Rue Bricabrac

Les douze coups de ma nuit

Quand sonneront les douze coups de minuit, je voudrais que tu m'offres les douze coups de ma nuit.

Douze fois douze, n'est ce pas trop de gourmandise ? Le gué sous le gui justifie-t-il d'avoir le fantasme plus gros que les fesses ?

Qu'importe.

Pour toi, je prépare

1) le paddle de cuir

2) le martinet de la Samaritaine

3) une ceinture de croco

4) la cravache de latex

5) le chat ˆ bien plus de neuf queues

6) la cravache de cuir

7) le bambou pas encore teint en rouge

8) la cuiller africaine

9) le battoir de lingère

10) le petit fouet barcelonais

11) des branches de saule

12) l'autre chat, de latex mordant.

(Et de quoi m'attacher solidement au lit.)

Cinq minutes ˆ la douzaine, quand une heure sonnera et que 2005 sera jeune, tu me prendras contre toi, ton ventre contre mon cul bouillant, on oubliera peut-être de faire l'amour pour sombrer, repus, dans le premier sommeil de l'année, une année commencée sous le signe du houx et du doux.

D'autant que pour ne pas m'asséner cette dégelée ˆ froid, tu auras pris soin, manuel méthodique, de me faire rougir progressivement dès 23 heures pétantes, sur tes genoux, ou couchée sur toi, ton sexe dans ma bouche, ou renversée sur une chaise, ou ployée sur la table ˆ portée de champagne, ou gémissante au sol. Pour que l'année se termine comme elle allait commencer, sous les auspices du clac et des claques.



Chaises musicales

Chaises musicales

On l'aura compris, aux chaises-femmes, et même aux femmes-chaises, je préfère la femme sur chaise (comme on dit diamant sur canapé).
J'aime être cette femme sur ces chaises, objets à la fois usuels, fantasmatiques et facilement détournables.

Quant à la musique, c'est bien évidemment celle qu'émet la femme faite instrument (du léger rire de bonheur au jappement de douleur), stridulences stimulées par les accessoires sonores de son supplice. (Message personnel : je t'en supplie, supplicie moi ainsi).

Les violoncellistes grand-siècle l'avaient bien compris.

Au commencement était le tabouret, d'ailleurs parfois, Tam-tam est son nom, mais celui-ci diabolo de plastic, manque d'assise et de stabilité. Je lui préfère le Dagobert, sur quoi on se met le cul à l'envers ou le haut modèle de bar qui laisse la jambe dans toute sa belle longueur.

L'etnique ne manque pas de chic, et d'Afrique au Japon, de maharadjah en scribe, la forme papillon se décline du rayon antiquité au désign le plus contemporain. C'est d'un frippon sous la sobriété...

Quand bien même mécréante, loin des choses de toutes les églises, je dois bien avouer que le prie-dieu bénéficie d'une forme qui met le diable au corps. On en chine facilement dans les brocantes et les vide-greniers. S'il faut sauver la face, en attendant d'exhiber la fesse, une bible des Gédéons négligemment posé sur le rebord égarera la belle-famille. Les invités partis, c'est la volontaire victime qui pourra y lire des pages libertines.

Dans certaines campagnes, la chaise se vanne en noisetier, alternative au rotin. Les élégantes ne manqueront pas de jouer la carte du total look, branche de noisetier sur fauteuil du même bois, et canne pour le meuble Pier Import, à moins de faire l'inverse, toutes les propositions sont acceptables. Du moment que ça cingle.

Pour rester dans le champêtre, l'aspect festif et primesautier du fauteuil à bascule est trop souvent négligé, la main ou un paddle de bois donneront la poussée nécessaire à un balancement coquin. (Le cas-échéant, prévoir sa Nautamine.)

Les sièges ergonomiques semblent surtout prévus pour une bonne fouettée, tant ils sont accueillants à qui les entreprend face contre terre. Si la correction est trop bonne (sonnante et trébuchante donc), prévoir impérativement de caler les roulettes. Un accident domestique est si vite arrivé, je n'ai pas envie de jouer à la femme bélier. D'autant que je suis taureau.

Certaine a la chance de posséder une belle chaise escabeau qui permet moult fantaisies dont je rêve tellement fort que ce n'est même pas la peine de vous les raconter. Une autre (Pierrette Gonseth-Favre) a sculpté cette étonnante et effrayante armure de bronze.

Du plus ancien au plus contemporain, cette chaise table surréaliste avant l'heure, avant la machine à coudre et le parapluie sur la table de dissection, qui si elle n'était pas objet de musée ferait le siège carcan de rêve, trois trous et zou ! et cette, heu, chose qui flatte la feignasse que je suis puisque non seulement elle est accueillante comme tout mais permet aussi au bourreau de s'asseoir (et ce quelque soit le côté qu'il réserve à sa victime).

Confort pour confort, voici mon préféré, car j'avoue sans honte, même si en son temps H. me le reprochât beaucoup, aimer recevoir fessée, cravache, bambou and Co dans la position la plus douillette, de manière à ce qu'aucune dureté parasite ne me détourne de l'essentielle douleur, celle qui brûle et apaise, celle qui transporte et épuise.

Et pour attacher, toujours la chaise... Le noeud de chaise, bien sûr, qui est réalisable d'une seule main. Pour les non marins et autres novices ès ligatures, voici la marche à suivre.

Allez, tous en chaise !



Objet-femme

Objet femme

Tandis que les petitous s'extasiaient devant les vitrines de nouelle (décidément, j'y reste un peu scotchée à la hotte, au vieillard en rouge...), leurs papounets avaient droit à une petite composition arty destinée à leur donner envie de franchir le seuil de l'espace homme d'un grand magasin parisien.

Ce dernier s'est payé une starlette des show-rooms, par ailleurs, dit-on, peintre et sculpteur, pour montrer à quel point il est dans la tendance créateur (prononcez créatèèèèère), à la pointe de la mode de chez nous. Du coup, le sieur Gotscho s'est senti pousser des ailes pour exposer une accumulation de laideur vulgaire (Note artistique : 0 ; note misogyne : 5.9)

Il faut croire que le monsieur n'a pas osé la femme objet, lui préférant l'objet femme (on file la métonymie comme on peut... On ne pourra ainsi pas l'accuser de réification. Les chiennes de garde ne viendront pas protester contre la vision dégradante de mannequins posturées en sièges. Tandis que la chaise en soutif, c'est festif, décalé, humoriste, audacieux, subversif, carrément. Est-ce sa vision de la femme ? Ou bien ce créatèèèèère imagine-t-il que les hommes ont cette vision des femmes, réduite à quelques signes hauts en clichés (couleurs pastels, fourrures, lingerie et, délicatesse ultime, trou dans la culotte pour laisser passer le talon aiguille des fois qu'on n'ait pas bien compris). On va mettre ça sur le compte d'un narcissisme exacerbé lui bouchait la vue sur le monde réel.

Mais je m'interroge sur la politique de communication du magasin en question. A quel homme pense-t-il s'adresser ? Enfin, s'adresser.. aguicher et vendre plutôt. Un qui n'aime ni les femmes ni les chaises ? Un qui dès qu'il voit un réverbère lève la patte ? (Non point qu'il soit chien, non, il lève la main pour dire "je l'ai reconnu, c'est un symbole phallique".) Un radin à la tumescence aléatoire et qui pense qu'un talon aiguille fera l'affaire ?

J'en reste perplexe. D'ailleurs, je serais chaise que je me révolterais.



Ouf !

Ouf !

Allez, on remballe les guirlandes, on descend les boules, on efface les dorures, on aspire la fausse neige, on clôt le bec aux jingle bells et stille nacht, on replante le nordman (pour les plus respectueux de l'environnement) , ou on l'emballe dans un sac à sapin (pour les plus citoyen, celui dont 1 € est reversé à Handicap International), ou encore on le charrie salement en le tenant par la cîme et en le laissant s'émietter jusqu'au trottoir le plus proche (pour les gros négligents).

C'est fini... jusqu'à l'année prochaine.

Pour continuer dans l'obsessionnelle thématique "sauvons un sapin", voici quelques idées piquées au sous-sol de Beaubourg pas plus tard qu'hier et qui ne seront pas démodées fin 2005.


Chantal Thomass

Quelques menus travaux d'aiguilles sont nécessaire pour confectionner à cette dame toute en buste et de belles proportions son habit de nouelle. Mais le résultat en vaut la chandelle. A ne pas approcher trop d'elle, elle est inflammable ainsi parée.

Et ses jambes vous demandez vous ? Quelle mouche à piqué Chantal pour la cul-de-jatter aussi cavalièrement ?
Mais elles sont là, ses jambes, en nombreuse compagnie, en repetto ou stiletto, bas enfilés et fils embrassés, chaîne et coeurs confondus pour un mât de cocagne de pieds cambrés, mollets fuselés et cuisses interruptus.


Dragovan

Pour les parisiens que cela intéresse, l'exposition "Sapins de Noël des Créateurs" est en place jusqu'au 3 janvier au Centre Pompidou. Désormais rituel, moyennement esthétique et artistique mais furieusement caritatif, pour la quête de sens, il vaudra mieux prendre l'ascenseur jusqu'aux galeries du 5e.



Sauvez les arbres !

Quelques hollandais poilants, dignes descendants des Korrigans, ont pris l'initiative de marier la pornographie à l'écologie, de mettre du rose dans le vert. (N'essayez pas de mélanger ces deux couleurs sur une palette, le résultat ne donne pas envie...)

Leur logo est sans aucun doute la preuve d'un amour des plantes à feuilles lancéolées, des champignons, du malt, en tous cas, ils ne sucent pas du Champomy.

FFF, non ce n'est pas le grouple Fédération Française de Funk, mais le mouvement Fuck For Forest. L'idée est d'une simplicité biblique. Organiser des performances (comprendre baiser en public, grosso modo), exploiter les produits dérivées (galeries, cartes postales, photos, vidéos... explicites) et d'en destiner le produit de la vente à la défense de l'environnement.

En ces temps de froidure où les sapins ont les boules, il m'est venu à l'idée d'un démarquage de cette noble et saugrenue idée. Flog For Forest, ça aurait de la gueule, non ? D'ailleurs, rouge et vert sont des couleurs complémentaires.

Cet hiver, nous irons au bois, en compagnie de notre loup ou louve préféré(e), et qui sait, on tombera peut-être, cul par dessus tête évidemment, sur un arbre prédestiné.

Car Fouetter Pour Les Arbres se marie très naturellement avec fouetter sur un arbre... voire même fouetter avec des arbres, avec l'aide de Mademoiselle Coralie Mistressmodel (commentateuse du 22 décembre, in Ecolo bobo), heureuse voisine de 25 peupliers qu'il faut tailler, et qui me doit (si, si) d'ailleurs la copie conforme du cruel instrument ci-dessous.


les verges ci-dessus viennent de l'excellent site schoolcanes



Caaaaaaaaaadeau ! (Esprit de nouelle)

Caaaaadeau !

Chaque année, c'est la même rengaine !
A la veille de nouelle, il manque toujours un ou deux cadeaux de dernière minute.
Alors plutôt que de régler cela avec un passe-partout coffret parfumeur ou le sempiternel ballotin de chocolats dégottés dans quelque décrochez-moi ça, voici quelques exemples de cadeaux originaux, raffinés, sophistiqués et que le récipendiaire n'aurait oser imaginer dans ses rêves les plus fous.

Très ton sur ton avec les boules à neige et les chants de nouelle, cette canne en forme d'auréole, convenant particulièrement aux derrières de taille M à XXXL (les XS risquant de passer à côté du meilleur, la stéréo), trouvera sa place sous le sapin, pas même besoin de l'emballer, elle se fondra dans les pommes de pains et les décorations en osier (tendance naturelle).

Autre bien bel objet ne nécessitant pas le moindre paquet cadeau ou pochette cache-misère, un rien de bolduc l'habillera, ce nain de jardin plug fourrera à merveille les anus amateurs de blagues de fin de repas et de jardins peuplés de ces personnes de petite taille (celui-ci pouvant veiller sur les pétunias aussi, il est donc double-emploi et recyclable). Les vrais pervers ou les plus mutins pourront l'offrir à une âme innocente et néanmoins pourfendeuse de sodomites.

Au cas où ce prodige de délicatesse et d'ornement réunis ne soit pas disponible, le plug montre, moins immédiatement poilant mais très coquin quand il s'agit de lire (ou de faire lire) l'heure, ne pourra que rendre heureux(se) celui ou celle qui le recevra. Et celui qui l'offrira.

Blague à part, les célèbres rosebuds et autres cache-glands ou pinces à seins que l'on trouve chez Julian Snelling, qui est meilleur orfèvre que webmestre, ont le mérite de conjuguer beauté et esprit joueur.



Mois de la photo (Prolongation)

China Hamilton

En musardant sur les autoroutes informelles de la soi-disant information, je suis otmbée en arrêt et parfois, sinon en extase, du moins en grand plaisir devant les photos de China Hamilton.

Contrairement à ce que peuvent laisser penser le prénom et l'ambiance "entre femmes", China est un photographe, pas une. Ne connaissant rien de cet homme, j'ai d'abord parcouru son album en pensant au "elle". De passer en mode "il" n'a fait que grandir un trouble déjà exquis.

Il n'en demeure pas moins que cet amoureux de l'obscur et du monochrome nous propose dans ses galeries qui vont en montant d'intensité dans le bdsm, sans jamais toutefois faire grincer des dents pour cause de harderie insoutenable, l'évocation d'un univers secret et l'hypothèse d'exibitions ultérieures.

Certains pourront lui reprocher le maniérisme et l'esthétisme, modèles trop belles, lumières trop sophistiquées, poses trop travaillées. Cela installe en effet des barrières et de la distance. Pourtant, j'aime ces images, certaines plus que d'autres, parce qu'elles promettent plus qu'elles ne montrent, parce qu'elles posent quelques éléments forts comme des prémices dont peut se saisir l'imagination pour écrire son propre roman.

Pantalons d'hier (ancêtres des culottes dont il devait être si bon d'en être partiellement dépouillée), postures de toute éternité, le temps se fige comme s'immobilise une canne sur des reins si souples et encore vierges.

Les galeries de ce photographe sont sur son site sexy et ténébreux. Comme quoi, les Hamilton se suivent et ne se ressemblent pas.



Sortez couverts (Zentaï)

Zentai

Encore des images qui ravivent des fantasmes oubliés.

N'étant ni exhibitionniste, ni mélangiste, peu voyeuse, pas du tout gangbangueuse, mais flirtant avec toutes ces idées, je m'étais alors imaginée livrée à différents bourreaux qui ne pourraient pas plus me voir que moi les regarder, puisque j'aurais été vêtue d'un académique (justaucorps à manches et jambes longues) comme on en trouve chez Repetto ou Stanlowa...

... mais un tout petit plus intégral, puisque emballant aussi pieds, mains et tête. Et le plus fin possible, pour que les sensations restent intactes (parlant de sensation, avez-vous remarqué, les filles, à quel point un collant ou un bas d'un nylon de peu de deniers accentue les vagues d'une caresse ?).

Ainsi caparaçonnée et offerte, fermée mais vulnérable, je pouvais me retrouver dans quelque Luna Park de dominateurs pour toutes sortes de jeux en aveugle. Impudique et ma pudeur intacte, je ne perdrais pas une miette de la force dun coup, la torsion d'un pincement, l'étau d'une morsure, la précision d'un doigt sur mon starter... (La question de la frustration des hommes ne se posait pas, c'est mon fantasme, et j'en fais ce que je veux, c'est là la supériorité du fantasme sur la vie.)

Pour finir ce fantasme en beauté, mon amant dominateur à moi, une fois terminée la séance collective, pouvait parfaitement déchirer la combinaison aux seins, aux fesses, yeux et bouche, au sexe, ou pas, ou me laisser ignorer aussi longtemps que possible que c'était lui (me punissant si je ne reconnaissais pas ses mains assez vite) et que nous étions seuls.

Et voilà qu'avant-hier, tombant sur les ciseaux d'un coiffeur et un numéro de FHM, j'apprends l'existence du zentaï (je ne suis pas une lettrée du bdsm et des fétiches associés, juste une pratiquante, pas une croyante, ce qui me tient éloignée des chapelles... mais pas du plaisir).

Je ne peux tout d'un coup me défaire, malgré l'exhumation du fantasme qui soudain le réactive, beau et brillant comme un sou neuf, de l'idée que le zentaï, c'est la capote poussée à l'extrême, le safe sex jusqu'au moindre germe qui pourrait traîner au bout d'un doigt, une invention de Howard Hughes le paranoïaque visionnaire, une manière, sous prétexte d'exalter les sens, de se prêter sans se donner.

Pourtant, pour retarder le contact, pour sentir le froid d'un ciseau contre son menton ou sa cuisse, pour être sortie de son cocon parcelle de peau après centimètres carrés de chair, ça donne terriblement envie.

N'est-il pas furieusement Missoni, ce petit modèle à rayures ?



Perles (ne pas les enfiler)

Perle

Alors que je parlais, façon de parler, c'est le cas de le dire, avec l'un de mes ex, autiste encore plus que les autres (cela dit dans l'acception la plus dérivée et légère de que peut-être l'autisme, et sans méconnaître ce qu'il est en vérité), j'ai compris ce qui me poussait vers ces taiseux pathologiques.

Quand ils s'ouvrent, c'est comme un cadeau, quand ils disent leur pensée, c'est comme un lever de soleil.

Je n'aime d'ailleurs que les hommes huîtres, parce quand ils parlent, c'est comme s'ils m'offraient une perle rare.

Et les perles, pour rester raccord avec la couleur de la rue, on peut en faire des tas de choses amusantes et sexy, comme celle-ci, imaginée par Maria Beatty dans l'un des films, Elegant Spanking.



Ecolo bobo (bourgeois bohème avec la bio attitude)

Ruinons les mercantis !

A quoi bon aller acheter dans des boutiques spécialisées cravaches au manche certes ouvragé mais anti-ergonomique au possible ou godemichés façons iMac de la première génération, couleurs translucides et improbables. Outre le fait que les magasins de sport, les animaleries et les drogueries regorgent de jouets trop beaux pour être vrais (planches à découper, mors, colliers, laisses, martinets à l'ancienne, lanières de cuir, planches, cadenas...), il serait temps de penser à notre planète et ses futurs habitants.

Halte à la coalition pétro-chimique !

Foin du plastique, du styrène, du skaï, protégeons les hévéas, rendons le chanvre à sativa, laissons les vaches ruminer leur Kreutzfeld-Jacob et faisons preuve d'imagination. Les marchands de légumes possèdent en toute saison ce qu'il faut pour contenter hommes et femmes de qualité. Entièrement recyclables, ces courgettes, concombres, aubergines, carottes... se laisseront gentillement pot-au-feuiser après usage. Les amateurs de variations de température ne manqueront pas de tirer partie des mêmes ingrédients surgelés, voilà qui ouvre des perspectives. Le saule, espèce répandue s'il en est (mais le bouleau, le noisetier et quelques autres), non content d'être à l'origine de l'aspirine, n'est pas avare de branches souples et dures. Choisir les remontantes (celles du saule pleureur sont un vrai bonheur, et le nom est déjà synonyme de sévices séduisants), c'est un service à rendre à l'arbre.



Petite cuisine entre amants

Quand on pense que c'est en vente libre...

     

... dans toutes les épiceries africaines. (Au cas où la photo ne rendrait pas hommage aux dimensions de l'engin, il mesure 70 cm. Loin du mètre, mais si administré de main de maître, oh ma mère !)

Pour avoir le feu aussi au palais, les mêmes proposent des petits piments dodus d'une force et flamme qui démentent la bonnasserie de leurs rondeurs.



Le rouge est mis

Il fait gris sur Paris, je suis emmitouflée de noir, et je vois passer rubis et pivoines

    • Incarnat
    • Nacarat
    • Capucine
    • Corail
    • Grenadine
    • Vermeil
    • Feu
    • Garance
    • Ecarlate
    • Aniline
    • Tomate
    • Alizarine
    • Cinabre
    • Vermillon
    • Ponceau
    • Coquelicot
    • Groseille
    • Fraise
    • Bismarck
    • Andrinople
    • Cerise
    • Cardinal
    • Ecrevisse
    • Cramoisi
    • Carmin
    • Anglais
    • Mars
    • Framboise
    • Groseille
    • Lie de vin
    • Amarante
    • Passe-velours
    • Pourpre
    • Brique
    • Sang
    • Grenat
    • Bordeaux
    • Bourgogne

Ce n'est certes pas un nuancier Pantone, et les pages web ne rendent pas justice aux couleurs.

Quoi qu'il en soit, j'espère que dans vos jeux, il vous sera utile.



Crac

Corsets et Sacs

Plutôt que de m'ensacher dans mon corset au risque de le faire craquer...

... j'ai craqué pour ce coquin sac en forme de corset...

... du dernier fetish kitsch.



Va't'fer (nouvel épisode)

On en parlait, justement, des maîtres, des mètres, des étalons, de mettre, des états cons, et voilà qu'un personnage que j'avais assez rapidement rayé de mon carnet de bal malgré ses assurances sur son standing, sa fortune, son auberge et j'en oublie, saute dans ma boîte aux lettres comme un polo d'un tiroir.

je vois que vous m'avez rayé de votre liste de dialogue, si votre pseudo correspont bien à votre caractere ce doit etre un beau merdier de plus je vois que vous etes en permanence a rechercher un des ces pseudos COnnards de Sois disants Maitres qui n'ont pour la plus part que le nom et meme pas la bite mais pour des personnes comme vous et certaine de vos CON soeurs cela vous va assez bien alors restez à cherchez le pauvre mec se faisant passerpour un dominateur alors que quand il rentre chez lui fasse à Bobonne il chausse les patins allez bonne chasse aux con,s



(sic)



Il y a quelque chose d'audacieux dans cette missive à la stylistique non conformiste, à l'orthographe approximative et la syntaxe vacillante, non point à cause de ces dernières, mais par ce que le fond essaie de nous dire.



Il y aurait donc une bite de maître.



Voilà qui est intéressant, et qui pourrait, si description en était donnée, normée, signalée, balisée, nous permettre à nous les quêteuses, de faire plus vite notre choix. De la même façon qu'il y a des nez grecs, des pieds égyptiens et des bassins méditerrannéens, il y a la bite de maître.



Maître (TBM ou pas) aurait donc le pénis idiosynchratique ? Un phymosis peut-être ?



Personnellement, j'en ai connu deux (pas des maîtres, des doms à phymosis). L'un qui penchait nettement à gauche, non content de porter en ces mêmes lieux. L'autre courbait concave, ou qu'on vexe, tout dépend d'où on se place, le gland vers le nombril, et j'avoue une préférence pour cette forme qui a l'immense mérite d'être anatomiquement commode. Parfaitement emboîtée pendant un 69 (donc corollairement plus rétive pour le pompino de base, à genoux devant le possesseur de la susmentionnée), bénéficiant de l'effet capitaine Crochet pour les levrettes et enfin, pour les missionnaires et dérivés, délicieusment "dit tu l'as vu mon point G".



Cela dit, il n'y a pas d'âge pour apprendre, donc les filles, si vous avez des infos précises, je suis preneuse.



(À suivre, ne zappez pas)



Je t'haine

Je rêve qu'un jour tu me fouettes jusqu'à ce que je déteste. Jusqu'à ce que j'aie envie de te frapper. Jusqu'à ce que je te maudisse. Jusqu'à ce que mes larmes deviennent de la haine.

Je me contente de rêver, parce que je ne sais pas si je le supporterais. Ni toi. Le supporteras.

De la même manière qu'il y a le safe sex, il y a le safe bdsm. Celui qui, quelles que soient la complicité et la confiance entre les amants, permet de safeworder. Ce mot totalement hors contexte et qui signifie stop. Rouge en l'occurrence, comme le feu (au cul aussi, oui, bien sûr).

J'adore supplier, je me délecte à hoqueter, je ne suis jamais aussi heureuse que lorsque tu me fais danser au gré de ton vouloir, et de mon pouvoir. Parfois, ton bras se fait plus léger, tes caresses plus précises, le temps que je reprenne mon souffle. Et qu'un instant plus tard, trop tôt tant grande est mon avidité de me laisser branler à l'infini, je replonge du côté obscur, pas noir non, juste très rouge, cette zone où je rugis plus que je ne crie, où je jappe plus que je ne pleure, où sans m'en rendre compte, je suis la partition que tu composes pour moi pas à pas, posant d'avance la place d'un soupir, le poids d'un gémissement, la longueur d'un silence, la langueur d'une plainte. Non seulement tu peins sur mon corps mais encore tu composes la bande son. Jusqu'à mes rires de jouissance. (Et si le "m" de bdsm était là pour "multimedia" ?)

Je ne sais pas si j'aimerais te haïr. Si j'en serais capable. De te laisser faire, de refuser l'usage du safeword, d'être sérieusement baillonnée pour que même toi ne cède pas à mes hurlements de sirène massacrée, de me laisser aller, de ne faire qu'une avec la douleur submergeante sans réclamer de douceur apaisante.

Pourtant, je te voudrais inflexible (j'aime depuis toujours faire siffler les syllabes de ce mot tellement érotique à mes oreilles), froid, sec, distant. Si je suis ta monture, tu es celui qui peu! m'aider à faire ce saut, de notre univers consensuel et sensuel vers ces terres rugueuses et égoïstes. Autant pour l'un que pour l'autre. Quand la fusion laisse la place au combat.

Tu me marqueras pour de longs jours, et encore plus de nuits. Je ne serai que contusions et lacérations, boursouflures et brûlures, je n'aurai pas le temps d'accuser le premier coup, que le quatrième me déchirera déjà. Je serai sous mes liens tendue et contractée, un bloc de souffrance incapable de faire front.

Et avant que tu ne mettes fin au supplice, quand ton mon corps t'aura enfin crié ma détestation, avant de me serrer contre toi, me calmer pas tes mots tendres et boire mes larmes, je saurai que si j'ai réussi à te haïr, c'est que je t'aime.

Je t'haine.



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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
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À lire
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L'oeil
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Le cliquodrome
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