraient remplir de leurs couleurs tout un catalogue.

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Que d'emotions !

Ils sont sans conteste ravissants, extatiquement nommés (abandon, esclave...), subtilement différents (s'attache à un bondage, flatte le clitoris)... mais titane ou pas, ce ne sont pas des Fabergés.

Et pourtant

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+
Rue Bricabrac, bdsm, vibromasseurs
=
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la dernière création de Mauboussin (et aussi l'une des moins clinquantes).

Le hasard veut que les oeufs vibratiles tout comme la fleur de diams fassent chacun partie d'une collection qui s'appelle émotion.
J'ai très envie d'être émue. Très très très émue même.

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Histoire d'O...mbre (encore raté !)

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

Caramba ! XXX n'était pas la désirée, tant pis pour Marius, et retour aux appels raccorchés trop tôt, au virus bizarre (l'amour ou la gastro ?) et aux tirage de plans sur la planète Mars.

Je vais finir par abandonner mon poste de vigie, je n'ai aucun discernement !

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
Flash-back
À lire
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L'oeil
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Le cliquodrome
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aller Si vous souhaitez m'écrire, il suffit d'ouvrir votre courrielleur préféré, et d'adresser le tout à b.ricabrac chez free, en france. (On a le brouilleur de robot qu'on peut, logiquement, les humains devraient décoder.)

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