Rue Bricabrac

Histoire d'O...mbre (un gagé pour un rendu)

On prend les mêmes mots, on les met dans un chapeau, on les attrape par la queue, ou la tête, alouette, souris verte, et ça fait une nouvelle annonce, avec toujours le détail du coup de fil raté. Telephonus interruptus. Troisième PA du mois, mai est faste.

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

... mais il y a du neuf. XXXB se rebiffe."Tu mériterais des gages" dit-elle. Va-t-elle découvrir son profil domina et menacer d'un chat ce grand polisson ? Ou alors, il s'agit de gages d'affection ? (L'un n'empêche pas l'autre, je suis bien placée pour le savoir.)
À moins qu'elle ne fasse allusion aux meubles à mettre en gage pour payer les passages successifs dans Libé.

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La palme se réveille

Rue Bricabrac, bdsm, palme
Photo Gernot Poetsch

Tandis que je papotais aimablement avec Monsieur Belino (celui qui ne manque pas de se prétendre inculte dans tous les commentaires qu'il laisse ici, avec l'assurance de ceux qui savent qu'ils ne le sont pas, enfin, pas plus que cela...), ce farceur me propose un sujet de blog, dresser la liste de ses dominateurs/trices ou soumis(es) de prédilection, pêchés dans le vaste vivier de nos pipoles.

Je renâcle un peu, cela me rappelle trop les "par quelle vedette de cinéma aimeriez-vous être fessé/fesser" de mon vieux forum américain soc.sexuality.spanking, qui correspond plus ou moins à la liste des acteurs/trices les plus sexy publiée par le magazine People ou alors vire à une espèce d'outing genre "Jack Nicholson est des nôtres".

Mais Monsieur Belino n'en a cure, et profitant de ce que Madame Belino ne s'occupe pas des choses informatiques m'envoie son "...and the winners are :

Hors donc, voici mon palmarès des dames que je me verrais bien tourmenter dans mes fantasmes pervers, lubriques et people.

  • Médaille d’or : Sandrine Kiberlain. Je perçois cette jeune personne comme la synthèse de l’emmerdeuse paumée. Elle se laisserait faire avec un air d’ennui chic. Ferais des apparitions, disparitions imprévisibles dans ma vie sexuelle, sans rien n’y comprendre et moi non plus. Mon film de référence : Rien sur Robert.
  • Médaille d’argent : Joan Collins. Il y a un plan de flagellation dans Terre des Pharaons qui a certainement beaucoup influencé mon orientation.
  • Médaille de bronze : Bilie Holliday. Celle la, je la tiendrais avec la came, suivant mes humeurs, se serait chant ou dressage. Quel salaud !
  • Nominée : Elisabeth Guigoux. Encore une fois, une fragilité magnifiquement feinte m’émeut. Il me semble que cette dame se fiche éperdument de se qu’elle nous dit, pense à toutes autres choses et en particulier aux mêmes que moi.

Forcément, je me pique au jeu, et je me livre à mon tour à l'exercice. Voici quelques messieurs qui me raviraient s'ils portaient la main sur moi.

  • Hors concours : Marlon Brando en 1944, quand il tournait d'infects navets pour la Warner qui le tenait par contrat, et était au sommet de sa beauté animale. Heureusement pas encore Parrain, mais avec quelque chose encore de Kowalski. Doublement hors-concours puisqu'à voir les films qu'il a réalisé, l'homme est clairement un masochiste. Possibilité de repli sur Robert Mitchum ou Burt Lancaster.
  • Médaille d'or : Harvey Keitel pour l'ensemble de son oeuvre, de Fingers à Taking Sides, en passant par Bad Lieutenant, Holy Smoke et La leçon de piano, dont l'infra-texte D/s est d'une limpidité parfaite. Là encore, le côté brut(e) de décoffrage du monsieur n'est pas à démontrer.
  • Médaille d'argent : Autre animal de scène, hélas, il ne joue plus Shakespeare pour la décentralo mais Les rois maudits version Josée Dayan, Tchéky Kario. Râblé, solide, sauvage, sombre et une voix très blanche.
  • Médaille de bronze : Puisqu'on parle de voix, celle de Sami Frey me ferait faire n'importe quoi. Et aussi ses yeux si noirs qu'ils absorbent la lumière jusqu'à l'inquiétude.
  • Mention spéciale à Anthony Higgins dans Meurtre dans un jardin anglais, à l'érotisme D/s indéniable (les 12 contrats imposés), à condition qu'il garde sa perruque et ses manchettes. J'ai toujours aimé les films en costumes et l'idée de me faire trousser n'y est pas étrangère.

À vous de jouer !

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Un pneu de plaisir

Rue Bricabrac, bdsm, Sylvain Coeur-Jolly

Sylvain Coeur-Jolly est sans aucun doute un joli coeur mais surtout, pour qui ne le connaît pas de près, un créateur grand recycleur (respect à son empreinte écologique) qui travaille le caoutchouc pour en faire des ravissants petits ensembles fetish sur mesure, de la robe froufroutante à la coiffe nonne troppo (ne pas manquer de visiter les galeries), du collier au fauteuil.

Le fauteuil. Quel fauteuil ! Un fauteuil de soumission. Tout un programme. Attache-moi. Il le fait. (Il, c'est le fauteuil, bien sûr). Et ne lâche pas. Enfin, j'imagine. Sous ses airs confortables, il ne doit pas être commode, ce fauteuil. Certes, il ne s'intègre pas forcément à tous les intérieurs et devra trouver sa place entre un Poltrona Frau et un ligne Roset, l'idéal étant un grenier dédié pour évietr de faire jaser ou de se retrouver avec des otages volontaires, mais il est drôlement tentant. Saluons donc ce garçon (Sylvain Coeur-Jolly, pas le fauteuil) plein de ressource qui travaille pour le bien-être et l'élégance du monde bdsm.

Qu'on n'aille surtout pas penser que ce billet est un hommage subliminal à la mémoire d'Édouard Michelin, récemment disparu au large de Sein tandis qu'en Indonésie, 3 000 morts n'émeuvent que leur famille. Laurence Parisot a très bien salué la mémoire de ce patron d'exception aux méthodes novatrices et révolutionnaires, puisque si son papa licenciait parce qu'il n'y avait pas assez de boulot, lui a fêté son entrée en fonction en larguant 7 500 employés alors que la société affichait 20% de bénéfices. Encore une parenthèse qui n'a rien à voir, sauf le caoutchouc. Autrement dit, entre les pneus neiges et le noir siège, j'ai choisi.



Le sm dans le miroir (Ladies Night)

Rue Bricabrac, bdsm, volaille
photo Paris Premiere

Dans le cadre du déconfinement des volailles, Paris Première a procédé à un lâcher de dindes assez impressionnant. L'émission s'appelle Ladies Night, et a pour but de montrer une sorte de Sex and the City en grandeur réelle. Curieuse de ce qui touche à la femme et au sexe, je m'étais posée devant la première émission, ne tenant pas plus de 15 minutes (ces dames offraient à leur hôtesse, une certaine Alexandra qui avait remporté de haute lutte ses palmes de pintade en chef en se laissant baguer par un Bachelor, le premier ou le deuxième, je ne sais plus, un vibro-masseur pour son anniversaire. Une poule qui aurait trouvé un couteau n'aurait pas autant glougouté) tant les gloussements sonnaient faux (faut dire qu'à remplacer les bécarres par des bécasses, forcément, il y a des couacs).

Il y a quelques nuits, trop fatiguée pour lire encore, mais sans doute pas assez pour dormir, je récupère ma télécommande et j'entame le zapping. La 1, jet de sel par dessus l'épaule et gousses d'ail en collier, la 2, la 3, la 4, la 5. Les dindes ! Toujours trois octaves au dessus du niveau de la mer et devant une vidéo réalisée par l'une d'entre elle qui avait traîné sa caméra et sa supérieure (l'Alexandra) à la nuit élastique (organisée par des gens qui manquent totalement d'humour et de distance si j'en crois ça). Verbatim en forme de passoire des caquètements de ces dames

- C'est glauque et triste (tu dis ça parce que tu n'aimes pas le noir, chérie)

- Ils se fouettent entre eux mais ils sont super polis (manquerait plus qu'ils mordent !)

- Moi ça me fait rien, j'y suis allée en journaliste (qui comme chacun sait sont des robots sans émotions)

- Moi, je suis trop charnelle pour aimer les rapports de domination/soumission, j'ai besoin de toucher (et de te documenter aussi)

- Tu vois, une belle fille habillée en cuir et cuissardes, ça va, mais une femme ronde et mal coiffée, pfffff... (c'est sûr, au gnouf les grosses qui onr raté leur brush')

Outre le fait que ce genre d'émission donne une image déplorable de la femme par les femmes elles-mêmes qui n'en peuvent plus de reproduire des comportements préhistoriques qui confortent les beaufs et les Zemmour dans leurs fantasmes, il est assez éclairant sur la manière dont le sm se montre, a le droit de se montrer et dont il est regardé.

Le sm (et les fétichismes y afférents, et même la sexualité d'une manière générale), s'il se veut théâtre, à partir du moment où il s'agit de représentation, se doit de mettre sur/en scène des figures normées (donc rassurantes), des hommes aux plaques de chocolat et à l'ensellure lombaire enivrantes, des femmes au grain de peau et au port de supermodel retouché par 'toshop. Personne n'oubliera de passer son cuir au Baranne et ses piercings au Mirror. Les ventripotents, les défavorisés du tarin, les nids à cellulites, les hypermétropes et autres handicapés de l'apparence - selon les critères de la volaille télévisuelle à qui ils se tendent en miroir, n'ont qu'à rester à la niche, avec leurs pinces à linge sur les tétons et leurs bondages en cordes d'escalade.
C'est comme si ces envies voyeuristes se doublaient de cet étrange paradoxe : voir les corps, oui, mais dans ce qu'ils ont de moins organique, de plus poupée gonflable et plastique statuesque.

(La photo de la brochette ci-dessus n'est évidemment là que pour montrer ce que la basse-cour cathodique considère comme physiquement et capillairement correct.)

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Baisse un peu l'abat-jour (encore)

Pour les fashionistas qui n'ont que le mot vintage à la bouche, une bonne nouvelle sur le front du fétichisme décoratif.
Les Tramp Lamps de Kelly recyclent nuisettes démodées ou maillots de bains des années soixante, combinaisons coquines ou corsets trop justes en abat-jour de lampes qui ne dépareraient pas dans un claque (qui pour les plus jeunes n'est pas une cave dédiée aux fessées, fouettades et autres jeux sonores et tambourinesques mais un bordel). C'est d'ailleurs l'œil aigu et balladeur d'une maîtresse (mais pas maxé du tout), Dame Saïda, qui a débusqué ce site pour que je puisse le détrousser.

Rue Bricabrac, bdsm, Tramp Lamps Rue Bricabrac, bdsm, Tramp Lamps

C'est un peu beaucoup chargé, totalement Avec son tralala ou La grande Zoa, ça ne va avec rien donc avec tout, c'est tellement profondément kitsch et assez touchant, donc totalement indispensable pour mettre un peu de fanfreluches dans le boudoir et du tamis dans la lumière du soir. Bonsoir.

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De blogue et de bogue

Rue Bricabrac, bdsm, bogue
photo alterednate

La plupart des habitués de ce lieu auront remarqué les lenteurs languides de ces dernières semaines et des pages à se dérouler. Ce n'était en rien dû aux premières chaleurs ou à quelque coup de bambou, ni même du lapin, pas plus qu'une gueule de (paddle en) bois*.
C'est simplement que Free, mon hébergeur, migre, une fois de plus, ses serveurs (on peut reprocher ce qu'on veut à Free, mais ils sont victimes de leur munificence puisqu'ils offrent un espace perso d'1 Go, un serveur MySQL, le php... ce à multiplier par un nombre à 6 zéros d'abonnés, dont un grand nombre à titre gratuit, et sans doute publicitaire) vers des nids plus vastes.
Il paraît que quand ça sera fini nini, déboggué, briqué, baptisé <geek inside> à la bière et à la pizza froide, ça ira tellement vite qu'on n'aura même pas le temps de dire merci à ce Free qu'on engueule en ce moment pour retrouver autre chose qu'une fatal error ou une 500 unable to connect quand on essaye de se brancher sur des sites de cul-ture.
Et pendant les travaux, j'en ai profité pour peaufiner, sur mon site de test en tous genres, un nouveau thème (emprunté comme le gris acidulé, au talent de Romuald Le Peru, qui a la gentillesse de ne pas me vouer aux gémonies quand je lui demande des conseils pour mieux massacrer ses designs remarquables). Bientôt, ce sépia callypige viendra rejoindre le violet printanier, le rouge énervé et le gris sus-cité.

*ou de cuiller, puisque la dernière fantaisie primesautière de dominamant a été de faire une virée dans le magazin M. et d'en rapporter deux cuillers en bois assorties dont il se sert pour apprendre le tambour. Malgré notre désir mutuel de ne pas mélanger les cuillers et les cuillères, fussent-elles de ce bois dont on fait les beaux bleus, l'une d'entre elle a été récupérée derrière le lit par la femme de ménage, qui dans un silence qui en disait long sur ses arrières-pensées, est venue la rapporter dans la cuisine tandis que j'y petit-déjeunais tardivement.

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Histoire d'O...mbre (XXXB pour les Nuls)

Il y a trois jours, des nouvelles de notre feuilletonniste qui porte le B très très très X.

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Ce que l'on pourrait traduire, en se replaçant dans une réalité non suspendue par des fils de téléphone, par ...
Je suis partie en avance en me tordant la cheville tandis que tu arrivais en retard, et ce fut une rencontre merveilleuse, immarcescible et énamourée.

Des fois que, l'adresse alarecherchedxxxb(at)gmail.com est active

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Quizz

Qui a dit
"Elle a le croupion qui sent le cramé ?"



- Dominamant à P. qui téléphonait hier soir pour prendre de mes nouvelles
- MarquisRiquiqui à propos de sa nouvelle automobi^Wsoumise
- Le monsieur de Mélie après le troisième passage en boucle du Boléro de Ravel
- Jacques Chirac à propos de Michèle Alliot-Marie
- Un éleveur à propos de sa dinde préférée, juste après le vaccin anti H5N1

La réponse est après cette lumineuse photo de Red Charls.

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Alors, vous avez trouvé ?
(Que ceux qui éprouvent des difficultés à lire n'hésitent pas à retourner leur écran)

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All O

Hier, alors que nous échangions des civilités sur MSN, Maxence me dit "c'est bien beau tout ça, dauber les stephen de banlieue, railler les petits marquis, se gausser des DAFS sans syntaxe, affubler les maîtres de haillons, de milli, d'ailleurs, transformer ces pauvres dominants déjà dans le tourment en dogmateurs, mais les O, tu en fais quoi, hein, des O ? Allez ma vieille, sus aux gOurdasses !"

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Photo Fertraban

Me voilà devant ma page blanche, cherchant quoi dire sur ces O dalisques, belles O bois dormant, innOcentes, annO, O de mer, fleur d'O, et j'en oublie, j'ai même connu sur minitel un monsieur Sourcier qui cherchait son O (en tous cas, s'il ne l'a pas dénichée, il a au moins trouvé VermOt).

Dois-je ressasser qu'O est un personnage de roman, comme Hiéronomus Bosch, Ed Cercueil, Jean-Baptiste Grenouille ou San Antonio. Née de l'imagination fertile et bdsm de Pauline Réage alias Dominique Aury (sans O mais avec AU). O est une femme de papier, quelques pages arrachées à des rêves plus fous qu'une réalité frustrante, un support fait au tour à des fantasmes plus de don de soi que de sadomaso. C'est un mannequin pas vaudou dans quoi on pique des aiguilles, qu'on lacère au fouet, qu'on mène à l'abattage comme une pute de la Goutte d'Or, qui porte l'alliance au sexe. Et Roissy n'est pas un aéroport d'où un aréopage de wanabe soumises partirait au 7e ciel avec un ticket d'embarquement tamponné SS (pour Sir Stephen, ou Super Sado).

Qu'on veuille par son pseudo appâter le chaland, de la même manière que sur des tchattes vanilles, on s'appellera Chimène ou Roxane sans avoir lu Corneille ou Rostand, je comprends. Mais ces jeunes (ou moins) personnes qui se cherchent quelque analogie avec l'O fondatrice de tous les mythes ont-elles à ce point besoin d'effacer leur identité déjà pâlichOnne derrière une figure aussi emblématique qu'hypothétique ? Mettre les pieds dans l'O comme un rite de passage, s'Ornementer en routarde aguerrie, devenir la zérOïne de son histoire à venir, donner de la cOnfiture aux Stephen...
Quand on s'anOnymise O comme les ânes se nomment Martin.

O est un livre érotique, avec des passages forts et des tunnels casse-pieds, qui puise dans l'imaginaire SM autant que dans la métaphore, et même s'il a l'avantage d'être bien écrit (au contraire de ces médiocres récits qui sortent à raison d'un par an en moyenne, et qui sont torchés avec les pieds), il serait écervelé de le prendre à la lettre, fût-elle la quinzième de l'alphabet. D'ailleurs, le fer à marquer n'est pas fourni avec l'Ouvrage.
(De toute évidence, je suis plus à l'aise à tailler des croupières aux membres du clan de la race des saigneurs, qu'aux pauvres filles qui attendent le prince fouettant.)

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Passe-moi une phrase

Au détour d'une page, d'un livre épargné par le chat en quête de canapés de papier, un dimanche entre bleu et gris, une phrase.

Caresses aveugles, aimantes, corps à corps !
Caresses mordantes, encapuchonnées dans leur fourreau.

Rue Bricabrac, bdsm, Walt Whitman, érotisme
photo Esther G.

C'est ce que j'aime avec les mots, encore plus qu'avec les images, ce sont des clés qui ouvrent des portes qu'on ne savait pas si proches. Bien sûr, voilà longtemps déjà que je me nourris, chaque pouce de peau, chaque parcelle de mon esprit, de la morsure de ce qu'on appelle coup et que j'ai toujours considéré comme une forme de caresse.
Mais à lire Walt Whitman (puisqu'il semble qu'il soit l'auteur de ces lignes), j'imagine des caresses investies d'une vie propre, des caresses comme des épées, des caresses à têtes bien faites, qui comme au kyudô trouvent le coeur de la cible sans le chercher.
Imaginer un mouvement qui cherche la perfection du geste, rituel, égal, métronomique, tandis qu'ondulant et ondoyant, un corps se déplace et se place pour donner du sens au coup qui ne le menace nullement.

Retourner lire, chercher sa pitance, boire l'imagination de l'autre, et en tourner d'autres rêves.
En parler à l'autre, fourrager ce terreau commun, en cueillir les pousses de réalité.

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Madonnamazone

Après la série de Steven Klein pour W, Libération dévoile aujourd'hui dans son cahier tendances (l'article, sans les croquis, est consultable gratuitement quelques jours en ligne) les costumes de scène de Louise Ciccone, d'Esther, de Ms Ritchie, de Madonna quoi, tels que dessinés par Jean-Paul Gaultier pour son Confessions Tour qui débute le 21 mai.

Beaucoup de croquis et une longue interview du créateur, on retrouve notre amazone baptisée ici "écuyère dominatrice", clairement référencée sado-maso par Djipigi qui lui avait déjà, il y a seize ans, inventé des corsets aux bonnets exocets. Les messieurs danseurs portent la selle sur l'épaule ou sur le dos, évidemment, moulés dans des jodhpurs que ça va en être un bonheur. (Il y a aussi des tableaux bédouins, et une passion qui va faire plaisir à Mel Gibson...)

Au risque de faire subir les pires outrages au copyright, voici un trop beau dessin... Une cravache en jais noir, retenez-moi...

Rue Bricabrac, bdsm, Jean-Paul Gaultier, Madonna


Madonna en amazone et Kajira go home

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On remplace le cheval par un homme, la cravache change de main, et je pars au septième ciel sans même passer par les étages intermédiaires. Cette image, c'est du concentré de mes fantasmes, des vêtements déchirés, à la cravache j'espère (je projette, la série de photos montre Madonna en amazone domptant le cheval, peu prompt à se laisser faire), des corps en sueur, la sciure du cirque, le corps qui se rend et s'abandonne.

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Cette photo de Madonna, extraite d'une série réalisée par Steven Klein pour la prochaine livraison du magazine top glam W, m'est tombée sous les yeux en lisant l'un de mes petits péchés acidulés du moment, Touche-Sexy, qui donne tous les liens qui permettent d'aller voir une partie de ce portofolio. Pour la totale, attendre le 19 mai et la sortie du magazine.
Touche-Sexy comme son nom l'indique, n'est pas spécifiquement sm, mais furieusement sexy, et pas avare de beautés dénudées entrecoupées d'infos fashion. Donc à référencer par tous ceux qui trouvent que ça manque de femme à poil ici (ou dans la rue, si j'en crois les innombrables requêtes Google qui aboutissement chez moi avec les mots clés "nue dans la rue" ou sa variante, "en string dans la rue".

Pour comprendre pourquoi je n'arrive pas, viscéralement, à accepter la situation d'esclave et autres fantaisies goréennes, même entre adultes consentants, même juste le mot, voir ici. Ou .

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Maison de plaisir

Je n'ai jamais eu de maison et j'ai cette nostalgie. Ce n'est pas proprement a room on my own qui me préoccupe, ça je l'ai, je suis assez ourse pour avoir toujours su la créer, mais a house on our own.

Une maison de jeu, ni casino ni bordel, même si le hasard et la luxure en seraient les mânes. Une maison qui n'existe pas, une maison de carabosse, sortie d'un conte de fée, poussée dans un arbre, perchée sur une falaise, sans maman Bates empaillée au sous-sol tout de même, avec des poutres et de la paille, avec un sauna et un moulin à eau, ou à vent, avec des caves bien sèches, sans voisins mais avec verdure, avec un manège sans chevaux, avec un lit à baladaquin, couette de pur duvet et mille oreillers, avec du cachet et sans folklore.

Il ne s'agit pas d'aménager une cave comme les pas tristes pensent que Sade le faisait, ni de tranformer le grenier en donjon.

C'est juste qu'en la visitant, en y habitant en rêve, je puisse me dire, en passant dans le minuscule bureau, que je pourrais y être attachée serrée à la chaise, condamnée à écrire mes futurs sévices, Shéhérazade à l'envers qui vend sa peau avant de la faire tanner, sachant qu'il n'est pas question de baguenauder quelques clichés éculés ou de me contenter d'un minimum syndical sm, tu me lies, te me fouettes, tu me sautes, je suis rouge, je mouille, je jouis. Il faut que je trouve autre chose que les folies de la veille, des situations qui te feront bander illico et t'étonneront longtemps. Alors j'imagine des supplices lointains, lents, lourds.

Détachée de ma chaise d'écrivante, je ne serais que mieux attachée au grenier, riche de poutres qui permettent toutes les suspensions, pas avares d'anneaux qui m'écartèleraient pour m'offrir en presque apesanteur, de la plante des pieds (frappe-moi) à la racine des cheveux (tire-les). Je pourrais m'imaginer sur la roue qui baigne dans l'eau, un peu plus bas.

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L'eau à proximité, c'est important aussi. D'une main ferme sur ma nuque ou autour de mon bras, avec une colère feinte, retenue ou irréelle, tu m'y jetterais, pour calmer mes brûlures, pour faire taire mes insultes, pour refroidir ces globes que je frotte contre ta queue mal à propos. Et pour ne plus m'entendre te dire que je te fais durcir, et que j'aime ça. Ou alors, pour ton simple plaisir de me sécher avec quelque chat aux trop nombreuses queues, et remplacer chaque goutelette loupe par des points pourpres persistants.

Il y aura un parc, assez vaste pour nous éloigner du monde, assez cosy pour ne pas s'y perdre, assez feuillu pour crier contre l'écorce des arbres, pour que l'odeur de cuir se mélange à celle de mousse, pour que tu puisses me chasser et que j'aie loisir de me cacher, mais jamais de m'enfuir définitivement, pour que tu me trouves la nuit tombée, tant mes frissons trouent le silence. Un végétation riche et variée, où j'irais, penaude et ravie, cueillir les instruments du châtiment, coudre ou bambou, saule ou roseau, et gare s'ils sont trop doux. J'éplucherais soigneusement, de mon Laguiole à crosse de nacre rouge, les verges pour me faire battre, que je t'offrirais les yeux baissés pour ne pas que tu voies ma jubilation honteuse. Je les laisserais dormir dans un seau d'eau vinaigrée pour leur donner ce cinglant effrayant.

Dans la grange, il y a un tonneau dont j'épouse facilement la courbure, des stalles où l'on réinventerait la balle au prisonnier, mais avec une engêolée et une chambrière. S'échapper sans le pouvoir, jusqu'à l'épuisement, la reddition, les derniers coups sans grâce, les plus douloureux, les plus libérateurs, et l'amour dans la paille, qui pique et irrite mon corps nu et à vif. Je ne m'en accroche que plus à toi, vissée à ton sexe, à ton col, à tes hanches.

Le lit à baldaquin conjugue la menace et le bien-être. Quatre totems pour prendre toutes les couleurs et des draps de lin blanc pour s'étirer, se lover, faire les rêves qui nourriront le récit du lendemain. A moins qu'à cru sur l'accoudoir d'un Chesterfield de la bibliothèque, je ne te lise, sous tes attentions diverses, quelques passages de textes libertins.

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Dans la famille Martinet, je demande le Pierre

Rue Bricabrac, Martinet, traiteur, taboulé

Ca fait longtemps qu'il me fait rire le traiteur intraitable, mais je n'avais jamais acheté ses produits. Et puis au détour d'un Champion, dont je foulais les allées pour la première fois il y a 15 jours, j'ai acquis un pack de quatre taboulés en petit conditionnement, deux dits "mexicains", deux autres "provençaux".

Pas de quoi fouetter une barquette, me direz-vous. Je vous la baye bien bonne avec mes tilts à la noix dès que le mot martinet ou fouet (aaah, les pantalons en corde à fouet du catalogue du Vieux Campeur, bah oui, je ne m'intéresse pas qu'à Galliano) apparaît dans le paysage.

Mais il se trouve que j'apprends une nouvelle d'importance. Monsieur Martinet élargit la palette de sa quatrième gamme en lançant dès le 9 mai prochain un "taboulé aux cinq légumes". (Qui vise sans doute à marquer à la culotte cette insolente campagne du gouvernement sur la nécessité de consommer 5 fruits et légumes par jour, va dire ça aux millions de personnes sous le seuil de pauvreté, et on en recause.) Les légumes en question, qu'ils soient provençaux, mexicains ou cinq, ne représenteront jamais qu'une infinitésimale proportion de la semoule (et le boulghour, il connaît pas ?) gorgée d'huile qui est le constituant majoritaire (genre élection de Jacques Chirac il y a 4 ans) du taboulé de Pierrot qui annonce pourtant sur son site 60% de légumes dans son taboulé à venir, ce qui en fait des légumes au taboulé, et non l'inverse, alors. Deux des cinq légumes (maïs, pois chiche) étant des féculents, je ne sais plus où j'en suis de mes comptes d'apothicaire.

Moi, je serais un taboulé, ça m'énerverait. Mais il a un si joli nom, l'intraiteur, que je ne le traiterai pas.



Histoire d'o...mbre (coups d'épines)

Finalement, ces annonces quinzomadaires, c'est reposant, comme les interludes à la télé, du temps du petit train rébus avec sa musiquette entêtante et bébête.
XXXB, à intervalles réguliers, me permet de vérifier que la vitre de mon scanner est propre ; me donne le temps de souffler (je sais, normalement, pour qu'un blog "marche", il faut appliquer à la lettre les recettes d'Oli dans sa note du 24 avril, mais je ne peux pas, je n'ai pas envie, je ne compte pas installer de google ads ou de allo-pass, alors l'audimat... ) ; de penser à des sujets plus sérieux (les tabous, incessamment sous peu) ou très futiles (le traiteur intraitable, bientôt sur la fréquence) ; de me fendre d'encore un de ces blogs de fainéante que j'affectionne.

Rue Bricabrac, bdsm, XXXB

Alors j'épingle le journal extime de son manque, le carnet à souches des sonneries du téléphone, le graphique des allers et retours ville/vert. J'écoute son délire, en présupposant que tout cela est la (ou une) vérité, sans penser message codé entre terroristes nostalgiques ou imposture d'une oisive psychopathe sous camisole chimique, je prends pour authentique ce qu'elle raconte.
Ce besoin de jalonner une relation (fût-elle fantasmée, ce n'est pas mon métier) de petits cailloux annonceurs. Ce parcours au fil des ans d'une liaison toute en dérobade. L'union du cactus (elle parle de ses épines) et de la taupours (une chimère, tiens, comme par hasard).

Et entre ces lignes dispendieuses, j'entends des choses très justes sur l'économie du ménage à deux. Le plus petit dénominateur commun de toute relation de couple, avec ce qu'il comporte, même chez les vanilles, de rapports de pouvoir, d'un qui agit et d'un qui se soumet (pas forcément toujours le même), d'un qui suit et d'un qui fuit, d'un qui est et d'un qui aime, d'un qui dit je, de l'autre qui aimerait penser nous. Il y a du sm dans tous les couples. Peut-être moins dans les couples bdsm d'ailleurs.

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
Flash-back
À lire
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L'oeil
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Épistole

aller Si vous souhaitez m'écrire, il suffit d'ouvrir votre courrielleur préféré, et d'adresser le tout à b.ricabrac chez free, en france. (On a le brouilleur de robot qu'on peut, logiquement, les humains devraient décoder.)

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