Rue Bricabrac

Mardi-gras (ou bien faire maigre ?)

Il est des moments dans la vie d'une femme où les abîmes métaphysiques deviennent abyssaux.

Que vais-je bien pouvoir porter ? Car demain, personne ne l'ignore, c'est le mardi gras.
En quête de quelque costume (je ne sais pas coudre, et mon appartement est totalement dépourvu de rideaux, donc le coup de la romaine, c'est rapé), je tombe sur une véritable mine. Certes, au vu des prix, la qualité ne doit pas être top moumoute, mais je pense que les frusques en question sont faites pour être déchirées. Au rayon soubrette, le choix est vertigineux, en tête caracole ma copine Fifi, un mythe de l'autre côté du chunnel. De la métaphysique (voir supra) à la sémantique, il n'y a qu'un pas, on pourra donc s'interroger sur les nuances entre la Frenchie et la Sexy French Maid.

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Mais il n'y a pas que les Maids, il y a les mermaids et autres créatures de contes. Et même, après tout, Carnaval est synonyme de licence, des filles de chantier, des cowgirls (donc aussi des squaws) et tout un tas de panoplies plus invraisemblables et présumées sexy les unes que les autres (présentées sur ce site par des jeunes femmes dont on remarque immédiatement l'extrême distinction et la candeur immaculée).

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Et puis, si je n'e reçois pas en temps utile ma tenue de secrétaire salope, je trouverais bien des ciseaux pour te couper ta cravate, selon la coutume saxonne qui autorise, quelques jours par an, les geishas à se faire mégères.

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Personne ne mème

Jusqu'à présent, je n'avais jamais chopé la chtouille. Autrement dit, personne (sans doute n'ai-je pas d'amis ou le milieu sm se tenait à l'écart de ces questionnaires viraux qu'on se refile comme une patate chaude) ne m'avait fourgué de mème (on dit comme ça).
Dame, à qui je ne sais rien refuser, et qui le fait avec son habituelle élégance, du bout de ses doigts plus habitués à tenir un fume-cigarettes laqué qu'à participer à des chaînes, fussent-elles faciles, a jeté ce mème dans sa blogobulle, en y conviant, s'ils l'acceptaient, ceux qui se trouvaient dans sa colonne de droite (pour une fois que je suis à la dextre, ça me fera les pieds).

Let's go donc.

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Moi et… un animal que je ne pourrai jamais manger ?
Mon chat. Et ma chatte non plus d'ailleurs. Si j'étais plus souple...

Moi et… mon permis de conduire ?
Moi sans le permis de conduire.

Moi et… un truc qui me fait cacher les yeux ?
Les rapports d'Amnesty International, entre autres et aussi ce bandeau, quand tu as envie de le nouer.

Moi… en mieux ?
Moi demain ?

Moi.. et le pire truc au monde ?
Etre la dernière survivante (y a des vrais trucs pires, mais ça plomberait vite l'ambiance).

Moi et… un secret ?
Pour le savoir, suivre les flèches dessinées à la craie sympathique.

Moi et.. une inculture flagrante ?
Une seule ? Y en a trop qui se battent pour le podium. Les juges délibèrent et ont demandé la vidéo.

Moi et.. mon premier amour ?
Œdipe ayant déjà beaucoup servi, mon coeur balance entre mon ours en peluche et Thierry la Fronde.

Moi et.. mon dernier acte héroique ?
Je suis zéroïque. Surtout en conduite.

Moi et.. mon prochain achat ?
Tiens, ça fait longtemps que je n'ai pas acheté d'ordinateur. Mais en attendant, ce sera du démêlant pour les cheveux. Ou un oeuf vibrant à télécommande et avec des piles normales (merci B. !)

Moi et… ma vie ?
Quoi ça ?

Moi et… les blogs ?
Narcisse power.

Moi et.. ma fringue fetish ?
Le maxi-pull top doudou qu'une bonne âme encore à trouver me tricotera avec cette invraisemblable laine Anny Blatt nommée Albatros. D'ici là, mon harnais de Noël.

Moi et… le cinéma ?
Je ne fais que ça.

Moi et… Internet ?
Il m'a longtemps privé de sommeil.

Moi et.. un proverbe ?
Tendre les verges pour se faire battre.

Moi et… mon humeur du moment ?
Ronchon, as usual.

Je serais assez tentée de filer le poulet à des gens un peu encombrants du nanocosme, Bloïc le Meur, Al1 JuP et le petit Nicolas, ou les mèèèèètres illétrés, mais je doute qu'ils me lisent, dont les malheureux vainqueurs sont X-Addict (et Evéa), Stéphane dont l'humour renverserait des montagnes, l'adorable Cocotte que je viens de découvrir, le charmant Stan qui parle si bien des fessées, Mélie si elle n'était pas déjà dans la colonne de droite (voir plus haut) donc je garde presque les mêmes lettres et c'est Mandorie qui sort du chapeau.

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Histoire d'O...mbre (elle moutonne et moi je papillonne)

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Tandis que XXXB, à son rythme quinzomadaire bien rodé, compte les coups de fils et les jours de congés, à chacun ses moutons et ses radotages, Nerilka, que je ne connais pas mais dont on peut croiser les commentaires sur les sites des uns et des autres, nous a envoyé, à Mélie et moi, un papillon épinglant, qui fait à la femme les ailes d'un ange, prête à partir pour quelque ciel païen.

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photo ArturMaksymilian

Merci, je ne suis plus orpheline de lépidoptère, je suis prise dans le battement de ses ailes.

PS qui n'a rien à voir : pendant ce temps, la Russie célèbre la fête de l'Homme (en attendant celle de la femme, le 8 mars prochain), où il est de bon goût de leur offrir bouteilles de vodka ou de cognac en forme de Kalashnikov ou de gourde militaire (rappelons aux moins lettrés et aux plus mauvais esprits que la gourde militaire n'est aucunement une espèce d'AFAT intellectuellement défavorisée et dotée de deux mains gauches, mais une bouteille anti-choc en tenue de camouflage).

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Et moi, pourquoi j'ai pas de papillons ?

Quelle mouche nous a piqué ? Une fois de plus, Mélie et moi avons, en guise de récré, clavardé à quatre mains. Au sommaire, un drôle de bestiaire. Mais qu'on se rassure nous n'avons ni le chikungunya, ni le H5N1. Juste un petit tandem qui déraille entre le cerveau gauche et le cerveau droit.

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Photo Catherine Jamieson

Bricabrac :
Vous avez lu, dans les récits des soumises américaines, elles ont l'estomac plein de papillons, "butterflies in the stomach". Du coup, le papillon se porte beau, en VF. Elles voient des papillons partout. Comme si c'étaient des papilles qui se réveillent sous l'excitation.

Méliemelo :
Haaa oui, j'ai vu ça. Mais ça m'a rendue triste. Parce que je me suis dit que je ne suis pas comme tout le monde, je n'ai pas de papillons moi... pourquoi ?

Bricabrac dit :
Moi non, plus, j'ai pas de papillons. Enfin, pas là. Dans le cerveau parfois, quand le poisson rouge et la chauve-souris sont en vacances.

Méliemelo :
Ha oui vous aussi ? Moin, ce sont des coccinnelles et des libellules que j'ai dans le cerveau

Bricabrac :
N'empêche, vous, vous avez un oeuf, et à ce que j'ai lu, ça se passe putôt bien votre histoire, ma poulette

Méliemelo:
Dites-donc ma cocotte, que je sache, vous, vous avez un canard ... !
Et le vôtre il marche.. Parce que le mien, que couic, il ne fait même pas couac.

Bricabrac :
Je ne m'en dandine pas d'aise pour autant et puis les canards, en ce moment, c'est mal vu. Faut pas prendre les canards en plastiques pour des signes de grippes aviaire, nomého !

Méliemelo :
Tenez, en parlant animalerie, je suis très fière d'avoir un King Kong... Vrai, tout le monde n'a pas un martinet de cette envergure.
Et j'ai vu aussi que certaines - ou certains - je ne sais plus, ont l'impression d'avoir des serpents dès que les cordes s'en mêlent...

Bricabrac :
Mon chat possède douze queues. Ca le fait aussi. Et il fait des noeuds avec sa queue. Et des tresses. C'est un chat rasta à noeuds en tête.

Méliemelo :
Bon, là je reconnais, votre chat vaut mon King Kong... D'accord, d'accord.

Bricabrac :
Vous, vous êtes en maison, vous avez de la place pour un king kong. Moi, juste un chat mal domestiqué. Et les cordes, il suffit de leur jouer du pipeau pour qu'elles deviennent serpentines, c'est connu. Tout le charme est là

Méliemelo :
Haaa oui.. et ensuite, la queue se dresse tel un paon. Ou un serpaon.

Bricabrac :
Un serpaon à sonnette ? Ou à sornettes ? Parce qu'avec ce qu'on lit, on peut se demander, hein.

Méliemelo :
Oui !! à sonnette et... à claquettes ! Comme dans la chanson : "Il fait Bzzzz.. Vroum... paf.... "

Bricabrac :
Je ne connais pas la chanson. Je n'ai pas de pinson à proximité, juste des étourneaux. (Je ne parle pas de maîtres, oui, je sais, on pourrait confondre).
Au fait, vous croyez qu'il faut confiner les martinets ? Parce qu'ils reviennent, là.

Méliemelo :
Et bien pour tout vous avouer, je n'en dors plus depuis quelques nuits.

Bricabrac :
Vous non plus ?

Méliemelo :
Je crains pour mon King Kong, et je vais devoir le remettre dans sa cage.

Bricabrac dit :
On risque quoi à les laisser à l'air libre ? (Personnellement, j'en ai quatre, élevés en plein air, nourris sous la mère, enfin, sur la mère. Que du bio.)

Méliemelo :
Nourris dans la mère même ! au chaud, dans le nid qui fourmille de sensations plumées. Ils risquent la contamination... Perdre leurs plumes, je veux dire leurs lanières évidemment... Ne plus pondre d'oeufs peut-être... et là, si je n'ai plus d'oeuf avouez que c'est triste.
Moi qui allais vous proposer de vous en offrir un.

Bricabrac :
Un oeuf ? Avec plaisir. Avant que la ponte ne s'arrête. Surtout qu'en cas de pandémie, ce sera confinement pour tout le monde, donc plus de dominamant, sauf s'il se risque à braver le virus.
Un nid qui fourmille de sensations plumées ? Z'auriez pas une invasion de papillons tout d'un coup vous ? Ou ce sont juste des fourmis ?

Méliemelo :
Oui ! mais s'ils voient cela, ils risquent de venir nous tanner le plumage, quitte à mettre un scaphandre !

Bricabrac :
Telle que je vous connais, c'est la maréchaussée qui viendra vous mettre à l'amende pour cause de non confinement d'oiseaux migrateurs. Quand bien même déguisés en singe pour égarer les soupçons.

Méliemelo :
Non, c'était bien entendu une image, une métaphore. Faut être poétique pour décrire ces sensations venues d'ailleurs : fourmis, papillons...
Mais avec la marge d'erreur, j'y gagnerais, et vous, possible que j'irai vous dénoncer pour tresser les queues de vos chats !

Bricabrac :
Les chats, c'est pas du poulet !

Méliemelo :
Vous avez bien un canard déguisé en zorro ! Canard laqué même.

Bricabrac :
Il n'est pas déguisé en zorro, il est en fetish latex

Méliemelo :
Oui mais avouez qu'il cache bien son jeu, au moins autant que mon martinet déguisé en gorille.
Finalement c'est moins dangereux de dire chienne. Imaginez si le mot fétiche était mon poussin, ou ma poulette, le monde du sm serait dans de sales draps avec les risques que courent les basses-cours..
Et puis je préfère voir mille étincelles que de sentir des papillons dans mon stomach.

Bricabrac :
Pensez à tous ses couples qui se donnent à longueur de journée des mon canard et ma poulette. Sans parler des dindes et des bécasses qu'on n'appelle pas mais qui caquètent (je sens que je tends les verges pour me faire battre là)

Méliemelo :
Haaa là vous frôlez en effet, c'est même de la provocation.

Bricabrac :
Entre nous, le papillon, je ne suis pas sûre qu'on le sente vraiment, pour en approcher quelques uns parfois, c'est terriblement frêle et mince, c'est pas un cricket, une sauterelle ou un bourdon.

Méliemelo :
Mais tendre les verges pour vous faire battre, il me semble que c'est un de vos amuse-temps favoris.

Bricabrac :
Serais-je une oie ?

Méliemelo :
Pour les papillons, ça perd ses couleurs si on les effleure. Quel dommage de les mettre dans le stomach.
Si vous êtes une oie, alors elle n'est pas blanche.

Bricabrac :
Oui, il n'y a rien de pire que de tendre les verges et ne rien recevoir en retour, comme de tendre les lèvres pour une bise qui claque l'air ou une main qui reste en plan.
Une oie noire ? On dirait un exercice de diction. Nous ne noierons pas l'oie noire sous le noyer noueux.

Méliemelo :
On ne frappe pas un papillon. C'est cela qui devrait être écrit aux frontons des donjons !

Bricabrac :
Personne ne frappe les papillons, elles se contentent de les avaler. Et ensuite, ils meurent dans le stomach, on un autre tube. C'est trop affreux, pire que le H5N1.

Méliemelo :
"Ma mie, viens voir si le papillon bat encore des ailes après que je t'eusse enserpentiné de mon chat à neuf queues".

Bricabrac :
La mie, elle est en miettes là.
Ca me donne faim tout ça. De magret et de coups. Un petit canard au sang ? Une canette de barbarie ?

Méliemelo :
Une oie gavée ? une dinde plumée ?

Bricabrac :
Bon appétit !

Méliemelo :
Bon appétit ! Et ne traînez pas trop au zoo !

Bricabrac :
Rassurez-vous, je suis cannibale mais pas zoophile



Clichés avec un C comme Chaude

"Mon maître a une voix chaude qui me fait fondre."

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Le maître a toujours la voix chaude. (La voix chaude et profonde est une option pour les soumises qui ont souscrit le contrat Premium). Jamais il ne parle, fausset, comme Alain-Gérard Slama ou Jean d'Ormesson. Pas plus qu'il ne chuinte ou ne zézaye. Même maîmaître, il ne saurait être bègue. Encore moins tubard, ou trachéitique. Sa cloison nasale est droite comme son membre.
Gutturales, palatolabiales, uvulaires, sifflantes, occlusives et mêmes glottales, il n'en rate pas une. Mounet-Sully n'est pas son cousin.
Le maître est un peu comme le cinéma hollywoodien, plus beau, plus grand que la vie. Il trouve toujours une place pour se garer, ne craque pas son cuir parce qu'il a un peu forci de la fesse, et possède l'organe vocal de Sami Frey, d'André Dussolier ou de Féodor Atkine. Baryton, c'est un minimum. Baryton basse, le nirvana. A 37°9, même le matin.

Il n'a pas que la voix du maître à être chaude. Ses mains aussi. (Pour le service Premium, chaudes et sèches, bien entendu). Ce qui tombe bien, puisque sa soumise, que nous avons déjà connue liquide, est également une chaudasse. Comme, malgré les bourgeons naissants, nous sommes encore en hiver, personne ne se plaindra de cette orgie calorifère.

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Didascalies

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Photo Catherine Jamieson

Si le sm est une scène, et il l'est, à l'image de la vie (Monsieur de la Palisse, qui passait par ici, vient de nous confier ce scoop), plus ou moins marqué, plus ou moins théâtralisé, plus ou moins mis en scène, plus ou moins masqué, alors ce que j'y aime beaucoup, ce sont les didascalies.

Etre jouée, plus encore que jouer, telle est ma demande, j'aimerai que ce soit la seule et que les autres viennent de toi.

"Tu m'attendras, nue, à genoux, yeux bandés, tête au sol, les poignets près des chevilles, posées sur les liens que je n'aurais plus qu'à attacher."

Le sm, au moins théâtral qu'il puisse être, n'en reste pas moins ritualisé. Il a ses us et ses costumes.

"Je veux te trouver seulement vêtue de tes bas et de ton harnais."

Et ses accessoires, nombreux.

"Tu déposeras sur la table basse le paddle, le single tail, le chat, la cravache, la badine et le martinet de latex. Chaque instrument sera numéroté."

Très nombreux.

"Des pinces aux seins tu auras pris soin d'attacher. Et à ton cou, je verrai briller ton collier."

Les didascalies sont ce qui fait de toi le metteur en scène, mais pas de moi l'actrice. Je ne prends que la pose, j'attends que tu m'oses. Je ne veux pas agir, acter, allumer. Je veux être manipulée. Je veux aller là où me murmurent les didascalies. Je ne veux qu'elles comme pensées.

"La porte est entrouverte, l'appartement plongé dans le noir. Tu es au centre de ta chambre, une bougie à la main. À la cire qui aura coulé sur tes doigts, je saurais que tu l'a allumée à temps."

Je les entends, je les lis, ces didascalies. Elle me servent de ferry. Par elles, je passe du monde quotidien, vanille, laborieux, stressé, à celui plus piquant, cérémoniel, sexuel et bdsm. J'entre, peut-être pas sur scène, mais en sm. Les disdascalies sont mon escalier pour cet autre ciel.
Je pourrais être nue, tes didascalies m'habillent et me protègent.

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Cu(l)pidon

Hier, il semblait que c'était la Saint-Valentin, le marchand de fleurs du métro avait dix fois plus de roses que d'habitude, pétalées comme des tutus, et les restaurants ont fait le plein. Et tous les blogs de bonne compagnie ont affichés l'un ou l'autre des contrepubs trouvées sur le site d'Indymedia.

Février file la flèche Cupidon jusqu'à la lie puisque c'est aussi le mois où l'on choisit sa robe de mariée, enfin, où les marchands de tulle, d'organdi, de fleurs d'oranger artificielles font de la retape.

Pour un mariage plus fessetif, une jolie proposition made in Saturday Night Live avec Catherine Zeta-Jones.

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Fais-moi un 49.3 !

Si je ne suis pas assez prompte à t'obéir, si j'ai préféré le confort des collants épais aux bas que tu affectionnes, si je rouscaille pour un oui, pour un non, surtout par un non, fais-moi un 49.3.
Si tu me trouves trop bavarde et désires couper court, si tu préfères mes soupirs à mes sourires, si tu veux que ma lune s'embrase comme un soleil couchant, fais-moi un 49.3.
Si je te donne des ordres en oubliant que l'autorité est de ton côté, si je fais de l'obstruction et joue la montre, si j'accumule les prétextes spécieux pour me dérober à tes ardeurs, fais-moi un 49.3.
Si tu veux que je te trouve injuste à en trépigner, si tu aimes que je joue les martyres et cherche le réconfort de ton épaule, si tu préfères raccourcir les débats pour rallonger les ébats, fais-moi un 49.3.

Ca me donnera de bonnes et belles couleurs.

Couleurs, bdsm, 49.3, Rue Bricabrac
photo Enyah

Le 49.3 dont je parle est une punition qui consiste en une série de trois fois 49 coups, avec les instruments du choix de dominamant. Au contraire du 49.3 de not' bon maît' Galouzeau, celui-ci peut s'appliquer plusieurs fois dans la même séance.

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La lutte continue

Je me souviens avoir, non pas choqué, dépité plutôt un ou une correspondant(e) en avouant un jour mon profond désir d'être vaincue. Je suis venue, j'ai été vue, j'ai été vaincue. Cette envie de rendre les armes est l'un des moteurs, depuis toujours, de mes tendances bdsm. Elle l'est toujours, aussi vive qu'au premier jour, même si je peux aujourd'hui assumer pleinement mes pulsions et n'avoir aucune honte à me mettre à quatre pattes, à tendre la croupe, à réclamer encore, à dire plus fort... à plus fort que moi. Alors que dans chaque recoin de ma vie, professionnel, amical, privé, je fuis les conflits, les rapports de force (sachant que la vie en société ne permet hélas pas de les éviter en permanence), les abus de pouvoir, autant dans l'arène de sexualité, je les appelle de tous mes vœux.

lutte, Jarek Kubicki, bdsm, Rue Bricabrac

Je ne suis pas soumise (a priori). Je suis maso (et encore, très petite joueuse par rapport à toutes celles qui se font brûler, marquer, percer, coudre... et qui en jouissent avec ardeur). Pourtant, tandis que je prends les larmes, je rêve d'être soumise de force, mais seulement après une haute lutte. Je consens à ce que l'on me fasse violence. J'aspire à un corps à corps sans concession. Je ne suis pas chienne, j'espère être chatte, mais j'aspire à ce qu'un homme, par la manière dont il me traite, bien et mal donc, me rende à un état animal. Je ne suis pas bonne comédienne, je ne sais pas jouer la louve ou la biche, alors je reste une femme, le cerveau en éveil, le radar en alerte, voyeuse de mes exhibitions, la manette de contrôle à portée de menotte. Certains gestes et certaines pratiques d'aucuns jours, me font perdre pied et prendre patte. Quand mon corps malmené, excité, épuisé, cajolé, fouillé, cambré, branlé, courbé, est convaincu de s'incliner, quand il n'a plus d'autre choix que d'acquiescer. Bien sûr, à défaut, je me peux m'offrir pour un sourire de connivence, pour une promesse de correction, pour une poigne dans mes cheveux.

J'en parlais il y a quelques jours avec un homme délicieux, Ozzz, que je croise dans ma cour de récré préférée. Il dit ces choses-là très bien (il parle, clavarde, très bien, en vérité)

"Nous partageons, je pense, la même envie celle de se faire soumettre plutôt que d'être soumis. Ce n'est pas l'état de soumission qui est plaisant ...quoique... mais le passage de l'homme à l'animal en ce qui me concerne du sujet à l'objet, de la raison à l'instinct."

et aussi

"Personnellement, si m'avouer battu est un délice j'aime à me battre de toutes mes forces qu'importe la victoire tant que la bataille fut belle."

Une belle bataille qui me permettra de m'inféoder, un combat dur pour que je file doux, une escarmouche pour qu'à la fin de l'envoi, je me couche.

La lutte me subjugue. L'idée d'un cercle d'où il est interdit de sortir sous peine de punitions terribles, la conscience de courir en rond en vain jusqu'à l'épuisement, la définition d'un lieu de tous les possibles, gémir ma défaite quand, après longue joute, les épaules touchent terre. Plaisir ineffable que de mordre la poussière encore plus que l'oreiller, subir démembrée de fatigue et déjà moulue de coups, les lanières piquantes et le lourd paddle, me plonger dans ces espaces où je m'évade sans m'égarer parce que tu m'as mis la peau à l'envers.

Si la photo de Jarek Kubicki vous plaît, suivez la flèche ->

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BDSM précaire

Galouzeau n'a rien inventé avec son CPE réservé aux moins de 26 ans, ou son CNE pour les autres.

L'embauche précaire, le licenciement sans motif, des esclaves renouvelables à l'envi, le maintien du petit personnel dans un état de peur et de dépendance... ça ne vous rappelle rien ? N'est-ce pas, ce que l'on peut lire au fil des pages des uns et des autres, romans érotiques ou blogs narcissiques, fantasmes de prisu ou saga goréenne ? Le maîmaître qui va à la pêche aux peccadilles pour se sentir exister dans la sanction, la soumise qui débarque (dans le bdsm) en rupture d'estime de soi et trouve dans ce déni d'elle matière à conforter son auto-lésionisme, mettent en pratique depuis longtemps cette précarité institutionnalisée.

Eux l'ont même ritualisée. Si tu ne donnes plus satisfaction, ma grosse, tu jartes. Et Jan Saudek l'a photographiée avec la cruauté burlesque qui convient.

Jan Saudek, Rue Bricabrac, bdsm, CPE

(Une version de la soumise qui prend ses jambes à son cou, laissant maîmaître le bec enfariné dans l'eau, pour en trouver un mieux, existe aussi.)

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Histoire d'O...mbre (Atchoum)

Comme il se passe des choses un peu plus importantes, un peu plus préoccupantes, j'ai laissé notre amie XXXB dormir pendant le ouiquende, alors qu'elle avait reémergé samedi, pour le compte-rendu des manifestations du fantôme.

Rue Bricabrac,

Esprit es-tu là ? Atchoum répondit l'écho.

À ces annonces que je guette malgré ma seule résolution de l'année nouvelle, je préfère encore le petit blogworm, gadget petit pois de quelques pixels qui joue à voir combien de blogues vont souscrire à la contagion volontaire de cet inoffensif virus. Comme quoi, on peut se revendiquer mouton à cinq pattes et panurger à qui mieux mieux.

Blog.Worm

Lui au moins sait dire au revoir...

Enfin, ça n'a rien à voir, mais une manière de résister à l'obscurantisme hurlant est d'aller, pour les parisiens, à la galerie Templon voir le dernier accrochage de Gérard Garouste, un homme qui s'interroge sur la représentation du religieux, grand connaisseur du Talmud par ailleurs, ce qui ne signifie pas que les adorateurs aveugles du Talmud et autres Bibles aimeront L'ânesse et la figue.

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Anastasie (m'anésthésie)

Il devient ces jours-ci plus facile de montrer d'explicites images d'un homme qui chie dans la bouche d'une femme (les sexes sont interchangeables) que de conchier, même sur le ton de la satire, l'une (ou l'autre) des grandes religions monothéistes. Les dogminateurs ont gagné, et la mise à l'index condamne les bras d'honneur de toutes sortes. La blague devient aussi coupable que l'acte terroriste, l'ironie est un délit, l'intention est hors-la-loi. Bientôt, la pensée sera un crime.

Époque de censure et de répression, où un proviseur blogueur se voit dénoncé, quasiment radié, sauvé par la vox populi et l'approche des élections, durement sanctionné ; où des écrivains et leurs éditeurs ne peuvent franchir la ligne rose parce que le politiquement correct voit de la pédophilie dans une publicité pour eau minérale ; où le faible, fut-ce par la fable, ne peut railler le puissant sans que les pandores s'en mêlent et l'emmènent ; où l'oxygène commence à manquer, en France, en Europe, dans le monde. Alors, on se met, de soi-même, à respirer à toutes petites goulées, ça s'appelle l'autocensure, c'est pernicieux, c'est la preuve que la liberté recule.

Pour se prendre une grande bolée d'air, il suffit d'aller chez White Cube à Londres, de l'autre côté du Chunnel, où Gilbert et George accrochent leur travail de l'annnée dernière, Sonofagod, Was Jesus Heterosexual ?. L'une de leurs gigantesques toiles (celle-ci fait 254 x 378) met tout le monde dans le même sac, les religions et la superstition. Merci, les garçons.

Akimbo

Est-il besoin de le rappeler, ce blogue est garanti sans dieu et sans OGM.

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Garfieldd, suite et (presque) fin

Le rectorat de Montpellier a annoncé vendredi 3 février que la révocation était transformée en une suspension d'un an dont 6 mois avec sursis. Garfieldd reprendra des fonctions de direction et son salaire à partir du 4 août prochain. Reste à savoir dans quel établissement. Si Michel le proviseur ne commente pas cette décision, Garfieldd le blogueur a fait passer un message.

Message de Garfieldd

J'ai été informé aujourd'hui de la décision du Ministre me concernant.
Le Ministre est revenu sur la révocation, ainsi qu'il l'avait annoncé dans son communiqué de presse du 20 janvier dernier.
Je suis sanctionné, certes, mais mon maintien dans l'Education Nationale est assuré. Je ne peux ni ne souhaite m'exprimer plus avant.
Quelle que soit la forme que vos soutiens aient pris, quel qu'en ait été l'impact et l'influence sur la décision finale, je veux vous remercier.
Tous et toutes.
Sincèrement.
Chaleureusement.
Parce que sans ce soutien, sans ces marques de sympathie, d'amitié, de confiance, j'aurai eu du mal à tenir. Je vais continuer à m'en nourrir.
Rien n'est vain quand il s'agit d'aider un mec qui était en train de sombrer, et vous avez été formidables. Merci.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus :

Rue Bricabrac, logo de soutien à Garfieldd
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Le sifflement du chausse-pieds




Tu trouves qu'elle ressemble à un chausse-pieds, cette cravache, toi ?
Cravache, Rue Bricabrac En tous cas, ça fait un joli bruit pour un chausse-pieds !


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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
Flash-back
À lire
¶
L'oeil
Des images pas sages
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Le cliquodrome
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Épistole

aller Si vous souhaitez m'écrire, il suffit d'ouvrir votre courrielleur préféré, et d'adresser le tout à b.ricabrac chez free, en france. (On a le brouilleur de robot qu'on peut, logiquement, les humains devraient décoder.)

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