Rue Bricabrac

Mes amies d'filles

L'un de mes correspondants, hier, m'a fait remarquer que certaines entrées de ce blogue étaient "misandres". S'il le dit... Je n'ai pas le sentiment de haïr les hommes, dominamant peut en témoigner. Il est vrai qu'ici, je parle de ce que je connais, dans la mesure du possible. J'ai, en matière de bdsm, cet endroit essayant d'y rester plus ou moins collé et de ne pas tourner au journal extime tous azimuts (alors que moi aussi j'ai des avis tranchés sur la guerre et le shampoing, les prolégomènes à toute métaphysique future et les régimes pour maigrir, les taches qui ne partent pas à 40° et le fond de l'air qui est frais), plus à faire aux hommes qu'aux femmes. Et à défaut d'être misandre, voire même misanthrope, j'ai de plus en plus de mal à supporter les crétins, les pénibles, les fats.

Rue Bricabrac, femmes, bdsm Collage Alisa in Memphis

Ce qui pourrait tout autant se conjuguer au féminin, mais me tenant à l'écart du milieu bdsm ce qui ne m'a pas empêchée de vivre le sm, je n'ai longtemps jamais rencontré de femmes qui partageaient mes inclinaisons sexuelles. Même du temps du Minitel, les femmes entrant avec un tarif réduit ne pouvaient contacter les autres femmes. Si, si. Les pratiquants de Dress et MTR se souviendront... Vinrent les groupes de discussions, alors essentiellement américains, puis français, puis les tchattes, les forums, et les blogs (que je ne lis presque plus). Et j'ai rencontré des femmes. Fines, drôles, sensibles, sororales. J'ai retrouvé ces rires de gynécée que j'aimais tant, on a parlé de nos fessées plus que de nos fesses, de nos sentiments plus que de nos amants, on a échangé des recettes de cuisine ou des titres de livres à lire plutôt que des secrets aphrodisiaques ou les numéros de téléphone des bons coups du net.

Rue Bricabrac, femmes, bdsm Collage Alisa in Memphis

Mais j'ai promis à mon correspondant de dédier ce blogue aux pouffes, aux connes, aux cagoles, aux décervelées, aux emmerderesses.
Ca ne va pas être de la tarte.
Bien sûr, j'ai croiséla perverse intrumentalisée et manipulatrice qui avait envie de lire sous les draps d'une autre. Ou la bonne copine source inépuisable d'informations autant que fouteuse de merde avérée. Aussi la pleurnicharde qui a endossé la coquille de Calimero avant d'aller se faire fouetter et qui ne comprend pas que certains hommes aient juste envie d'un coup vite fait sur le gaz, mais ne le disent pas avant. Encore celles, si jeunes et qui me font peine, qui se jettent à corps perdu dans une relation qui tient plus de la collecte d'U.V. (piercing, branding, epilating...) que de la quête du plaisir, dont on me dit qu'elles suivent la mode et chez qui je subodhore une faille terrible. En vrac enfin, les maîtresses si macho qu'on les pense hommes, celles qui parlent plus qu'elles ne vivent, celles...pffff...

Contrairement à Vision de Sabine qui a, enlevant la mouche de son fleuret, réglé leur compte aux mecs du net, je ne suis pas une bonne pourfendeuse des nanas du net, j'en ai trop de délicieuses qui m'entourent et qui doivent faire écran à celles qui pourraient me rendre misogyne. Il a peut-être raison, mon correspondant. J'aime mieux, a priori, les femmes que les hommes, dommage que sexuellement, il n'y a que contre les hommes que je me love, tout contre.

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Les dessous chics

Bien né, génétiquement mode par sa mère et musique par son père, punk de tous les côtés, Joseph Corre, le fils de Vivienne Westwood et de Malcolm McLaren, a choisi d'attaquer la mode, il y a 10 ans et avec sa femme Serena Rees, par la face dessous. Avec un nom qui annonce la couleur : Agent Provocateur.

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Chics, les siens le sont sans conteste. Avec des noms qui ravissent. Et magnifiquement mis en scène, sur le thème de la magie, avec un site plus que bien fait, des photos impeccables signées Tim Bret-Day, du placement de produit dans le film Chicago, une campagne de pub avec Kylie Minogue...
Noir et rose, invariablement. Délicieusement rétros. Furieusement Gwendoline. Totalement pin-up. Tout ça mélangé à un goût un peu particulier pour la France. Le garçon aime les petites femmes de Paris, celles qui portaient du Poiret ou du Grès non point à même la peau mais à bras le corps, arpètes qui livraient les bourgeoises et qui, histoire d'arrondir les fins de soirées, et ne pas monter l'escalier pour des prunes, vendaient leurs charmes au bourgeois, en passant.

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Cocottes, danseuses, petites bonnes ou existentialistes, entre claque et scène, les gisquettes de Agent Provocateur sont également fetish, on ne se refait pas. Si la cravache à poignée strass figurera mieux négligemment posée sur une coiffeuse comme un signe d'appartenance, ou au poignet d'une domina d'opérette invitée à une soirée SM chic™ que cinglant quelque corps lié et délié à la fois, le collier/menotte aux rubans exubérants de pur plastique accessoirisera à la perfection la petite robe noire que chaque élégante, fût-elle canidée certaines nuits, garde par devers elle.

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Que les rondes se réjouissent, le bonnet d'Agent Provocateur est généreux, le D y est monnaie courante et mon espionne ès lingerie (merci Miss K. pour les infos) me signale que du E (ou DD) aurait été vu. La bonne nouvelle étant que dorénavant, foin de la boutique en ligne, du voyage à Soho ou sur Melrose Boulevard, pour les parisiennes en tous cas.
La marque a posé corner au Printemps de la Mode qui a revampé de fond en comble son rayon lingerie (avec des animations et des défilés jusqu'au 8 octobre) ce qui lui donne maintenant plus que jamais des allures de boudoir.

(La wishlist des cadeaux au Père Fouettard est ouverte ?)

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Hot Coulture

Hot Coulture

Le boulevard Saint-Germain, à force de chercher à ressembler à l'avenue Montaigne en remplaçant les librairies par des couturiers ou des bijoutiers, est devenu un de ces lieux où l'on croise les élégantes chargées de paquets. Quelques uns des boutiquiers de luxe là établis n'oublient pas les racines culturelles du quartier, et tentent le métissage. Comme notre amie Sonya Rykiel (& fille, Nathalie), qui pour vendre les sextoys, certes dans de ravissants pochons noir et rose strassés, deux fois le prix des mêmes dans un catalogue de VPC ou une boutique roturière on line, n'oublie pas de surfer sur la tendance.

Rue Bricabrac, Molinier, Rykiel Homme

Ne doutons pas que venant jeter un coup d'oeil sur sa nouvelle boutique homme, le mâle moyen appréciera cette confession de Pierre Molinier, exposé à deux pas. Déjà que le cher avait eu du mal à se faire à l'idée qu'il était métrosexuel et pouvait, que dis-je, devait abuser de la crème contour des yeux et des gels spécial peaux grasses, voilà que venu acheter un complet trois boutons, il se fait traiter d'homme putain. Hé oui, bonhomme, on (surtout toi) est peu de chose !

Rue Bricabrac, zentaï, Rykiel

En face, chez la femme, ça ne rigole pas. Pas de sac à menottes mais des minaudières clinquantes sur fond de vidéo, ballet et Théâtre de la Ville. Toutes en zentaï, les filles, alors pas de poches, d'où l'intérêt du petit pochon à cabochons au premier plan. Les belles tenues vertes ne sont pas encore disponibles en magasin, avec la griffe et tout le toutim. Mais en bonnes renardes de surface, l'une ou l'autre des hôtesses de la maison ne devrait pas tarder à surfer sur la combinaison intégrale.

Rue Bricabrac, Rykiel sport, punching ball

Pour les dominas malheureuses de n'avoir plus de jouet sur qui taper (comme cela fait longtemps que Molinier est son héros dans la vie réelle, il est parti faire le tapin du côté de l'Orangerie), pas de stress, la famille Rykiel a aussi tout ce qu'il faut, y compris le petit body qui une fois la séance de sport terminée montrera le chemin aux presbytes, myopes et autres mal comprenants de l'anatomie féminine et des préliminaires.

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Manège à trois (fin du cycle)

En guise de clin d'oeil et dans des couleurs d'automne, enfin, de chromo, une image pas sage qui prouve que les pony girls and boys ont aussi commencé petits.

Rue Bricabrac, bdsm, trio

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Histoire d'O...mbre (de la friture sur la ligne)

Il y a comme une impression de déjà lu. Il a appelé une fois en quinze jours. Au mauvais moment ? Pourquoi XXXB lui précise-t-elle la date et l'heure ? C'est dérangeant, les comptables. On pense à ceux qui comptent les lézardes sur les trottoirs, les secondes que met un feu à passer au vert, le nombre de voitures grises garées au parking, les lattes des planchers...

XXXB, Rue Bricabrac

Elle ne sera pas là les week-ends à venir. Entre nous, même quand elle est là, hein... Elle n'ose plus l'appeler (parce qu'avant, elle le faisait ?). Il est marié, lui aussi ?
Elle râle, mais elle l'aime.

L'option Sophie Calle est en train de laisser la place à celle d'un marketing viral initié par SFOranBouyg, toi aussi, si tu as un portable, tu pourras aimer. Pourtant, ça donne de prime abord envie de balancer son portable à la Seine, vu comme il ne sert qu'à la frustration.

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La sexe trinité (2ème partie)

Les trios, je n'en connais pas. Ou de loin, par ouï dire, par lu vu. Je lis, j'entends ici et là que certains vivent un quasi-nirvana, et que tout ça est tellement plus fort à trois qu'à deux. L'homme est le plus heureux de tous, et la complicité entre les deux femmes est magique. Certaines s'appellent même soeurs. Deux soeurs qui couchent ensemble et avec le même homme, oncle Sigmund, parle-moi du symbolique.

Mon enthousiasme est malheureusement un peu tempéré, parce que le seul trio constitué que j'ai connu, un couple à quoi s'était rajoutée une collègue de bureau de madame, accessoirisée d'un minot qui avait des difficultés d'expression, ne vivait que par le discours tonitruant de l'homme, auto décrété lesbien en chef et ravi d'avoir initié cette combinaison idyllique et parfaite, où il trônait comme un coq en pâte. Peu d'années plus tard, l'épouse légitime quittait le nid, et se jetait, d'un pont, dans la Seine. Les larmes épongées, la première concubine est passée au rang d'épouse et aucune tierce personne n'a rejoint le couple. Ce qui n'a pas valeur d'exemple, juste d'anecdote. Et depuis, chez moi, ça fait filtre. Un homme et deux femmes, je vois le corps noyé gonflé cyanosé de S.
Les trios dans le monde bdsm sont légions, quasi tradition (c'est quelle page dans O déjà ?). Furieuse de petites annonces, j'écume, comme on va visiter un supermarché dès qu'on arrive dans un pays étranger, la socio au ras du trottoir, les p.a. sur les sites de chat et de rencontres BDSM (je retrouve d'ailleurs les mêmes partout, certains fainéants, non, je ne donnerai pas de nom, passant d'un site à l'autre en y allant du bon copier/coller des familles). J'y vois des couples frais émoulus, le ciment pas sec, qui viennent à peine de se trouver et pas encore de se découvrir, en chercher une troisième, quête urgente souvent ainsi explicitée "pour le grand côté bi de madame". Je me demande si, à l'image de mon trio, les dames en questions avaient un côté (même micro) bi avant de rencontrer celui qui avait follement envie de voir deux garces se gougnotter, et si cela pouvait se faire sous son fouet, alors encore mieux, double bonus et extra ball. D'autres fois, c'est la soumise qui aurait envie de s'exercer à la domination (pour faire comme papa ?), donc de la même manière qu'on adopte un chat pour désennuyer son chien, ou des poissons rouges pour amuser son chat, le maître dans sa grande mansuétude offre une soumise à sa soumise. L'idée étant que bien sûr, les deux cochonnes sauront s'occuper consciencieusement du verrat (par exemple l'une sert de repose-pieds et l'autre un cocktail avec un petit parasol dedans, une certaine idée du bonheur et d'IKEA réunis).

On assistera éventuellement à un très signifiant glissement sémantique. La première concubine, ou l'épouse, est l'esclave. Titre honorifique. Elle mange assise et on lui fait l'amour. La concubine en second, il ne s'agit pas de froisser les sentiments de la plus ancienne, est la chienne (passés quarante ans, les couples ainsi constitués cherchent une "jeune chienne"). Qui bouffe dans la gamelle et se prend un gode dans le cul les jours fastes, mais pas de boules Quiès dans les oreilles quand les patrons escaladent bruyamment l'escalier qui mène au 7ème ciel. Cette option séduira ceux que la version sœusœur et l'inceste latent ne tente pas.
La dernière venue tiendra son rang comme dans toute entité polygame, trois pas derrière, 2ème classe, partira en vacances avec le Club Med ou Framtours, et s'en retournera, du foutre encore entre les dents, dormir chez elle.

Rue Bricabrac, bdsm, trio
© Rosalie O'Connor

Nos nanomaîtres envoient souvent leur soumise chercher la nouvelle proie. Certaines dès lors prennent leurs cliques, leur laissent les claques, et claquent la lourde. Le nanomaître ira s'en chercher une toute neuve tout seul, faut trimer bonhomme, avec qui il réitérera, mot pour mot, geste pour geste ce qu'il a fait et ce qu'il n'a pas eu le temps de faire avec la précédente. Da capo. On finira bien par se retrouver à la coda.
Un jour, une soumise A qui flairait l'embrouille chez son cher et dur, prend un pseudo B de secours et d'observation. Ca ne traîne pas, elle se fait accoster par une naïve novice C qui lui transmet les désirs d'extension du domaine de la domination de son propriétaire. Lequel est par ailleurs celui de soumise A, qui se pensait la seule, et qui a eu le nez creux en empruntant un pseudo B.

De cette géométrie, triangle équilatéral ou isocèle, de cette algèbre, quand ça pousse à l'exponentielle avec constitution de haras, je ne sais que penser. Est-ce désiré à 100% ? Est-ce de peur de tout perdre ? (Le coup du "elle ou moi", c'est comme rouge ou noir, pile ou face, ou pair et impair, tu as 50% de chances de rafler le tapis, et autant d'y laisser ta chemise.) Est-ce une manière d'échapper à l'aspect pathétiquement petit-bourgeois de l'adultère pour prétendre arpenter le terrain de la transgression dans le train triolisme. Pourquoi en tous cas tant de précipitation à en chercher une troisième ? L'homme (et on a vu dans le texte précédent et dans les commentaires que lorsqu'il est dans une frange dite sm, la compilation de partenaires lui est facile) veut-il coûte que coûte collectionner ? La femme nous fait-elle une variation du syndrome de Stockholm, il a tout bon mon bourreau ? La femme, soumise ou maso, permet-elle mieux qu'une légitime vanille, cette surenchère ? En tous cas, le sm, plus encore que le libertinage (dans son acception la plus moderne et la plus triviale, plus proche de la boîte à touze que de Casanova aux plombs), ne saurait-il se conjuguer que pluriel, pour éviter un attachement qui s'avérerait catastrophique.
Nous avons toutes, tous, connu des soumises détruites par une rupture. Le lien (ni maire ni abbé, vous avez raison, Absolue si vous me permettez ce diminutif raccourci) est tellement plus fort dans un rapport sm, bdsm, D/s, quelque soit la graphie et la nuance, qu'on perd plus de plumes - parce qu'on donne plus de panache ? - quand on largue ou est larguée. Alors, qui sait si les hommes, plus pragmatiques, plus animalement polygames au sens où l'homme peut engrosser cinq femmes en même temps, tandis qu'au contraire des chattes, une femme, même chienne, ne saurait porter les fruits de cinq saillies, ne se prémunissent pas de la perte d'une possible aimée en diluant leur affection (oeufs, paniers, tout ça...).
Maintenant, je serais eux (ce qu'avec bonheur je ne suis pas), je me méfierais. Parce que deux femmes, bien unies, le jour où elles décident de lui démonter la tête, maître, dom, marquis, DAF ou Sévère, ça risque de ventiler façon puzzle.

Selon les personnalités, les sentiments se placent quelque part sur la portée. Encore heureux.

(Pour les mal comprenants qui confondent opinion et jugement, questionnement et sentence, je n'ai aucune religion en la matière, bien au contraire, mes aventures avec P(an) et P(an) en sont la preuve. À cela près que nous ne cherchons pas de grand appartement bien insonorisé avec poutres apparentes et sans vis à vis, que P(an) accepte de ne faire que passer, pour le plaisir, tandis que P(an) trouve son grain à moudre dans mon fantasme.)

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La sexe trinité (interlude)

Avez-vous remarqué, sur les tchattes bdsm et autres meet me roughly, que dès qu'une femme a trouvé un partenaire, sans préjuger du temps de cette alliance, elle modifie son annonce, la désactive, annonce la couleur, se met en pause, prévient son monde (ce qui, je le dis d'expérience, et même en rouge et en gras n'est pas toujours compris de dom en mode écriture seule, il faut croire) ? Tandis que l'homme (l'autre moitié du pacte sus-cité) ne bouge pas un iota d'icelle (ce qui ne signifie pas fatalement qu'il considère la relation comme nulle et non avenue et qu'il cherche s'il ne pourrait pas trouver mieux pour le même prix, mais on peut se demander).

Oui, je sais, il y a des exceptions, mais cette pseudo généralité m'a été confirmée par l'administrateur d'un site, lequel passe une bonne partie de son temps à valider les annonces.

 



La sexe trinité (1ère partie)

Les hommes mariés ont longtemps été ma spécialité. (Et la femme célibataire sans doute la leur... alors que franchement, les mariés en goguette devraient s'endogamer). Au bout d'un moment, c'est si compulsif, on ne se dit plus que c'est la faute à pas de chance, mais que c'est une volonté délibérée (divan, mon beau divan, dis-moi qui est la plus névrosée). Et que c'est fini nini. Pourtant, ça recommence, une autre sorte de manège à trois. Le tableau n'est pas noir. Certains m'ont aimée. J'ai aimé follement ceux qui ne m'aimaient pas, et je les ai quittés pour cela, assez vite en général.

Mais la question n'est pas là. Juste un prologue pour poser le tableau et la partialité de la peintre en l'espèce. La question, c'est combien on est quand on est avec un homme marié. Dans le cas où il n'y pas partie carrée, je dis qu'on est trois. Lui, moi et la sainte épouse. Vanille en général. Pas au courant (qu'ils croient, trop trognon). Ou alors, lui passant ces foucades, qu'il aille fouetter ses chattes, du moment qu'il rentre à la maison et reste sentimentalement fidèle, ça va (ce en quoi elles ont raison, les légitimes, la fidélité physique, surtout sur le moyen et long terme, est un leurre. Ou alors, il faut fréquenter chaque semaine les fidèles anonymes : "Bonjour, je m'appelle Simon et je n'ai pas découché depuis 2685 jours" "Bonjour, Simon !", répond le chœur.) Donc, rien à redire à ce qu'ils aillent satisfaire leurs pulsions. C'est sûrement nécessaire à une vie équilibrée. Comme aller à la piscine trois fois par semaine ou se remettre au point de croix. Chacun fait fait fait... Dans les années 80, les annonces du NouvelObs étaient truffées de "marié mais libre". Ce qui faisait un équilibre avec les célibataires mais occupés.

Dix ans auparavant, j'ai fait la connaissance (je ne me souviens plus dans quelles circonstances exactes, j'espère que j'étais droguée, mais en y repensant, y a une nauséabonde odeur de crapoteux qui remonte) de la femme de Maître Stéphane qui s'appelait Franck (Stéphane, pas sa femme, je ne sais plus son nom à elle, encore une femme de Loth). C'était une petite dame anachronique (j'avais 20 ans insolents, Franck 40 alopéciques et Madame Franck 50 en twin set acrylique, 50 ! l'âge que j'ai maintenant, qui sait si dans Paris, il n'y a pas une pépette piercée de partout qui me trouve "petite dame anachronique"...), les cheveux teints et mis en plis, assise genoux serrés sur un canapé en velours frappé (y avait que lui de frappé dans cette maison), le téléphone sous une housse genre velours martelé aussi, couleur bronze, l'accessoire moche tendance de l'époque, le must des intérieurs bourgeois. On avait beau être aux Halles, on était loin du donjon ! C'est tout juste si on n'a pas pris le thé ensemble. Un jour, après que Maître Machin m'a exhibée dans une gargotte à cet effet, et que seule chez moi mes nerfs ont lâché, j'ai appelé chez lui (sur le téléphone houssé), c'est madame qui a répondu, elle a été compassionnelle au possible, maternelle comme tout et m'a suggéré de prendre un calmant. Tout ça était tellement surréaliste que je n'ai pas cherché à comprendre comment ces gens fonctionnaient, le prenant juste comme acquis. Elle était au parfum et, soit se résignait, soit s'en foutait comme de l'an quarante. Franck fouettait à temps plein, ou tout comme, n'ayant d'autre activité que d'écrire des livres illustrés de jeunes femmes en culottes Petit Bateau jamais publiés. Elle avait donc le nerf de la guerre, lui laissant le nerf de boeuf, à condition qu'il ne s'en serve pas sur elle. C'était un couple, pour la vie. Aujourd'hui, si ça se trouve, ils sont toujours ensemble, ils font tombe commune. Ou ne tarderont pas. La vérité est peut-être de leur côté, une vérité qui m'échappe, dans ma soif d'absolu, mais une vérité. Les à-côtés, c'est la marge grâce à quoi la feuille existe.

Rue Bricabrac, bdsm, trio
© Rosalie O'Connor

Aujourd'hui, au hasard d'annonces sm, on trouve des "marié mais sincère". Le sincère n'est pas libre, mais il peut dégager quelques heures, on n'a pas besoin de plus. Viens, poulette, on va se payer une tranche horaire !
Sincère. Pourquoi ce mot, dans ce contexte, me donne de l'urticaire ? Sincère avec qui ? Avec la femme ? Avec la maîtresse ? Avec les deux (ou les trois, ou les quatre, héhé, ne négligeons pas les grands nombres) ? Pourtant, n'y a-t-il pas mensonge quelque part ? Mensonge chez celle qui pense s'en foutre (mon amie Anne-Marie, à qui je me plaignais que l'horizon d'un lit, fut-il queen size, finissait par être un peu bouché et que tout ça manquait singulièrement de conversations, de temps perdu, de petits riens banaux me disait "pour discuter, tu as les amies"). Mensonge chez l'épouse qui fait semblant de ne rien savoir (alors qu'à moins d'être très occupées - mais sincères - avec les enfants et/ou les amants, elles sont au courant dès avant le premier rapport, j'en suis sûre). Mensonge, mensongeS, chez l'homme qui rentre du boulot à deux heures du mat' fleurant bon le savon frais (il doit y avoir des sites web entiers d'excuses toutes faites et tout terrain pour ceux-ci, depuis le coup de la panne jusqu'à celui du nouveau des fusions-acquisitions qui ne comprend rien à rien et qui n'avait rien de prêt pour le séminaire de demain).

J'ai voulu demander à deux hommes que je connais, qui ne font pas mystère de leur mariage et de leur volage, ce qu'ils pensaient de cette sexe trinité. Le premier a botté en touche, ayant de toute évidence du mal à penser avec sa bite (il est vrai que même non circoncise, elle n'est pas équipée pour la philosophie), le deuxième s'est fermé comme un huître une fois lâché qu'il venait de se faire gauler par sa femme, sa maîtresse actuelle consentant à me dire en substance "je respecte qu'il aime sa femme, c'est la femme de sa vie".
Ce qui ne m'avance guère. L'inconscient de l'autre étant infiniment plus compliqué et long à ouvrir qu'une boîte de thon au naturel, je reviens à la case départ, celle des supputations hamstériques.

Peut-être que chez l'amant sm/mari vanille, le bdsm, ça ne compte pas. C'est comme sucer aux Amériques. D'ailleurs, certains refusent le sexe (ha bon, et c'est quoi alors, ce qu'il reste ? du poulet ? de la tarte aux pommes ?), d'entrée de jeu, ainsi, ils sont dédouannés. Je bande, mais je ne jouis pas. Ou alors, façon Onan, un peu plus tard. Ou je fais profiter ma dame de ce trop plein de bonne humeur. La backstreet, elle, compte alors pour du beurre, comme disent les enfants. (La sincérité susmentionnée consistant à ne pas faire de serments ni à glisser son alliance dans sa poche.) Dans ce cas de figure, on en serait toujours à deux, elle et lui, la deuxième bureau n'étant qu'un épigone fantasmé d'une épouse qui se régalerait de jeux moins planplans.

D'ailleurs, si nous sommes trois quand nous sommes tous les deux, sont-ils pareillement trois quand ils sont tous les deux ? Je persiste. Je n'ai jamais réussi, avec les hommes mariés, même si mes rapports avec eux jouaient une musique très différente de celle du conjugo, à oublier que cette queue qui me remplissait, cette main qui me frappait mais me caressait tout autant, allaient, quelques heures plus tard (ou venaient de quelques heures plus tôt) fourrer un autre con, jouer du piano sur une autre peau. Cette langue dans ma bouche, ces dents sur mon téton, salivent les sucs d'une autre. Et je l'avoue, ça m'ennuie. Mais quand, encore imprégnés de moi, de mes humeurs, mes cris en écho résonnant toujours dans leurs oreilles, le souvenir bouillant de mes fesses tendues qui caressent leur sexe, ils se glissent entre les draps approuvés par le maire, ne suis-je pas la virtuelle porteuse de chandelle (celle-là même qui a suinté sur mes seins) entre les appliques de part et d'autre du lit marital ? Et elle, l'alliée, qui porte son nom et a porté ses enfants, sent-elle contre sa chair ma présence comme moi je sens la sienne ? Est-ce qu'un jour, elle lui demandera de la battre (serre les dents, camarade, et pense à l'Angleterre !) pour le satisfaire pleinement comme moi je pleure de n'être pas l'aimée ?

Alors, deux ou trois ?

(Le mot marié est utilisé par commodité. Collé, pascé, bagué, fiancé conviennent tout aussi bien et peuvent s'y substituer.)

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Fait aux pattes (ou l'affaire est dans le sac)

L'une des raisons pour lesquelles je vais un jour arrêter de lire (sauf par amitié, évidemment) les blogues bdsm, du moins ceux de femmes soumises et masochistes (style "moi, mon con, ses aiguilles"), en tous cas, proches de mes préoccupations, de mon univers, c'est qu'on s'aperçoit, après le chaleureux réconfort à n'être pas seule dans son coin avec ses désirs et ses plaisirs, la confrontation des regads et des rêves, qu'on nage toutes dans la même mare, et qu'on raconte, avec plus ou moins de synchronicité, les mêmes choses. (Chacun est libre de trouver ce raisonnement idiot, à ce compte, les cordonniers marcheraient nu-pieds et les écrivains ne liraient aucun livre. J'assume.) Et on imagine la barbe que ce doit être pour le lecteur. (Déjà que j'ai parfois l'impression de radoter, alors quand je me rends compte que je ne suis que l'écho sonore d'une miniplanète montée en boucle... ça tétumesce mon ego en un rien de temps.)

Au point, la microcosmique studette, que via le cache de Google, incapable de garder un secret celui-là !, j'ai lu sur un forum le questionnement peu existentiel d'un participant, relayant l'info qu'un drapeau sm avait été inventé, dévoilé (jolie action, pour un drapeau, dévoiler le drapeau... envoiler plutôt) quelque part à une convention, sur la côte Ouest peut-être. L'homme demandait laquelle de nous quatre (Aurora, Mélie, Naybuleuse et moi-même), je cite tel quel, allait en parler en premier, en première. Comme si nous étions les bloggy girl de quelque hulky bdsm, à tirer le fil des mêmes infos et à se tirer des bourres comme le font les magazines féminins pour avoir la bonne couv' et le bon sujet avant les autres. Sans chercher à penser que derrière tout blog, qu'il soit d'une jeune geek ou d'une vieille photographe amatrice, il y a une personnalité qui a envie de s'exprimer, et qui ne chasse pas le scoop le soir à la veillée. Juste un narcissisme en jachère et qui a trouvé un clavier sur son chemin. Et que la société de l'information, surtout quand elle prend l'autoroute, butine fatalement le même miel. Comme tout organe d'information. La situation en Louisianne est tragiquement identique quel que soit le media. Ce qui change, c'est l'angle de traitement, le point de vue, la singularité de chacun.

Cuffz by Linz, Rue Bricabrac, bdsm, menottes

Donc retour à la mare (qui parfois devient marigot, comme ces piscines japonaises quand trop de monde s'y baigne). Et aux sac menottes puisque c'est de cela qu'il s'agit. Outre le site qui en fait commerce, ces minaudières ou besaces atame en diable, je les ai vu ici, et , comme quoi, le people a précédé le sm sur ce coup là... et les petites fourmis sm ont suivi leur reine. Donc, à l'image de tout un tas de blogs bdsm et vanilles, j'y vais de ma note d'humeur sur ces - assez vilains à y regarder de près (mais laids de toutes les couleurs et de toutes les matières, ce qui finit par être fascinant... dans le genre Dynasty meets Dallas, pas étonnant que la très distinguée Paris Hilton pose avec...), sacs.

Cuffz by Linz, Rue Bricabrac, bdsm, menottes

Cuffz by Linz, Rue Bricabrac, bdsm, menottes

Fashionista, j'adore les sacs à main, j'en ai une collection. Mais le Oh Bondage ! (c'est son nom), n'aura jamais sa place à mon poignet ni à mon épaule. Pour ne rien aimer tant qu'être attachée, je suis définitivement allergique aux menottes (mais donne moi du chanvre, du coton, des chaînes, ta cravate, de la soie qui brûle...). Même si, à sa manière, je ne crois que le jeu de mot ne marche qu'en français, il est cohérent, ce moche sac. Sac à main, sac à menotte, puisque c'est ainsi qu'on parle des mains, surtout aux enfants. Les menottes, c'est quelque chose qui n'appartient pas à ma mappemonde érotique. C'est un accessoire de répression, un insigne de police, un ustensile de vigile, une décoration de faf. Les menottes appartiennent à ceux qui tabassent Rodney King, qui jettent (il y a 44 ans, qu'on s'en souvienne toujours) des algériens à la Seine, qui prennent le train dans une sale aube, en uniforme, avec un type blême, ainsi entravé entre eux. Je suis partiale ? Oui. La police est nécessaire à une démocratie ? Sans aucun doute. Mais je ne bat pas la campagne électorale. Ce sac ne me renvoie pas, avec un clin d'oeil coquin, au sexe et à mes goûts. Il me parle des forçats, il me parle des keufs, il me parle de répression. A ce sac, j'ai envie de dire mort aux vaches (ça tombe bien, il est en cuir).

A quoi ça tient tout de même...

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A l'affût

Oui, il y a eu Angélique, les pirates et les indiens. Et la comtesse, Sade et la vieille O. Gwendoline et La guerre des boutons. Les déclencheurs littéraires, cinématographiques, picturaux des pulsions sm sont innombrables.

Et un jour, il y a Barry Lindon. Les baguettes, ce soldat qui passe au pas entre ses camarades qui le flagellent avec cette baguette qui sert à nettoyer le canon de leur fusil.

Et parlant de canon, c'est sur son affût qu'on allongeait, pour les châtier, corporellement évidemment, les dissipés, les réfractaires, les de travers. Après la grande vergue, cet affût m'a fait rêver. J'y ai repensé, en allant, pour la première fois, j'avoue ne pas fréquenter avec plaisir la chose mirlitaire, je ne fantasme même pas sur l'uniforme, mais sur la gauche, on y expose des arts tout ce qu'il y a de civil, aux Invalides. Encore plus que des cendres, on y trouve des canons, des canons, des canons. Il y en avait même un à ma taille. Il y avait grand soleil aussi.

Je veux un affût, je veux un chevalet, je veux un spanking bench, un cerisier, quelque objet un peu rude avec quoi faire corps.

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Manège à trois

Manège à trois

Imbecile 12

L'autre soir, nous avons longuement parlé de libertinage, de Casanova, de Diderot, le dernier numéro de L'imbécile au pied du lit, pas encore même sorti de sa pellicule plastique. Hier soir, on a remis ça, L'imbécile avait été sorti de sa capote, pas encore lu, mais parcouru. (On a chacun le nôtre, d'exemplaire, et en plus, je fais du prosélytisme, c'est après la découverte de Courrier International il y a des années, la revue le plus coup de foudre sur quoi je sois tombée.) "Psychologie du libertin", c'est le thème du numéro 12. On en parle. Comme tu es réfléchi, tu me parles d'idées, et du libertinage au sens dixseptièm/dixhuitiémiste. Celui des Lumières. Comme je suis futile, je parlais de celui d'aujourd'hui, qui n'a gardé de son ancêtre qu'une liberté sexuelle. De toutes façons, le XXIe siècle n'est pas très spirituel.


Tout ça pour dire que je rêverai d'être libertine (pas comme la vilaine fermière, pitié), d'avoir cette faculté de détachement, ou de non attachement, ce goût de la collection et ce désir en mouvement perpétuel. Quand liberté rime avec légèreté. Je me souviens d'un film de Spike Lee, quand il avait du talent. Pas tout à fait une grande finesse, mais de l'allant, du chien. Nola Darling n'en fait qu'à sa tête. Nola avait trois amants. Un petit coursier démerde, drôle, un zigoto bavard et ludion. Un cadre sup sanglé dans un costard bien coupé, avec la thune qui tombe régulièrement, les idées aussi bodygraphes que son complet, rassurant et amidonné. Un beau gosse aux plaquettes de chocolat à la parade, grand baiseur devant l'éternel, le 7ème ciel à chaque coup de rein, je ne me souviens pas de son QI, sans doute n'en avait-il pas. J'ai bien que que le Spike, sur le coup, n'avait pas été très fin. Et Nola, qui rêvait sûrement de Mr Right (aux Etats-Unis, pays qui n'a pas connu la royauté, le prince charmant est de la roture), ne savait pas trop lequel des trois choisir. Le rigolo ? Le macho ? Le boulot ? Tout bien considéré, à eux trois, ils en faisaient un.

3mains

Trois hommes, c'est peut-être ça la solution à la quête de complétude. L'homme idéal en pièces (sur pieds, les pièces) détachées. Pas les trois ensemble, mais avec un peu d'organisation, à Monsieur A les lundi et jeudi, Monsieur B les mardi et vendredi, Monsieur C les mercredi et samedi (si Monsieur C est marié, on le met au courant des deux autres, et on lui affecte le seul mercredi, enfin, chacun se débrouille avec son planning, hein...), et le dimanche, on a piscine, copines. Dans un monde idéal, ça éviterait chagrins d'amour (si l'un des trois tire sa révérence, reste les deux autres pour se consoler en attendant de réembaucher), surtout, ça permettrait peut-être (je nage en pleine théorie, comme le prouvent mes exemples pathétiques) de diluer le don, l'investissement affectif. Parce que si c'est pour multiplier les souffrances, les blessures d'égo par trois, ce n'est même pas la peine. Ce qui est une manière d'envisager les relations humaines comme les investissement boursiers, ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Un truc de boutiquière, d'apothicaire. Beurque, non ? Sade était un grand comptable. Don Juju aussi.


Ma in Ispagna son già mille e tre!
Mille e tre !

C'est compliqué. Même juste tre. Surtout quand on est masochiste. Il y a les marques. Les marques, c'est le contraire du masque. Le libertin aime les masques. Il en a besoin. La masochiste aime les marques (sauf quand il y a séance d'acupuncture et de shiatsu chaque semaine). Elles sont ses décorations.

Je crains de n'être pas libertine, ça me déchire. Si je l'étais, je crois que j'ai trouvé mon masque. Ce serait un zentaï, plusieurs zentaïs, pourquoi pas novantuna ? Ou alors, mais c'est moins hype, troquer EDF pour la bougie (c'est politique) et ne choisir que des amants hypermétropes, si on les aime jeunots, ou presbytes, fatal chez les quadras (c'est optique).

 



Histoire d'O...rthographe

Orthographe

Un jour, dans un "salon" où ça discutait sm, une animatrice m'a reproché de m'attacher trop à l'orthographe. Comment le savait-elle ? Mystère (non, pas mystère, boule de gomme, soit elle lisait les échanges entre abonnés, soit des hommes s'étaient plaints de mes remarques les priant d'essayer de s'exprimer dans un français intelligible). Mais elle avait raison, un minimum d'orthodoxie en la matière m'est indispensable.

Les maîtres autoproclamés, on le sait, sont une de mes cibles favorites. Quand ces derniers, ainsi que leurs versions femelles, dominas, enchaînent les perles, de maso je deviens sado, et j'épingle avec un plaisir mesquin leurs participes passés désaccordés et autres diphtongues en déliquescence.

Parfois, pourtant, ces fôtes sont hilarantes, et détournent totalement le propos. Y a du lapsus dans l'air. Florilège.

Je suis sans tabou et avec un brun de perversité.

(Comme quoi il n'y a pas que les blondes, y a aussi les blonds.)

Plus que de simples moments je demande une réelle implacation de la soumise pour de longs moments d obéissance et de soumission.

(Voilà ce qu'on appelle un homme implacable.)

ma recherche est assée diversifiée mais elle ira en priorité a une femme soumise peu importe l'age ou le physique

(Magré l'effort louable d'accorder les participes mêmes là où il n'y en a pas, cette maîtresse retournera à l'école fissa.)

j'ai envie de vous faire jouir avec ma langue et mes 22cm je réve de métre ma téte entre tes cuisse et vous léchee ta jolie chatte jusque aton miéle coule sure ma langue jadort ca et tois ca te plait

(C'est un cadavre exquis, où je ne m'y connais pas, ils s'y sont mis à plusieurs là, ce n'est pas possible autrement.)

je suis un soumi qui aime se feminise recherche maitresse ... vous ne serez pas dessus si vous me prener a votre service ...

(Quand la maîtresse citée plus haut aura décroché son certif, elle pourra s'occuper de faire apprendre le Grévisse à ce jeune homme, si elle arrive à prendre le dessus, bien sûr.)

tu aime les mark sur les fésses et les cuisses ?

(Non seulement on est passé à l'euro, mais je ne fais pas payer...)



Fouethé

Dimanche, on a flâné.

Tu voulais du thé, je voulais être fouettée (j'avais déjà fait mon plein de thé, de fouet aussi, mais ça se stocke moins bien). J'ai été peste, tu as été délicieux. J'ai joué le jeu, j'ai poussé le lèche-vitrines jusqu'à l'intérieur des boutiques.

Et là, entre deux lampes tendance et de la vaisselle originale, un vase en forme de cul (avec sa culotte tisée de métal, des fois qu'on ne comprenne pas) et des colliers de chien, enfin, des larges colliers de cuir noir de marque Doggidog, d'une circonférence adaptée aux races, hum, humaines, et avec en belles et épaisses lettres de métal "bête de luxe", "bad boy", "bad girl". L'appareil photo n'aimant pas lécher les vitrines (ces objets, au contraire du fragile vase cul, étaient les seuls du lieu à poser sous cloche), je ne peux témoigner en images.

Le soir venu, enfin, l'indoor aussi, tu m'as passé au cou le vieux collier tressé, celui qui va au teint des vilaines filles. Voilà pour le noir. Le rouge, tu t'en es bien chargé aussi.
Finalement, c'est amusant d'être garce.

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Ca badine pas mal...

La belle rouge aux cent queues a fait plus de bruit de que de mal, si lourde et peu cinglante, trop de lanières douces, mais un excellent warmup, comme nous avait dit, à propos d'un autre flogger, la charmante propriétaire de la boutique de référence, qui te permet d'user de la force et parcourir tout mon corps sans peur des blessures.

Nous avions envie de plaisirs plus pimentés, je voulais des marques, les marques de ton attention, les marques de mon affection.

Tu as sorti la badine, celle qui siffle aigu, qui fait bomber les fesses pour qu'elle rebondisse plus vite, sursauter haut et crier fort, celle qui me donne envie de fuir et te donnes envie d'arrêter, Elle m'imprime et t'impressionne. Elle me tord, tu crains d'avoir tort. Ne nous laissons pas faire. Chacun son rang. Je me tends, tu me cingles. Ordonne-moi de compter, je dirai un, deux, six, dix, plutôt que aïe, non, stop. Je puiserai mon plaisir dans l'impossibilté d'échapper à la torture, dans ton refus implacable de la pitié, tout juste si, entre des volées trop blessantes, tu plongeras tes doigts dans mon puits généreux, caresse sur ma honte. Tu lècheras mes larmes qui seront ton excitant nectar. Et de ta langue encore salée, tu parcoureras les rails enflés et parallèles.

Photo China Hamilton

La badine n'est pas une farceuse. Elle mord, même sans élan. Elle fait mouiller, avant même de mordre. Elle dessine les tartans intrigants d'une tribu qui n'a que les rouges à sa disposition. Elle est insupportable et convoitée. Elle se manie comme une épée, elle se marie avec le paddle. Elle s'accommode d'une peau opaline et calme comme d'une croupe déjà rubiconde de méchants traitements. Elle arrive sans prévenir pour punir. Elle se glisse entre deux étreintes pour constraster. Elle clôt un bal comme un dernier mambo.

Elle déconcerte la position assise pour quelques jours.

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Histoire d'O...mbre (La rentrée de la casse)

Bon. Le muet sonne toujours deux fois.

Depuis les 6 derniers mois, on a gardé dans un petit coin l'hypothèse Sophie Calle (qui rappelons le travaille sur la rutpure en ce moment), on a éliminé un plan à la Suzy et son gros loup, on a suivi la semaine de portraits de petits annonceurs dans Libé, XXXB free hélas.

XXXB1erSEPT

Et si tout cela était le rodage d'une campagne, façon marketing viral, d'un apprenez-lui le combiné de la part de France Télécom, aux prises avec quelques jeunes concurrent plus agressifs et moins cher ? On apprendra un jour que le taiseux ne l'était pas, mais qu'au lieu d'avoir, lui, souscrit à Orange, et elle, délaissé le 1014 pour les charmes du n9uf, ces deux-là sont obligés d'avoir recours à des procédés antédiluviens (petites annonces, malle poste, pneumatique) pour ne pas arriver à se parler. Mais leur amour est le plus fort, et s'ils ne feront pas d'enfants ensemble, le jours où il se retrouveront par les miracles des télécommunications (le bonheur, c'est simple comme un coup de fil), il sera podagre et elle cacochyme, ils se baveront entre deux sursauts de dentiers des choses infiniment touchantes et torrides.

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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
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presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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