Rue Bricabrac

Contraintes (des griffes et des lettres)

Contraintes

Et s'il y avait quelque chose de commun entre les jeux oulipiens, contraintes sémantiques, et les scènes sm, corps liés, tordus, obligés ? Déjà que les mots et les maux étaient homophones, le texte et le sexe assez voisins...

Tandis que Georges Perec, dans un lipogramme célèbre, omet parmi toutes les voyelles la lettre e, M bande les yeux de S, ne lui laissant plus que quatre sens.

Le breathcontrol s'applique aussi aux textes. Il suffit de les priver d'r et les voilà en anaérobie.

Qu'est-ce que la morale élémentaire, imaginée par Queneau, sinon un déshabillage du texte, voire un effeuillage de l'arbre. L'arbre et le déshabillage, encore des rites qui nous sont chers.

Une séance qui commence et finit par une fessée, et qui entre deux fouettées culmine par un cannage en règle est bien un palindrome, n'est-elle pas ?

Le goût de la contrainte rejoint celui du jeu. Le rend tellement plus excitant. Le jeu trouve son ancre, et devient enjeu. En jouer, enjouée, c'est jouissif.

Mettez une femme à quatre pattes. Nue la femme. Ses pieds peuvent rester chaussés, ses mains sont autorisées à garder les longs gants de soie. Ca ne rendra que le défi plus difficile. Le dos droit. Comme un i couché. Entre les deux omoplates, placez un chapeau. Selon l'humeur, badine, forcément badine, le chapeau sera un solide tricorne de feutre bien campé ou un petit bibi, sisal et tulle, tout en hauteur aérienne, léger comme une plume. Fouettez le cul bombé et les flancs si tendres. Comme il vous sied. A la main, à la baguette. L'essentiel étant que le chapeau reste arrimé, qu'il tangue peut-être mais jamais ne choit. Si cela arrivait, une punition, décidée à l'avance, un six of the best est toujours seyant pour ce genre d'exercice, sans parler de la portée rutilante qu'il dessine sur les chairs enflammées. Et vous aurez plaisir, comment autant de notes, à embrasser les lignes de votre bouche fraîche.

Ce soir, je te ferai un acrostiche.
Et tu exigeras que je compte les coups. A l'envers.

En guise de cadeau, ces holorimes, en thème, envoyées par Monsieur Hache qui, paraît-il, traîne sous le sobriquet de Spirit (et de l'esprit, il en a) ici.

Tous ces talents sur terre, hein ? tous s'étalant sur tes reins,
Haletant, fessant... c’est ça ? Ah, le temps fait sans cesse à
La chair en vie don des cris. Relâche, erre. Envie donc d’écrire !



Hisse et ooooh ! (et non pas Lisse et O)

Page sans titre

Tu m'as dit "Te voilà attachée et libre de tes mouvements".

En artiste, tu avais, de la très longue corde de chanvre noir, tissé une toile d'arachnée qui me déshabillait plus qu'elle ne me fagotait. Mon clitoris, d'ordinaire si timide, tiré par le cordeau. Mes seins pris au lasso, gonflés comme ceux d'une parturiente. Mes fesses, bien séparées mais à l'oeil inaccessible. Bras et jambes capables de battre la campagne, poignets et chevilles prêts à résister.


Photo Chrisceltic

En quelques noeuds, tu décrivais le paradoxe de ma condition et de mes aspirations. Libre mais soumise, liée mais pas immobilisée. Complice mais pas victime.

Ainsi arrangée, je signais mon offrande, l'entrave n'était qu'un ruban autour du cadeau, le licol un collier d'apparat. Pas d'embarras.


Illustration Domenic

Tandis que tu profitais de ces parties exhorbitées par tes ligatures, frappant ici, pinçant là, tordant sur les morsures, mordant dans les pliures, griffant les brûlures, attisant les zébrures, tandis que je ne pouvais pas toujours résister à la tentation de fuir, de me coller contre toi, de serrer les cuisses, de me retourner, de mendier des caresses qui me permettraient de reprendre mon souffle, j'ai pensé, rêvé, crié "attache-moi".

Ou était-ce "écartèle-moi" ?

Plus tard, c'est avec bonheur que je me suis collée à toi, les fesses contre ta queue, dans les murmures d'après jouissance, nos bras et doigts emmêlés, les mots laissant de plus en plus de place aux pointillés, ton souffle de dormeur dans mon dos, encordée dans ton corps.



Interlude (en compagnie de Crumb)

Crumb

Pour combler une page blanche à cause de trop d'autres pages noires, un dessin de Robert Crumb, qui avait un goût prononcé pour les femmes poitrinaires et culinaires.

Une occasion de feuilleter les albums de ce franc-tireur de l'underground, crayon à croquer la contre-culture, à qui on doit un chat paillard, Fritz the Cat et un gourou sous acide, Mister Natural.



Histoire d'O...mbre (encore)

Histoire d'O...mbre (3ème)

Je la guettais, plus que jamais (voir les épisodes précédents), et au lendemain du printemps, elle est revenue, toujours aussi XXXB.

Quelques jours avant, j'ai entendu Sophie Calle parler de son travail du moment, sur la rupture amoureuse. Un point pour la plasticienne. Mais rien n'est sûr. C'est cela qui est amusant dans cette énigme.

En revanche, on apprend que le répondeur de l'inconnue éperdue ne mord pas, qu'il accueille, moelleux, tous les messages. Pourtant, l'ingrat, s'il ne tiptiptappe pas ses oublie-moi ou je t'aime aussi du bout de l'ongle, --- ..- -... .-.. .. . -....- -- --- .., .--- . - ---- .-.- .. -- . , fait exprès d'appeler d'une zone frontière entre le réseau et les limbes, pour renvoyer dans les cordes de la frustration celle qui ne monte au filet que par petite annonce interposée.

Et quelques semaines plus tard, la revoilà, telle une adolescente d'avant les machines à répondre à notre place, qui s'étant absentée 87 secondes rappelle celui pour qui elle se lyophilise devant le combiné muet, l'intrigante ixée en triple avant son bée, se fait un film. Nous fait un film ? Ou rapporte la stricte réalité ?

Il appelle et il raccroche ? Il n'appelle pas et elle imagine ? Le signal d'appel est complice ? Têtu est-il timide ou muet ?

(À suivre...)



Flash back

Viergedefer

Loin de ce que sous-entend malicieusement Stéphane, commentateur de mon blog minimaliste d'hier, la Rue Bricabrac est garantie sans pape, laïque friendly et mécréant compliant. Je n'irai donc pas me flageller dans quelque couvent, même du côté de la Chartreuse où l'on fait des liqueurs et du ski de fond, couvent qui d'ailleurs ne voudrait pas de moi.

Pourtant, à la lumière enfumée d'une nomination de fraîche date, je ne peux m'empêcher, fort benoîtement toutefois, de penser à l'Inquisition, et glisser de berger allemand (Il pastorale tedesco ©Il Manifesto) en vierge de fer.

Pour les plus jeunes, la vierge de fer n'était pas une sorte d'ancêtre de Margaret Thatcher en vestale, pour les encore plus jeunes, ce n'est pas qu'un groupe de hard rock mais une cage métallique (ou en bois), aux formes du corps, hérissée à l'intérieur de pointes de métal. Ce supplice était une manière pour les très chrétiens seigneurs religieux ou séculiers des XIe siècles et suivants de se muer en saigneurs pour faire mourir tous ceux qui refusaient de partager leur foi à petit feu et dans d'atroces souffrances (la vierge en question n'étant qu'une manière parmi roue, bûcher etc. d'occire son prochain).

Et le rapport avec le sm ? Ayant lu ici et là, de la part de pratiquants purs et durs, je vous le jure, que la punaise, en garniture de fond de culotte ou accessoirisant un soutif non plus push up mais pin in, était furieusement tendance, je me suis dit que pour être dans le vent poussé par les cloches, autant ressortir tout de suite la bonne vierge de Nuremberg, quitte à lui limer une lichette les crocs aux pointes léthales pour rester dans les limites de la légalité.

Les tortures, médéviales ou contemporaines, ont leurs zélateurs dans la grande et diverse communauté sado-masochiste. Je me souviens, sur des groupes de discussions anglophones, quand dans un Iran retourné à l'âge de fer, des ayatollahs faisaient fouetter en stade public des pauvres hères coupables de vol ou d'adultère, d'avoir joué au cerf volant ou omis de laisser pousser leur barbe assez long, des images floues de ces ignominies circulaient avec passion. Je me demande s'ils cachent les rapports d'Amnesty dans le rayon enfer de leur bibliothèque de puritains en goguettes.

Dans ces macabres mises à mort, moi qui ne crois en rien, surtout pas en dieu, je n'ai jamais aperçu la langue pointue d'Eros, seul les grimaciers chicots de Thanatos.



Dingue de toi ?

Je suis complètement cinglée.



Oui ou non

Ouinon

Quand j'étais môminette, haute comme trois pommes, j'entendais une blague en vogue.

Quelle est la différence entre un diplomate et une femme ?
- Quand un diplomate dit oui, il veut dire peut-être. Quand il dit peut-être, cela signifie non. Mais un diplomate ne dit jamais non, ce ne serait pas un diplomate.
- Quand une femme dit non, il faut entendre peut-être. Quand elle dit peut-être, cela signifie oui. Mais une femme ne dit jamais oui, sinon, ce ne serait pas une femme.

Derrière le sexisme effronté de la devinette et de ses réponses, derrière ce que ces sous-entendus ont légitimé comme viols, se pose déjà la question du oui ou du non.

Pour un oui, pour un non, c'est un caprice. C'est aussi une pièce de Nathalie Sarraute, une pièce dont les acteurs principaux, quand ils se nommaient par exemple Sami Frey et Jean-François Balmer, échangeaient une soir sur deux leur rôle.

H. 2 Eh bien, c'est juste des mots...
H.1 Des mots? Entre nous? Ne me dis pas qu'on a eu des mots... ce n'est pas possible... et je m'en serais souvenu..
.

Comme si le oui et le non étaient interchangeables, versants d'une même pièce (de théâtre, mais aussi de monnaie, ou jeton de casino). Pile c'est oui, face c'est non. Ou vice versa. Bien sûr, la vie, le sm ou le vote ne se réduisent pas un oui ou un non. Pourtant, au bout de l'épure, c'est la plus petite commune dichotomie. À prendre ou à laisser. En haut ou en bas. Fromage ou dessert. Oui ou non.

Catherine Ringer chante...
Chou
Andy
Dis-moi oui
Andy
Chou
Andy
Dis-moi oui
Chéri

Dans nos (sé)vices, ces jeux avec tour de vis qui nous font monter la douleur sur le bout de la langue, crier non, hurler oui, comme on demande encore, comme on supplie jamais, fait partie de l'émotion. C'est bien pour cela que le niet définitif se formulera par un rouge (ou quelqu'autre safeword suffisamment éloigné des phonèmes de l'instinct).
Pas à l'ordre du jour question de savoir si la femme est diplomate ou non. Il faut l'entendre. Par la peau, par les pores, par la pulpe des doigts. Non ne veut jamais dire oui. Non n'est pas non plus synonyme de stop.

Et voilà que Louise Attaque entonne aussi son refrain
tout ça pour un oui pour un non
je traîne encore sans intuition
pour un oui pour un non
je traîne encore mes contradictions

Il est un temps, celui de la pudeur, celui de la jeunesse, celui du trouble intact, celui de l'inhibition, celui de l'entrée en sm, où tout le corps pense oui mais le son ne sort pas, la censure veille au grain de voix. Alors, comme il faut bien dire quelque chose, parce que le plaisir est trop fort, parce qu'on se souvient de cette blague idiote, c'est un non qui émerge comme une plainte. Un non qu'il ne faudrait pas bousculer beaucoup pour qu'il devienne un oui. Un non qui ne demande qu'à grandir, qu'à apprendre à être un oui.

Chauffe, Michel !
C'est une poupée qui fait non, non, non, non
Toute la journée elle fait non, non, non, non
Personne ne lui a jamais appris
Qu'on pouvait dire oui

Et un jour, qui peut-être un soir, à la faveur de la nuit et de son obscurité complice, dans le noir, on ne m'entend pas crier, dans un éclat libérateur et caracolant, le ton rauque et sauvage, le fouet claque, si parfaitement, si exactement, si terriblement, que le corps tétanisé comme par un coup de foudre exprime enfin ce oui. Oui, ça me fait diablemement mal. Oui, j'adore ça. Oui, j'en veux encore. Oui, j'espère que tu sauras t'arrêter avant que je n'ai à dire non.
J'ai envie de ne te dire que oui, de n'être en situation de ne formuler que ce oui de compagnie, de confiance et de connivence, et jamais le non, glas de la réalité, qui me ferait redescendre des cimes aiguës où le oui me transporte.

Quant au 29 mai, c'est une autre histoire, et rien de ce qui n'est écrit ci-dessus ne s'applique au référendum.



Histoire d'O...nirisme

Je croise, entre inconscient et Morphée, des hommes, le plus souvent inconnus qui me troublent.

Je n'ai au réveil que peu de souvenirs de ces orgasmes qui ne m'ont pas réveillée. À moins que, moite et coite, je ne me réveille avant l'acmé, (idée de) coïtus (déjà) interruptus, sentiment suave et frustré.

Une nuit, j'ai joui quand j'ai auditionné, en anglais, morte de trac, Le roi Lear (je ne suis pas comédienne, je ne connais pas une ligne de Lear même si la pièce m'est familière) pour un metteur en scène (dont il est vrai que, dans la réalité, la voix seule me transporte...).

Une autre, un danseur au corps parfait me prenait comme un garçon, mon échine entre ses dents.

D'autres fois, c'est plus flou, il y a du cuir, des lanières, des mains infatigables, des agaceries préliminaires, une tension ténue, une excitation épaisse. Rien d'autre, juste l'agacement, l'envie, l'ambiance, le penchant, l'imagerie, qui se nourrissent et s'autosuffisent. En position fœtale, je me love dans ces sensations diffuses.

Alors, je m'étire, je me lève et, toute la journée, je poursuis mes songes de la nuit, des rêves dont il ne reste que des bribes, comme des filaments de barbe-à-papa poussés par une tempête qui ne laissent ni trace, ni goût, juste une odeur de sucre.

Et à toi qui n'est pas dans ma tête, je demande sans mots ou avec des phrases maladroites, de me rendre, sur et dans la chair, ces chimères que le sommeil m'a refusées.



Ce soir sur ARTE

Riz Amer

Riz Amer, de Giuseppe de Santis, n'est sans doute pas le plus réaliste exemple du néo-réalisme italien, mais il est indéniablement le plus sensuel. Et pas seulement pour la manière altière et triomphante dont Silvana Mangano, encore toute jeunette, faisait montre.

Posé là pour dénoncer les conditions de travail esclavagistes des cueilleuses de riz, les mondine, Riz Amer donne tout son sens au mot callipyge (que nous chérissons entre tous). C'est un festival de croupes et de cuisses charnues, tendues vers l'objectif quand les femmes se penchent, moulées dans des shorts mouillés. Il l'aurait fait exprès que ce n'aurait pas été autrement.

Et si vous préférez (ou avez préféré) regarder Chirac, les jeunes et le oui, il n'est pas bien difficile de trouver le film en DVD. C'est un classique.



Dansez, maintenant !

Page sans titre

Tom Lehrer est un de ces personnages atypiques que l'on croise parfois, au détour d'une déviation. Il est un proche cousin de Spike Jones, les bruitages en moins.

Professeur de mathématiques à Harvard, il avait, dans les années 60 et suivantes, un violon dingue en forme de péché mignon, écrire des parodies de chansons. Ainsi, il est l'auteur d'une Wienerschnitzel Walz (la valse de l'escalope viennoise) et de quelques autres pochades iconoclastes, dans un style d'humour débridé et détergent qu'on connaissait plus chez les anglais que les américains.

Tout cela se trouve sur CD, soit sur l'album An Evening with Tom Lehrer, soit dans la compilation The Remains of Tom Lehrer. Ce n'est pas tout neuf, mais apparemment, ça a été réédité.

Evidemment, c'est le cinglant The Masochism Tango qui a droit à mon attention.

I ache for the touch of your lips, dear,
But much more for the touch of your whips, dear.
You can raise welts
Like nobody else,
As we dance to the masochism tango.

Let our love be a flame, not an ember,
Say it’s me that you want to dismember.
Blacken my eye,
Set fire to my tie,
As we dance to the masochism tango.

At your command
Before you here I stand,
My heart is in my hand. ecch!
It’s here that I must be.
My heart entreats,
Just hear those savage beats,
And go put on your cleats
And come and trample me.
Your heart is hard as stone or mahogany,
That’s why I’m in such exquisite agony.

My soul is on fire,
It’s aflame with desire,
Which is why I perspire
When we tango.

You caught my nose
In your left castanet, love,
I can feel the pain yet, love,
Ev’ry time I hear drums.
And I envy the rose
That you held in your teeth, love,
With the thorns underneath, love,
Sticking into your gums.

Your eyes cast a spell that bewitches.
The last time I needed twenty stitches
To sew up the gash
That you made with your lash,
As we danced to the masochism tango.

Bash in my brain,
And make me scream with pain,
Then kick me once again,
And say we’ll never part.
I know too well
I’m underneath your spell,
So, darling, if you smell
Something burning, it’s my heart.
Excuse me!

Take your cigarette from it’s holder,
And burn your initials in my shoulder.
Fracture my spine,
And swear that you’re mine,
As we dance to the masochism tango.

On peut en entendre un couplet et demi ici ou (tout dépend si l'on est équipé de WMP, de RP ou de QT).



Le moral des croupes

Quand un ami m'a envoyé l'info, j'ai d'abord cru à un canular. Mais daté du 26 mars, le poisson d'avril avait beaucoup d'avance, spécialement en regard du calendrier orthodoxe.

Donc on va faire comme si c'était vrai. Mes rudiments de russe ne me permettent pas de lire dans les Izvestia, enfin de lire si, sans en comprendre le tiers du quart du dixième, l'information telle que sourcée par l'édition anglophone de la Pravda.

Des fois que le lien ne soit pas éternel, voici en tous petits caractères l'intégralité de la nouvelle.

Whipping therapy cures depression and suicide crises - 03/26/2005 13:06

The effect is astounding: a patient starts seeing only bright colors in the surrounding world

Russian scientists from the city of Novosibirsk, Siberia, made a sensational report at the international conference devoted to new methods of treatment and rehabilitation in narcology. The report was called Methods of painful impact to treat addictive behavior.

Siberian scientists believe that addiction to alcohol and narcotics, as well as depression, suicidal thoughts and psychosomatic diseases occur when an individual loses his or her interest in life. The absence of the will to live is caused with decreasing production of endorphins - the substance, which is known as the hormone of happiness. If a depressed individual receives a physical punishment, whipping that is, it will stir up endorphin receptors, activate the production of happiness and eventually remove depressive feelings.

Russian scientists recommend the following course of the whipping therapy: 30 sessions of 60 whips on the buttocks in every procedure. A group of drug addicts volunteered to test the new method of treatment: the results can be described as good and excellent.

Doctor of Biological Sciences, Sergei Speransky, is a very well known figure in Novosibirsk. The doctor became one of the authors of the shocking whipping therapy. The professor used the self-flagellation method to cure his own depression; he also recovered from two heart attacks with the help of physical tortures too.

The whipping therapy becomes much more efficient when a patients receives the punishment from a person of the opposite sex. The effect is astounding: the patient starts seeing only bright colors in the surrounding world, the heartache disappears, although it will take a certain time for the buttocks to heal, of course, Sergei Speransky told the Izvestia newspaper.

The whipping therapy has not become a new discovery in the history of medicine. Tibetan monks widely used it for medical purposes too. Soviet specialists used a special method of torturing therapy at mental hospitals. They made injections of brimstone and peach oil mixture to inspire mentally unbalanced patience with a will to live. A patient would suffer from horrible pain in the body after such an injection, but he or she would change their attitude to life for the better afterwards.

People might probably think of me as a masochist, Dr. Speransky said. But I can assure you that I am not a classic masochist at all, he added.

The revolutionary method may take the Russian healthcare to a whole new level. The method is cheap and highly efficient, as its authors assure. Why not using something more efficient, a rack, for example?

Le docteur Folamour, dont je ne suis pas sûre qu'il sache épeler le mot "éthique" (La proximité géographique et temporelle avec le Goulag... Il doit mieux s'y connaître en matière de coercition.) et qui est assez vague sur les motivations de ses cobayes (payés pour l'expérience, ça fausse un peu la donne), assure, non sans raison, qu'une bonne fouettée dope le taux d'endorphines, donc à raison de 30 séances de 60 coups, les drogués, alcooliques, dépressifs et suicidaires pourraient bénéficier de cet afflux d'hormones bienheureuses. D'ailleurs, il a essayé sur lui-même, et prétend avoir recouvré de deux crises cardiaques grâce à la torture.

Yessss !

Perso, je prends, d'autant que notre savant fou insiste sur le fait que les effets sont d'autant plus bénéfiques que le châtiment est administré par une personne du sexe opposé.

Plutôt que de me demander si le traitement en question, quand bien même sur ordonnance, est bien sérieux (cela dit, combien de camés en sevrage ont découvert les joies de la muscu à outrance ou du jogging, surtout "au bout de deux heures, quand les endorphines, cette morphine made in body, se lâchent" comme m'avait raconté un héroïnomane repenti et aux mollets d'acier), j'ai envie de plaider pour ma casa.

Soixante par jour, tout dépend évidemment de l'ardeur et de l'instrument, hum, je pense que je pourrais trouver mon nirvana à cette vitesse de croisière (il est possible que l'enthousiasme m'emporte et qu'il ne s'agisse plutôt de soixante coups par semaine, mais comme toute thérapie débutante, il faut bien tâtonner et affiner la posologie). Surtout si le praticien de santé est mon dominamant. Parce qu'aller au dispensaire comme à un distributeur automatique, payer 100 euros (approximativement ce que demande Speransky à ses patients) remboursés par la Sécu (? aïe, le trou), je ne sais pas pourquoi, mais mon petit doigt me dit que les endorphines risqueraient bien de ne pas être aussi nombreuses que prévues au rendez-vous.

Le slogan du jour :
Fouet : 1 - Prozac : 0



Histoire d'O...nanisme

Histoire d'O...anisme

Echauffée par un affolant dessin de Waldo affiché sur le blog de Mélie, et par la confirmation que P. et P. complotaient derrière mon dos, à propos de ce dernier, enfin, du bas de ce dernier, et d'autres parties charnues ou enveloppantes de ma personne, il a bien fallu que le fantasme cardinal, confié aux mains et à l'esprit de dominamant, me revienne, toujours aussi vif, toujours aussi fort.
Plus fort, oh oui.


Dessin Waldo

À la place des deux hommes de cette image pas sage, c'étaient évidemment P. et P., qui chacun d'un bras me ceinturaient et de l'autre me fessaient. Paume de la main ou croûte de cuir, lanières cinglantes ou battant pesant, les instruments changeaient aussi vite que naviguaient mes doigts. Chacun sa fesse, chacun son tempo, mon cul perdait la tête, mes quatres joues étaient aussi rouges les unes que les autres, derrière en l'air, visage baissé, même pas honte, même pas mal.

Car les fessées fantasmées sont toujours coruscantes. Elles ont cette immense qualité de toujours faire mal très bien, d'enchanter par leur écho sonore, de n'exaspérer que les sens et pas la peau, et surtout de durer, durer, durer, aussi longtemps que l'orgasme sait attendre. Puis elles s'évanouissent, noyées dans un jet de plaisir, et s'envolent sans laisser de trace, juste une odeur suave, le matin, au réveil, ainsi qu'une douceur fondante.

En remerciant Waldo pour le prêt de cette illustration et P. pour sa complicité et son empressement à épouser mes fantaisies.



Fi du Saint Frusquin

Saint Frusquin

Puisque cette époque semble refuser le respect de la laïcité, je propose que nous, adeptes des liens serrés et des positions contrariées, des tourments de la chair et des bleus aux fesses, posions notre petite pierre à l'édifice.

Désormais, ne parlons plus de croix de Saint-André, signes ostensibles, ostentatoires et obsessionnels d'un rappel à une religion. Ne remplaçons par pour autant cet ustensile bien pratique par une étoile, une croix (encore) de Lorraine (Vishnou goes bdsm ?) ou quelques triskells pas commodes (ha tiens, et une commode ? Pratique... mais on s'éloigne) non plus (mon manège à moi...).

A la manière des grands brûlés de la langue, adeptes de cette novlange dite poliquement correcte qui a fait des vieux des seniors et des noirs des blacks (infiment plus branchouille que gens de couleurs), je lance le laïquement correct.

Exit donc la croix de Saint-André. A la place, parlons d'X mural (la lettre de tous les supplices et autres vices), d'estrapade (pour l'escalade de la douleur), de battants pour battus, de fourches patibulaires, de pilori new age...

Les fourches patibulaires, voilà qui nous vient de loin, du temps des carcans et des gibets, de l'âge de pierre de la justice, ça rappelle son Claudel (période post rencontre avec dieu derrière un pilier de Notre-Dame, on n'en sort pas), son Aloysius Bertrand (Gaspard de la nuit). Ca empeste hélas toujours un peu l'encens(oir).

Hum.

Patibule. Emballé, c'est pesé, ça sonne bien. Comme fibule, celle qui retient mon dernier voile et que j'ôte pour toi. Comme mandibule, celle qui laisse sa marque elliptique dans mon derme cramoisi. Comme libellule, celle que tu prends dans tes filets de chanvre et d'attention. Patibule, non, ce n'est pas ridicule du tout.

Et surtout, ne pas ommettre de la poser à l'envers. C'est mutin.


Photo Delf

Reste à savoir s'il ne faudrait pas aussi, pour cause d'homophonie, s'attaquer au mot sein. Lequel ne manque en revanche pas de synonymes.



Toy Story

Toy Story

Dans tout homme, fût-il dom, il reste un môme qui a beaucoup torturé ses Mécano et ses Lego...

Ensemble, nous avions fait une descente chez le fournisseur officiel du monde bdsm de la capitale, non, non, pas Leroy-Merlin, ni Bricorama, pas plus que le sous-sol du BHV, l'autre, avec ses sacs en plastique noir monogrammé.

Plus raisonnable que moi, en quantité en tous cas, tu avais opté pour un collier associé par chaînes à des menottes et des pinces. L'aspect modulable de l'objet t'était apparu immédiatement. Pendant ce temps, je me disséminais. Cette longue corde si douce en chanvre noir. Des doubles menottes chevilles/poignets. Des pinces dont je n'avais même pas remarqué qu'elles réclamaient des tétines bien plus arrogantes que les miennes.
Comme des gosses, on avait tout essayé le soir même, une orgie gadgetière. Ce n'est pas pour rien qu'on parle de nos jouets. Ils le sont, avec tout ce que cela suppose de ludique.
Ce qui n'empêche pas la douleur ou l'extase, la transe ou les pleurs.

Hier soir, outre ta cravache au joli bruit et au manche chantourné, tu as sorti du sac malicieux ce collier aux accessoires que tu m'as passé au cou, d'une main tendre qui démentait l'autre qui m'emprisonnait les cheveux. J'ai aimé plier la nuque et entendre, clic, sentir, schlouf, la boucle se refermer.

Au lieu de rester docile quand tu enserrais mon poignet droit du bracelet de cuir, je t'ai fait remarquer qu'il était bien trop lâche, plus à la taille d'une cheville. Sans penser que la chaîne n'avait rien d'élastique. Dans d'autres contextes plus vanilles, on appelle cela tendre les verges pour se faire battre. Quelques œillets enfilés sur leur tige plus tard, j'étais dans cette position assez désagréable (et vaguement ridicule, ou qui l'aurait été sans tes yeux brillants comme des escarboucles) du croupetons couché, grenouille à peau blanche coassant sous les coups et couinant sous les caresses, t'offrant dans un même cadre restreint mes seins, mon sexe, mon cul. Et tu ne te privais pas d'user des uns et des autres, me basculant parfois jusqu'à ce que ma bouche adopte ta queue, mes mains libres pouvant appuyer sur tes boutons les plus sensibles, sans tâtons sur tes tétons.

Trouvant sans doute que tout cela était trop paisible, que je supportais de mieux en mieux les crocs des pinces, tu as détaché leur chaîne de mon cou pour la fixer à l'une de mes chevilles. Plus encore qu'avant, tout mouvement du pied devenait périlleux, je n'avais même plus mes quelques centimètres de latitude. Sans parois aucune, j'étais enfermée dans une boîte virtuelle de plus en plus étrécie.

Quand les pinces les plus redoutables, celles que je n'ai jamais supportées aux mamelons, ont attaqué mes lèvres, les autres ont été bien vaines pour empêcher le cri.

Et en même temps que cette douleur fulgurante qui se concentrait de part et d'autre de mon sexe ouvert, une formidable excitation m'a envahie alors que je me mordrais les lèvres. Tu n'as pas pu ne pas me voir me liquéfier. J'étais calme, emplie de bonheur, haletante, et mouillée, si mouillée.

Et quand tu m'as fait jouir avec ta bouche, je suis restée ainsi roulée-boulée, dans l'impossibilité de me détendre, de m'arc-bouter, de m'étoile-de-merriser, ne palpitant qu'à un seul et unique endroit. Supplice dans le supplice.



Bend over, Fifi !

Phonebooth

La peste soit des cellulaires ! Non seulement ils ont développés les comportements les plus ploucs possibles, méritant largement leur surnom de blaireauphones, mais encore ils nous privent de pans entiers d'art des rues, cochon et naïf à la fois.

Dans le temps, à Londres, quand les célèbres phonebooth écarlate fleurissaient partout, des créatures tentationnelles se chargeaient de glisser, entre vitre et meneau, quelques cartes de visite (c'est bien le mot, elles se déplaçaient sur demande) des plus coquines, et véritables spécialités locales.
L'éducation anglaise était partout, quel bonheur.

Sur un simple coup de fil, une soumise tarifée aux fesses endurantes et spécialisées présentait son train arrière aux envies pressantes des pères sévères. Le bdsm, à Londres, c'est simple comme un coup de fil. Fini les longues soirées d'ennui des commis voyageurs.

On voit, outre le délicieux côté collector des cartons, que les fantasmes en usage sont très sommaires, l'écolière ou la soubrette. Evidemment, toutes ces propositions émanent de tendrons qui viennent, quel heureux hasard, de quitter l'uniforme du lycée et de souffler leurs 18 bougies.

A noter que mon choix est très partial, cane me, thrash me, je prêche pour ma paroisse, je ne peux m'en empêcher. Il existe aussi des versions 100% dommes chez les dames stipendiées.

Ne les fréquentant pas, je ne peux que déduire qu'on doit continuer à trouver ces invitations, dans des couleurs moins bonbons et au design plus moderne dans les urinoirs des pubs, par exemple.



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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
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L'oeil
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aller Si vous souhaitez m'écrire, il suffit d'ouvrir votre courrielleur préféré, et d'adresser le tout à b.ricabrac chez free, en france. (On a le brouilleur de robot qu'on peut, logiquement, les humains devraient décoder.)

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