Rue Bricabrac

Le fil à la patte (ce ne sont pas les portes qui claquent)

Un fil à la patte

Longtemps, j'ai refusé dans mes scénarii fantasmatiques l'idée même que je puisse recevoir une fessée, une fouettée, une tannée, une dégelée, comme ça, sans raison.
Aujourd'hui, la simple fessée est tellement partie prenante de mes jeux sexuels qu'elle suit presque immédiatement les premiers baisers.
Et la suite est plus ou moins violente, véhémente, vigoureuse, selon l'humeur du moment et le tempérament de dominamant.

Jadis, je n'aurais pu imaginer une séance longue et suppliciante, où pendant quelques heures je passe de l'extrême douleur à la douce extase, sans que je sois réduite à une impuissance immobile. Comme s'il fallait que je reçoive ces deux jouissances malgré moi, envers et contre moi. Il fallait passer par la case victime, pour éviter la culpabilité, pour ne pas regarder de front ces pulsions qui ne marchaient pas au pas.

Naguère, en revenant d'un ballet ou d'un cirque, je me suis endormie en m'imaginant tourner sans fin au bout d'une espèce de longe. Telle une pouliche, c'est le fouet du dresseur qui me faisait avancer, trottiner, tomber, qui m'obligeait à me relever, à trébucher d'encore quelques pas, avant de me coucher, étalée comme une étoile soumise, pour subir les derniers coups, plus cinglants, qui me feraient sursauter, puis me retourner, offrant ventre, seins et sexe au mordant de la mèche, chatte vaincue faisant acte d'allégeance.

Et puis il y a le fil à la patte. Ce n'est pas une menotte. Juste un noeud coulant.

Et deux mètres cinquante de liberté. Deux mètres cinquante pour esquiver les lanières furibardes. Deux mètres cinquante pour sautiller en poussant des cris effrayés. Deux mètres cinquante pour me donner l'illusion de la fuite. Deux mètres cinquante pour m'éloigner en rampant. Deux mètres cinquante pour récupérer de la cravache. Deux mètres cinquante, océan dérisoire, pour échapper à ta volonté. Deux mètres cinquante qui d'un mouvement impérieux de ton poignet deviennent deux centimètres et demi. Je respire ta peau, ta sueur se mêle à l'odeur du cuir, et engloutissent les fragrances de mon sexe en feu en eau.

Tu joues avec moi comme l'enfant et sa bobine. Weg ! Da ! Je suis comme un diabolo au bout d'un fil de jokari, plus tu m'élances, plus vite je reviens. Je veux être cette balle rebondissante qui s'affole sous tes coups, toujours rattrapée, plus fort renvoyée, n'attendant qu'une seule chose, que la fatigue bouffe mes genoux, que mes muscles endoloris n'aient plus de ressort, que je me chiffonne à tes pieds comme un kimono sans maître, que tu me détendes d'encore d'autres coups, que tu me renfloues sous le fouet, que tu me regonfles de gifles au corps, avant de m'empaler sur ton sexe durci qui n'en peut plus de m'attendre, sur quoi je glisse comme sur une piste chair, t'enveloppant de la liqueur laiteuse de mon excitation.

Le plus beau, c'est que ce fil, j'aurais pu le découlisser de ma cheville ou de mon poignet, en un tournemain. Et que jamais je n'ai eu envie de le défaire.

La photo est extraite de To all those who are going to die someday, un ballet de Shigeo Makabe . Tous ceux que le bdsm fascine ont de fortes chances d'apprécier les spectacles de danse contemporaine. Les chorégraphes s'y connaissent en corps torturés et sublimés et, aussi difficile d'accès que soient parfois certaines performances, je ne suis jamais rentrée d'un de ces ballets ou performances sans avoir engrangé mille images dans ma musette musardine.



La vache !!!

Vache

À l'usage de tous les petits maîtres amateurs de chiennes (on les leur souhaite évidemment lubriques), et qui, plutôt que de parler de seins ou même de mammelles, ce qui risquerait de trop humaniser la dame qui se soumet à eux, font rouler en bouche le mot pis (pis que pendre, ha ouiche !), je ne saurais que trop conseiller l'acquisition de ce soutien-pis, très d'actualité en cette saison de salon de l'agriculture (où me dit-on, les cochonnes font florès).

Florence Lucas, une artiste qui travaille sur les fluides et les humeurs du corps, aborde entre autre par ce coquet accessoire (pas si récent, si l'on en croit la mémoire des éleveurs mais sûrement moins charmant), le thème de la lactation. Elle expose jusqu'au 15 mars*.

Allez, encore un petit pour la route.

* Centre d’arts plastiques Albert Chanot, 33 rue Brissard, 92140 Clamart.



Body Art P.S.

Body Art PS

En guise de codicille au texte d'hier.

Ni maman ni putain, ni sainte ni chienne, ni vierge ni enceinte, mon corps est le lieu de mes jeux.


Carte postale trouvée à Amsterdam © Sissa M.



Art corps (et cris)

GinaPane

Figure de proue de l'art coporel, ou Body Art comme on dit plus communément sans se soucier de la loi Toubon, Gina Pane est une artiste qui ne peut qu'interpeller particulièrement une masochiste.
Non point que celle-ci, moi je en l'occurrence, ne s'identifie une seule seconde à celle-là qui fait de son propre corps la toile et le pinceau de ses messages, de ses cris silencieux. Mais il y a quelque chose sur l'expression par la douleur, sur le corps sexué et sexuel, sur l'énergie vitale, qui interroge et fascine.

J'ai croisé Gina Pane dans les années 70, un jour qu'elle se produisait exclusivement devant des femmes, dans un ballet de roses et d'épines, se tailladant la paume pour figurer la fleur, se plantant une à une les épines de l'intérieur du poignet à la saignée (bien nommée) du coude.

Gina Pane soutenait ses actions par un discours militant et esthétique, espace affectif, condition de la femme, don de soi, conscience au monde. Je ne dirai pas foutaises, je pense juste à autre chose, quelque chose de plus primitif, de moins sacré (à l'instar de certaines masochistes, dont une Liberame apparue puis disparue dans un même temps récent, et que je ne peux donc linker, Gina Pane dans les dernières années de son parcours en référait aux saints donc aux martyrs, saisie par la tentation mystique).

Que me dit cette femme qui a construit une drôle d'échelle-espalier hérissée de piquants ? Qu'est ce que je ressens à voir aussi bien les cotons imprégnés de ses règles que le sang de ses pieds lacérés qui frôle presque mes chaussures ? Est-ce que je partage, dans un coin de mon inconscient, une douleur avec ce corps couché sur un sommier sous lequel brûlent de multiples bougies ?

Gina Pane parle d'amour, elle a érigé son corps en matière, elle a fait de la souffrance un stylo, elle a offert tout cela à des inconnus, je ne l'ai jamais vue rire. Est-ce que son corps savait, par quelqu'un intuition reptilienne qu'il allait finir bouffé par un tas de métastases ? Est-ce que le tropisme vers la douleur, sexuelle ou artistique, jeu adolescents avec des lames rasoirs ou sublimation de la souffrance par la religion ou la performance, naît forcément dans un magma thanatophile ?

Je n'ai aucune réponse. Je m'interroge souvent sur mon masochisme (c'est cyclique et ça se termine invariablement par un "et merde, à moi l'orgasme"), je lis Reiz ou Assoun, je saisis tout, je ne comprends rien, tout me parle, rien ne me dit.

Gina Pane "Terre-Artiste-Ciel" est exposée au Centre Pompidou jusqu'au 16 mai. On pourra trouver le choix des installations un peu timoté par rapport à ce qu'était le personnage, surtout à partir des années 1970.

Aucune image ne vient illustrer ce billet, la cession des droits étant ardue et payante, quelque soit le contexte. Mais Google est votre ami.



Esprit d'escalier

Esprit d'escalier

Tout virtuel qu'il soit, l'internet réserve parfois de jolies surprises.

Je ne parle pas des rencontres, je pense à quelque chose de plus subtil, qui ne fait pas basculer le virtuel dans le réel comme les contacts entre êtres de chair et de sang (il me semble que même derrière clavier et écran, je suis également de chair et de sang, et même, en cherchant bien, d'os), mais qui permet au réel de déchirer un petit bout du rideau cyber.

C'est ainsi que j'ai eu le plaisir, il y a trois jours, de trouver ce dessin dans ma boîte aux lettres.

Azraël (qu'on le fête particulièrement aujourd'hui où il prend un an de talent, de délicatesse et de charme en plus) a rêvé sur un de mes textes, aimant les escaliers et leur esprit autant que moi. Et il a réinventé Amsterdam, une punition salée, des lumières rouges, l'ombre d'une roue. Je ne connaissais pas cet homme, j'avais bien sûr vu quelques uns de ses dessins sur Fesrouge ou chez Mélie Mélo. Je ne le connais toujours pas, je sais juste maintenant qu'il a deux chats, une maison isolée, et que le 3D n'a pas de secrets pour lui. Je ne le rencontrerai peut-être jamais, et (ce que ne comprennent sans doute pas ceux qui exigent photo et téléphone, poids et code postal, avant même de dire bonjour-comment-ça-va) ce n'est pas important. Ce que je trouve précieux, c'est qu'à un moment de notre trajectoire, nous nous soyons croisés, nous ayons échangé des propos courtois et confidents. Les jupes du virtuel sont bien plus et mieux troussées que lors d'un tête-à-tête guindé et superficiel à une table de café, juste pour dire, voilà, j'existe, tu existes, je ne suis pas une intelligence artificielle qui joue au poisson d'avril sur les sites conviviaux (comme on dit).

Cela dit, je n'ai rien contre les rancards qui ont du sens, avec une véritable envie, des vraies raisons, des motifs emballants.

Un autre jour, il y a deux semaines, en ouvrant ma porte, je trouve un paquet sur le paillasson. Ce bel instrument de torture s'y trouvait.

Pour le protéger des chocs du voyage (son rôle n'étant pas de recevoir des coups mais d'en donner), le généreux donateur et facteur (de l'instrument, pas de La Poste) avait capitonné l'objet dans un calendrier 2003, un de ces grands carton mural. Et d'une plume aiguë y étaient notés des rendez-vous. Je n'ai pas été très indiscrète, plus pressée de faire siffler cette épure de battoir à tapis (que je surnomme l'auréole) pour frémir à son sifflement sans fards, je ne me suis pas attardée à décrypter l'emploi du temps.
En revanche, il m'a plu de penser que quelque chose de ce presque inconnu (en vérité, le mari d'une de mes correspondantes, qui ayant vu la photo de cette "auréole" sur mon blogue, en vente sur quelque site américain, en a fabriqué deux, un pour sa soumise adorée, et un pour moi) débarquait chez moi.

Chacun à leur manière, ils tissent un lien, ce qui est bien le moins sur la toile.



Birthday spanking

BS

Birthday spanking... c'est le nom de cette coutume américaine qui veut que la birthday girl ou le birthday boy reçoive une tape sur les fesses par année écoulée, et une en rab pour l'année en venir, rituel de chance. On retrouve chez certains juifs ashkénazes (d'Europe de l'Est donc), la même manière d'honorer les ans qui passent, à coups de petch porte-bonheur. (Je retranscris phonétiquement un mot entendu une seule fois, donc si ça se trouve, c'est tout à fait autre chose. Je suis d'ailleurs preneuse de toute info à ce sujet, Google étant assez muet, fors les témoignages des uns et des autres, à propos de ces BS.) Tous les adeptes de la fessée se sont appropriés avec une joie féroce cette délictueuse pratique.

En tant que preneuse, ou plutôt de receveuse (voir le blog d'Aurora BDSM AOC), il ne m'appartient pas de donner cette fessée d'anniversaire à un dominamant qui entame la quarantaine la ceinture à la main.

Je peux en revanche lui donner mes fesses, sans restriction, sans mot de passe, sans mot du tout, sauf happy birthdaille à la rigueur. Mes fesses comme un terrain de jeu, sur lesquelles il peut laisser fondre ses 41 bougies, imprimer incisives et canines en 41 ellipses inachevées, dessiner une grille régulière de 41 coups de canne méthodiques, imaginer un circuit de chemin de fer avec les rails des 41 coups de bambou, s'initier à l'art abstrait d'un qui copierait Miro à travers les accents, les virgules, les parenthèses de la cravache.

Mes fesses mais aussi tout mon corps qui plié de douleur figurerait un 4 tentant d'échapper à son déchaînement, qui tendu dans un orgasme fulgurant serait droit comme un 1. Et enfin, cerise sur le gâteau, mes tétons à torturer, des doigts pinces, des dents lames... mais on s'éloigne de la birthday spanking...


verre soufflé de Stephen Powell

Heureux anniversaire à... nous !



Vat'fer (On les prend au berceau)

Tandis que l'adjudant Kronenbourg fait le mariole sur la Une deux, une, deux..., son cousin Kanter, via les tavernes à lui qu'il a, vient de trouver un public inespéré : les enfants.

À l'âge où l'on se biture au Champomy, se murge à la Grenadine coquine ou s'overdose au Cola sans caféine, et à d'autres substances souvent gazeuses et colorées, mais en tous cas pas au houblon qui mousse, Les Tavernes de Maître Kanter occupent le terrain mineur avec ce qu'on appelle du "marketing relationnel". Un magazine spécial minots sera remis aux concernés, dans lequel ils pourront entre autre suivre un personnage créé tout exprès pour eux : "Petit Maître". (La majuscule est d'origine.)

"Petit Maître". Ces gens ne savent pas ce qu'ils font.

Depuis le temps que je brâme à qui veut m'entendre (et même à ceux qui ne veulent pas) ma suspicion envers quiconque se prétend maître, je suis heureuse de voir qu'elle était fondée.

PS qui n'a rien à voir : Bon anniversaire, P. !



Double punition

Double punition


Calligraphe : Michiyo Yamamoto

Presque haque semaine, dans Courrier International, un mot japonais, en rapport avec l'actualité, est calligraphié avec déliance.

Celui-ci signifie double punition ("ryôseibai"). Je regarde, à cet éclairage, les idéogrammes comme s'ils étaient la stylisation de quelques peintures réalistes. Je ne peux de toute manière pas les regarder autrement. Et ils me parlent de... double punition justement.

(Que les japonisants me pardonnent, je n'entends rien à cette langue, je suppose que chaque idéogramme signifie tout à fait autre chose que le sens que me dicte mon addiction, mais j'aime les mouvements des pinceaux, des mots, et les lettres comme des corps, et les corps comme des lettres.)

Le premier idéogramme est sobre, presque succinct. Trois coups de pinceau. Je n'ai pas de mal à imaginer un homme, assis, qui a retourné une femme sur ses genoux, arc bandé aux extrémités détendues. C'est la première punition, fondamentale (et fondementale aussi) une fessée de base, dans toute son éclatante et percutante simplicité. Le dessin est noir, mais il n'y pas de difficulté à deviner ces joues mafflues passer du rose au rouge, poudroyant comme une lune rousse. Elle pourrait suffire à punir, cette fessées méthodiquement appliquée, il a les mains larges et calleuses, elle ne déroge pas une seule minute à son imposée position bombée et complice (ça fait partie de la punition). Les coups portent profond, endolorissant les muscles pour longtemps.

La seconde punition est illustrée par le deuxième idéogramme. Dressé, dresseur, droit comme on prétend qu'est la justice, l'homme joue du fouet avec vigueur, avec ferveur. Si c'était un théâtre, ce serait une messe, mais ce n'est rien de tout cela. C'est juste de punition qu'il est question, pas de rituel, pas de spectacle, pas de représentation. De la beauté pourtant. Terriblement. Ses mouvements inventent des douleurs renouvelées. On le voit sur le corps de la femme, à gauche, tordue sous les lacérations, les volutes de la mèche imprimant dans sa chair des spirales de souffrance. Elle accepte, parce que ce sont les termes du contrat. Ce n'est pas un jeu, ce n'est plus un jeu. Elle est aussi fragile et impuissante qu'une feuille de papier.

Le dernier idéogramme est un épilogue. La femme porte les multiples marques du châtiment. Son dos, ses fesses, ses cuisses, son ventre, ses seins sont rayés en tous sens de sillons boursouflés. Si elle tient encore debout, c'est qu'elle est attachée, mains jointes, à une poutre. Il a posé le fouet, il bande comme un cerf et de ses lèvres trop douces, il embrasse les centimètres de peau épargnés par la lanière, baisers qui trouvent leur place, dessinée par croisillons qui s'assombrissent.

Les idéogrammes étant parlants mais pas parlé, il n'y a évidemment pas de bande son à cette interprétation.



Tribute to Valentine

St Valentin

A y bien regarder, un coeur, ce n'est jamais qu'un cul, soigneusement rougi*, par dessus tête. Offrez des fessées, des fouettées, des tournées, des corrections, des punitions, des fustigations, des raclées, des déculottées.

* oui, je suis nulle en matière de traitement d'image. Faudra faire avec.



Sm cathodique

On a commencé à se douter de la sensibilité sm de la télé (les responsables des unités de divertissements ayant sans doute trop vu de films de gladiateurs) avec Le maillon faible. Cet exercice collectif d'humiliation publique où une domina inflexible (Laurence Boccolini qui n'arrive hélas pas à la cheville de son modèle anglais, la très surveillante générale Anne Robinson), accoutrée comme la méchante reine de La Belle au bois dormant, reproduit le schéma de la sélection naturelle en éliminant les graines de losers, ou plutôt, en les faisant éliminer par leurs camarades de jeu, ce qui est nettement plus tordu. Devant sa télé, le point d'Audimat rote en trouvant succulent de se moquer de celui qui répond "les pommes de terre" à "quel est le plat préféré d'Obélix".

La même chaîne, celle qui n'en a qu'une et qui s'est donnée pour mission de vendre du temps de cerveau disponible à des boissons gazeuses d'outre atlantique, rempile avec La première compagnie, un produit cette fois-ci copié sur la télévision américaine (à noter que dans l'original Boot Camp, ça gueulait autrement plus fort, Full Metal Jacket oblige, que chez nos guyanais d'occasion). Une bande de demi-people, dont deux belles paires de silicones (effet Pamela Anderson garanti dès l'amorce d'une petite foulée et certainement réjouissant à la moindre humidité du tee-shirt), qu'on aurait oublié si on les avait jamais connus, et qui avant d'être rien n'étaient pas grand chose (sauf Jean-Pierre Castaldi qui a tourné une fois dans un film de Mika Kaurismaki que personne n'a vu, au contraire de Fort Boyard), jouent aux petits soldats sous l'autorité d'un retraité de l'armée française, laquelle ayant refusé, avec une intelligence toute militaire, de cautionner cette émission (comme on dit à propos de fluides corporels, ce qui tombe bien, parce qu'on est plus près des latrines que des lucarnes), oblige l'adjudant amélioré (qui en d'autres lieux pourrait être conseiller d'éducation ou DRH) de se tailler un costume dans les stocks de la Royale Armée British. Le commandant Tapioca (en vérité il s'appelle Delarue, et comme son intelligence est elle aussi militaire, il a besoin pour prononcer une phrase plus longue que "Gaaaarde ààààà 'ous" d'une oreillette, comme son éponyme patronymique Jean-Luc) est assisté de deux ex-mirlitaire à la musculature dopée à la Kro, un ex-GIGN et un ex-légionnaire. L'idée étant de faire prononcer le plus souvent possible des "oui chef" aux "recrues". Ce "oui, chef" , ironiquement, semble être une forme de pub indirecte pour une émission fraîchement terminée de la 6 (avec qui TF1 se tire régulièrement des bourres), concept lui aussi inspiré de quelque carton anglo-saxon, mais où les bleubites étaient des zyva et le chef un toqué, qui justement, coquetterie de jeune coq, jouait le maître queux sans toque, la mèche photogénique. Et gueulait haut et fort.

La gueulante, ça doit être ça le concept. Perso, je préfère la goualante. Ou la gouaille.

Tout cette cacophonie arrivant après le sinistre Pensionnat de Chavagnes (M6 ayant pompé, enfin, moyennant pépètes, sur les anglais, qui en matière d'éducation sont des spécialistes) et son certificat d'étude à la dure, je me demande si toutes ces tévéréalités furieusement réactionnaires ne sont pas destinées à faire imprimer à un maximum de neurones imbibés de la boisson gazeuse susmentionnée (ou d'un pastis des familles, ou du verre de rouquin "citoyen" préconisé par nos pinardiers paniqués) que la schlague, y a que ça de vrai pour obtenir du résultat.

Quand je pense que le cahier des charges de Canal + qui autorise un porno un samedi par mois (plus les rediffs) balise soigneusement les contenu d'icelui, interdisant notamment toute séquence sm (entre autres). Forcément, le sm, joyeux jeu de couple (ou plus) consentant et orgasmique, ça fait tache, même dans l'univers cinématographique cochon. Tandis que mater une pépée défraîchie et pleurnicharde qui a chanté des odes à Mickey faire des pompes ou reluquer un humoriste pas drôle de la gadoue plein le museau et des ampoules aux panards, c'est autrement plus respectueux de la personne humaine.



A poils, chienne !

Un laboratoire australien, Acrux, vient de mettre au point un spray (qui se présente comme ceux dont se servent les asthmatiques) à base de testostérone et qui dope la libido des femmes.

Leur sympathie pour le sexe et leur satisfaction sexuelle sont accrues de manière significative et singulière.

Seul petit dommage collatéral, dans certains cas, les participantes à l'étude ont aussi vu s'accroître leur système pileux.



Un mec à poil dans ma bal

À folâtrer dans les contre-allées bdsm de la toile, on laisse traîner son adresse dans des coins stratégiques et il arrive ainsi qu'au petites aubes, en lisant le courrier électronique, on tombe sur des compliment de messieurs inconnus qui au passage émettent quelques propositions de placement.

Il n'y a là pas de quoi fouetter avec les neuf queues du chat, loin de là. Je ne vais pas jouer les effarouchées ni glousser de stupéfaction.

En revanche, je suis assez sidérée et je me demande sincèrement pourquoi ces types n'hésitent parfois pas à joindre, à leur petit poulet, une photo d'eux dans le simple appareil, le cas échéant accessoirisé de cuir ou de latex, avec des découpes stratégiques pour le dernier spécimen, de manière à laisser apercevoir l'organe du parti dans sa splendeur contondante (autrement dit une demi-molle tout au mieux). Un peu comme d'autres joignent immanquablement une v-card (dont on se fout) à chacun de leurs envois, ou dégainent, dans les soirées "network" leurs cartes de visite.

Les VRP du sexe vache se reconvertiraient-ils dans la VPC ? Voici un échantillon du matos, à prendre ou à lécher.

Tandis que je feuillette mes courriels, entre trois purges professionnelles, des échanges amicaux, un spam pour enlarger le pen1s que je n'ai pas et un scam d'un prétendu neveu de Mugabé, quelques blagues en .pps, soudain, voilà qu'un inconnu bande dans ma boîte aux lettres.

Et ce n'est pas sexy du tout.



Quel boulet !

Le boulet

Un peu trop pimpant pour être médiéval, allégé pour faciliter le transport mais pouvant êtrre rempli au choix d'eau, de sable ou de plomb, ce fil à la patte est proposé sur un site marchand qui dispose d'un rayon metal (et même heavy metal si l'on en croit l'objet en question).

Il appartiendra aux artistes de la bricole de lui donner une patine patibulaire si nécessaire (le dérouillé ne lui sied pas, non ? en revanche, parlant de dérouillée, je...). Il conviendra à tout le monde de réfléchir si le port de ce bijou très Chéribibi ne perturbe pas la quiétude bourgeoise du voisin du dessous, où s'il faut jouer à Cayenne en maison ou au rez-de-chaussé.



Coupez !

Weiberdonnerstag
Tandis qu'ici même, il était question de bandelettes, notamment celles qui ont supplicié les pieds des chinoises pendant des siècles, des dames allemandes s'armaient de ciseaux.

Le "Weiberdonnerstag" donne le pouvoir aux femmes pendant le carnaval, dans sa tradition rhénane en tous cas. Et cette prise dure le temps d'un jeudi, pas plus de 24 heures donc.

Alors le couic castrateur des lames féminines n'attaque qu'un seul appendice pendant, la cravate. Le symbole n'en pense pas moins.

Photos AP et dpa/dpaweb



C'est le pied !

C'est le pied

Un peu noyée dans l'info du jour entre la santé du pape, l'arrivée de la grippe et de Vendée-Globe, les funérailles de Jacques Villeret et l'ébauche d'un cessez-le-feu israélo palestinien, la nouvelle s'est faite toute petite.

Car c'est bien de taille qu'il s'agit, et croissante qui plus est. Les p...ieds de nos jeunes gagnent du terrain, la génération montante l'est encore plus aux extrémités. Trois tailles en quarante ans ! Et pompon au rayon des petons en prolongations, s'ils poussent s'est aussi qu'ils s'élargissent. La basket passe aux aveux et plaide coupable. Le 36 fillette, c'est fini, nini. La pompe se porte grande.

Mézalors ? Les soumises à venir, celles que guettent pour fêter leur cinquantième anniversaire les maîtres quadra d'aujourd'hui, seront-elles incapables de chausser ces coquets petits modèles ?

(Plus de modèles ici)

Faudra-t-il supporter qu'elles s'agenouillent dans ces grolles disgracieuses mais confortables aux arpions ?

Ou bien, entre la poire à lavement et le fouet de dressage, le quinqua en quête de tendron devra bander fort pour conduire son élue au lotus d'or ? (Ou à défaut un lotus d'argent, 10 cm, size does matter).

Les Chinois, inventeurs de la poudre et du pied bandé, supplice heureusement interdit depuis près d'un siècle, avaient été les premiers pionniers du 2 en 1 appliqué au bdsm. "Le prélude amoureux classique consistait pour le mari à déchausser doucement son épouse, puis à lui démailloter les pieds. Les bandes de coton ou de soie de 3 mètres de long pouvaient servir à attacher la jeune femme dans des pratiques de soumission."



¶
L'oreille
Juke Boxabrac
¶
La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

¶
Les mots
Flash-back
À lire
¶
L'oeil
Des images pas sages
www.flickr.com
Voici un module Flickr utilisant des photos publiques de Flickr comportant le(s) tag(s) bdsm. Cliquez ici pour créer votre module.
¶
Le cliquodrome
Agrégation
  • allerfil RSS 1.0

  • allerfil RSS Commentaires

  • allerfil Atom 0.3

  • allerfil Atom Commentaires

Meta
  • allerGet Firefox!

  • allerAction Mondiale Contre la Faim

  • allerCombattez les spams : Cliquez ici

  • allerEt la propriété intellectuelle, c'est du poulet ?

  • allerHalte au copillage !

Épistole

aller Si vous souhaitez m'écrire, il suffit d'ouvrir votre courrielleur préféré, et d'adresser le tout à b.ricabrac chez free, en france. (On a le brouilleur de robot qu'on peut, logiquement, les humains devraient décoder.)

¶
Les rubriques
Classement