Rue Bricabrac

Histoire d'O...mbre et d'O...nanisme

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

Avant de trouver, dans mon quotidien du matin que je lis l'après-midi, cette annonce de XXXB (normal, on est le trente, son métronome bat la quinzaine), qui n'est plus que la moitié d'elle même (la moitié, encore un thème récurent chez elle) j'avais envie de parler de masturbation (et pas de branlette, mais l'une pouvant s'associer à l'autre...).

Les scénarii qui embellissent les plaisirs solitaires sont parfois très sophistiqués. Plus jeune, quand je n'avais pas encore de relations sexuelles mais que ma libido était invariablement en situation anticyclonique, je donnais dans le roman feuilleton. Une même histoire s'embranchait, se déclinait, s'ornementait, brodeuses et dentellières ne s'y seraient pas retrouvées. Le canevas était simple, le plus petit dénominateur commun minuscule (pan-pan cucul, parfois la praline). Les embellissements ont duré plusieurs années.

Aujourd'hui, j'essaie de mettre cette invention de nouveau riche dans mes rapports sexuels et bdsm. Je vante les mérites de la fantaisie et de l'imagination à dominamant, je lui fourre un fouet d'appartement dans les mains, offrant mon verso comme cobaye. J'ai dans un sac immense, que lui seul peut désormais porter, de quoi me faire fouetter une semaine d'affilée sans utiliser deux fois le même instrument. (Je n'ose imaginer qui trouvera cela à ma mort, je caresse l'espoir qu'il ou elle soit du microcosme et qu'il ou elle en fasse bon usage...) Quand le thermomètre monte et que je suis seule à Paris, je décline mes chaleurs en fantasmes de saison.

Pourtant, quand entre la couette et le mont de Vénus, ma main s'aventure, adieu cravaches, tawses, martinets, paddles, pinces, liens, chaînes, corset... C'est un plan serré sur un cul dénudé et une paume pas apprêtée qui occupe tout l'écran de la séance Onan. Qu'importe ce que je me suis inventée en amont, de quelles sottises en costume ou à oualpé j'ai pu me bercer, ce qui me déclenche, m'envole, m'expédie dans l'orgasme droit dans le mille, c'est la fessée. J'y reviens encore et toujours. Une fessée au son de caisse claire. Une fessée solidement tenue. Une fessée agrémentée de caresses précises. Une fessée menée tambour battant. Une fessée à quoi je ne peux me soustraire. Une fessée comme des billes de métal qui s'éparpillent, des grains de blés qu'on moissonne, du linge battu par de vaillantes lavandières. Une fessée, quoi, une vraie.

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photo Eric Charles

Comme en apensanteur, il y a mes fesses, de plus en plus rose, pivoine, cerise, bordeaux. Tout mon corps y est rassemblé, mes pensées ne sont que sensations. À peine si mon sexe bat la mesure, les coups n'y résonnent que trop bien, jusqu'à y tisser des systoles bien particulières. Si seulement cela pouvait durer encore, comme un jazz vaudou, jusqu'à la transe...

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La tentation du store vénitien

P., parfois également connu sous le nom de code de gougnafier, pour le différencier de dominamant, m'envoie quelques clichés dénichés je ne sais où sur la toile, tout en me demandant des nouvelles de mon endorfinolorissement.

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Malgré la mauvaise qualité des photos, peut-être à cause de ce rendu médiocre, je suis littéralement hypnotisée par ce store, à la fois écran d'un théâtre d'ombres et magicien qui griffure la lumière. Il y a quelque chose de pas naturel, comme les images d'un rêve.
Et cette canne, quatrième personnage, qui s'apprête aussi à laisser, en chaleur rougeoyante, d'autres rais sur les fesses en chair de cette femme.
Comme un écho.

Et si le store servait de modèle et le cul de toile prête à un facsimilé ? Un rouge pour un noir ? Une marque par ombre ? Le store est le patron, la peau le canevas.

J'ai envie d'un store, de multiples lamelles, d'une canne, de deux hommes, de peau blanche pas pour lontemps, de sifflement, de soleil, de Venise.

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On n'a pas le droit d'être aussi paonne !

Regardez nous faire comme si vous n’existiez pas ! Et comme si cela ne suffisait pas, nous vous jetons à la face notre bonheur d’être ensemble ! Nous vous narguons de nos sourires que nous faisons étinceler comme pour en éclabousser l'humanité toute entière.

Encore un récit, encore une fanfaronnade, une fadaise, une foutrerie. Qu'une gamine de 14 ans, dépucelée de la veille, amoureuse éperdue en phase mégalomaniaque aiguë et avec les ailes que donne ce sentiment quand on le maîtrise mal, se pense invulnérable et supérieure au monde entier, au nom de ce bonheur (et du fait qu'en plus de donner sa bouche et son sexe, elle s'est faite enculer, ce qui lui confère une mégalomanie subite), passe encore. Mais qu'une femme faite, sous prétexte que son couple marche au fouet et à la badine, tienne des propos délirants tel un Leonardo Di Caprio à la proue d'un Titanic, c'est à se taper le cul par terre.

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Pourquoi, par quelles circonvolutions cérébrales le bonheur (ou ce que l'on essaie de faire passer pour tel) fait écrire de telles inepties au lieu de ronronner en bienheureuse ?

Ca continue...

Cessez donc de nous regarder avec cet air empreint de jalousie.
Vous ne pourrez pas vivre ce que nous vivons.

En effet, je ne vis pas ce qu'ils vivent. Il en a été souvent question, ici et ailleurs, certains ne pensent pas que la pratique du sm fait d'eux les élites de quelque artistocratie du sexe et de la vie. La lutte des classes à l'aune du tellurisme supposé des orgasmes ! À l'instar des sumotoris dans leur pays, ils se prennent pour des dieux vivants de leur palier.
Le sm sait facilement se faire théâtre, on peut aller, si on répond aux critères du maître caviste, se faire attacher et fouetter chez M'sieur Pas Trique, dans un corset de brocart et des jupes à paniers, clic clac fera le petit oiseau pour immortaliser la scène. Et dans les clubs où l'on mate autant que l'on se montre, on organise des séances de dédicaces, qui sait.

Et puis, tant d'autres, qui ne bloguent ni ne sortent, le vivent, ce sm, avec autant d'amour mais moins de tralala (le sm peut-il être quotidien, vous avez quatre heures, personne ne parle, ne copiez pas sur le voisin). Je n'ai pas envie de vous raconter ce que nous fîmes hier soir, même si cela nous procurât grands plaisirs. D'ailleurs, ça n'avait rien d'original, c'était improvisé entre le canapé et le lit. Mais comme nous n'avons pas de sourire narquois dans le carquois, c'est entre deux rires que j'ai dû demander grâce parce que cette saleté de gel avait un composant, le parfum sans doute, qui me brûlait tandis qu'une fois sec et repu, dominamant réalisait qu'il couvait un rhume et se penchait sur le bec de l'inhalateur.

Ce matin, en partant travailler, P. avait remis son masque verrouillé de superstressé. Gamine, j'essayais de le dérider, lui tournant autour dans la rue en cherchant quelle serait la gentillesse qui lui arracherait un sourire (un de ceux qui éclaboussent l'univers d'une brillance que lui envient toutes les publicités pour dentifrice). Je l'ai remercié, sombre héros de mes nuits, de m'avoir sauvée d'un cauchemar, me prenant dans ses bras en plein sommeil et en me murmurant "c'est fini, c'est fini, tout va bien". Il a maugréé. J'ai minaudé à propos du délicieux bain qu'il avait fait couler pour accueillir mon réveil difficile. De marbre, le monsieur. Jouant mon va-tout, j'ai tenté un ultime "Tu as une queue énorme" (après tout, les hommes, il faut savoir leur parler vrai). J'ai fait plouf. J'ai tenté de me rattraper en plagiant Lady Palace. Ne dites pas "Charles Edouard, vous avez une bite de cheval" mais "Charles-Edouard, votre vigueur me laisse pantelante".

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Alors, comme il a des lettres, il m'a fait remarquer que je lui faisais Le manuel de civilité pour les petites filles, mais à l'envers. Et de relire Pierre Louÿs, et notamment ce texte dont la malice pétille et l'amoralité s'éparpille, m'a fait oublier ces soumises qui veulent être maîtres du monde.
Permettez que je partage quelques miettes, c'est trop succulent pour le savourer en solo, l'intégrale est ici.

Ne racontez à personne que mademoiselle votre soeur met son traversin entre ses cuisses, se frotte contre lui et l'appelle Gaston.

Respectez donc d'abord l'hypocrisie humaine que l'on appelle aussi vertu, et ne dites jamais à un monsieur devant quinze personnes : "Montre-moi ta pine, tu verras ma fente." Il ne vous montrerait certainement pas sa pine.

Si au contraire vous vous arrangez pour être toute seule avec lui, dans un lieu où il soit certain de n'être dérangé par personne, non seulement il vous montrera sa pine, mais il ne s'opposera pas à ce que vous la suciez.

Évitez les comparaisons risquées. Ne dites pas: "Dur comme une pine, rond comme une couille, mouillé comme ma fente, salé comme du foutre, pas plus gros que mon petit bouton", et autres expressions qui ne sont pas admises par le dictionnaire de l'Académie.

Si mademoiselle votre soeur se sert plusieurs fois de votre godemiché sans vouloir vous le rendre, n'allez pas vous plaindre à vos parents. Ne comptez pas non plus sur leur esprit de justice, les jours où elle refuse de vous faire minette. Dans les deux cas vous seriez fouettée.

Edité le 2 octobre : comme Dahlia l'avait bien vu, la paonne s'est largement inspirée d'un texte du livre du couple de référence, comme je viens de le voir dans un récit qu'elle publie ce jour. Au passage, elle qualifie Monsieur Salomé de "grand homme". On a le droit de pouffer.



Le film du dimanche soir

Désormais, le dimanche, celle qui n'en a qu'une, a décidé, révolution, de troquer en prime time le sacro-saint film du soir chômé pour deux épisodes d'une série américaine. On reconnaît bien là les effets de bord de la vente de cerveau disponible, le temps n'est plus ce qu'il était pour des neurones noyés de soda gazeux, et le cerveau répond mieux à une histoire en 52 minutes qu'en 102.

Mon nouvel outil de statistique, celui qui garde la mémoire éternelle des googleries, me donne aussi le temps moyen passé en ces lieux par le visiteur (et encore, sans Columbine et les nombres, cette moyenne serait indiscutablement plus minable). Pour doper artificiellement ce chiffre et me soumettre à la mode du moment, voici une petite vidéo trouvée sur youtube, signée mirandathebalance et plutôt jolie. Parfaite pour finir la semaine. Même pas deux minutes, et sans une seule goutte de publicité.

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Trous de mémoire(s)

Hier, c'était la journée consacrée à la maladie d'Alzheimer, pour qu'on pense 24 heures à ceux qui oublient. Alors, avant-hier, je me suis blogué un petit pense pas bête musical, et aujourd'hui, je reviens sur de drôles d'habitudes blogueuses, façon trou de mémoire.

Rue Bricabrac, bdsm, mémoire
photo BrightsoulPhotography

Soit deux mémètres et une soumise. Qui n'ont pas de lien particulier entre eux, je ne sais pas s'ils se connaissent (la suite prouvera qu'ils auraient peut-être intérêt à faire affaires entre eux, leur rapport aux traces étant très complémentaire). Pour préserver leur anonymat, les noms des protagonistes ont été changés. Je n'ai que trois exemples, ne fréquentant pas assez la blogobulle pour lister de manière exhaustive les comportements des uns et des autres, mais je pense que ces trois-là sont représentatifs.

Les deux hommes, Angedevin et ManantNoir, pratiquent une forme de révisionnisme, pas celle du passé table rase pour mieux construire mais celle bien stalinienne des déchus effacés de la photo. Ils sont amoureux, ou accouplés en tous cas, et se disant amoureux. Leurs blogues deviennent le temps de la liaison une carte du torride et du mordant, tout entier dédié à leur soumise (c'est à dire à eux, elle n'est qu'on objet transitionnel). Laquelle est évidemment ce qui se fait de mieux, de plus beau, de plus chien, de plus souple. Et puis comme les histoires d'amour finissent mal en général, un jour vient la rupture. Parfois, l'un ou l'autre vient encore nourrir son espace de ses larmes et regrets, d'appels à Pomponette pour qu'elle revienne. Et puis le deuil fait, disparaît soudain du blogue toute trace de l'ancienne aimée et malmenée. Comme si elle n'avait jamais existé. Elle a fait pschitt, comme dirait notre président plébiscité.
De la même manière qu'on déchire des lettres et des photos devant sa cheminée ou son cendrier, entre une boîte de kleenex, un tube de Lexomil, une serpillière et une bouteille d'alcool fort (le tout ou en partie, ou juste la colère, la rage, la haine), ce qui reste du domaine privé, les bits sont éradiqués, ça va plus vite à virer qu'à édifier. Le visiteur se pointe un soir ou un matin pour trouver toile blanche.
La bloguerie reprendra, au même endroit ou ailleurs (l'avantage des skyblogs et assimilés, c'est qu'on en ouvre aussi facilement que si c'était une boîte de sardines, deux doigts et un mouvement de poignet suffisent, plus simple qu'une branlette), lorsqu'il y aura de nouveau une femme dans le paysage.
Ce qui laisse penser que certains aimeraient effacer de leur mémoire comme ils gomment d'un clic de souris les traces exhibées de leur passé arrogant et la honte de ne plus être "à la hauteur". Je te raye, non pas de ma mémoire, mais de l'exposition. Nous n'existe plus, je est de retour. Et je, c'est peu. Comme quoi, l'adage à raison, sans soumise, le mémètre n'existe pas. Quand elle a servi et n'assure plus le SAV, aux oubli...ettes ! Le roi est nu et flacide, et il n'aime se montrer qu'en cuir, la flamberge au vent.

Rue Bricabrac, bdsm, mémoire
photo BrightsoulPhotography

Neptuuna, elle, est une soumise. A la manière de la mer dont elle porte le nom du dieu, elle est surtout soumise à des flux et reflux. Vagabonde menstruelle, elle cherche son maître comme le marteau. Elle s'en rend marteau d'ailleurs. Parfois elle en trouve un. Elle lui dédie poèmes, séances de webcams, textes mal ponctués et rêves mouillés. Tout ce qui est liquide en elle s'enflamme. C'est lui, le bon, le majuscule, le capital, le cardinal. Le lecteur met parfois du temps à comprendre que le monsieur en question n'est parfois qu'une ombre nyctalope qui hulule sur la toile, quand les enfants et leur mère dorment, ou qui noie sa solitude et son Weltschmerz sur la messagerie instantanée de la première poire qui passe. Neptuuna retombera vite d'aussi haut qu'elle est montée, pauvre soufflé que les gifles morales qu'elle reçoit font peine à lire (sincèrement). Et puis quinze jours plus tard (ou 2 mois, ou 3 heures), à se demander s'il n'y a pas eu de copié/collé dans le processus, la dame a rencontré le seul, le vrai, l'intégral, le définitif. Da capo.
Et depuis des années, je ne peux que l'imaginer tristement comme un hamster dans sa roue, parcourant le même chemin, mais heureusement dotée d'une mémoire de poisson rouge, ce qui lui fait dire à chaque tour "oh, chic, une mangeoire !". Et au contraire des deux lascars ci-dessus, elle n'efface rien, garde tout, compilation d'échecs compulsifs, répétition sisyphienne et douloureuse de l'échec comme une fin en soi, comme l'ultime meurtrissure.

Moi aussi, j'ai jeté des cadeaux, cessé de fréquenter des restaurants, évité certains lieux, noyé des petits mots. Je suis seule à le savoir. Depuis que je narcissise à électrons ouverts, sans accorder plus de valeur à ce blog qu'il n'en mérite, ni moins non plus, je n'ai pas changé une virgule (éventuellement rajouté une espace avec certaines), un iota. Je ne sais pas où va ma vie, ma relation, ma plume et ce petit caillou dans le village global. Un jour, comme une épave, il dérivera peut-être tout seul, abandonné. Parce que ça prend du temps, de l'énergie, de l'imagination, des émotions. Mais jamais parce que je renierai quoi que ce soit de mes actes, pensées, rêves.

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Pense (Elli pas) bête

Rue Bricabrac, bdsm, musique, Elli Medeiros

Demain, à la première heure, acheter le nouveau CD d'Elli Medeiros. Parce que c'est elle, qu'on se souvienne, Toi, toi mon toit si sexy, tout simplement. Et aussi, pour Soulève-moi, le premier titre et extrait, tube de la soumise masochiste revendiquée.

Elle chante ça (déjà, je ne pouvais que souscrire, je me tue à le leur dire depuis que j'ai compris où était mon toit et comment devait être mon toi)
Je veux tout de toi, les caresses et les claques
Et aussi
Je suis fière de toi, comme une pute de son mac
Je suis à genoux, viens, amour, attaque
Tes larmes et ta sueur sont l'encens et le miel
Crache-moi dessus, mon coeur, et je monterai au ciel
Et le refrain donne
Cogne-moi, les mots que tu me dis me cognent bas,
tout le monde aux abris
Tu dis mon amour et c'est un coup de poing
ca me coupe le souffl' ah
Soulève-moi

C'est sensuel, c'est trippal, c'est trippant, elle a une voix et des orchestrations qui méritent le détour, elle est si droite et si ondoyante à la fois.

On peut voir le clip ici ou . (Et pendant quelques jours, lire son portrait de ce matin sur le site de Libération.)

Merci Elli, vous êtes une princesse.

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Miscellannées

Un billet quasiment sans sm, et pas érotique pour deux sous. Juste des informations de service, genre affichage sur panneau syndical.
Vous aurez, je l'espère, remarqué le petit post-it dans la colonne la plus à droite. Le contenu en change peu souvent, mais il est destiné aux petites bricoles blogotechniques, genre installation de la lightbox qui permet de voir (dans la plupart des cas, et quand l'original le permet) les images en grand format ou alors, de prévenir des nouvelles mesures anti-spam que j'essaie de prendre, comme les exercices de calcul presque mental ou la fermeture provisoire des trackbacks qui sont envahis maintenant que les commentaires ne peuvent plus l'être. Si d'ailleurs parmi les visiteurs de ce site, il y en a qui ont compris la mise en oeuvre de ce bel outil qu'est Spamtimeout, ils peuvent se présenter au parloir, je pense que j'ai raté une marche.

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logo Murdoc

Un peu plus sexy, sous le post-it, une nouvelle rubriquette, "la googlerie du jour". Il s'agit de la recherche la plus saugrenue qui a permis à un quidam d'arriver sur ce blogue, donc pas de femmes nues à enculer dans la rue (la femme nue dans la rue, fessée, fouettée ou en string est le leidmotiv des requêtes qui aboutissent chez moi) ou à baiser sous la burqa (ça, la burqa, pour baiser peut-être pas, mais pour un cunni ni vu ni connu...) , pas plus que de femmes pénétrées par la bite d'un cheval (j'ai rétabli l'orthographe, certains arrivent au même résultat avec une bit, sans doute des informaticiens) ou de calotte de gland coincée (on ne dira jamais assez de mal des canapés clic clac, voir plus loin), mais un déluge de pièce détachée pour canapé clic clac et autres tête de sanglier empaillé (là, j'avoue ma perplexitude. Je n'exclus pas le recours aux ex-æquo le jour où je n'arriverai pas à me mettre d'accord avec moi-même sur le vainqueur.

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Enfin, cet été, un troll velu était passé m'accuser de vouloir, en compagnie de deux amies espiègles avec qui nous avions déblogué en trio et en rires, monter une multinationale, et demandait "A quand le logo ?".
Justement, grâce à l'un des milliers de sites gadgets qui fleurissent chaque jour sur la toile, voilà le sceau. J'ai pas eu le temps de soigner les couleurs, c'est vite fait sur le gaz et pour rire.

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Histoire d'O...mbre (La vie des animaux)

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C'est le 15 du mois, donc XXXB nous donne de ses nouvelles dans mon quotidien du matin. (Il en faudrait plus pour elle pour rassurer Doudou de Rotschild sur les phynances de son nouveau jouet.)

Je ressors la calculette. La moitié du temps, rapporté à une journée, ça fait 12 heures. Si l'on compte 8 heures de sommeil, et en postulant qu'XXXB sache faire deux choses à la fois, comme manger et penser à lui, il lui reste donc quatre heures à consacrer à son travail.

Vive la semaine de 28 heures.

Ah oui, mais elle est souris et avec esprit. Serait-elle dans un de ces labos où l'on teste les ondes de téléphone, l'aspartame et les molécules amaigrissantes sur ces mignons petits animaux couinants ?

Comment espère-t-elle faire une fin avec un morse ?

En tous cas, ce soir, j'ai bien envie d'être une toute petite souris tandis que tu ferais le chat, matou au coup de patte primesautier, qui n'a pas assez faim pour tuer, mais suffisamment espiègle pour jouer longtemps, tant que sa proie bouge. Et si ça pouvait durer la moitié du temps, de celui qu'on pourrait passer à dormir en rêvant peut-être à l'autre, mais en tous cas emboîtés par la chaleur, la sueur, ma peau meurtrie, la tienne avide, les membres comme des lianes, les doigts cadenassés, je n'oublierai pas une seule seconde de penser à toi, jusqu'à ce que tu me fasses basculer dans cet ailleurs où tout devient flou et fauve.

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Fessée high tech

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Je parlais de compte, comptage, comptabilité, et toi, hier soir, combien de coups ? Et au détour d'un commentaire, je parcourais le site sextoyer, et que vois-je ? Un spankometer (fessomètre), le brassard qui enregistre le nombre de coups (mais aussi les calories brûlées) et les garde en mémoire.
Fini, les soum qui ne savent pas compter, et les dom qui perdent la trace de leurs marques. Le spankometer, c'est la mémoire vive de ceux qui n'en ont que dans le biceps, des compétiteurs sado, des masos en mal de record.

Il ne reste plus aux heureux possesseurs qu'à ouvrir un wiki spankométriaque où, photos d'écran à l'appui, ils pourront comparer leurs performances. Et dire à leur partenaire "Carpette, je ferai mieux la prochaine fois.".

Pendant ce temps, les fabriquants de l'audacieux gadget pourront plancher sur son pendant version soum, en forme de ceinture (ça protégera toujours les reins).

Décidément, j'adore le high-tech.

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Douleur exquise

Un petit strip ? Totalement comic et pas tease du tout. Sur ce site qui joue à n'être pas kawaï alors qu'il est trognon tout plein, il y a une belle petite série de bd en quatre cases, dont celle-ci qui me semble tout à fait adaptée à nos jeux.

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©Meghan Murphy
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Ma coussine Bécassine

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On a le Graal qu'on mérite.
Ici et là (annonces, tchattes, récits) on entend parler d'une impossible quête de la soumise parfaite, celle qui cause en latin et prend les positions officielles, qui garde les yeux baissés et retient ses gémissements. Toujours prête, jamais lasse, invariablement offerte, forcément modeste, elle sera, selon les critères très définis de son futur acquéreur, blonde à forte poitrine ou asiatique menue de partout (sauf le sexe qui doit être capable d'engloutir un avant-bras sans broncher et sans péridurale).

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Des femmes comme moi, c'est à dire avec mauvais esprit, fond et langue, se gaussent à gorge déployée (la gorge déployée, toi qui cherche ta soum sur catalogue, ça te fait bicher, hein ?) des dediderata ratés de pauvres hères qui confondent rêve et réalité.

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Et pourtant, un petit tour chez les nippons rabat mon caquet. La soumise idéale existe, elle est tunable à volonté, l'oeil manga ou la bouche démaquillée, les cheveux d'une elfe ou sans tête, le kilt d'écolière ou les lunettes de secrétaire, sans bras mais avec des gambettes. Poupée de chiffon avec vagin opérationnel (existe en deux modèles), elle peut se réduire au plus petit dénominateur, un coussin qu'il n'est pas forcément nécessaire de couvrir d'une nuisette.

Enjoy !

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Ton compte est le bon

Rue Bricabrac, bdsm, chiffres, comptes
photo Magic Fly Paula

Comme beaucoup d'autres en cette rentrée, je lis (après de longues hésitations, parce que parmi tout ce qui s'offrait en littérature, je n'avais pas une folle envie de me cogner presque 900 pages, dans une langue surannée, à propos des menus détails de la vie et de la carrière d'un Obersturmführer) Les bienveillantes de Jonathan Littell. Très vite, à la page 21, le narrateur entreprend, de calculer, à partir de la durée de la guerre, à la minute près, le nombre de morts par minute selon les catégories suivantes : allemands, juifs, soviétiques. Ces divisions et additions, placées sous le signe de la maniaquerie administrative et de l'horreur froide, m'ont rappelé d'autres opérations mathématiques.

Il y a longtemps, j'ai lu Sade. Un jour, on m'a offert Les 120 journées de Sodome (je crois que j'avais 17 ou 18 ans, je terminais le premier cycle universitaire, juste pour dire que Blanchot, Klossowski, Deleuze et Bataille n'avaient alors aucun secret pour moi, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui). Je me suis retrouvée face à face avec un sale petit comptable qui détournait l'ennui routinier de la prison ou de l'hôpital par des assemblages compulsifs de chiffres. Je l'ai pris en grippe, et n'ai plus voulu me souvenir de lui que pour Justine et l'orgasme magnifique que m'a procuré la lecture des premières pages et La philosophie dans le boudoir, et notamment le discours du chevalier, Français encore un effort...

Mais les chiffres ? Dans les pratiques bdsm, ils sont cardinaux. On compte les coups, on en parle, de ces comptes. Sommes nous les héritiers de ces paperassiers sinistres ? J'en parle, Mélie en parle, j'en parle encore, et elle aussi, des hommes et femmes que je ne connais pas légendent des galeries photos ou des récits avec "le jour des 200 coups de fouet et des 400 coups de badine". J'ai offert un sablier à Dominamant qui n'en a pas besoin, son téléphone dispose d'un mode compte à rebours. On lance les dés à 18 faces, on multiplie, il frappe, j'énumère. A haute voix ou dans ma tête. Et ce compte ajoute du piquant, et fixe des limites. Certaines comptent à rebours, jusqu'au feu, 5, 4, 3, 2, 1... Iiiiiiiiignition ! Un jour, P. l'ancien m'a demandé depuis combien de temps je pensais qu'il me fouettait. Tout mon corps chauffé, rutilé, cinglé me soufflait "2 heures". Sa montre indiquait 20 mn. Et j'aimerais faire tourner la roue de l'infortune.

Chez les couples vanilles, personne ne réclame une pipe de 7 minutes, ou trois cents caresses dans le creux poplité (devraient-ils ?). Tout juste si le 69 est d'actualité. Et puis Catherine Millet qui compte ses amants.

Mais nous, on compte, on y prend du plaisir, du piment, on valide une punition, la douleur devient un boulier, la badine l'aiguille des heures, la voix la trotteuse du plaisir, les chiffres un code alchimique.

Soudain, compter me met mal à l'aise.



Il faut qu'une porte

Rue Bricabrac, bdsm, portes, inconnu
photo Face It

Ce pourrait être un rêve récurrent qui emprunterait la forme d'une scène d'Alphaville. Un couloir, des portes. Derrière chaque porte, un tourment, un bourreau, sans doute. Les portes sont les mêmes, en tout cas vierges de tout indice. Mais l'inconnu qu'elles cachent est à chaque fois différent.
Dans les jeux bdsm, et j'insiste sur le mot jeu, l'inconnu est un acteur majeur. Il mériterait presque une majuscule pour le différencier du petit inconnu, être humain ou niaiserie. L'inconnu polymorphe dont je parle n'a ni chair, ni sang, ni coeur, ni os.
Qui ? Toi (ou un autre, qui te représente).
Quoi ? Une exquise souffrance.
Comment ? Quand ? Pourquoi ? Par qui ? L'inconnu est là. L'inconnu, cet immatériel compagnon qui dans sa besace abrite pêle-mêle bandeau, piment, silence. L'inconnu tient la chandelle, en lâche 36, souffle le frisson. L'inconnu, artificier des surprises, champion du contre-pied, coquin de la fausse piste.

(Ce soir, serais-je rudement attachée à la massive table du salon comme un papillon épinglé sur du feutre ? Vas-tu me fendre avec ton sexe ou ta main ? Me brûler à la badine ou à la bougie ?)

Mais dans un corridor, avec tant de (ou même trois seulement) portes à ma disposition, j'ai l'illusion, et le poids, du choix. Un choix en aveugle, mais un choix.
Et si la pièce est vide, vertige de damiers noirs et blancs, c'est moi qui serait en échec.

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Outing

Je voulais continuer à mener une vie discrète sans aller m'exhiber dans les clubs, mes tétons au balcon ; sans répondre aux demandes d'interviews des journalistes du monde (voire du Monde), péronnelle pontifiante ; sans inviter le chaland à ma soirée diapo, cul zébré en GP. Bref une existence quiète et ombragée sans logo ni publicité.
Et patatras ! Une paparazzade !
Dans un mois pile, ma vie, cette vie dans ce qu'elle avait de plus scellé, sera sur tous les écrans. Images volées, intimité pillée. Et pas par des amateurs. Par une bande organisée, et pas qu'un peu. Les coquins ont préféré la gouache et le carand'ache à la DVHD. Bric à Brac est un dessin animé. Une compil.

Histoire de désamorcer un peu le choc (pour moi en tous cas) du 4 octobre prochain, voici une image que j'ai réussie à voler aux voleurs. Et qui prouve qu'on n'est plus tranquille nulle part. On va un dimanche en forêt, on fait mumuse dans les prés et bondage dans les arbres (certes, dominamant n'a que son premier noeud plat en shibari, tout le monde le saura), et en trois coups de crayon, l'affaire est dévoilée. Ainsi que mon sanctuaire.

Rue Bricabrac, bdsm, cinéma

(Blague à part, cette compil de DA tous courts tous choux est destinée aux tous petits et n'a rien à voir avec mes pignolades.)

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Bague à part

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Bouteille de larmes - J.-M. Othoniel

Il y aurait de quoi se fâcher avec l'œuvre de Jean-Michel Othoniel quand, parisien, on passe devant le Kiosque des Noctambules, l'habillage extérieur de la station Palais-Royal place Colette, enfilage de perles (de Murano monseigneur, dont il ne faut pas oublier qu'avec Vallauris, c'est un haut lieu de la kitscherie hors de prix) qui tiennent plus du collier de nouilles enfantin que de Guimard, tout en rappelant que jadis, l'endroit était le rendez-vous des cocottes (et que l'art peut se faire hochet).

Pourtant, le Rêve de Peau d'âne, l'année dernière, était, sorti des petits kiosques et lits de verre, riche d'onirisme tordu et de sensualité dépravée. Surtout, ses Bouteilles de larmes, et avant les Lagrimas, parlaient bien à un imaginaire où les pleurs sont des fruits rares et suaves, comme les ludions qui nagent dans le flacon.

Rue Bricabrac, bdsm, larmes, bague

Mais là où l'homme me comble, c'est dans ses bagues toutes simples, gravées de deux mots, un dedans, un dehors, pile caché sous une face anodine. Dont une qui m'irait comme alliance... un clin d'oeil entre quatre z'yeux.
Ou alors, porter une bague qui montre sans fard les lettres qui composent le mot plaisir. Et puis, surprise pour celui qui emprunte la bague pour la faire tourner entre ses doigts, et qui trouve larmes. Joli message... (Non, je n'ai pas envie d'y voir une quelconque antinomie corollaire qui veut qu'après le beau temps, la pluie.) Autre chose que la bague d'(alac)O(n).

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aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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