Rue Bricabrac

Elle voit du sm partout (c'est phonétique)

Quel anachronisme l'avait poussée à porter, dans l'enthousiasme, sa mini mousmé, en robe à smocks, sur les fonds baptismaux, elle toute de nihilisme, loin du catholiscisme, du traditionnalisme, mais tout autant du bouddhisme ou du calvinisme, faisant fi des sarcasmes, avec la famille venue malgré les antagonismes, les hommes en smoking, les femmes avec du jasmin dans les cheveux ?
Peut-être un fond de conservatisme, ou de snobisme, se disant qu'au sein de ce microcosme de théisme, elle transmettrait à l'enfant comme un talisman. Elle l'éloignerait, dans une superstition fantasmatique, du botulisme, des anévrismes, du marasme, de toutes ces choses qui ne se soignent ni avec des cataplasmes, ni au bismuth.
On était loin de la conception de la fillette, après avoir bu deux Cosmopolitan, so smart dans le smog londonien, cette étreinte toute d'osmose et d'érotisme jusqu'à un orgasme violent comme mille spasmes.
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Elle voit du sm partout (c'est chimique)

Rue Bricabrac, sm, samarium

Le sm existe, je l'ai rencontré.
Il court sous le dossard 62.
Il est plutôt rare, métallique, couleur silver. Sous ses aspects de glace et de miroir, il a l'enflammement facile.
On le trouve surtout dans les aimants, ces contraires qui s'attirent.
Il n'est pas dépourvu d'innocuité non plus.
Il est exactement comme je pouvais le rêver.
Il a même un nom, Samarium.

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Histoire d'O...mbre (doute)

Une impression de déjà lu. Lassitude devant le ressassement. C'était quand déjà, le coup du répondeur qui ne mord pas ? Il y a trois ans ? Il y a trois mois ?
Tout comme le compte des parcimonieux appels reçus, les annonces d'absence, la sensation de vide, et l'assurance de l'amour. Je t'aime ? Jette haine ?

Rue Bricabrac, XXXB

De quinzaine en quinzaine, par rafales de trois, XXXB sème les cailloux d'une histoire qui n'existe pas, une histoire sans fin, et sans doute sans début. Une histoire sur papier journal, dont je ne comprends pas qu'elle ne soit pas en faits divers. Cet été, Libé a consacré une semaine à portraiturer les accros des petites annonces. XXXB n'y était pas.

Il faudra penser un jour à mettre côte à côte toutes ses annonces, sans exception, avec les dates de parutions. Elles dresseront une carte du dur, une topographie du manque.

Les puristes auront évidemment remarqué le point d'interrogation après le A bientôt.

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Plaisir d'offrir

Rue Bricabrac, bdsm, photo, R.C. Horsch, Lily's Offer
Lily's Offer © R.C.Horsch

Court vêtue, largement déshabillée, si la pose est espiègle, le regard est implorant. Lily ne dit pas non, Lily prie s'il te plaît. Ceci est mon cul, ceux-là sont mes seins, viens y mettre la main, au moins. Bien plus que les deux mains, j'espère. Lily n'a pas envie de faire tapisserie, de rester en plan, face au mur, avec sa peau découverte autant d'albâtre que sa chemise est neige.

Combien de temps faut-il à une femme, masochiste, soumise, masoumiste, soumachise, qu'importent les mots, une femme qui a envie qu'on lui mette le corps en fusion, qu'on lui tanne la peau, qu'on la marque de la paume, qu'on la fesse, qu'on la fouette, qu'on la tawse, qu'on la badine, qu'on la canne, qu'on l'enflamme, pour pouvoir, sereinement, royalement, souriante, ravie, prendre cette pose. Sans qu'on l'y oblige.

Dans mes fantasmes de jeune fille vierge de tout geste sm mais pas de fantasmes, je ne pouvais imaginer la scène que contrainte et forcée. Il me fallait un corps à corps belliqueux, des prises et des clés, mille raisons en plus de la pure force physique, il fallait que je perde la partie, et que la volée tant espérée prenne la forme d'une punition infligée. Seule ma jouissance (ou en tous cas ses prémices liquides) rappellera la réalité de mon désir inavoué. Et cet aveu, verbal, était à nouveau sujet à extorsion, moulue sous les coups, je murmurais un "j'aime ça".

Le temps passe, la honte aussi, celle de dévoiler ses fesses (car en sm, c'est le pile qui y passe avant le face) pour la première fois à un inconnu percutant qui va en prendre, un peu maquignon, la mesure, flatter les rotondondités, évaluer la souplesse avant de claquer pour briser la glace. La jeune fille, sans abandonner sa boîte à fantasme et ses doux aveux pliants sous la dureté du châtiment, devient une femme qui vit en harmonie avec ses envies. Et comme Lily, elle sait lever ses jupes, déchirer son décolleté et se proposer, simplement, sans réticences ni exigences, à celui qui a su la mater.
Oui, tout de même, il y aura eu, d'une manière ou d'une autre, à un moment ou un autre, dans la genèse de la relation, un combat. Et la contrainte sera toujours la bienvenue.

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Commentaires à terre

Hier, je découvre un commentaire d'Entredeuxrimes, sur un texte déjà ancien. Il me dit (des tas de choses belles, sincères, touchantes... mais je ne garde ici qu'une phrase, laissant à chacun le soin et le plaisir de découvrir son intervention) "J'aurais plaisir de découvrir une réponse de votre part, un simple écho dans vos prochaines lignes.".

Et ça me pose toute la question des commentaires, et des blogues. Je commente peu les blogs des autres (j'en lis de moins en moins, le manque de temps entre autres). Non pas que l'envie me fasse défaut, mais à moins d'avoir quelque chose d'essentiel à dire, je préfère me taire. Il en est de même des commentaires que je trouve ici. Je les lis, mieux je les bois, je les guette. Ils m'émeuvent, ils me font rire ou réfléchir, ils me remettent en question, ils m'agacent... Et j'y réponds rarement, pour toujours les mêmes raisons rabâchées (procrastination, travail, paresse...). Et aussi par pudeur sans doute, j'occupe sur ce blogue suffisamment le devant de la scène pour ne pas en remettre une couche en commentant les commentaires. Et quand je les commente, je fais en sorte que mes propres réponses échappent aux fils rss en m'insérant en italique comme on dirait en loucedé dans le commentaire initial.

Pourtant, l'un des principes du blog est la possibilité de commentaires (je ne comprendrais jamais la modération a priori, autant faire une page web avec un livre d'or, s'il s'agit juste d'accepter les fleurs), et l'interaction entre le blogueur et ses lecteurs. C'est un drôle d'objet en mouvement, comme ça, qui a ses flux, que l'on lit comme un CV américain, à rebours. On peut s'y rassembler en communauté. On peut entretenir la flamme. J'entretiens la flemme. Hier, je voulais dire à Saïda que j'imaginais avec beaucoup de joie son tourlourou chastetié dans le métro, et toutes les dominas de Paris lâchant leurs voitures avec chauffeur pour passer le portillon et voir dans quel équipage ce beau jeune homme se transporte. Il y a quelques jours, j'aurais aimé avoir la saillie digne du trait d'esprit de Stéphane. Ou remercier Columbine de ses compliments trop grands pour moi. Siffler d'admiration devant les textes de L'île lettrée. Cligner de l'oeil à l'un, faire un geste de la main à l'autre. Et je n'ai rien fait de tout cela. Parfois, sur des blogs que je lis, pas forcément sm (oui, j'en lis encore quelques uns), les commentaires occupent plus de place que l'entrée du blog et sont tout aussi intéressants, sinon plus, il y a un cheminement, une réflexion, un questionnement. Souvent d'ailleurs, c'est un un messenger quelconque ou par courriel que se poursuivent les discussions... à l'abri. Ou aussi sur un forum, ou encore sur un chat où j'ai mes habitudes. J'ai donc dans ma tête, en plus de quelques grelots de folie, des petites cases pas très étanches mais cases tout de même, et je répartis les épanchements ici, les échanges là, les discussions plus loin.

Il me semble déjà tellement impudent, je me répète mais parfois, je n'en reviens pas d'avoir à mon tour cédé à cet exhibitionnisme masqué, de s'étaler ainsi, tout narcissisme dehors, via ce journal extime qu'est le blog, que de redonder en surchargeant la parole de ceux qui passent et se penchent sur leur clavier, parfois avec talent, m'est difficile. Ce qui ne veut pas dire que j'y suis indifférente.

Je ne sais pas si ces mots sont l'écho qu'espérait Entredeuxrimes, mais à lui comme à tous, merci de passer dans ma rue.



Gri-gri

Sur l'un des trois/quatre forums de discussions sm essaimés on ze ouaibe, un garçon dont le temps de cerveau disponible était sans doute arrivé à expiration posait, en substance, la question suivante : "Comment faire pour que dans le métro ou en disco, je dispose de signes qui me fassent d'emblée reconnaître comme dominateur." Les réponses fusèrent, du plus sérieux "posséder une autorité naturelle" (H. me disait que c'était ainsi qu'il avait toujours connu ses soumises, je n'ai pas pu en juger, l'ayant rencontré par petite annonce) au plus badin "un girophare sur la tête marqué DOM" (dom sandouiche, ça peut avoir une certaine gueule) en passant évidemment par "le fute en vache avec cravache au côté" (il y en a plus qu'on ne croit qui aiment ça et se trouve beaux ainsi attifés).

C'est vrai ça, c'est un réel problème, sociétal. On aimerait, dans certaines circonstances, des signes de reconnaissance, d'intelligence, qui permettent d'indiquer sans toutefois se griller nos suaves et brutales inclinaisons. Donc fi de l'artillerie lourde, genre collier de métal avec son anneau (toute la parure est disponible, bracelet, bague...) ou ceinture de chasteté sur le jean. Quelque chose qui tienne du private joke, un signe de piste pour initié, un fouettez-moi jeune homme en somme.

Menottes, Rue Bricabrac, bdsm

C'est ainsi que dans un des magasins de design très couru de la capitale, près des caisses, j'ai aperçu ce petit objet, la réplique très exacte de menottes (la photo est à peu de choses près en taille réelle), clés incluses et métal brossé pas de camelotte, présenté comme un cadenas pour valise. En fait, c'est ce qu'on veut. Un porte-clefs par exemple. Pour moi en tous cas (dominamant n'a pas encore trouvé l'usage de destination et de détournement du sien). Un petit prolongateur pour accrocher le sapin-qui-pue-la-vanille au rétroviseur. Elles sont formidablement innocentes, mes petites menottes (oui, je sais, je n'aime pas les menottes et leurs référents, mais celles-ci sont si mignonnes...), je joue avec dans l'ascenseur, elles secouent leurs anneaux à ma boîte aux lettres, elles tintent dans mon sac.

Dans un autre espace temps, mais à quelques pas de là, derrière un divan défraîchi, un psy dit : "cette chaîne, à votre cheville, hum, ça ne parle pas de lien ?"

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Pim, Pam, Poum, Pan !

Katzenjammerkids, fessée, Rue Bricabrac

J'ai raconté dans le Fessogramme comment le sm m'était venu, en salle de classe, dans la grande maternelle, sous la férule (c'est le cas de le dire) de Madame Doubs, Doux, Dou, bref, une pas douce institutrice même si irréprochable avec moi.
C'est dire si je suis tombée tôt dans la marmite bdsm et sans me poser de questions. Je m'en pose depuis, des tonnes, mais je n'y réponds jamais. J'en pose à d'autres aussi, et j'attends souvent les réponses.

Katzenjammerkids, fessée, Rue Bricabrac

Alors dans ma fantasmathèque enfantinadolescente, il y a eu les Angélique, bien sûr, les films de pirates et la Comtesse de Ségur en expurgé et bibliothèque rose mais avec knout et Sophie, le mot fessée dans le dictionnaire lu jusqu'à la lie et les captives des indiens attachées à des poteaux de couleurs, totems sans tabous.
Mais parmi mes images de verges et de cordes, j'en avais omis une paire, les Katzenjammerkids. Je les ai retrouvé sur un coin de ouaibe, mes copains dessinés Hans et Fritz (les héritiers de Max und Moritz, autres sauvageons qui m'ont appris à secouer les arbres pour faire tomber les hannetons, entre autres bêtises), des chenapans, des garnements, Pam et Poum en français, qui se prenaient des pafs et des schlacs à coup de tout ce qu'on veut, rouleau à pâtisserie ou plat à barbe, main ouverte ou baguettes. Chaque bande dessinée se terminait invariablement par une fessée.

Et moi qui oublie toujours la fin de tout, ces fessées là, je ne les ai jamais oubliées.

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La chambre rouge

Comme on reçoit des cartes postales de vacances, j'ai reçu ce dessin d'Azraël, qui a toujours cet aspect hyperréaliste que donnent les outils 3D et toutes ces sortes de choses dont j'ignore jusqu'au nom. (Pour voir les autres dessins d'Azraël qui sont dans ma rue, il suffit de cliquer sur la rubrique qui porte son nom.)

Azrael, bdsm, Rue Bricabrac

J'aime particulièrement cette image parce qu'elle arrive après un long silence. Et qu'elle parle de désir (et de plaisir), du désir d'un homme, du désir de cet homme. Il me raconte une soumise dans une chambre rouge, chambre de mise à feu de mise en feu, chambre de flamme que l'on déclare, chambre de femme qui se consume.
La femme est ce qu'on pourrait appeler une soumise, mais dans sa pose, elle est aussi tigresse que chatte. Elle rampe et tend la croupe, son corps est corseté (ou cuirassé ?) et ses muscles sont bandés. Il y a du ressort dans ses doigts et ses épaules. Le fouet, posé à ses côtés, l'a mise à terre. Elle n'en reste pas moins altière. Le prochain coup pourrait la relever, rugissante, tenant tête à son bourreau et amant . A moins qu'ainsi cambrée, provocante autant qu'offerte, elle réclame son dû.
Je ne connais pas cette femme, mais j'aime la manière dont Azraël l'a capturée. Je ne la connais pas, mais je me reconnais en elle.

J'aime comme il parle de son désir. J'espère que la belle fauve le nourrira encore longtemps.

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Culottée !

Agent provocateur peut s'afficher dans les vitrines parisiennes du printemps à grand renfort de cages et de cravaches, Chantal Thomas peut froufrouter à n'en plus pouvoir, les strings se parer de perles fines ou de strass adamantins, la culotte que je préfère, celle qu'on n'a pas vue pendant la fashion week, celle que j'aimerai avoir dans un tiroir, c'est celle-ci.

bdsm, Rue Bricabrac, fashion, fetish

Pas sexy, pensent les partisans des brésiliens (je parle des slips) ? Trop couvrant ? Flou à fond ? Informe au lieu d'être collant, en coton plutôt qu'en soie, en blanc et pas en rouge et noir ? Justement. Pour qui aime être troussée, se demande quel effet ça fait de se retrouver basculée avec/sous une robe à panier, la culotte maxi longue, la culotte 1900, et peut-être même avant, c'est la certitude de présenter ses joues arrières dans un écrin de tissu immaculé et chiffonné, de n'exposer que le corps du délit, de délimiter un champ opératoire, de séparer, un instant seulement (et quelle que soit la durée de l'instant) le cul du corps. N'être qu'une paire de fesses dans un ruché de coton, de volants, de plissés.
Aimerais-tu ?
Sucrerie supplémentaire, le modèle s'appelle Crêpe Suzette. Fais-moi sauter sur des genoux, s'il te plaît, et assez longtemps pour m'enflammer.

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À vos cassettes !

Le petit monde du bdsm bruisse d'une rumeur qui va s'amplifiant.
Ce soir, dans La méthode Cauet sur TF1, en toute fin d'émission, notre millimètre Pastriste ferait son show. Bien que le père fouettard n'apparaisse ni dans la bande annonce ni dans le communiqué de la chaîne (sont prévus la dernière jetée de la StarAc', Jill, une paire de ringards avec un y dans leur nom de famille, Richard Clayderman et Jean-Luc Lahaye, deux acteurs en promo qui ont un y dans leur nom, Marilou Berry et Julien Courbey, les rebelZ de la variète avec un y, Kyo, et le vieux jeune premier Francky, oups, non, Franck Dubosc, mais pas de Lesage pas sage...), Patryyyyyyyck aura-t-il été coupé au montage pour cause d'insipidité flagrante (voir le récent commentaire d'Alexandre sur ses échanges avec l'homme des caves) ?, on branchera le magnétoscope.
Et on n'y reviendra pas.



Histoire d'O...mbre (Métronomique)

Ce ne sont plus seulement les bras, mais aussi la langue, qui m'en tombent. XXXB, dans sa livraison quinzomadaire, ne sait plus non plus quoi dire.

Rue Bricabrac, XXXB

Elle l'avoue. Quoi te dire que tu ne saches déjà. J'ignore ce qu'elle lui a dit dans ses nombreux non-dits ni ce qu'il lui a répondu dans son mutisme tonitruant, mais le courant passe autant que le temps maudit. Et si l'amour, c'était cela, ne plus rien avoir à dire à quelqu'un à qui on ne parle pas. En anglais, un baillon se dit gag-ball. XXXB est un running gag-ball.

Heureusement, le baiser final l'incarne, l'autre là.

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Fashion fiction

La fashion week, puisque c'est ainsi qu'on nomme en bon français la semaine des défilés de prêt-à-porter, s'achève. Qu'il s'agisse de prêt-à-p' et pas de haute couture, ne signifie pas que ce soit plus portable pour autant. Comme les modèles présentés sont ceux de la saison printemps/été 2006, ce n'est pas tout à fait de saison.

Comme d'habitude en ce lieu, ce sont les jumelles sado et maso qui ont servi de guide à travers les centaines de propositions des couturiers. Et on voit que les fétiches bdsm sont toujours très bien placés dans la mode, clin d'oeil volontaire (chez Gaultier/Hermès) ou signe inconscient (Margiela ?). Ce qui suit n'est en rien un résumé des tendances à venir, mais l'expression de mon obsession (qui commence, de FIAC en fashion) à prendre un fâcheux tournant identitaire, faudrait voir à ne pas voir du bsdm partout et me recentrer non point sur mon nombril mais sur mes fesses.

Pour les dominas, on délaissera les tailleurs cyclistes moulants de Chanel pour leur préférer ces deux modèles, le premier d'Alexandre McQueen, le second d'Yves Saint Laurent. Y a de la manade et du matador dans l'air, un rien de principale de pensionnat aussi. A les voir ainsi portés, on se dit que parfois, l'habit fait le moine. Ca ne rigole pas.

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Véritable invitation à se mettre cul par dessus tête, à se laisser tourbillonner, chambouler, retourner, crêpe qui ne s'appelle pas forcément suzette, les maîtres des noeuds Viktor&Rolf ont créés des robes froufroutantes comme des jupons à soulever qui ont la particularité d'être portés à l'envers, les jambes dans les emmanchures. Et ça passe comme une lettre à la poste. Parfait pour les distraites et les impudiques.

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Givenchy a forcé sur la chaussure, c'est de la torture shoe où je ne m'y connais pas. De la cothurne qui déséquilibre. Dessus, des poupées aux yeux creux et teint de porcelaine, posées sur le podium en attendant de trouver un joueur. Ou un coiffeur. Enfin, quelqu'un qui fasse quelque chose d'elles et les sauve de cette position debout pas de leur condition.
Jean-Paul Gaultier pour Hermès (pour sa propre collection, il a plus joué la carte belle des champs) a rappelé le côté cuir et cheval de la maison célèbres pour ses carrés de soie en terminant les manches de ses ombrelles par de mini-cravaches. C'est délicieux, très signe de piste et de reconnaissance.

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Mais le grand gagnant du trophée "pour moi s et m ne signifient pas que small et medium", c'est sans conteste Martin Margiela. Ses mannequins étaient toutes présentées accrochées à une armature et socle de métal, poussées par de vigoureux gros bras. Foulard soigneusement enroulé au poignet, pour en faire un bandeau ou un lien ; petit panneau qui prévient que la dame mouille, attention et enfin, preuve qu'elle le fait, une peau en sueur où le collier de cou et de taille ne fait plus qu'un, de gros maillons blancs.

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Tiens, il est l'heure d'aller faire les courses !

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L'art content (FIAC 2005 suite et fin)

Demain, la Foire à l'Art se termine. Les galeristes vont remballer, alors vite fait, suite et fin du parcours pseudo bdsm entre les boxes qui transforment ce gigantesque hangar en jardin japonais.

Rue Bricabrac, FIAC 2005, bdsm

Ce projet d'aménagement d'un box, justement, par Chris Sauter est une ode au voyeurisme. Si la chambre à coucher est munie d'un télescope, ce qui laisse supposer ses habitants, absents de lieux le temps du dessin, l'oeil collé à la lorgnette, les trous par dizaines à la gloire d'on ne sait quoi, me font imaginer que dehors ou dedans, on y tend tout membre pouvant s'y frayer un passage. La chambre des voyeurs est une ode à l'exhibitionnisme.

Rue Bricabrac, FIAC 2005, bdsm

Ce n'est pas du tout, mais pas du tout ma came, mais les fétichistes des chaussures et les vénérateurs des pieds sont légions. Yayoi Kusama qui a coulé dans le bronze (et rien d'autre, phallo, oui, scato, non) cette paire très Louis XV multiphallique prévoit que les dames ou les hommes qui aiment sucer et flatter les pieds sont totalement sexe. La psychanalyse l'avait compris depuis longtemps, il suffit de lire tout ce qui concerne Oedipe et son boitement.

Rue Bricabrac, FIAC 2005, bdsm

A peine encordée, la chaise de Philippe Ramette lévite, la corde ne suffit pas à lui laisser les quatre pieds au sol. J'ai bien compris ce qui leur manquait à cette chaise, à cette corde, et s'il faut se sacrifier pour l'art, et faire respecter la gravité, je veux bien qu'à cette chaise tu me lies, et seule la force de tes coups pourra lui faire bouger un fer. Celle qui s'envolera, ce sera moi.

Rue Bricabrac, FIAC 2005, bdsm

Mais je m'égare. Cette jolie dame de dos me ramène à mon arrière-train encore douloureux de tes (de vos) dernières assiduités. Foin de carton bouilli en double de culotte pour elle. Ce pourrait-être du Paco Rabanne des origines, mais non, c'est... je ne sais pas. Un siège greffé, un protège fesse. Finalement, l'art, ce n'est pas compliqué. C'est une auberge espagnole, il nous dit ce que nous avons envie d'entendre. Même si parfois, on entend rien.

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Message de service (bug d'affichage)

Pour une raison qui me dépasse complètement, le thème violet printemps, en trois colonnes, a pris un sérieux coup dans l'aile.

En attendant que je le répare (mission impossible sans aide extérieure) ou que je le supprime (je l'aime trop, ça m'attristerait), je suggère ˆ ceux qui l'utilisent de choisir via le menu de droite maintenant en superposition ˆ gauche de repérer le Gris acidulé ou le ''Ciel, du rouge !'", et de cliquer sur l'un des deux liens selon leur goût. Ils se trouvent dans la rubrique "Fashion". Et ces deux lˆ n'ont que deux colonnes, mais sont parfaitement lisibles.

Désolée pour le dérangement.

Evidemment, mes appels répétés ˆ une bonne ‰me bdsm friendly (en tous cas, pas effrayée) et calée en css, php etc. sont toujours d'actualité !



L'art content (FIAC 2005)

Rue Bricabrac, FIAC 2005, bdsm

La FIAC est une exposition d'une telle ampleur, les galeristes du monde y tiennent salon, à la Porte de Versailles, entre le fitness et les deux-roues, que l'on peut la parcourir selon mille et une entrées. Au petit bonheur, en suivant les couleurs, par auteur...
Pas plus absurde qu'un autre est le parti pris du sm, l'oeil aux aguets, l'appareil photo au poignet, laissant le radar en position "bdsm detection". Ca ou se la péter avant-garde... n'est-il pas ?

Rue Bricabrac, FIAC 2005, bdsm

C'est ainsi qu'on s'arrête devant cet homme table, imaginé par Mimmo Paladino. Statuesque, il ne pense pas, il ne parle pas, il ne demande rien. Il sert. Un rêve de soumis ? Pas si sûr.
Années soixante en diable, cette sculpture de Jean-Pierre Raynaud, machine célibataire autarcique, tête sans corps, et cette canne, blanche d'accord, mais quand même entre Chaplin et châtiment.

Rue Bricabrac, FIAC 2005, bdsm

Rayon photo, tout le monde se mire dans ce bondage au corps charnu et aux draps froissés de Nobuyoshi Araki, le célèbre. D'une sensualité particulière, encore inachevé, la photo comme un work in progress, il attire par la très belle position du modèle, les cuisses qui musent, la tête qui se refuse, les seins qui fusent.
Clinquant comme à son habitude, David LaChapelle a la cote. Si j'ai gardé cette pin-up plutôt qu'une autre, c'est que je veux croire que son derrière rougi l'a été par une main ferme et pas par le cuir moelleux des sièges. Au delà de cette image, c'est le hors champ qui m'intéresse.

Rue Bricabrac, FIAC 2005, bdsm
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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
Flash-back
À lire
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L'oeil
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