Rue Bricabrac

En pleines formes

En pleines formes

Gloups. C'est ainsi qu'elle se présente, par ce surnom qui fleure bon le bonbec qu'on avale tout rond. D'ailleurs, tous ses surnoms sont ronds Je l'ai d'abord croisée sous l'évocateur pseudonyme de Botero. J'ai aussi vu traîner un pamplemousse dans un coin à elle. Mais c'est ce Gloups, onomatomée joyeuse, qu'elle semble préférer.

Je ne la connais pas. Enfin si, comme on se connaît dans ce monde virtuel. Je lis ses fredaines tandis qu'elle lit mes fadaises, on se glisse des billets qui glougloutent d'affection comme un baume au coeur.

Pour moi elle est femme, égale, autre, pour elle, et pour Laura, sa soeur panthère esclave, pour Franz, son maître, elle est chienne. Une chienne espiègle et effervescente, une gironde canidée épanouie qui transforme le gris en couleurs nacrées, qui éclabousse et se trémousse de joie. Elle tient boutique, ludique et parfois dramatique, ici, il faut y aller, ça gigote de la pensée et du derrière.

Là où d'autres semblent former un trio de vaudeville (ciel, mes menottes dans le placard avec le colonel Moutarde qui a peu de sa femme), ceux-là nous la jouent tiercé d'amour.

Quand je suis partie débloguer ailleurs, je l'ai assuré que dans ma nouvelle maison, il y aurait un vaste et douillet panier pour elle. Le voilà, assurément douillet (avec coton estival et fourrure hivernale).

Et le reste de sa trinité essème peut évidemment venir y poser la laisse, le martinet, le collier, bref, les pieds, les yeux, le bulbe et le reste.



Faut pas rêver

Faut pas rêver !

Bon mec, le facteur m'a un jour glissé ce poulet dans mon courrier :


Une âme un peu naïve pourrait penser "Diable, comme mon institut de beauté m'a bien devinée !" Pourtant, j'avais toujours pris grand soin, pour ne choquer personne, de ne jamais me présenter avec des marques compromettantes...

La proposition est alléchante, à quelques restrictions près.
Parlons-nous bien de la même chose ?
Et si oui, ça fait un peu cher le coup de fouet, quand bien même il serait administré avec fougue et talent.

À ranger dans le tiroir des private joke au même titre que ces étiquettes universelles qui tendent à remplacer la taille 2 ou 38/40 par un s/m du meilleur aloi qui donne un avant-goût de l'ombre d'une ivresse d'outing quand on enlève sa robe.



Carcan cardinal (Pas de demi-mesures, enfin, si...)

C'est une très vieille idée, pas encore réalisée. Née il y a des lustres, pendant un film de Jodorowski, était-ce La montagne sacrée ?

Dans ce qui était censé figurer une exposition d'art moderne, entre diverses oeuvres, derrière un rideau, des femmes dont on ne voyait que le cul bien placé dans un trou, pas glory hole (à l'époque, que savais je des glory hole, rien !), mais qui exposait ainsi leur prose aux mains des visiteurs, lunes nacrées dans un tissu de nuit.

Outre ce que cela pouvait avoir de basiquement excitant pour qui rêve que l'on s'occupe vivement de son derrière, il y avait cet anonymat, bien plaisant, de ne présenter aux autres que la seule partie à échauffer, en pouvant rester égoïstement, presque en autiste, avec ses sensations. Droit au but, et pas de bla bla ni de présentations. Reste juste à espérer que les mains auront du talent.

Ces images qui restaient, indélébiles, dans ma tête, je les tordais, les triturais, les étirais, un peu comme les taches de couleurs qui sinuent dans les lampes lava. Les fesses ne suffisant pas, plus, j'améliorais l'installation fantasmatique en prévoyant une accessibilité au sexe. Et aux seins. Et sans rien connaître des équipements spécialisés de donjons ou clubs, je fabriquais mentalement des sm-machines sophistiquées et qui berçaient mes exploits oniriques et stimulaient mes orgasmes en solo. A force de construire des chevalets ajourés, de rêver d'académique à la Musidora un peu troués aux endroits stratégiques, j'ai fini par imaginer ce dont j'avais vraiment envie. Un carcan radical.

                                   

Il suffirait d'un panneau de contreplaqué assez haut et large pour proprement séparer mon corps en deux, m'interdisant de voir ce qui se tramait derrière, une entaille en U permettant de le glisser à la hauteur de ma taille, laquelle serait étroitement liée à une table ou un chevalet. Mes chevilles aussi seraient immoblisées, et si besoin était, mes genoux et mes cuisses, de manière à assurer l'impossibilité du moindre tressaillement de cette partie du corps.

Au contraire, tout ce qui est au-dessus de la taille, est libre. Libre mais impuissant. Délicieux paradoxe. Mes bras peuvent s'agiter, mes poings se fermer, mes doigts mimer les griffures, tout ce qu'ils peuvent rencontrer est le bois comme un poste frontière infranchissable. Ils ne sont, malgré leur revendication et leur agitation, en rien capable de me défendre, de me protéger.

L'ironie de cette situation qui n'est pas ce qu'il y a de moins séduisant.

Mais le plus emballant à mes yeux est la mise en pratique de ce "elle se sentit fouettée" (© Comtesse de Ségur in Dourakine) qui me hante. Je crois qu'on ne peut jamais mieux se sentir fouettée, ou pénétrée, ou jouée, que lorsqu'il n'y a que le toucher (très appuyé, certes) qui entre en jeu. Il faudrait presque agrémenter, dieu que ce serait laid, mes oreilles de suppliciée d'un casque anti-bruit. Les coups seraient ressentis dans toute leur pureté première, sans le moindre parasite. Même si le son qui claque lui aussi participe grandement à la sensualité d'une raclée. Quand bien même je tournerai la tête pour essayer de supplier, d'attirer le regard de mon bourreau, de le faire fléchir en lui montrant mes larmes, je ne pourrais le voir.

A défaut de ce grand carcan qui me morcellerai en deux, une partie souffrante et cuisante, une autre résignée et hérissée, je me contenterai du modèle ordinaire, une tête, deux poignets, mais je crois que j'aimerai vivre une fois au moins cette installation, ces sensations.

Je peux encore aujourd'hui, trente ans bien tapés après la naissance du fantasme, me branler en imaginant mon impuissance heureuse, mon extase à me battre contre le vide tandis que mon train arrière malmené sans concession, d'être deux en même temps qu'une. Terriblement deux, formidablement une.

Une variante, qui pousserait à l'extrême l'ironie de cet équipage serait que (je concède que là, on arrive à la superproduction home vidéo avec casting), subitement, tout en étant toujours fouettée, fessée, fouaillée et fouillée, mon dominamant se présente devant moi. Tout en comprenant dans une écarlate bouffée de honte que c'est un autre, inconnu, invisible, qui me prodigue le rougissant traitement ; tout en me réjouissant d'avoir soudain deux mains pour empourprer mes seins et une queue rubiconde pour ma bouche, je réalise que la partie devient nettement plus pimentée. A quelques dizaines de centimètres et dans le droit axe de mes yeux, un moniteur me présente plein pot mes fesses zébrées. J'ai ordre de ne pas les quitter des yeux. Après m'être sentie fouettée, je suis obligée d'assister en voyeuse à mon chatiment. La position de la tête forcée par les cheveux tirés dans un poing sans pitié, le moindre cillement est sanctionné par une volée de coups plus vifs.

La récompense sera alors bien évidemment que le dominamant du rêve se plante devant moi, et me laisse enfourner sa queue jusqu'à m'étouffer, mais au moins remplaçant la vision de ma chair meurtrie par celle de son pubis triomphant.



À vos marques ! (et cri ture)

A vos marques !

Longtemps, j'ai fui les marques comme la peste. Etre marquée, c'était western, un truc de vache, pas de femme.
Les fuir ne signifiait pas les refuser, j'aime trop les coups qui sonnent, qui claquent, qui trébuchent, qui résonnent, qui effraient, qui éclatent.
Mais je ne voulais en aucun cas les voir, poser les yeux sur mon masochisme.

Mais H. arriva dans ma vie, me fouettant des heures durant, me laissant des marques non pas indélibiles mais très longue durée, au bout d'un an de ce traitement, j'avais d'ailleurs les fesses comme tannée, j'avais beau abuser de l'arnica, des crèmes adoucissantes et de je ne sais quels onguents exotique, il a fallu long temps de chasteté sm pour retrouver un grain de peau comme intouché. Il était difficile de ne pas les voir, il fallait même ruser pour les cacher.

Après H., il y eût P. Un esthète des marques. Il aimait autant les voir le lendemain, et avant de les voir, en avoir un compte-rendu précis, étayé, qualifié, que les infliger. Il m'a appris à les aimer. Comme pour tout ce qui concerne le sm, je me contamine avec des pratiques nouvelles ou des goûts différents dans le désir de l'autre. Quand il est si fort que, les marques ou les bougies, deviennent mon aspiration. Ou m'aspirent.

Aujourd'hui, quand je n'ai pas de marques, il me manque quelque chose, une dimension.


Mais je ne suis pas une esclave !

L'affiche de Jonathan Barnbrook est visible en 4 x 3 jusqu'au 17 octobre dans le Parc de la Courneuve, dans le cadre de l'exposition Art Grandeur Nature



À l'anglaise

Nous avons été invités à une fête dans cette maison, peut-être en Angleterre, peut-être sur la côte en face, du côté de Dinard, de ces manoirs gothiques à qui le ciel bas et gris va bien. Il y a du monde, de la musique, un air de fête et peut-être quelques fantômes.

                  

Je m'échappe dans la bibliothèque, grande pièce vide de monde, pleine de livres, de fauteuils et divans de cuir, éclairée par un feu de cheminée et deux petites lampes seulement. Je n'allume pas plus, l'effleure les rayonnages, et je tombe en arrêt devant "La servante punie". Je le sors, l'ouvre au hasard, c'est un de ces ouvrages légers et SM, pas forcément bien écrit mais bourré de ces descriptions qui me font rêver. Le nez dans les pages, le sexe qui commence à battre et à couler, je vais jusqu'au canapé, pour continuer d'y lire, couchée sur le côté, les cuisses serrées, les serrant de plus en plus, spasmodiquement, pour faire naître le plaisir comme quand j'étais enfant, sans même avoir besoin de ma main.

Je suis au bord de l'orgasme quand je t'entends dans mon dos. "Alors petite chienne, tu te frottes sans moi ?" Je ferme le livre, le glisse sous un coussin comme une enfant en faute, j'ai honte, je marmonne 'importe quoi d'inintelligible. Tu me redresses rudement, "Que lisais tu ?" "Rien... un truc... s'il te plaît". Je suis écarlate, nous partageons pourtant bien des secrets mais là, je me sens prise en flagrant délit. "Montre moi ce livre !" Impossible de te résister, je sors le livre, te le tends sans oser te regarder. Tu souris en douce, et reprends ton ton péremptoire "A quel passage en étais tu ?" Je tente à nouveau un bafoullis. "Vite !"

J'ouvre le livre, tu t'en saisis, de l'autre main, tu me prends par le cou et me conduis vers le bureau. Tu ouvres le livre à la page où la femme au dos dénudé se faisais fouetter par son maître dans la grange, tu me penches sur la table, le nez sur le livre ouvert, et tu remontes ma robe si moulante que je ne porte rien en dessous. "Lis" ordonne tu "et quoique je fasse, ne t'interromps jamais. Et que je t'entende clairement." "S'il te plait, ferme au moins la porte à clé." "Tu plaisantes ! Je serai ravie que des invités profitent du spectacle. Je vais d'ailleurs te faire crier dans ce but." Je commence à lire, tu arpentes la pièce, j'essaie de voir tout en lisant ce que tu fais, je te perds, je baisse parfois le ton, et soudain, j'entends le sifflement bien connu et redouté d'une canne. Tu joues dans l'air avec la canne, je tressaille, ma voix aussi, mais je continue à lire, même quand le premier coup s'abat. Je sais que tu t'amuses de ce supplice, de me voir me dresser sur la pointe des pieds même quand le coup cingle juste l'air, tu m'entends crier (le moins fort possible tant j'ai peur d'attirer les autres, heureusement, ils ont bu et il y a de la musique) entre deux syllabes, tu frappes deux fois de suite à l'endroit le plus tendre, là où les fesses rejoignent les cuisses, mon ton s'éteint, d'un coup encore plus sec tu me rappelles à l'ordre, et quand je crois que je vais vraiment défaillir, n'en plus pouvoir, je sens tes hanches contre mon cul, et ta queue dans mon sexe trempé, tu n'y restes que le temps de l'y mouiller, tu me baîllones avec ta main et tu m'encules, fort, vite, profond.

Ensuite, ma robe remise en place, nous sommes retournés nous mêler aux autres, souriants, riches d'une nouvelles complicité, ton foutre ruisselant sur mes cuisses.



La clé (Complicité)

La clé

F. m'a attachée.
Il m'a laissé la clé.

J'ai passé ces chaînes à mon cou.
Je lui en confie la clé.



Quelle proposition est la bonne ?
Quel est le choix ?

Il ne le sait pas et me pose la question.
Je n'en ai pas la moindre idée mais je dois décider.

Cette image est non pas le fruit d'une séance de pose mais d'un échange épistolaire, d'une photo très vanille et de fantasmes conjugués pour trouver un lieu, fût-il un cachot, commun.
D'ailleurs, je n'ai pas de taches de rousseur sur les épaules.

En tous cas, j'en aime l'ambiguité. Donner ou prendre ? Verbes interchangeables, soudain synonymes et tellement essentiels à notre univers sm.



Atame (J'attache pas)

Attache-moi. Les liens sacrés du mariage. La bague ou les menottes ? Garder le lien. Je te suis attachée. Ils sont très liés. Bondage, bandage.

Je n'ai jamais eu de grandes attirances pour ce qui pouvait entraver ma liberté, mariage ou cordages, même si ces derniers font partie de la grande famille du bdsm, et qu'ils ont nourri mes fantasmes, j'ai mis longtemps à accepter d'être attachée, et je me souviens que la première fois que la main d'H. a enserré ma cheville avant de l'entourer d'une des ceintures de judo qui nous servaient de cordes, j'en ai coulé de volupté, et il a senti sous sa paume le frisson de fascination qui m'a parcourue.

Fallait-il qu'il m'entrave ainsi pour que je lui sois plus attachée que je n'avais jamais été auparavant à aucun des hommes, vanille ou épicé, qui avaient musardé dans mes draps ?

Que dit-on quand on prétend être attachée à quelqu'un ? On est en content ou on le regrette ? C'est le début des emmerdements, quand on y pense, superglu et KGB. Sans attachement, pas de douleur, pas d'aliénation.

L'attachement physique, chaînes ou chanvre, a ceci d'avantageux qu'il disparaît comme il venu, il ne dure qu'un temps, déterminé à l'avance. Les menottes, ce n'est jamais devant dieu (qui est mort) et les hommes (qui s'en foutent). On est dans le réel, bien moins lourd de conséquences que le symbolique.

            

Et si la bague, celle qui insulte ma liberté quand c'est mon dominamant qui la porte au doigt, celle qui m'envoie backstreet, underground et horizontale, celle qui signe le lien sacré du conjugo, et si cette saloperie de bague, qui attache l'autre à d'autre, une autre, des autres quand il y a enfant, appartement et crédit mutuel, était la garantie de ma liberté, in fine ? Tu es attaché, tu peux m'attacher.

Parce que si j'ai tendance à considérer les hommes commes des Urgo, les mecs Téfal, j'en veux pas.

Je suis une glue, une arapède, une éperdue, je me colle, je m'accroche, je me cramponne. Ou plutôt, je le ferai si je m'y autorisais. Comme je risquerai d'avoir cette faiblesse, je place l'interdit plus en amont.

Mais quand tu m'attaches, solidement, je t'appartiens, pleinement, comme aucune épouse n'appartiendra jamais à son mari. On est dans le littéral, le concret.

Quel est le comble du bondage ? Se faire attacher par un homme marié.

La bague, cette fameuse bague qui m'insulte tout court quand l'homme me frappe ou me caresse, qui sait s'il ne glisse pas en moi, quand il me baratte et me donne tant de plaisir, cet annulaire serti d'or, n'ai je pas même léché un jour, dix fois, dégoulinant de mon foutre, cet anneau en même temps que la main qui le portait, ce signe de son appartenance à une autre, à une institution, à un serment. Et si la bague n'était que le bout apparent d'une laisse, longue et souple et lâche, mais laisse tout de même, plus forte que bien des chaînes. La bague, c'est la synecdote du collier des soumises, des chaînes à boulet des bagnards, des menottes de la flicaille, du bracelet de cheville des esclaves. Elle est en métal précieux, ornementale, fine, légère, mais présente. Elle annonce la couleur.

Tu as envie de me lier, et pour cela, tu as, nous avons, des bracelets de cuir, des cordes de chanvre, du cordonnet violet, des chaînes, toutes sortes de gadgets qui me réduisent à l'impuissance et nous ravissent. J'ai envie de ces liens, et j'ai aussi besoin d'un lien, dont je parle souvent, un mot, une odeur, une pensée, de savoir que même loin, il y a quelque chose d'existant, de concret, de solide, de ténu, de présent, qui nous relie. Et qui fait que nous formons une entité. L'abstrait me fatigue, m'indiffère. J'aime ce qui peut se toucher, se regarder, se soupeser, se pétrir, se respirer, se manger, dans quoi on peut s'enfouir, sous quoi on peut se réchauffer, contre quoi on peut se cogner. Qui existe de toute la force de ses molécules.

Je veux aussi ma bague. Pas celle qui concerne dieu (qui c'est déjà ?) et les hommes (donc les femmes), celle qui me dit que nous nous appartenons, pour autant qu'on puisse appartenir à quiconque. Je ne comprends pas le mariage, je ne comprends pas le couple, mais je comprends la bague. C'est séduisant (et utopique) de se dire que contre vents et marées, on est liés.

C'est attachant, l'idée du lien...

D'ailleurs, je crois que j'ai besoin que l'on m'attache pour ne pas que je me détache. Si tu me lâches des yeux, des mots, s'il y a 24 heures de silence, d'absence, je panique. Un petit maillon de rien du tout me suffit, une pétale de myosotis, un sms, une pensée par courriel, je ne suis pas gourmande rapport à l'anneau. Si je ne l'ai pas, je pense à rompre, je m'éparpille, je m'émiette, je coule.

Et le bondage dans tout ça ? Peut-être l'emphase du lien, la certitude, au moins pendant ce temps là, que je te serais attachée.



Gris comme une blouse (Certificat de réaction)

Untitled

Entre les parents qui réclament l'uniforme à l'école, pensant que leurs chérubins vont instantanément se métamorphoser de zyvas en cadors, et M6 qui à grands coups de Pensionnat de Chavagnes tente de convaincre que l'éducation à la schlague et sans dialogue avait du bon, nous nageons dans une régression sociale qui doit faire ronronner le Phénix du Haut-Poitou.

Le certif, aboli depuis quelques lustres, et dont ses thuriféraires oublient de dire qu'il a permis de dégager du système scolaire de la chair à usine par milliers, a le vent en poupe.

- Qu'est-ce que le blocus continental sous le Premier Empire ?

Pour preuve, ce livre fort opportunément sorti ces jours-ci.



Vive le certif ! Mon cul, comme disait Zazie.

- Comment éteint-on un feu de cheminée ?

A moins que l'on ne se serve de cet ouvrage pour un jeu façon Fessial Poursuite.

- Quelle est la distance que parcourra, de 7 3/4 du matin à 11 heures 12 minutes du matin, un voyageur qui fait 2 hectomètres en 2 minutes douze ?

Alors ? On sèche ?

Combien de coups ?



C'est le pied ! (Un string près du sol)

Untitled Document
Aujourd'hui, dans mon quotidien matutinal, un amusant accessoire de mode signé Marie Fornecker mais pas encore commercialisé, le string pour pied. En dentelle noire avec une rose sur le coup de pied, ou en satin rouge avec une traîne (si, si), il se porte avec ballerines ou escarpins. personnellement, je le verrrai bien en remplacement d'un tatouage au henné, pour des jeux de courtisane.


Des bites pas si bêtes (Animal pas minimal, peut-être anal)

Des bites et des bêtes

Vous en avez marre du gode à la papa ? (Je n'ai pas dit du gode de papa.)

Vous êtes en quêtes de sensations nouvelles, qui sait un poil (et comme on le verra, le mot poil est parfaitement approprié) transgressives, mais qui restent dans le fun, le kisch et la légalité ?

Ces engins aux couleurs suffisament variées, rose, jaune, vert métal, blanc nacré, bronze... pour aller avec tous les intérieurs attisent votre curiosité ?

Vous ne savez plus quoi offrir à vos amis qui ont déjà tout ?

Outre les modèles ici exposés, mais oui, il y a même un raton laveur, Animal Dildos propose la hyène, le berger allemand, le cerf, le cheval (ce dernier en plusieurs tailles), l'ours, le lion, le kangourou... Il ne manque que l'huître. Chaque objet se décline en trois consistances.

A ce niveau, ce n'est plus de la zoophilie, c'est de la franche rigolade surréaliste !



Va te faire maître ! (Dialectique ta mère !)

Va te faire maître

Il y a au quartier latin, à un passage clouté de la Sorbonne et de Cluny, une librairie formidagréable. Pour la petite histoire, c'est ici qu'a été tourné Rien sur Robert, un film plus que recommandable de Bonitzer.

Il fait bon flâner devant ses vitrines qui déclinent souvent des thématiques.
Et voilà que des cartons orange et rose m'interpellent.

QUI EST LE MAITRE ?

La bonne question que voilà ! Sans aller chercher son Hegel et sa dialectique, force est de reconnaître que la réponse n'est pas aisée.

Alors qui sait si un Marivaux de derrière les fagots ou un essai érudit sur les valets de comédie n'aidera pas maîtres avec majuscule, ou juste culcul, à trouver leur voie, leur voix, en allant voir chez les auteurs comment passer au delà des apparences.

Et de se rappeler que même si leur chienne a la volonté d'être l'ombre de leur chien, ils sont inéluctablement les esclaves de celle-ci.



Déchaînée (Le retour de la revanche du fantasme)

Déchaînée

Il était une fois un site où une amie m'envoya promener. Il s'appelait Virtualie et inventait des univers sm où les chaînes tenaient un rôle de premier plan.

Je n'aimais pas les chaînes alors, et j'avançais à petits pas au milieu de ces mots et de ces photos. Chaque page tournée me donnait un peu plus envie de sentir le froid du métal sur mon épine dorsale, d'entendre le cliquetis des maillons déroulés.

Et soudain, me voilà nez à nez, oeil à écran, face à mon fantasme des deux hommes tel que je l'avais affiné ado, quand j'ai trouvé plus à mon goût d'en faire des jumeaux.

Col 2

Alors, j'ai pris mon clavier à deux mains, et j'ai envoyé un petit mot à l'auteur. Il s'appelle Frank, infophotographe, mais pas seulement, il a démonté son site mais compte bien, sous la pression de ses fans dont je suis désormais, le réinstaller un de ces jours.

Le plus tôt sera le mieux.



Orchis (Une couille peut en cacher une autre)

Orchis

Une malicieuse Dame citait fort justement Coluche

à la lecture de mes blogueries récentes

"Y a pas que la bite dans la vie, il y a aussi les

couilles." Je lui ai promis un étalage de couilles.

Les voici gorgées de sève, belles, émouvantes.

Pour ceux qui loin de la botanique

cherchent le lien fleurs/gonades...

Le nom orchidée vient du grec orchis

ce qui signifie testicule

en référence à la forme des pseudobulbes

de certaines orchidées des régions tempérées.



Chaudcolat (Mangez-moi !)

Ecrire sur un corps... En se servant des reins de sa compagne ou de son compagnon comme écritoire et comme Valmont. Mais aussi comme, dans Pillow Book pour y calligraphier, dans Novo pour y nommer. Reproduire un tatouage, dessiner sa marque, épeler un mot d'amour, un nom indiscret. Et puis le manger, le sucer, le lécher, puisque cette peinture, qui ravira ceux qui n'aiment les marques que quand elles sont fugitives, est en chocolat.

Col 2

Spéciale dédicace à P., un grand garçon euphorisant qui n'aime rien tant que les écricorps.



Satyrique (Deux rien que pour moi)

Satyrique

Un ami, passionné par l'image, il en fait de très belles, et très au fait quelques uns de mes fantasmes (en l'occurence, celui d'être dominée par deux hommes n'est pas loin du "deux femmes pour moi tout seul" du macho beauf de base), m'envoie cette gravure ancienne - 1514 - de Marc Antoine Raimondi.


J'aime assez que les deux hommes soient des diables, ce qui en renforce la gémellité, car qui sait si dans mon désir de deux hommes, c'est en vérité un homme dédoublé que je cherche.



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L'oreille
Juke Boxabrac
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La peau
Présentation

presque moi
aller Si j'expose mon verso, c'est pour le plaisir d'être jouée. Le masochisme est mon moyen de transport amoureux. Même si parfois je pleure... c'est de vie qu'il s'agit. Et quand tu me fais mal, j'ai moins mal.

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Les mots
Flash-back
À lire
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L'oeil
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Le cliquodrome
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