Dans Libération de ce jour, deux articles consacrés à l'ours, que l'on peut trouver en ligne, et un petit troisième, réservé à l'édition papier, "Chassez l'ours, il revient en peluche" qui explique comment l'animal, de symbole on ne peut plus mâle est devenu un ersatz de maman.

Les premières phrases d'icelui n'auront pas échappé aux zélateurs du bdsm puisqu'elle cite largement ce bon vieux SM premier du nom, qui semble-t-il quand il s'agissait de fourrure, ne parlait pas que de Vénus. Le reste est à découvrir, sous la signature de Corinne Bensimon qui raconte en peu de place des tas de choses intéressantes, notamment sur l'origine de l'expression "ours mal léché".

Léopold de Sacher-Masoch s'en délecte, dans les Contes galiciens : la chasse à l'ours, au corps à corps. La bête, défiée, se dresse, pattes écartées, l'homme plonge sur l'animal, couteau pointé vers le cœur, l'ours le plaque contre son torse en une étreine qui enfonce la lame dans l'épaisse fourrure. L'homme a le dos lacéré, il est en sang et victorieux... Sous la plume du fondateur du masochisme, le récit est le prétexte d'une "érotisation de la souffrance", relève le psychologue et éthologue Boris Cyrulnik.

Rue Bricabrac, bdsm, ours

Moi, je dors avec nounours dans mes bras (chanson idiote de dans le temps)... Et l'image de Léopold m'ouvre des portes aux contours obscurs mais aux pénombres voluptueuses.

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