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Bouteille de larmes - J.-M. Othoniel

Il y aurait de quoi se fâcher avec l'œuvre de Jean-Michel Othoniel quand, parisien, on passe devant le Kiosque des Noctambules, l'habillage extérieur de la station Palais-Royal place Colette, enfilage de perles (de Murano monseigneur, dont il ne faut pas oublier qu'avec Vallauris, c'est un haut lieu de la kitscherie hors de prix) qui tiennent plus du collier de nouilles enfantin que de Guimard, tout en rappelant que jadis, l'endroit était le rendez-vous des cocottes (et que l'art peut se faire hochet).

Pourtant, le Rêve de Peau d'âne, l'année dernière, était, sorti des petits kiosques et lits de verre, riche d'onirisme tordu et de sensualité dépravée. Surtout, ses Bouteilles de larmes, et avant les Lagrimas, parlaient bien à un imaginaire où les pleurs sont des fruits rares et suaves, comme les ludions qui nagent dans le flacon.

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Mais là où l'homme me comble, c'est dans ses bagues toutes simples, gravées de deux mots, un dedans, un dehors, pile caché sous une face anodine. Dont une qui m'irait comme alliance... un clin d'oeil entre quatre z'yeux.
Ou alors, porter une bague qui montre sans fard les lettres qui composent le mot plaisir. Et puis, surprise pour celui qui emprunte la bague pour la faire tourner entre ses doigts, et qui trouve larmes. Joli message... (Non, je n'ai pas envie d'y voir une quelconque antinomie corollaire qui veut qu'après le beau temps, la pluie.) Autre chose que la bague d'(alac)O(n).

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