Blogs croises

Mélie, c'est mon am(sn)ie. Depuis que je la connais, j'ai ma messagerie instantanée en ligne dans un coin de l'écran. Et très vite, c'est comme si on travaillait à une table l'une de l'autre. On bosse chacune dans notre coin, et puis on lève le nez, pour une récré. On parle du temps qu'il fait, des rêves de la nuit, des infos du jour, des menus soucis orthographiques, de mille autres choses qui ne regardent que nous... On s'échange des adresses de sites web, on en visite ensemble, on pointe les photos et peintures qui nous ravissent le plus.

Et une fois de plus, c'est tombé sur la même. Comme nous sommes bien civiles, chacune voulait laisser à l'autre l'usage de l'image, nos blogs sont suffisament cousins pour n'en point faire des siamois. Comme nous sommes bavardes, nous n'avons pu résister à nous raconter pourquoi cette image nous plaisait.

Et au bout du compte, on a croisé nos blogs. Ce qui valait mieux que de couper l'image en deux, chacune sa fesse.


Photo Tallulah

Bricabrac :
Je l'aime bien parce qu'elle est aux antipodes de la petite écolière en socquette à la mine contrite et au menton baissé. Elle est femme, elle cligne de la fesse, elle est heureuse. Et en plus, ça fait 1930, j’adore l’art déco !

Mélie :
Je l'aime bien à cause de ce 1930. Elle joue terriblement cette femme, on voit presque son visage tellement ses fesses appellent la main. On sait qu'elle sourit. Comme ses fesses.
C'est très joyeux

Bricabrac :
Absolument. Elle réclame, elle est impatiente.

Mélie :
Oui. Sûr qu’elle n’a pas la fessée grave.

Bricabrac :
D'ailleurs, je suis toute de suite allée sur le prénom Tallulah à cause de Tallulah Bankhead, une actrice complètement folle, pétée à l'année au ouisqui/codéine.

Mélie :
Elle s'est posée ainsi volontairement. Il ne lui a pas demandé, n’a pas eu à le faire.

Bricabrac :
C'est elle qui propose, qui exige presque.

Bricabrac :
Elle a pensé à poser un coussin sur le lit, elle y a posé le genou, elle y posera le ventre dans peu de temps, pour mieux offrir cette croupe spirituelle.
Elle a le sens du décor, des bas, des talons, un renard, un châle peut-être pour étouffer ses cris. Elle est l'actrice et la metteuse en scène.

Mélie :
Elle est sûre d'elle. Elle l'a préparée cette scène qu'elle lui offre. Voyez... on n'aperçoit plus sa culotte. Peut-être l'a t-elle mise dans son sac. Ou sous un des coussins bleus. A moins... On ne voit pas son visage.. A moins qu'elle l'ait coincée.. là.. entre ses dents. Se bâillonnant elle-même.

Bricabrac :
Bien sûr, et elle me plaît pour cela, elle n'est pas soumise. Elle est sensuelle.

Mélie :
Sensuelle et audacieuse. Elle aime lui présenter d'emblée ce cul provoquant, ce déhanché insolent..

Bricabrac :
Et ainsi posée, présentée, elle est terriblement excitante, il ne peut pas résister. (Ou elle...)
On peut, à cause de cette ambiance 30, imaginer un couple à la Colette/Polaire. Des muses libertines. Des femmes libres.

Mélie :
Oui. C'est d'ailleurs ce qu'elle cherche, ce qu'elle a imaginé.

Bricabrac :
Et le dessin rend ses fesses si blanches, bien plus que le reste de sa peau, comme pour faire mieux imaginer la rougeur à venir.

Mélie :
Des femmes charmantes et charmeuses. Du rire en bord de seine. Des yeux en biais, sourire ou éclat de rire léger, terriblement vivant.

Bricabrac :
Des femmes qui savent chercher et trouver leur plaisir. Avec une légèreté primesautière. Ce n'est pas sérieux, c'est du sexe, c'est joyeux.
Et gourmand.

Mélie :
C'est du jeu, du rire. Elle est dans la complicité, pas la gravité. Ils se connaissent.
Il est juste derrière elle. Ils se sont donnés rendez-vous, elle est arrivée avant lui. Lorsqu'il est entré, elle était ainsi posée.
Délibérément. Et lui... ouvrant la porte, il a alors vu ces fesses, offertes. Demandeuses.

Bricabrac :
Et ce n'est pas la première fois qu’il les voit...

Mélie :
Je suis sûre qu'ils se connaissent.

Bricabrac :
Et que la pudeur n'est plus de mise.

Mélie :
oui. C'est cela. Ils ont des aventures tous deux, des récréations sensuelles. Joueuses. Il connaît ses parcelles, elle sait ses plaisirs.

Bricabrac :
C'est peut-être un couple constitué, ou pensez-vous que ce soit une cocotte ?

Mélie :
Je me demande si elle ne force pas un peu sa pudeur à elle, pour lui donner du plaisir. Ils ne sont pas en couple. Social.

Bricabrac :
Je ne crois pas, ses fesses se marrent !
Bon, je vais mettre des bas, des talons, trouver un renard...

Mélie :
Mais ils ont la complicité de l’intimité. Avec lui, elle n'a peur de rien. Pas même d'elle.
Juste.. envie.
Moi, je vais.. ôter ce string, et poser mon genou sur le sofa. Et l'attendre. Lui.